‹ Histoire d'Allemagne depuis les temps les plus reculés jusqu'à l ..., Volume 2Chapitre 12 sur 59 · AFFAIRES DE RELIGION EN ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

AFFAIRES DE RELIGION EN ALLEMAGNE

escaladaient les murailles les plus inexpugnables , et de grandes dents avec lesquelles ils déchiraient tout. Ce que Ton racontait des prodiges du nouveau monde et de ses habitants, était très propre, danscètte époque si féconde en merveilles , à donner croyance à ces récits. D'ailleurs les troupes de Charles étaient ëri grande partie de vieux guerriers qui avaient noirci aïi Soleil et au grand aîr, qu'aucun danger n'effrayait,* et qui, quand ils montaient à 1 dsàâùt, enfonçaient leurs glaives ou leurs lances dans les fentes des murs pour s'élever et escalader ainsi le rempart. L'épouvante qui marchait devant lui eut bientôt soumis tout le pays et toutes léfc Villes 5 le duc de Clèves fut obligé de venir demander grâce à genoux et il ne l'obtint que sous la condition qu'il n'abàndonbérait pasl& loi catholique ; que ce qu'il avait change il le remettrait sur l'ancien pied , et qu'il ne se laisserait entraîner dans aucune alliance contre l'empereur.

Il n'y eut dané cette année rien de remarquable contre la France ; mais l'année suivante , Charles ayant rassemblé de plus grandes forces, après avoir tenit une diète à Spire , datte l'hiver de tèh& à 15A/i, et s*étre assuré de lai côdpétâtitm de lotis îëi £rihcë& allemands , entra dès le commencement du printçmp? dans le pays mente de «0» enneiai^ à la téée d'onç très belle i*méé. II ëontjiiit d'âbotd Sâmt-DMér; ensuite il marcha droit sur Paris ; Epernay , Château-Thterryy étaient déjà prtsj l'&tmée n'était pins qu'à deux jours de marche de la capitale , etéësfiâ-

bitants s'enfuyaient effrayés, lorsque le roi François ICr fit des propositions de paix. L'empereur les accepta de suite , parce que les affaires se compliquaient de plus en plus en Allemagne ; et le 22 septembre 1544, la paix fut signée à Crépi. C'est la dernière que fit Charles avec le roi de France. Il n'y eut aucun changement dans le fond de la querelle ; la Bourgogne resta au roi de France et le Milanais à l'empereur (*).

Affaire» de religion en Allemagne Jusqu'à la guerre de Schmalkalde. 1534—1546.

En Saxe, dès Tannée 1532, l'électeur Jean-le- Constantavaitété remplacé par son fils Jean-Frédéric, prince rempli d'équité et de loyauté ; mais aussi trop réservé et bien différent de l'actif et téméraire Philippe de Hesse , qui marchait toujours à la tête des princes protestants et était le plus entreprenant d'entre eux.

(*) L'auteur a négligé dans ces détails tout ce qui est du succès de nés armes pendant ces guerres; mais il omet surtout de parler des reproches que les historiens français font à l'empereur : ils disent, par exemple, que Charles- Quint avait promis l'investiture du duché de Milan à François Ie*, pour obtenir le passage par la France en se rendant à Gand ; ils lui reprochent d'avoir ensuite refusé, à peine hors às& frontières, d'avoir cherché à débaucher ses alliés, et surtout d'avoir fait assassiner deux de ses ambassadeurs, justifiant ainsi le bon mot de Triboulet qui faisait comprendre au roi qu'il aérait plus fou que lui s'il le laissait passer .Voy. Gaillard, Bist.de Franc. I**9 tpm.m. N. T,

Page 1