‹ Histoire d'Allemagne depuis les temps les plus reculés jusqu'à l ..., Volume 2Chapitre 14 sur 59 · AFFAIRES DE RBUGIOU EN ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

AFFAIRES DE RBUGIOU EN ALLEMAGNE

tiques ou du moins ne les traitait que comme des accusés, prenait la présidence au concile comme leur juge. Que pour que le concile pût être regardé comme indépendant, il fallait qu'ils y jouissent des mêmes droits que les autres (*). »

Long-temps auparavant l'électeur palatin Frédéric, qui venait de passer à la nouvelle Eglise, avait fait une proposition qui aurait pu avoir un résultat avantageux, si tout le monde avait été animé de bonne foi et d'intentions pures; c'était : « de convoquer un concile général d'Allemagne, et d'envoyer ensuite au concile de Trente, comme étant la voix de tout le peuple allemand, l'accommodement qui aurait été arrêté entre tous les partis. * Cet expédient, libre de toute influence étrangère, par lequel la nation aurait été représentée pou* exprimer elle-même ses besoins, semblait le seul qui pût être de quelque utilité et conduire à une conclusion en matière religieuse. Mais cette propo-

(*) 11 était facile de répondre que le lieu n'empêchait point le contile d'élfe" œcuménique et d'avoir toute son autorité ; que si l'on né connaissait point les mœurs des Allemands, leurs évoques pouvaient les faire connaître; que, àd teste, cette raison ne pouvait être alléguée que pour les détails dans Usé règles de discipline, pour lesquelles l'Église s'en rapporte assez volontierêà l'autorité ecclésiastique du pays, puisque même l'Église gallicane n'a point admis les règlements de discipline du concile de Trente; qu'enfin le concile ne pouvait avoir tin autre président que le pape, parce qu'il est ridicule de demander qu'une autorité établie soit mise en question par cela seul qu'elle est attaquée, et qu'elle aille se soumettre à un jugement. En un mot, tous ces prétextes ne pouvaient point autoriser à rejeter des institutions de quinze siècles et des dogmes essentiels. N. T.

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A4 sixième époqcê. 4520—4648.

sition ne trouva point d'écho , et la division s'accrut

entre les partis.

L'inquiétude de l'empereur et des catholiques, qui craignaient de voir les protestants avoir la supériorité dans l'empire, n'était pas sans fondement. Déjà dans le conseil des princes trois des quatre électeurs laïques avaient adopté les nouvelles doctrines (quoique l'électeur palatin et celui de Brandebourg n'aient pris aucune part à la ligue de Schmalkalde ) , et maintenaient même un des trois ecclésiastiques , Hermann , le vieil électeur de Cologne , qui se montrait de plus en plus porté pour elles. Il voulait , avec le consentement d'une partie de son chapitre, introduire dans son archevêché une réforme importante ; il avait déjà fiiit travailler ce projet et même fait venir Mélanchton deWittenberg, dans ce dessein. Mais l'université et le maire de Cologne et une partie du chapitre , s'étant prononcés contre ces nouveautés, se tournèrent vers l'empereur et le pape. Cette université avait déjà antérieurement à la réforme, du temps de Jacob Hoogstraten, pris une part très active dans la lutte contre les humanistes , c'est-à-dire les professeurs et répétiteurs des langues anciennes , nommément contre Reuchlin, et elle avait été plus tard une des premières à condamner les principes de Luther.

Dans cette confusion toujours croissante, comme aucun jour ne se montrait pour la réconciliation, l'empereur Charles crut qu'il fallait avoir recours à Vin dernier moyen, de l'emploi duquel une voix

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