‹ Histoire d'Allemagne depuis les temps les plus reculés jusqu'à l ..., Volume 2Chapitre 40 sur 59 · GUERRE DE LÀ SUCCESSION D* AU TRICHE · texte numérisé non relu

GUERRE DE LÀ SUCCESSION D* AU TRICHE

Une victoire si sanglante et si chèrement achetée attira les yeux de tous les contemporains sur le jeune roi ; et cette entreprise fut alors approuvée , comme par la décision du sort , à cause du succès; car les hommes n'ont guère d'autre moyen de juger les événements. Frédéric eut-il été malheureux , mille voix se seraient élevées pour le blâmer et le mépriser comme un fou dont les entreprises n'étaient point * méditées et point mesurées sur ses forces } car tel a été le jugement porté sur le prince de Bavière, , Charles- Albert , qui se leva comme Frédéric et voulut saisir une couronne royale ou même* impériale. Et dans le fait, la force qui ose tenter l'extraordinaire sur le grand théâtre du monde n'est éprouvée que par l'exécution. * .. -

% Coalition de la France, la Prusse, l'Espagne, la Bavièreet la Saxe contre F Autriche. — Le peu de succès désarmés autrichiennes en Silésie encouragea le gouvernement français à profiter du moment pour arriver au démembrement des états autrichiens. Le cardinal de Fteury qui gouvernait alors en France eUrouvait alors dans le maréchal de Bellt-Isle un diplomate adroit, réussit à conclure dans cette fipfine alliance entre la France, la Prusse, l'Espagne, la Bavière et la Saxe; car l'électeur de Saxe, bien qu'il fût'roi de Pologne, mettait en avant des droits sur l'héritage d'Autriche, qui vepaient jl'oin précédent mariage de la maison de Saxe ; et l'Espagne voulait s'approprier ses duchés de Parme et de Plaisance. Du reste le plan de la coalition était d'élever le prince électeur

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de fiavière, Charles-Albert, à la dignité impériale ; et bîen que le prince dans le principe n'osât pas élever ses prétentions jusqu'à une place si importante ; il finit par se déclarer prêt à en soutenir le poids. Le choix devait se faire à Francfort.

En conséquence, deux armées françaises passèrent ïe Rhin en 1741 : Tune marcha contre Jes frontières du Hanovre, et enleva ainsi à Marie-Thérèse le seul allié qui lui restât ; carie roi d'Angleterre, Georges II, craignant pour son électoral du Hanovre, fit un accommodement par lequel il s'engageait a neprendre aucune part dans la guerre. L'autre armée française marcha droit sur l'Autriche et se réunit au mois de septembre à celle de l'électeur de Bavière. Ce prince qui,, dès le mois de juin , s'était emparé par surprime de l'importante ville de Braunau, sur la frontière, np • balança plus alors à se porter sur Linz et à s'y faire prêter le serment de fidélité, comme duc héritier d'Autriche. La capitale, Vienne, était dans l'effroi) et ce qgt s'y trouvait de plus précieux fut transporté à" Presbour^ en Hongrie; car déjà l'électeur n'élait qu'à trois jours de marche. Mais tout d'un coupy lorsqu'on y songeait le moins, il se détourna et marcha en Bohême. Toule l'Europe s'en étonna j car par la perte de Vienne Marie-Thérèse semblait devoir tout perdre, d'autant plus qu'elle n'ayaït aucune armée à lui opposer. Mais ce fut sa jalousie pour les Saxons qui fit changer l'électeur de route et l'arracha du cœur de l' Au! riche. Une armée saxonne était entrée en Bohême ; Charles- Albert,

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qui roulait posséder ce pays et craignait que lëS Saxons ne s'en saisissent, préféra abandonner Vienne pour le moment ,- et aller faire là conquête de là Bohême. *Ii marcha donc sur Prague, et fut $î bîett servi par la fortune, que cette importante ville fot surprise et tomba en son pouvoir presque San* té^ tisiance ) le 29 novembre. Bientôt aprè$ il êe fit déclarer rai àè Bùhêtne et prêter Serment par le* différents élats civils et militaires. De là il s'avartçfc mr M a nh eh», pour s'approcher dulieti des élection* La maison de Bavière semblait alors jirehdfe tiûé brillante marche de prospérité* l

Cktrles ttt èn^ereur d'Allemagne. 4742—1146. !

' Ohàrlës- Albert réussît dans ses projets sur la couronne impériale ; il fut élu à Francfort, le 22 janvier 17&2, protégé par la France et la Prusse; mais son règhe fut court et bien agité. Il commença sous des auspices teut-à- fait mauvais; car le jour ttiémê que Charles était couronné empereur à Francfort ^ le générai autrichien , Bœrenklau, prenait Munich , sa capitale. v

Marie-Thérèse n'était redevable de cet heureux changement de fortune, qu'à la seule énergie dé soil ftme. Elle connaissait parfaitement ce qui fait la force d'un souverain, et elle en tira habilement parti". Elle sut exciter l'amour et l'enthousiasmé du peuplé

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qui lui était resté fidèle au plus haiit degré j et cet enthousiasme du peuple la sauva. Elle convoqua une grande diète des Hongrois à Presboùrg, en automne 17^2. Là, cet{e princesse, pressée* accablée par de puissants ennemis , avec son fils encore à la mamelle dans ses bras (ce fut depuis Joseph II), se présenta an milieu de celte assemblée d'hommes, et s 'adressant à tous les représentants du peuple hongrois avec des yeux remplis de larmes, qui donnaient à ses charmes et à sa dignité une expression irrésistible, elle s'écria : « C'est à votre valeur, à votre héroïque fidélité, que nous nous abandonnons nous et notre enfant ; nous mettons toute notre confiance en vous seuls. » À ces mots, ces guerriers Hongrois s'écrient avec enthousiasme, « Mourons pour notre reine Marie-Thérèse; notre vie, notre sang sont à elle ! » Bientôt quinze mille nobles sont à cheval et sous les armes i et rassemblent des troupes de tous côtés, en Croatie, en» Sclavonie, en Valachie, aussi bien que dans l'Autriche et le Tyrol. Ce que des ordres n'auraient pu obtenir qu'après de longs délais fut exécuté avec joie et amour dans quelques semaines. En six jours l'Autriche septentrionale fut délivrée de ses ennemis; puis l'armée victorieuse entra en Bavière et emporta d'assaut la capitale; le nouvel empereur fut obligé de faire sa résidence loin de ses propres états, à Francfort.

Bataille de. Czasiau, le 17 mai 1742. — Sur un autre point, la fortune n'était pas aussi. favorable. Le princedbarles de Lorraine avait Vécu du conseil

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de guerre de Vienne , Tordre de livrer bataille à l'armée prussienne, afin d'arrêter, par une bataille heureuse, les succès de Frédéric II qui se maintenait toujours en possession du beau pays de Silésie, et s'avançait même en Moravie. Il le suivit en Bohême, et ils se rencontrèrent tous Jesdeux à Czaslau. Les forces étaient à peu près égales, la position de chacune des deux armées avait $çs avantages et ses désavantages; aussi des deux côtés leschances furent long-temps variées ; si dans un endroit on attaquait avec violence et fureur, dans un autre w se tenait sur la défensive et Ton combattait avec tiédeur; la fortune pencha tantôt d'un côté , tantôt d'un autre, jusqu'à ce que le roi , qui déjà commençait à avoir ce coup d'oeil d'un grand général, fît à propos et en diligence occuper une hauteur abandonnée et de là vint tomber sur le flanc des Autrichiens. Cette manœuvre" jointe au désordre qu'occasiona le pillage du camp prussien par la cavalerie autrichienne, décida de la journée ; Charles fit sonner la retraite. Cependant la perte fut à peu près égale des deux côtés, et une capture de dix-huit canons fut pour les Prussiens le seul trophée de victoire. Les suites de cette bataille furent plus importantes que la bataille elle-même: Elle mit à maturité un projet bien dur pour Marie-Thérèse , celui d'abandonner au jeune vainqueur, favori delà fortune, ses cçnquétes j et il ne demandait rien de plus. On tint donc en diligence des conférences de paix, le 11 juin , les conditions furent signées àBreslau, et le 28 la paix définitive fut signée à

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I&rJm, L# poi c^tiut la haute et la basse SU&iç et I# cçmléàe Çflaaç, excepte les villes de l>oppau, Jœgftocforf, $t les montagnes de Silésie de Vautre coté «fel'Qppa, Mais, pour cela, il eut à payer i,7QÔ,0Q9 é#us aux Anglais ^ qui avaicat kypotk&fue mt hi

detegatrte de iananrto é'Artifche. 1X4^-4744.

^ JMfcr&4'uii tel ennemi, ^sAulricèu*«$ pure** t^fim§r toutes kurs forcée contre tes Français ^ tisai Bavarois* #ar le* Saxons, à l'exemple des Prussisnv sf étalent wtir^s de Aa guerre. L'ar4»e'e française était tyujçurs m* B0fcé«ie, et tawU Prague en aa possessif le priboe ds Lorauae mareh* contre elle &t; «riffe* & yilta Bbiptôt la disette &t m plus ha* 4figté* wfe eï& pesait surtout ^r tes citoyftfesî pstc tfMIWWf çpaneillcss ^aœo»staneeales hotau*es4W* *$$& *ayf rijfc se pwcurer des vivrez par la forse. Quand tpgt fut ooftÇQiiim^ quand mille victfcues eurent $uot tombé) qu^fitdJa Ville t>e ressemblait plus qu'à un vaste W^t^,^r§femar<lplialdeBelle4sle sedé;Ula& m &®®$*to4m<$* Il prit ce qu'il y avait de plus vajéd» d$$ Ja l^rpispa , eaviroa quatorze mille heœt&tts,, ^audûnpa layUJele £7<&çemhre 4742* efcpar YUvw fe plu* nide 9 à «travers les montagnes , les oUemias impraticables çt les fondrières cachées par la neige*, ttarunt 91* route, sa dirigeant sur rJEger,.uù il arriva 9&k99imjwm(te mayrcJKsuMais, pendant ceaouae

GUERBE DE LA SUCCESSION d'àUTRICHB. Z&\

jours, il avait perdu quatre mille hommes, sans compter ceux qui restèrent et moururent dansPrague. Ainsi finit la domination française en Bohême ; et Fçinpereur Charles VI n'était pas plus heureux quç * ses alliés. Pendant que les Autrichiens portaient, toutes leurs forces sur Ici Bohême, il avait à la vé-* rite pris possession de toute la Bavière et était entré dans sa capitale dans l'automne; mais dès le printemps suivant il fut obligé de l'abandonner comme un fugitif et de revenir de nouveau s'établir à Francfort ; tandis qu\iue a dtninistratiop autrichienne était organisée en Bavière. l

Pâjjs cette année 1743, TÀpgleterre prit apssi unç part active contre la France : elle détruisît sa marine, lui enleva ses colonies^ et en même temps1, le roi George II arriva en Allemagne à la tête d'une armée composée d'Anglais, de Hahovriens etdelïessois? battit les Français près de Dettingen, le £7 juin,/ et les chassa de Fautre côté du Rhin. Plus tard la cour de Vienne réussit à gagner le ministre jle Saxe j Bruhl , qui était tout puissant, sur l'esprit du roi, et par lui*on parvint à faire une alliance entre la Saxe et Marie-Thérèse. La fortune avait couronné, sa fermeté et ramené la victoire de son coté, et la seule perte dont elle eut à souffrir était celle de la Silésie; mais elle espérait bien ou la reprendre ou la compenser par une autre acquisition*

Deuxième guerre de Silésie. ilUk — 1745. — Cependant le roi de Prusse ne vit pas sans inquiétude ces succès de l'Autriche et surtout son alliance avec,

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le roi de Saxe ; combien en effet ne leur était-il pas facile de tourner leurs armes contre lui, s'ils Tenaient à n'être pas trop occupés avec la France et la Bavière* Peut-être aussi crut-il qu'il était indigne de lui de laisser succomber un empereur de son choix. Dès lors les pressantes sollicitations de Charles VII furent accueillies j il se prépara en toute hâte à de nouveaux combats, et, l'an 17Û&, il entra en campagne avec cent mille hommes de troupes impériales auxiliaires, comme il les appelait, pénétra en Bohême* et prit Prague ; mais le duc de Lorraine vint à sa rencontre avec une armée nombreuse» le força d'abandonner la Bohême et de se replier en Silésie. Gefut pour le roi une mauvaise campagne ; car il perdit beaucoup d'hommes, beaucoup de provisions, épuisa son trésor, apprit è ses dépens que les Français étaient de mauvais alliés, et perdit l'empereur Charles VII, qui mourut tout d'un coup , le 20 janvier i7£5.

Le secours de Frédéric ne put que donner à l'empereur la consolation de mourir dans son palais à Munich; il venait de rentrer pour la troisième fois dans cette ville, et sitôt après sa mort elle retomba au pouvoir de l'ennemi. Sa mort enlevait aux Français leur principal motif de prendre part à cette guerre, et Frédéric se vit ainsi sans alliés. Cependant Marie-Thérèse disait publiquement que la Silésie allait revenir à la maison d'Autriche, puisque le roi de Prusse avait rompu la paix de Berlin. La haute Silésie était inondée de troupes autrichiennes, plu-

GUEULE DE IA SUCC3§gO$ d'àUI^ICHE. 55ft

sieprs places forfceMttaieht tombées entre leurs mains, ~*~* et il fallait toutô^la fowifr4'Ame de Frédéric pour ne pas se laisse? abattre*; mai* lui, plein de confiance ^ en son, artfftfe et en saiortune, il attaqua le prince de ■Lorraine, le 4 juiû,' à Hohenfriedberg. Cç prince ne ^'attendait point à une si prompte aJJtaqueet n était point prêt ; à neuf heurgs dfe*ag£in la victoire était décidée„po&£ le roi de Prusse. L&JSilësie fut ainsi sauvée., et les Autrichiens se Jbâtèrent de îentreiwen Bohême.- % . * „ .

i L'année suivante ils revinrent: le prince de Lorraine , à la tête d^quaraftte mille hommes , avaitprdre -de livrer bataille ; et, en effet, il surprit Je roî, qui" n'avait que dix-huit mille hommes^, auprès de ^or^ $mj il était campée C'était un combat dangereux pour . ujie si petite troupe ; il duïe'binq heures et fut cependant à son avantage. Lq général autrichien fit de . grossières fautes , tandis que déJJr les généraux que t Frédéric avait à son service étaient- desjnaîtres. L'un d'eux , qujHÎevirit plus tard si célèbre^ le prince Ferdinand de Brunswick , emporta une hauteur importante que, par un singulier hasard ,'son frère Louis' défendait avec les Autrichiens.

Cette victoire n'avait pourtant pas écarté tous les dangers ; on ayait formé le proje* ;dfenyoyer , en toute célérité, uiàe armée autrichienne réunie aux* Saxons droit à Berlin, pour forcer le roi, par la perte de sa capitale, à rçndre la Silésie ; la Saxe espérait même acquérir ainsi le duché de- Magflebourg. Mais dès que Frédéric s'aperçut de ce jaou vement, il rast. ù. *' 23 :

tU StFîltME ÉPOQUE. 4648-^18tt*

sembla son année et passa en Lusaee. Le vieux dwe de Dessau reçut ordre en même temps de rassembler aussi lui une armée auprès de Halle , d'entrer dan» l'électorat et de marcher droit sur Dresde. 11 rencontra les Saxons et une partie de Tannée autrn èhienne sur des hauteurs, près du village de Kesselsiorf, les attaqua le 15 décembre, et remporta sur eux la victoire malgré l'avantage de leur position. Cette bataille valut au roi la capitale, Dresde, où il fit son entrée le 18 décembre, et déplus la paix deDresdej qui termina la deuxième guerre de Silésie et confirma les Prussiens dans leurs possessions.

François I*» élu empereur. 1745—1765.

y Marie-Thérèse, dès le. commencement de Pan née HUb, avait fait avec le fils de Pemperfei» Charles VII une paix à Ftfssen , par laquelle Maximili en- Joseph reprenait 90n électoral; mais eh compensation renonçait pour lui et pour sa postérité à la euocessibiï d'Autriche. Il promettait de plus dé donner sa voix mi grand*duc François de Toscane , Tépotix de Marie-Thérèse ; et eomtfie alors il réunissait en sa faveur les voix de tous les autres électeurs , excepté 0*1 les du prince palatift et de Frédéric 11^ Fk*an- $ois I lut élu à Francfort j le 15 septembre 17Ô5, et couronné le A octobre.

Paix d*Ai*4a*Ghapelle. -17&& — La guerre coeh

NOtJVBLtKS FEJtMEK*ÀTl0*S. 5W

tèruia encore quelques mutées ave© te Feanee , mai* £as à IVvst&tage de l'Autriche} c*r dapufe <juë le maréchal de Saxe coftnuandatt Famée ïsswçafoe, il •faisait tous W joure <fe nouvelles conquêtes «kas* lei #ays-Ba«j et ,: daw Vannée 1746* ilbattitde«rfoîAi« Awtrichfena, à Fenftentey et Raucour, et &Và>pa& «orç seulement des Pays-Baj-art triebisra , matts attfsi <fe te Flandte hollandaise. Geë événements f*w* tèeent ii la paix avtc d'autant plusde forcée* ïç$ «fcvoyéfe s'assemblera** à Àix au me4e d'avril A3ft& €>n s'^iï occupa pendant tout Tête' et dl^ fat art^Wè te 1S octobre/ LT Autriche eéd* qaflèfues province •&> Italie à dos Philippe, le plus jéuï*e;fîte dttïfti tFJËsp&gwe ;la Fitiôoe-, pemi taiït de sa «g, et dfc #afe f^otfigo^» dans cette- giterrf, ne neçut atteurf dédommagement , et la maison d'A«tri(?fae,(jaKe4l0V(nilail ruine* 4e ftmd en comble, se tr&utaî* de a&weittt itfb&oie et eu possession de 1» dignité impériale. ?> îlômèbt der^fcaae-dé 17i4^i75&^yespRt* de ittiifî âtis qui suivit la pai* d'Aix jusqu'à de que life nouveaux orages vinssent éclater sur WSuropey n* K laissa pas les peuples sentir avec sée*rité et certèf tede tout leur Men-rêtre. Lés esprits étaîerit tefcjotirfc tokjiïtets et effrayas par l'attend cte nouwHes ôër boubses; c&* il éfaait trop évident que ta* j^fa&étâb fcsfligérautes fi^vaient point encore ttv&fé &ëqtà* ifl&ey et qtrë cfe n'était q«'uu tempe tfhtràt poer *#- *ëbtï«&ettôer biewtôt une nowelie lutte* La .fëiàtf ne îpbttvaits- empêcher de Wîgrettar >k€KM4é^et *lteëti fetfait cf a«âè« ptua vitetritttt ï* perte <^rètte &*&t

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que le roi de Prusse , par une administration bien réglée, avait doublé les revenus de ce hem pays; et Frédéric était trop clairvoyant pour ne pas voir une troisième guerre comme inévitable. La plus grande agitation régnait aussi parmi toutes les puissances de l'Europe; elles faisaient des alliances, cherchaient des amis de tous côtés et faisaient dès préparatifs sur terre et sur mer. L'Europe était partagée en deux parties , la France , la Suède et la Prusse d'un côté, l'Autriche, l'Angleterre et la Saxe de l'autre : les autres puissances ne s'étaient pas encore prononcées , mais leur alliance était recherchée instamment par les deux partis. Marie-Thérèse jeta d'abord les yeux sur la puissance russe , dont l'impératrice Elisabeth ne paraissait pas éloignée de Tidée de ^replonger son audacieux voisin dans son ancienne obscurité ; et toutes les deux contractèrent une alliance par l'entremise du grand chancelier Bestuschef, tout puissant à la cour de Russie et ennemi personnel du roi de Prusse, parce que ce prince n'avait pas su se plier à sa cupidité. Pour porter la Russie encore plus activement contre la Prusse, l'Angleterre employa son or auprès du grand-chancelier et peu s'en fallut que la guerre ne se déclara dèslors. Georges II d'Angleterre la désirait d'autant plus, qu'il espérait parla voir son électorat de Hanovre à l'abri ; car, si la Prusse s'était unie contre lui à la France , ces deux puissances n'auraient pas manqué de l'envahir pendant qu'il étaitoccupéà faire desconquétes dans le nouveau monde. Quant à Marie*

Nouvelles FisftMEimYioift. WT

Thérèse, elle voyait cet orage gronder sur le nord avec espérance et complaisance; car elle comptait sur une occasion de reconquérir la Silésie. C'était le temps dune diplomatie habile et raffinés qrîo* appelait sagesse d'état : époque de bassesses, qui établissait entre les souverains des relations fausses et artificieuses, mais n'inspirait jamais de grandis pensées. Sans doute Frédéric sut calculer, suivant le génie de ses contemporains ; mais il fut bien su* périeur aux autres, parce que, sentant ses forces et ses ressources , il ne compta que sur lui-même et sur son peuple : les autres cherchaient plutôt des secours extérieurs et se trompaient. Le calcul de Frédéric était plus simple et il le conduisit plus sûrement'à son but. Aussi le voit-On ici prendre la résolution la plus inattendue. La France ne l'aidait que bien tièdement, paralysée par sa politique; de sorte que, dans les deux guerres de Silésie qu'il avait soutenues, sa protection avait été presque nulle; Frédéric, pesant donc la juste valeur de son amitié, se tourna tout d'un coup vers l'Angleterre , qui était puissante et audacieuse autant qu'entreprenante, et il lui demanda son alliance ; et le peuple anglais, qui aimé par-dessus tout ce qui a un air de jeunesse et de vigueur, accepta volontiers. Jamais peut-être en Angleterre une alliance ne fut reçue avec plus d'enthousiasme que celle-ci. Ces deux peuples , qui ne pouvaient devenir dangereux l'un à l'autre dans leurs efforts essentiels , avaient besoin d'un mutuel secours contre leurs ennemis et en même temps

3W sEvtmbm *fo*i?e* i64y8-r-i858.

dHuie donfiôtide réciproque , ,pqur que J^AngtotaTt n'efif ptws de craintes au sujet du Hanovre. TelW est la base de l'alliance eatre l'Angleterre et la Prusse, dont la^séeuri té s'appuya sur la sy ttpathie des deux pcfepfep : saetmié naturelle , ou poivrait dire plu* .aère que. colle qui repose sur h sKplw^ti&r XJq ekangejnerit en apéra un autre djutf tous lgs ?*$- |m**3 européens : 1a Prti&se tétait séparée 4p la Firaroe* et l'Angleterre de l'Autriche i4or«^ flpijims pur no jeu bfaarra du sort, la France et l'AutricJ^ , «miemws depuis trois siècles , se virent, à leur grand étaitnemeiit, très rapprochées et presque forcées de se tlonaatr lf> main. C'était une moquerie des règles 4e calcul Wnues jusqu'alors pour irréfragables, Heureusement pour l' Autriche , elle avait, dam son çreinîerhomm^d'état, le prince JK^unita^et dans mu krçpératriee MarierThérè$e,deux esprits qui $air tarent tout de énite leur nouvelle position et ne se laissèrent fias arrêter par dos habitudes. Ils recfreiv xihère»t donc l'alliance 4e la France et l'obtinrent. iLetnailé fnt signé à Versailles f le 1er mai i75jS$ et tœlui de l'Angleterre et de la Prusse avait été sigrçé h Weafcmlnete? m mois de janvier de la même animée. - L eleoteur de Saxfe, roi de Pologne, sous le nom ^Auguste III, était entièrement oonduit par son mi- ©latre^ le comte de Bruhl. A la vérité ce prince aio^ait à mener une vie molle et voluptueuse;' mais «on nrinisTre, qui de page s'était élevé à la dignité de iminiafae dTétat* sans aucun véritable service, était de projets cachés} il haïssait Frédéric,, qui le

méprisait, et s'unit pu prince d^&aunitz pour la pertp lie la Pnwe ^ et tous tes 4eux trouvèrent en Russie # ( daoa Bôôtuschef , un troisième associe. L'impératrice elle-m&ne, Elisabeth, était personnellement en$er raie 4e Frédéric; parce que sa satire ne l'avait pas épargnée, et que des esprits malveillants lui avaient rapporté les propos et les poésies du roi.

Quant à la Suède, elle était alors tellement attachée à la France , qu'elle en suivait pas à pas toutes les traces, et que le roi de Prusse dut s'attendre à avoir contre lui ce peuple si honorable^ si on en vçpait à une guerre générale.

Ainsi l'Autriche, la Russie, la France, la Suède, la Saxe se trouvaient réunies coptre un seul roi, dont les états ne contenaient pas cinq millions d'hommes, privé de secours étangers, si ce n'est de l'Angleterre, qui 2 dans une guerre continentale, n'était pas de grande ressource. Aussi les trois ministres n'avaïentils aucun doute sur le sort de la Silésie, et déjà, dans leur pensée , l'audacieux et entreprenant monarque était- il réduit à son seul duché de Brandebourg ; seulement ils avaient oublié de faire entrer dans leurs comptes la force du génie dont ce prince était doué, et les prodiges que peut opérer un peuple fier et confiant, enthousiasmé par son roi. Frédéric fut bientôt instruit de ce$ projets par un secrétaire de Saxe qu'il avait gagné et qui tenait tous les écrits et traités faits entre les cours de Yienne, Saint-Pétersbourg et I)resde , et par làjput voir quels orages s'amassaient sur sa têle. Dans une telle position , il eut recours aux

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moyens extraordinaires que lui suggéra son fttoe audacieuse. Loin donc de perdre le temps à se préparer pour attendre le danger, il s'y jeta en furieux ; car, quel que fût le malheur qui lui arrivât alors et pendant son entreprise , il devait être encore moindre que celui qu'il apercevait dans le lointain.

Guerre de sept an*. i756— 1765.

Frédéric fit ses préparatifs de campagne si secrètement et si inaperçu, que personne ne put deviner sa pensée ; et tout d'un coup, au mois d'août 1756, avant la moisson, soixante-dix mille Prussiens entrèrent en Saxe, demandantun libre passage en Bohême. Le dessein du roi n'était pas tant d^agir en ennemi contre les Saxons que de les forcer par une entreprise hardie à s'unir avec lui, comme avait fait Gustave-Adolphe ; car pour attaquer la Bohême avec succès, comme il l'espérait, il fallait auparavant être sûr de la Saxe et s'en servir comme point d'appui. H chercha donc, par toutes espèces de moyens, par ses ambassadeurs et par ses lettres , à entraîner Auguste III dans son alliance; mais quand il vit qu'il n'y pouvait réussir et que le comte de Bruhl se contentait de lui promettre la neutralité, Frédéric crut qu'il ne pouvait laisser sur ses derrières une puissance dont il n'était pas sûr , les armes à la main, et il l'attaqua à force ouverte, tes Saxons surpris s'étaient retirés en toùle hâte, au nombre de dix-sept

ttUBM* de $mn ém. an

mille hommes, sans bagage* et sans provisions, dam une vallée de l'Elbe, entre Pirna et la citadelle de Kœnigstein , et y avaient fortifie "Un camp imprenable. C'était la résolution la plus habile, et plus désavantageuse pour^Frédéric que s'ils avaient pastfé les montagnes pour aller se joindre à l'armée autrichienne; car cette armée encore en désordre et faible, n'aurait pu, même après la réunion des Saxons, résister à la première attaque de Frédéric en Bohême ; taudis* qu'il se voyait ainsi forcé de perdre un temps précieux à les surveiller, les assiéger; et pendant ce temps-là l'armée impériale se rassemblait, s'organisait et pouvait, par une bataille heureuse, délivrer la Saxe.

Bataille de Lowositz. 1er octobre 1756. — Telle fut, en effet, la tentative du feld-maréchpl Brown, qui commandait les troupes impériales ; le 30 septembre, il s'avança jusqu'à Budin sur l'Eger, se dirigeant vers les postes des Prussiens, et vint camper sur les montagnes qui séparent la Saxe de la Bohême. Le roi , qui depuis quatre semaines se tenait devant le camp saxon, s'avança lui-même au-devant de l'ennemi avec une partie de son armée ; mais ce n'était qu'une faible portion , vingt-quatre mille hommes sur soixante-dix mille; il était obligé de laisser le reste pour surveiller fës Saxons. D'un autre côté, les Autrichiens étaient commandés par le meilleur général qu'ils possédassent ; mais il n'en tenta pas moins un coup de hardiesse et réussit. Lès deux armées se rencontrèrent piœs de la petite ville de Lôwcsitz,

MB SEPTitai t»*«tfft. 4*48—4838,

4eler4at0lm;€ep^aét^ le

gén&Tdatrtridhten ne put dé velopper toutesqnarm^e, annfeoit ça cavalerie, qui,paroonstfquer*t, né prit pois une gm ode pattà la bataille Candis que le feu de Par- 4&erie et de la mousqucterie ea Aatt d'autant plus -▼if, et les Prussiens étaient bien mîetnt serVîs qtie iédro adversaires. Ce «liaient oépetid&tft pkfc ces àa&riehàem que lesBnussiens «valent chasses de S4- Jétté dans les deux premières guerres , c'était une qrmée eKeroé* depuis dix aite, prompte, bien disc£- ^plbaeo et bien pourvue ilVrrtilleTve. Il était défit midir et les Prussiens, malgré leurs courageux efforts, ne pouvaient ébranler la fermeté dçs ennemis.

Après six heures d'un feu bien nourri, ils avaient «fpufsé leurs' cartouches et commençaient à se découawger, parée qu'on ne ponvaitleur en donner, w Quoi ! décria alors le duc deBewern qui les commandait, n'av€2^vx)us pas appris à attaquer l'eftnemi à Parme <blanabe. » A ces mots leurs rangs se sefrefat^ et ils fendent sur le» Autrichens. Tonte résistance fut inuttile; cantine un torrent sorti de ses digues, ils renversent tout devant eux et emportent d'assaut la petite fille de Lowositz. Ce moment fut décisif : le Jeld»maréchal Brown , bien qu'une faible partie de «on armée seulement eût été engagée, fit retraite et ramevra le reste sur Budin ,"de l'autre côté de PEger.

Frédéric connut à celle bataille quels autres guerrier* il avait à combattre dans les Autrichiens, et il Sentit dès lors quelle redoutable guerre il avait à soutenir. Mais, d'un attire côté ^e courage héroïque

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de swvahnée avait excité w>n admira tioa , U il&fcH vait à ce sujet: « Maintenant j'ai vu pe qi*a pw^ept qies guerriers , IL* n'ont jâwaie faift^Vde pr^g^j de valeur depuis que j'afi IHuinneur de }& <tmi dwire. & - ~~; ** , .;• t

: Sefcmifi&iarrdfis SasD&s. 44 octobre 42fi6r«*ïF»&! dérîe. c'avait désormais- rlfrn de plus préwé que 4a pièttye fin à celoog retard cause par l'armée wo&imQ> Cette a ah ée «tait à la v&ite daaa tateto&fèohciiii* position; {Baissa femtetë héroïque foi faisait §H^«r porter toutes les privatioaa. Depuis lar>g^t«ope dfe «manquait des choses les plus néceasahreft, taf&pjtmr lès hommes que pour les chevaux* GepeadftRt ai l'a* pouvait attendre , le salut était proche , peneait-eHe* -On savait au eafcap dé Phrna que le feld-anarad**! Brown était en njarche, et les esprits ^taieqt ocra* lamwent eicilé$ par l'espérance dé voir ses drapeaux flotter sur les hauteurs à la place de ceux dA Ifetpr ^siens * quandtout-à-coup le* cris de victoire au sujet delà bataille de Lowositz sont mille fois répétée- par lies échos de& ^aljeos et des cavernes , et par i$i*t le -camp prussien . Toutes les montagnes , tous lefrvilfagçs 'étin&elle&t ,de feux de joie. L'impression en fut terrible pour ces guerriers réduits à la dernière ex* frémité. H .n'y avait plus d'autre espoir de «lut <pe dans fine tentative poiir gagner la Boh^me^ ik la tentèrent; mais le vent, l'orage et une pluie effroyable ou la bonne surveillance des Prussiens en empêchèrent le succès ; et ces braves Saxons quin'avaient ni dormi, ni nàangé depuis trois jours et tom-

fc64 semis** éioQra. «48—1858.

baient de fatigue , furent obligés de déposer les armes au nombre de quatorze mille hommes qtii restaient > avec leur gênerai, le comte Rutowski (ik octobre). . Leur courage à supporter leurs fatigues leur avait mérité un meilleur sort. Les officiers furent abandonnés sur leur parole d'honneur et les simples soldats forcés de servir la, Prusse. Frédéric calculait que ces quatorze mille hommes, s'il les laissait en liberté, augmenteraient considérablement la force de l'armée efcnemie, et que s'il les enfermait comme prisonniers de guerre, ils lui consommeraient un million par an. Il voulut par conséquent en tirer parti pour ses frais ; car, à cette époque, le soldat était moins considéré comme, citoyen d'un état que comme un homme qui vend son corps et sa vie à un service militaire pour un certain temps , et qui peut facilement s'habituer à servir celui contre qui il vient de combattre; l'honneur militaire était différent de l'honneur civil» et le serment du soldat était plus sacré que la parole du citoyen. Cependant Frédéric tira peu de parti des Saxons ; ils abandonnaient ses drapeaux par troupe à la première occasion favorable , et s'en allaient rejoindre leur roi en Pologne où ils s'était retiré après la perte de son armée, ou bien ils se rendaient aux Autrichiens. Telle fut la première campagne. La Saxe restait au pouvoir de Frédéric IL

GUtttRB DB SEPT 4*6* » 5ff

AIMÉE mf.

Les préparatifs qu'on faisait pour l'année suivante présentaient à Frédéric une image qui n'était rien moins que rassurante. Les plus grandes puissances de l'Europe étaient furieuses contré lui , et se préparaient pour l'accabler. V Autriche offrait toutes les forces de ses riches et beaux états ; la Russie levait cent mille hommes ; la France encore plus.; la Suède pouvait mettre sur pied vingt mille hommes ; et l'empire, germanique, considérant l'invasion de Frédéric en Saxe comme une violation de la paix des pays, offrait à la cour impériale soixante mille. hommes. Un demi-million d'hommes au moins devait donc prendre lies armes contre lui, et il ne pouvait leur opposer que deux cent mille hommes, encore en faisant les derniers efforts. H n'avait pour alliés que l'Angleterre, le landgrave de H esse et les ducs de Brunswick et de Gotha.. Il fut donc obligé d'opposer tous ses alliés à la France seule; et pour les autres puissances, il espérait suppléer au petit nombre par l'habileté de ses grands généraux , doubler ses forces par la célérité, et, passant avec la même armée d'un lieu dans un autre, battre les ennemis les uns après les autres. En conséquence, il résolut de porter le premier effort de se» armes contre l'Autriche, qu'il regardait cqmme le principal ennemi, et il chargea le feld-maréchal Lehwald de défendre la Prusse avec douze ville

SEPTiàNK jfroçui, 4648<*~4858.

hommes contre les Russes. IV ne lai restait ainsi que quatre mHie hoftimes poar (Jefeodre Berlin contre les Suédois ; <mais heureusement pour les Prussiens que lai guerre notait pas sérieuse de leur part. l

' feataille cte Prague. 6 mai 1757. — Matle-ïWrèse', par une extraordinaire prédilection pour son beaûir£ré, ay^it nommé pour général eh chef deTaniiéé impériale le prince dé Lorraine, quoiqufe .déjà* dfeïïi fois battu par Frédéric ; tandis que l'habile, le grand Brown devait servir soup ses' ordres. Krô\Vri avait donné le conseil de devancer la célérité des Prussiënfc

i Saxe et en Sîlésle et d*£ provinc.es héréditaires dé le Lorraine, quoique sôui longueur celte fois, pféz re et voulut rassèrçibter dé de ftii; c'est c'e que d&siême confirmer le prince ?e PruSsienpe, en présence s, se tiendrait sur la dé- »up, quand on étaft dans atre corps d*armées^ seûïîpétueux, après avo'fr trait en Bohême par quatre cotées emparent de toutes les provisions impéHatetf, qpi servirent à les entretenir pendant plusieurs "mois, et se réunissent le 6' mai au lieu^ dû tendez-xôud9 #afis le yqïsînàge dé Ptaguë. ' n ' "" "•'

Ce qui sauva Frédéric et couvrit 'ion arfattéë dfe gloire, c'est que ses plans afent pu s'ekêctttër aVeb

Wltt* DE 5*1* À», ttf

Uwt d'ardre, avec TexaolUndelè pins ébeftftMkitej et que dcm ^aie enfin ait eu à ion service lin cprpa <a bien organisé et des qiembrea si puissaitsi ! Le .prince d0 Lorraine avait rassembla wp toroUpét «H toute hâtent àvaib pris «imposition rttrawkie^ ité^rScmie-my les nabtagiletptôg de Prague , et ft s'y armait à l'abri de toute attaque 9 mais Frédéric k qui ohaqw hemtrqui n?a pas avaro* fa détàsrai ^mWlil pçj*b*er yaadait livrer bataille aowtdt q«Hl9»&ré(** virait ,e» fççè de l'eaaémi^ *et 4on favori , t^méa" ewix, Vittviiicâtle général WiotetfeW^ lé wàblraHt dan* peipaajek Ce gAiérkt fat ctate chargé tftdfe* tbamimt h poakion de Tedoebik Oral crutremar^ qUecqu^ son aile dueitepatruait étils:facikwoAt^t^ tequëe^ parte qirtl wiyait devant iui undplfHi>evwt^| «Uai$ a'ëfaiBntdmaaaaraib desséchés et tri» vaacàx^dawé taquela on avait semé de iavome> etqai dtaprêftty après la moiaaûn T ètae à*. noittreav ttoimrt»rdfe»k Cette.entur lit déeklfer k bataille; an peu trop' *i te. kefald-macëchal Scfarérin, qbi «ftaift anwëiekrfarif aVed $m troupes bieniatiga^es et «nebourtkakpatt jtoiqt ta champ de bataille, coâseiHart attendre gu'kftH dâmaâB$>na^le »i, tp» partait déM**B * tftetfe I^ftd^ià^bèEefcattiilfcy Aait enfcfrejsrf dW^etfir A l'eft&atèon «t itejet* toete espèce d» fietatd. .. Alors $fe. vieux fermer» qaè portait eoe«Te7 à l%e *iè aoUanfotfcetaè a»a/toûtle fèudwla^ieooessès s'acrû^ *ta èatbitçantf son cfcapertdi<ur ses y*tt» ; (/fifcrWenI «fi jfeb doit et «?ii ftmt étrte fe*tki p^afajeyt *w Jfmrdbui* j imi çheràb»ilem«nâ ftfcà jeA* wi& '•

9$8 SEPTIEME **OQUE. 4«4ft— 1838.

La bataille ne commença qu'à une heure après paidi, parce que toute la nKrtinée avait été employée aux préparatifs nécessaires , parce /tjfce le terrain était coupé de marécages et de montagnes 3 et quand ie* Prussiens arrivèrent à l'ennemi, ils étaient déjà accablés par le travail et furent reçus par un terrible feu d'artillerie ; des rangs entiers étaient jetés par terre ; il semblait impassible que la patate humaine eût assez de. courage pour tenir devant une puissance si meurtrière. Toutes les attaques étaient sans succès, et Tordre tde bataille commençait à chanceler; alors le vieux maréchal Sfchwérin saisit an drapeau, crie à ses guerriers, de le suivre, et marche droit où le feu est le plus meurtrier ; mais aussitôt' il tombe percé de quatre biscaïens , et meurt de la mort des héros* Le général Manteufel prend le drapeau d* ses mains couvert de son sang, et conduit en avant ses guerriers plus enflammés que jamais*

Le frère du roi, le prince Henri , met lui-même pied à terre, et conduit sa, troupe à une batterie quvd emporte; le duc de Brunswick presse l'aile gauche autrichienne avec le plus grand courage, les chasse d'une montagne à l'autre et emporte sur elle sept retranchement^. Cependant la victoire resta indécise tant que Je feld-maréchal Brown maintint les rangs autrichiens par son esprit d'ordre ; mais quand il succomba, frappé d'un boulet, avec lui tomba la fortune de cette journée. JL»e roi Frédéric, qui de »n œil pénétrant contemplait Je champ de bataille, vk l'ennemi chanceler; et, remarquai

Di^itize

un intervalle au milieu de ses rangs, il s'y jeta aussitôt ef rompit ainsi la communication de Tordre de bataille. Ce coup fut décisif : les Autrichiens plièrent sur tous les points. Le plus grand nombre se jeta dans Prague, et une autre partie alla rejoindre le maréchal Daun qui se trouvait à Ruttenberg avec une armée de réserve.

La victoire était chèrement achetée : quinze mille Prussiens morts ou blessés étaient sur le champ de bataille, et parmi eux surtout l'inestimable feld-maréchai Schwérin ; mais le souvenir de sa mort héroïque et le drapeau sanglant qu'il portait étaient pour l'armée prussienne un legs sacré qui devait exciter pontinuellement sa valeur. Les Autrichiens souffrirent aussi eux-mêmes une perte irréparable dans celle du feldmaréchal Brown , qui mourut de sa blessure sept semaines après, il avait vieilli dans les camps, et son expérience en avait fait le meilleur général de «on temps.

Bataille de Kollin. 18 juin . — La lutte en Bohême n'était point décidée par cette bataille, bien que par la position actuelle des partis la campagne semblât devoir se terminer très glorieusement pour Frédéric ; car il tenait le prince de Lorraine renfermé dans Prague avec quarânte-six mille hommes, sans ressources pour s'y maintenir long-temps. Leur espoir de salut, à la vérité, était dans le feld-maréchal Daun , qui se trouvait tout près avec une armée considérable ; mais s'il venait h être aussi battu lui-même par le roi , Varmée renfermée dans Pragiie était perdue, T. h. 24

$70 sEPTife** époque, 1648—4838.

la campagne la plus glorieuse acquise aux Prussiens^ et peut-être la paix conquise dans la deuxième année de la guerre ; car Frédéric ne voulait pas autre chose que ce qu'il finit par obtenir» c'est-à-dire que la Silesie lui restât. Mais une solution si facile ne devait pas avoir lieu , des succès si constants ne devaient pas le conduire à son but, il fallait que son âme fiât éprouvée par les plus dures calamités.

Il avait résolu de ne pas attendre l'attaque de Paun et de marcher au devant de lui. Après être resté cinq semaines devant Prague , il partit avec douze mille hommes pour aller rejoindre le duc de Bewern, qui observait l'armée de Daim, et l'attaqua près de Rolliu, le 18 juin. L'ordre de bataille était très bon , et s'il eût donné la victoire à Frédéric, comme toutes les pensées de ses adversaires se cal* quaient sur la sienne, il fût devenu à la mode. Frédéric voulut employer dans cette occasion le même ordre de bataille qu'employa Epaminondas pour vaincre les invincibles Spartiates; c'est l'ordre de bataille oblique. Le plus faible peut quelquefois s'en servir avec avantage contre une puissance supérieure, pour* Yu qu'il y ait la condition essentielle de promptitude dans les mouvements -p car si une armée inférieure *» nombre se présentait de frout,elle serait débordée des deux côtés ; mais si elle se présente obliquement, die peut diriger toute la force de son attaque mv une seule aile* tandis que Vautre est très éloignée en ar*fière, la presser, l'enfoncer; et» quand une dte est ainsi battue, l'autre doit faire retraite* pv.oe qu'elte

OU8BKS Df SEPT ANS. g]£

jurait l'ennemi en flanc. Ainsi, quand \\xx génprçi est assez audacieux pour exécuter une pareille n^gir aœnvre , difficilement la victoire lui échappe 5 maip U faut qu'il soit bien sûr de son ari&ée, pçur que 1? promptitude et l'exactitude de ses mouvements trompent l'ennemi et l'aient vaincu avant qu'il aijt pu s'apercevoir du plan d'attaque. Te<lle fut la manoeuvre des Prussiens à Kollin f et la première attaque , conduite par Ziethen et Hulsen, sur l'aile droite des Autrichiens, mit tout en déroute. Le centre et l'autre #ile de l'armée prussienne n'avaient jplus qu'à suivre pour prendre en flanc sucçessiye-r ment tous les bataillons autrichiens et se développer en même temps. Quand tout était ainsi dans 1# plus belle direction, le roi luj-niénie, comme sj unp spmhre nuage eût couvert toutes sçs idées , le rpi? dis-je, ordonna au reste de l'armée de faire halte. Il y avait ce jour- là, dans sa personne, quelque chose de sombre et d'hostile qui le rendait incar ^ble d'entendre toutes les observations de ses serviteurs ; il rejeta leurs conseils, et «on regard ijoir et a^ parole dure les repoussèrenjt. Mais tout hommef quelque grand qu'il çoit , qui veut s'isolejr, ^devient faible et s'abandonne à la puissance de son mauvais ^ort, auquel il aurait pu échapper, protégé par ¥amour et la sollicitude de ceux qui l'entourent.

Quand, au moment décisif , le prince Maurice de Dessau psa faire au roi des représentations su,r les îjnauvaises suites du changement de plan de t^ata^le, comme il le pressait avec toujours plus xle force et

373 septième époque. 1648—1838.

d'instance, Frédéric s'avança sur lui Tépée levée, et lui demanda d'une voix menaçante s'il voulait obéir. Le prince se tut et obéit; mais dès ce moment la journée fut décidée. Par cette halte laite à contretemps, la ligne prussienne se trouvait en face (Tune position autrichienne bien retranchée et presque insurmontable; et quand ils se présentèrent à l'assaut, ils furent repoussés par une artillerie effroyable. Aucun effort ne put ramener la victoire, la fortune avait changé. Déjà le feld-maréchal Daun, désespérant du succès de la bataille , avait écrit sur un billet au crayon Tordre de la retraite; mais le général d'un régiment de cavalerie saxonne qui vit les rangs des Prussiens s'éclaircir et s'espacer, garda le billet. Les Autrichiens revinrent à la charge, et la cavalerie saxonne se fit surtout remarquer par la fureur de ses 'attaques, comme si elle eût été chargée de venger la ruine de son pays. Les Prussiens étaient accablés de fatigue, et les fautes de plusieurs de leurs généraux avaient augmenté le désordre. Pour rie pas tout perdre, il fallut sonner la retraite, et Daun, trop content d'une victoire , la première remportée surFredéric-le-Grandnela troubla pas. Les Prussiens perdirent dans cette journée quatorze mille hommes tués, blessés ou prisonniers, et quarante-cinq pièces d* artillerie. Cétait presque la moitié de l'armée; car à Kollin trente-deux mille Prussiens a Valent combattu contre soixante-six mille Autrichiens.

Quel changement de fortune ! Frédéric était sur le point de faire prisonnière une armée dans la capitale

du pays, et d'étouffer dès sa naissance, dans l'espace de huit mois , la guerre la plus terrible ; maintenant il fallait songer à lever le siège de Prague et abandonner la Bohême. Cette malheureuse bataille de Kollin réveilla les alliés de l'Autriche de leur inaction. Les Russes entrèrent dans le royaume de Prusse, les Suédois poussèrent leurs préparatifs plus sérieusement, et deux armées françaises passèrent le Rhin pour attaquer la Hesse , le Hanovre , et par suite les états héréditaires prussiens. L'une d'elles commandée par le prince de Soubise , se dirigea vers la Thuringe pour se réunir à l'armée impériale sous les ordres du prince Hildbourgbausen. Le maréchal d'Estrée, qui commandait la principale armée française, battit à son entrée dans le Hanovre , 26 juillet , le duc de Cumberland à la tête de l'armée anglo-allemande , près de Hastenbeck , sur le Wéser. Ce fut l'inexpérience du général anglais qui fit perdre la victoire; car son armée , quoique plus faible, avait obtenu de grands avantages dus à la valeur du prince héritier de Brunswick, et déjà le général français avait donné l'ordre de la retraite; quand le due, au grand étonnemerit de tout le monde, abandonna le champ de bataille, et ne s'arrêta dans sa retraite que quand il eut rejoint l'Elbe auprès de Stade. Pour comble de honte, il fut obligé de conclure à Closter-Séven, peu de temps après, le 9 septembre, une convention par laquelle il s'engageait à licencier l'armée et à abandonner aux Français le Hanovre, la Hesse, le duché de Brunswick et tout le

374 septième époque. 4648 — 1858.

pays situé entre le Wéser et le Rhin. Le duc de Richelieu , qui succéda au maréchal d'Estrée dans le commandement, était un hommeJ insolent, prodigue et sans conscience , qui tortura le pays par les exactions les plus inouïes; et comme autour du général chacun s'abandonnait à son désir d'argent et à ses voluptés, cet esprit infâme se répandit bientôt dans toute f*armée; iî n'y eut donc point d'excès qu'elle ne ôôttimîf . Là perte des mœurs est plus à craindre dans ùri ^at civilisé que dans un pays barbare ; parce que Sôûs le charme de la séduction elle laisse un poison dévorant au sein des. villes et des villages, et même des familles. La mauvaise réputation de Farmée française et la haine que les Allemands, si naturellement simples, portaient à ce poli , à ce fardé du crime, n'a pas peu contribué à gagner les coeurs presque partout pour le parti de Frédéric. Car on ne peut Comprendre avec quelle joie le peuple apprenait une de ses victoires; tandis que peut étrele prince, comme membre de l'empire, était en guerre avec lui. Tant est grande la puissance qu'un esprit supérieur exerce sur son siècle! tant un cœui* généreux prend activement parti, comme malgré lui, pour celui qui par sa force et son courage combat l'inflexibilité du soit ! tant aussi était entraînant le spectacle qu'offrait Frédéric luttant seul avec des Allemands contre les hordes barbares de Test, contre le plus grand ennemi de la patrie à l'ouest , et dans l'intérieur contre des armées autrichiennes composées de soldats de langage, d'habitudes, de mœurs différents,

oothrb m wn km* 5T5

avides de pillage, Croates et Pandours ! Garai Frédérie n'avait combattu que contre rÀulricbe et des Allemands ^ les vrais patriotes n'auraient eu de larmes que pour plaindre et déplorer l'aveuglement de été combattants, qui auraient dû plutôt se donner lé main comme frères. C'était surtout le nord de l'Allemagne qui s'attachait au roi, se regardait comme à lui et partageait ses joies et ses douleurs; parce que là , on combattait contre les Français, et que la Cause de Frédéric était par conséquent regardée comme celle de l'Allemagne.

La convention de Gloater-Séven ouvrait aux Français le chemin jusqu'aux rires de l'Elbe et jusqu'à Magdebourg. Leur deuxième armée réunie aux trou* pts impériales était déjà en Thuringe et se préparait h enlever aux Prusgiens toute la Saxe , leur refuge et leur entrepôt* •

Frédéric n'était pas pressé de ce côté seulement. Les Suédois se répandaient dftnà la Poméranie et rUckermarche et en tiraient de grosses contributions, et s'ils avaient voulu faire usage de leurs forces ils pouvaient arriver à Berlin sans obstacle. Le général russe Apraxin était entré en Prusse avec cent mille hommes, et le feld-maréchal Lelrôald n'avait que vingt-quatre mille hommes à lui opposer ; cependant il lui fallut livrer bataille, coûte que coûte, le roi l'exigeait pour mettre un terme aux dévastations de ees baibares, La bataille se livra à Grossjœgerdorf; ■près de Wélau; mais la valeur la plus étonnante ne pouvait vaincre contre une si grande supériorité de

nombre. Lehwald fut obligé de se retirer, après use perte de plusieurs milliers d'hommes ; et il semblait que les Prussiens n'avaient plus rien à espérer contre l'armée ennemie; mais au moment le plus inattendu, Apraxin se retira sur la frontière russe dix jours après sa victoire. Ainsi brillait de temps en temps un yayon qui semblait vouloir rendre un nouvel éclat à la carrière de Frédéric. Cette fois c'était une sérieuse maladie de l'impératrice Elisabeth. Car le grand chancelier Bestuschef, croyant £a fin très prochaine, et tournant déjà les yeux sur son successeur, le grand-duc Pierre, admirateur et ami du héros de la Prusse , avait tout d'un coup donné au général Apraxin l'ordre de sortir du pays. Alors Tannée de Lebwald put se tourner contre les Suédois , et ceux-ci à son approche abandonnèrent tout le pays jusqu'à Stralsund et l'île, de Rugen.

Bataille de Rosbach. 5 novembre 1757. — Le roi, après avoir long-temps et inutilement cherché l'occasion de livrer bataille aux Autrichiens en Lusace , arriva sur la Saale, au mois d'août, pour chasser les Français de la Saxe. Aprèsavoir quelques temps erré de côté et d'autre , il les rencontra le 5 novembre , avec Farinée impériale, dans le village de Rosbach, non loin de la Saale. Frédéric n'avait que vingt-deux mille hommes, et les ennemis soixante mille; déjà ils se félicitaient tout hautt disant que cette, fois-ci le roi de Prusse ne pourrait leur échapper avec sa petite troupe. Il était campé sur une hauteur, et les Français s'avançaient à marches forcées vers son camp,

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au son des trompettes, uniquement occupes de savoir s'il les attendrait; car Us le croyaient enfermé et Us espéraient terminer tout d'un coup la guerre par la prise du roi. Du côte des Prussiens, on n'entendait pas un seul coup de canon, on aurait dit qu'ils ne remarquaient pas les préparatifs que Fon faisait contre eux; la famée des cuisines du camp restait toujours la même, et Frédéric prenait son repas avec ses généraux dans l'apparence du plus grand sang-froid et même de l'indifférence. Mais quand le moment fut arrivé, il donne ses ordres, et dans un instant les tentes s'abattent, l'année se range en bataille, les batteries cachées commencent leur terrible jeu, et Seidlitz, le premier à la tête de sa belle cavalerie, se jette sur les bataillons ennemis qui arrivent* Les Français n'avaient point encore éprouvé cette célérité des Prussiens; il leur fut impossible de former leurs rangs sur quelque endroit que ce fût. Ils étaient repoussés avant d'avoir pu y parvenir, et en moins d'une demi- heure l'affaire était décidée et l'armée française était en plein déroute. Ils furent saisis d une telle épouvante qu'ils ne s'aitétèrent qu'au milieu des états de l'empire; quelques-uns mêmes ne se crurent en sûreté que quand ils furent passés de l'autre côté du Rhin. Sept mille hommes restèrent entre les mains du roi, dont neuf généraux, trois cent vingt officiers , soixante-trois canons et viugt-deux étendards; et cette belle victoire ne coûta aux Prussiens que quatre-vingt-onze morts et -deux cent soixante-quatorze Idessés. Frédéric fut rede-

8T9 sETTifem i*9qo*4 46*S**1858.

viable dé ce .brillant snooèe à la belle discipline de son armée* à laquelle il lui fallut demander l'exédu* tkm d'une de se» pensées audacieuses et subites , niais surtout à k valeur et à la célérité du général Seidf litz et de sa cavalerie*

La Skxè êe trouvait sauvée de ee c&téj mais il nés* tait encore à Frédéric bien d'autres faligwes à seuiéuir cette année, Gar, pendant son absence , ado la-» veiiet son confident, le général Winterfeld, mvaifc péri dans un combat près deMoys; le duc de Bewefn s'était replié avec son armée jusque sous les murs dé Breslau eu Silésle; et parce qu'il n'avait rien 6ijé tet* ter en présence des armées réunies du prince de Lorraine et du feld-maréchal Daun , l'importante place de Schweidnitz était tombée, le li novembre, entre 4es mains du général Nadasti. Le 22, toute l'armée autrichienne ayant attaqué les Prussiens à Breslau^ Jcs avait vaincus après une vigoureuse défense ; ie duc de Bewern, suivant toute apparence, dans la crainte de la colère du roi, s'était laissé prendre par lis Autrichiens; cl enfin la capitale, Breslau, pourvue dû grandes provisions et d'arsenaux bien garais, avait été livrée aux Autrichiens par la lâcheté du général Lestwitz , avec tout ce qu'elle contenait» La Siléaie semblait donc perdue pour Frédéric ; car si elle restait un hiver entre les mains des Autrichiens, ils s'y fortifieraient, et alors il pourrait bien se faire qu'il devînt impossible de la reconquérir jamais, D'un autre coté, il paraissait également impossible, à lapins de miracle, de la leur arracher avec les qua-

GUBiiaB de $tn m. VNr

ttt*£e mille hommes qu'il amenait avec lui de Sas» u seize mille autres, les seuls restes de l'armée vaincu* de Bewern.

Bataille de Leuthen. 5 décembre i757.>-*G«8l clans les moments presque désespérés que le roi Frédéric faisait paraître avec le plus d'éclat la gran» deu* de son génie, là richesse de ses ressources et m puissance irrésistible pour entraîner ses soldat*. Il convoqua ses officiers et ses généraux, et leur perla avec tant d'éloquence, qu'ils furent tous enflammai du plus grand enthousiasme.. Il leur fit voir la posi* tiou difficile et même presque désespérée de la patrie $ s'il ne comptait pas sur leur courage pour la sauveurs ,« Je le sais, vous sentez tous que vous êtes Pruestens* dtt*ii en terminant; si cependant, il yen avait un parmi vous qui craignît de courir de tels danger* avec moi , il peut prendre congé dès aujourd'hui saw avoir à craindre le moindre reproche de ma part.» £t qqadd il vit à ces paroles briller dans ks yeux de tous l'émotion et l'excitation la plus martiale > il ajouta d'un air satisfait : « Mais je suis convaincu d'avance que pas un de vous ne voudrait m'abandonner; aussi je compte sur une victoire certaine. Et si je devais succomber sans pouvoir vojus récompenser, de vos .sci* vices, alors la patrie le ferait pour moi. Adieu donc, dans quelques instants nous aurons battu l'ennemi ou l'adieu sera étemel. »

I/enthôusiasme qu'inspira ce discours se répandit dans toute l'armée, et elle attendit avec impatience d'être conduite à l'ennemi. Ci(ui-çi avait une poai-

tion très avantageuse et très forte de l'autre côte de la Lohe, où il était très difficile au roi de l'attaquer. Le prudent fehl-marécbal Dâun voulait; «la conserver; car il avait appris à Kollin combien une bonne position est nécessaire pour parer à l'impétuosité du roi. Mais le général Luchési et d'autres, qui tenaient pour honteux à une armée victorieuse de chercher à se retrancher dans ses positions devant une troupe beaucoup inférieure en nombre, persuadèrent au -prince Charles de marcher à la rencontre du roi, lui disant que la parade de Berlin (c'est ainsi qu'ils nommaient l'armée prussienne) ne pourrait tenir contre eux". Ce conseil plut au prince, naturellement plus chaleureux que réfléchi, et il quitta sa position. Les deux armées se rencontrèrent dans une plaine immense aux environs de Leuthen, le 5 décembre, un niois après la bataille deRosbach. L'armée impériale embrassait dans son plan de bataille environ un mille allemand ; tandis que Frédéric fut contraint d avoir recours aux pratiques de l'art pour suppléer au nombre et le doubler, pour ainsi dire, par la célérité des manœuvres. Il prit encore à Leuthen Tordre de bataille oblique ; il fit faire une fausse attaque sur l'aile droite, tandis que l'attaque principale qu'il commandait était sur l'aile gauche j de sorte que quand il Peut mise dans une complète déroute , le désordre se communiqua dans toute l'armée autrichienne.

Alors la résistance devint inutile , et au bout de trois heures il avait la victoire la plus complète. Lé

GUtEAB DB SBPT AM. 8M

champ de bataille était couvert de fnorts, et des bataillons entiers forent faits prisonniers, on en comptait vingt-et-un mille. De plus, il y eut cent trente canons et trois mille chariots perdus. Ce fut une victoire des plus extraordinaires de l'histoire, ou trente mille hommes combattaient contre quatrevingt mille, et un témoignage éloquent de la supériorité du génie sur le grand nombre , quand ses conceptions peuvent être bien et activement exécutées. Frédéric et son armée j après de si grands efforts , eurent cependant assez de courage pour ne pas se laisser aller au repos , et ils poursuivirent sans relâche tous les fruits de leur victoire , jusqu'à ce qu'ils eussent chassé les Autrichiens hors de la Silésie et les eussent forcés de repasser les montagnes de la Bohême. Ce futl'actif et heureux Ziethen qui fut chargé de cette poursuite ; il s'en acquitta glorieusement et fit encore un grand butin et grand nombre de prisonniers ; tandis que le roi attaquait Breslau et y faisait une nouvelle prise de dix-sept mille hommes; dans le même mois de décembre , Liegnitz se rendit. C'est ainsi que Frédéric , par un coup d'audace où il jouait le tout pour le tout , conquit la Silésié de manière à y pouvoir prendre ses quartiers d'hiver en sécurité jusqu'à Schweidnitfc, aussi bieix qu'en Saxe; et plus que tout cela, il s'acquit une gloire immortelle pour la postérité. L'armée autrichienne, si belle auparavant, avait tellement souffert qu'elle comptait à peine dix-sept mille hommes en bon état qui eussent atteint la Bohême, de quatre-vingt mille corn-

■M sEFTifens **©$&*. «*£— *838.

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AïfNÉE 1T58.

BaUfflee de Zorndorf et de BocbWreh.

Quatre grandes batailles et beaucoup de grands £t petits combats avaient rendu l'année précédente une des plus sanglantes dont l'histoire ait à parler. Les deux parti? avaient suffisamment essayé ieijrs forces l'un contre l'autre ; Frédéric fit faire k Vienne des propositions de paix, suivant en £$a lep principes de l'ancienne Rome, de ne demander la paix qu'après une victoire gagnée ; mai$ Marierjhuér r&e ét^it plus imitée que jamais contre le conquérait de U Silésie, et Qn avait grand spiu de luj cacher toute 1# perte ^pi'avait soufferte son ari&éeà Leuthçn et to^te lçe souffrances de ses états. D'ailleurs, la cour cle France jçnsistait avec force pour la œntiauatiou 4e la guerre ; parce qu'autrement elle aurait ^téçeule |k combattra contre l'Angleterre. Jies pr-opositionsde Frédéric forint dqjiç reponssées, et l'pn recommença des préparatifs encore plus grands que l'année derinière, ÏjÇ prince Charles, jquiavaitperdu la confiance du peu^e ^t désarmée, se dçmit du cQ^mandeïpepi eii chef. 11 était difficile de trouva son successeurs Je brave feld-m&réçhal Nadaati fut écarté\par Ja Jaloùs>e çjt Içs^ntrigues , e,t le chpix définitif s VjL'êta Mi* le ^J^WW«chÀl JPaiip f h qui la victoire de

KMfrwwt émA&we ptu* #w>d© répwtat*» qui «A loagatimifaf et eoa irrésolution ne m&itaient*

Les m*^fcan&\mfmwt mwdl9*jm&&tàém et gu «Jtwy» un autre grfa&al £ 1* $kto? 4u dut de Bicheiieu; ce fiit lé eomte de GtermooU Aiuai R&ielieu rentra eo Franco avac sas millions* kt fouit 4e se* exactions , et s'en pavaoa avec un luxe extraordinaire aux yeux du monde entier» ami honte ni pudeur. La Russie se prononça mmi pour uae continuation plus active de la guerre» Le ehon-r oeliar Bestuscbef , qui l'année préeâ}e»te ava$t rappelé l'armée de Prusse, fut disgracié, et le gé* neral Fermer mis à la tlte de l'armée. Il euttt exl Prusse dès le mois de janvier et conquit les état* de Prusse sans réf&auoe ; parce que le général Lefawald 4toit en Poméranie, occupe contre les Suédois »

Pour opposer résistance à des projets si *ffray»oteé i# roi Frédéric fut oblige de rçunir se» dertuères gf^somrçes et de faire ses levées en homwe et en argent ,. tant dans ses propres états que d*«s la SfcWj Iflr^ç autant de rigueur que d'aotivité, Il m vit îfrtfcie foroé par La fléee&ilé de frapper de fausses mmmm $fiW payer ses tr^upœ : moyeu qui ue peirt^x*î«ser qtfm pnfemce d'uae extrême nécessité* Mm il m* fait fort bien qm depuis que le ban des v^as^w «Fait ^W remplace par le aystème actuel, rajrgeitf dlafr le principal agea* , et du plu* gi^awi psfda da*l$ Ja balance. Car, quant à de* alliés sur lesquels il put c«cBpter, il n'avait que l'Angleterre, et ^œkpw 9*tét* orifices du .aard d* i>liemagrie 9 epsaw* se

884 SBrrifeMt époçvi. 1648— <858.

trouvaient-ils paralysés par la malheureuse convention de Clester-Séven. Cependant la fortune le servit très bien en Angleterre; le peuple anglais, assez porté de lui-même à reconnaître la verte quelque part qu'elle brille, était enthousiasmé par la bataiHe de Rosbach en faveur de Frédéric et très molesté de l'infamante convention de Closter-Séven* Lors donc que le célèbre William Pitt devint premier ministre d'Angleterre, il écouta la voix de Thonneur et celle du peuple , rejeta la convention qui n'était par entièrement terminée , et résolut de continuer la guerre avec upe nouvelle vigueur. L'armée fut augmentée et le .roi Frédéric fut luimême chargé de lui donner un général. Son œil d'aigle sut bien trouver le génie parmi la foule. Il envoya à l'armée fédérée le duc Ferdinand de Brunswick; et Ferdinand s'acquitta de cette mission avec tant de distinction, que son nom vivra plein d'éclat à côté de celui du roi de Prusse dans l'histoire de cette époque orageuse.

D'après un plan con venuavec Frédéric, le duc semit en mouvement dès le mois de février, à la tété de sa petite armée, pour chasser les Français de leurs quartiers d'hiver, où ils vivaient dans l'abondance et la volupté aux frais du Hanovre et de la Hesse ; il lui fallait avec trente mille hommes en chasser cent mille. Mais chez lui toutes les mesures étaient bien, calculées ; tandis que chez les Français il y avait tant de laisser-aller réuni à l'incapacité de leur général» que dans quelques semaines ils avaient

GUERRE DE SEPT ÀS8. S8ft

été chasses dé tout le pays situé entre PAller et le Wéier * Peu de temps après i l leur fy lut encore quitter celui situé entre le Wéser. «t le Rhin, et abandonner leurs provisions , leurs garnisons et onze mille hommes faits prisonniers. lis repassèrent le Rhin près de Dusseldorf, ne se Croyant pas en sûreté tant qu'ils n'eurent pas mis le fleuve entre eux et l'ennemi, encore ne put-il les protéger. Le duc Ferdinand les poursuivit de l'autre côté du Rhin, les attaqua à Créfeld et , malgré leur grande supériorité en nombre et la diversité des peuples qui composaient son armée, il les mit en pleine déroute et leur fit essuyer urje perte de sept mille hommes . Après cette bataille , la ville de Dusseldorf se rendit à ltii, et ses troupes légères allèrent escarmoucher dans les Pays-Bas autrichiens, jusqu'aux portes de Bruxelles.

Frédéric*, pendant ce temps-là, ne restait pas oisif; il commença par enlever aux Autrichien^ l'importante -et forte place de Schweidnitz, qu*ils possédaient encore en Silésie ; l'assaut eut lieu le 15 avril . Le feld-maréchal Daun se tenait en Bohême et employait tous ses talents, à couper tous les passages au roi "de Prusse ; car il s'attendait à une attaque de sa part. Mais, quand il se croit bien sûrement établi , Frédéric passe les monts j et , au lieu d'aller en - Bohême , vient en Moravie à marches forcées et met le siège devant Olmutç. Dans cette entreprise paraît l'originalité du génie de Frédéric qui recherche les occasions téméraires, périlleuses, extraordinaires , et aime à mettre l'ennemi hors de ses plans. En efiet * T, h. 25

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sHl eût pris Olmutz, il aurait eu une place importante dans un pays autrichien jusqu'alors tranquille, et dans un dangereux voisinage pour Vienne. Mais cette fois la fortune ne s'unit pas à l'audace. La place se défendit vaillamment; les habitants du pays, fidèles et zélés pour leur reine, en rendirent le séjour très difficile aux Prussiens et Tenaient rapporter à l'année impériale toutes leure découvertes* G'est ainsi que Daun réussit k coupa* au roi un convoi de trois jnille chariots sur l'arrivée duquel reposait tout le succès du siège; si bien qu'on fut obligé ensuite de discontinuer. De plus le retour en SUésie était ferfmé; Daun avait occupé les paèsages et croyait avoir pris l'ennemi dans ses propres filets* Mais Frédéric se tourne tout-à-coup vers la Bohême, où le général autrichien ne l'attendait plus, emporte les passages et arrive sans avoir perdu un seul de ses chariots; et peut-être ne l'eût-on pas chassé 4e sitôt de ce pays, si l'invasion des Russes ne laveit^appcJé en Poméranie et dans 1^ Nouvelle-Marche* Il franchit de nouveau les montagnes de "Bohême en Silésie^ et laissant le maréchal Keilh pour couvrir le pays, il vole contre les Busses avec douze mille hommes.

, Bataille de Zornd^rf. 25 août 1758. — <3haqae pas de ces barbares était marqué ^par la dévastation; ils n'épargnaient; ni les femmes ? ni les enfants, ni l'âge tendre , ni 4a vieillesse, pustrin était tout en cendres, excepté trois maisons , et les castagnes ressemblaient à xin désert. A cette vue le Tci tft son

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armée furent enflammés de colère, et sitôt qu'ils rencontreront lenûemi, le 25 aout^ s'engagea là plus

. sanglante bataille de toute la guerre de sept ans. On combattit < avec fureur depuis neuf heures du matin jusqu'à dix heures du soir : trente-sept mille Brus-

. siens contre soixante -dix mille Russes. On se batlait

,à la manière des anciens «Germains 9 saps tiapd-bab\\çté dans la manœuvre»; ils se ruaient en ftiasBeiks îmxs sur les autres., chacun s'attachait à &m àdv^r-

. saire et le combattait à l'arme blanche: ^'esfc aii^i qu'on se bat quand la > passion est en jeu. Le noi avait juré de ne faire aucun quartier à ses cruels eujxems et par cette menace lés eujpeûha de fftir. Au

. soir de cette sanglante journée dix-nouf mille Russes

4 étaient sur le champ de bataille,; .mais aussi iHwe mille Prussiens avaient succombé,; car Taanertii.ne voyant aucun refqge voulut puonoins vendre charment sa vie et combattit en désespère ; et si la valçu-

: j$us£ cavalerie de Seidlitz ne se fut trouvéeipartout où le danger é tait-le plus grand, si el le n 'eût mai ntes fois culbuté Fcnitoemi avec des efforts sorhuxpains,. quand déjà il avait quelques avantages sur l'infanterie prussienne , la victoire serait peut-être restée Indécise. Le roi lui-même avoua qu'il était redev.able»de cette «victoire à Seidlitz. Telle fut la terrible bataille.de iZorndorf. Le général russe Farmor9 qui voulait à jpeine avoua: .sa défaite, abandonna la Pruese ipour ae retirer en Pologne, et Frédérics (rendit en Saaçe, où son frère .Henri se trouvait vivement prasaé,par une grande armée autrichienne.

888 sEPnfcMi époque. 4648—4858.

Défaite de Hochkirch. 14 octobre 1768.— A rapproche du roi 1 Daun se retira dans une forte position qu'il s'était choisie en Lusace. Son intention était de couper au roi le passage en Silésie, afin que son général Harsch eût le temps de s'emparer de Neisse. Mais Frédéric qui pénétra ses plans , se hâta d'aller occuper la route de Silésie au-dessus de Bautzen et de Gœrlitz, et s'approcha tout près de l'armée autrichienne pour venir se placer dans une grande plaine , située entre les villages de Hochkirch et de Gotitz. Ce projet n'était rien moins que prudent et montrait beaucoup de mépris pour l'ennemi. Le quartier-maître du roi, Marwifz, d'ailleurs son favori, lui -fit des représentations sur le danger' de sa position , se refusa à tracer le camp , et s'opiniàtra malgré Tordre du roi. Alors Frédéric le fit mettre en prison et ordonna à un autre de le tracer. L'armée y campa trois jours , entièrement exposée aux attaques de l'ennemi qui était au-dessus d'elle, et* le roi méprisa toutes les représentations de ses généraux. Gomme il n'avait jamais été attaqué le premier par les Autrichiens, il comptait que le feld-maréchal Daun ne serait pas capable d'une entreprise hardie; et d'ailleurs il fut trompé par un espion que les Autrichiens avaient acheté et renvoyé vers lui avec de fausses nouvelles. Le matin du iû octobre, avant le point du jour, l'armée prussienne fut réveillée tout-àeoup par une décharge d'artillerie. Pendant la nuit, les Autrichiens s'étaient glissée en silence près du village de Hochkirch , et quand l'horloge de l'église sonna

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cinq heures 1 Us se jetèrent sur lésa vaut- postes prussien*, s emparèrent d'un grand retranchement à l'eatrée du village, retournèrent les pièces d'artillerie, et ballayèrent par un feu effroyable tous les Prussiens qui voulaient se rassembler. Des flots de sang furent répandus , parce que les soldats se réunissaient par milliers dans la rue principale du village qui semblait devoir être la place du ralliement. En vain les généraux cherchèrent à former les rangs dans l'obscurité; le vaillant prince François de Bruns* vrick eut la tête emportée par un boulet, au moment où il atteignait l'ennemi sur le sommet de la .montagne , près de Hochkirch ; le brave felcf-maréchal Keith , qui avait blanchi sous les armes , fut peroé de deux biseaïens, et le prince Maurice de Dessau fut gravement blessé. Les généraux Seidlitz et Ziethen rassemblèrent enfin leurs escadrons en pleine campagne, et se jetèrent avec courage sur les Autrichiens; mais les petits avantages qu'ils purent obtenir ne compensèrent pas la perte qu'on avait faite. Hochkirch , le camp , les bagages, une grande partie de l'artillerie , étaient déjà au pouvoir de l'ennemi. Le jour n'apporta aucun avantage; un brouillard impénétrable empêcha le roi de reconnaître la position de l'ennemi et la sienne et peut-être de ramener la fortune de son côté par une prompte manœuvre, Cependant ses bataillons , par une discipline vraiment digne d'admiration , étaient parvenus à se rassembler en bon ordre; et quand f sur les neuf heures , le soleil commença à percer, il s'aperçut que l'armée autri-

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chiemie t^ratOfcwwt déjà presque do ttus eéftfeet ifc donna l'ordre de la retraite. Elle se fit avec tant* d'ordre que le général autrichien n'osa pçs entreprendre de la troofaler et revint dans son ancien, camp. Cependant le roi avait perdu, plusieurs des» géflémiKr trais mille de ses meilleures troupes et phis* de cent pièce» de canon* bailleurs* comme toi» le» bagages avaient été enlevés, il ne restait phia raen.au» survivants pour se défendre des rigueurs de l'automne prochain.

Cependant, le roi se montrait d'une traûquillité-eV (Fuœ fermeté inaltérables, et sa vue fit passer ce mâme calme dans son armée. Si Frédéric se montra* grand surtout dans le malheur, ce fut aussi principalement après cette perte; bien- que vaincu, bien que dépouillé de toutes Improvisions nécessaires- à* une armée, il n'en réussît pa* moins par ses marché et ses manœuvres habiles à remplir son premier des*: sein, trempa l'ennemi , tourna sa position, efforça' le- générât Harsch à lever en toute hâte le siège de Weisse. La SHésie fût alors entièrement délivrée de l'ennemi ; tandis que Daun , tout vainqueur qu'il était, ne put empêe&er Frédéric d'y entrer, et ri'ob*tint lui-même, par son attaque sur Dresde, d'anjbre résultat que dte forcer le général Schmettau à brûler pour sa défense les beaux faubourgs de cette capitale. Il rentra ensuite en Bohême découragé, pour y prendre- ses quartiers d'hiver. Ainsi la supériorité du génie avait fait obtenir au vaincu les résultats qui rrasaierat dû appartenir att vainqueur .

À la fin de cette année, Frédéric m trouvait encore en possession des métaes pays que Tannée p»écédenie, malgré ses revers; de plus, il avait encore Schw*idnitz qui Lui manquait avant, et <&&* ^ Westphalie toutes ses provinces que la, valeur d*i* prince Ferdinand avait arrachées aux Français Ferdinand n?avait pu se maintenir de l'autre coté du Rhin,* avec sa petite armée; mais à ,1a fin de k campagne il avait forcé de nouveau les Français Vaband^nner toute: la rive droite, et à prendre Leu&s-quaiH tierâ driver entre le Rhiq, çt la Meuse .

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