GUBBRB DE SEPT ANS
Cette victoire , qui était un véritable présent de ja fortune, améliora extrêmement la position en roi, et il sut en tirer parti avec toute la promptitude qu'on lui connaît; trois heures après la fin de la bataille, il était en route , les prisonniers au milieu, les blessés, amis et ennemis, étaient traînés dans des chariots, et les canons pris rangés avec les autres dans4 le train. La tête de l'armée vint camper dans la même journée à trois lieues du champ de bataille; la route de Breslau était libre et il n'avait plus à craindre que les vivres lui fussent coupés.
La Silésie était en grande partie sauvée ; mais dans la Marche et dans la Saxe étaient survenus de tristes événements. Les Russes s'étaient retirés de devant Breslau, pour s'avancer sur la rive gauche de l'Oder; et ils se décidèrent alors à envoyer à Berlin vingt mille Russes réunis à quinze mille Autrichiens commandés par Lasci. La ville ne pouvait résister à une si puissante armée avec sa petite garnison ; elle se rendit donc au général Totlében, le h octobre. Heureusement pour elle, il ne fut pas trop sévère et la préserva du pillage , sauf quelques maisons royales dans les environs qui furent saccagées par les Saxons, et quelques monuments qui furent détruits. L'occupation de la ville dura huit jours, et il lui fallut payer des sommes d'argent considérables. Alors se répandit le bruit delà marche du roi, et aussitôt l'ennemi revint en Saxe et sur l'Oder.
Bataille de Torgao, le & novembre. -— Frédéric n'arrivait pas seulement à cause de sa capitale,
4*0 siPTik** *JHWn. 4M&f~4838.
mais surtout à oau$e de la Saxe. Pendefit qu'il était flKCHp^e* SU^sitf, Vzrmm impériale y était eptrés, tit an trouvant aijjcune résistance s?était emparée dp lp4t Jq pay$» Itaui? arriva aussi lui-même avçç sob ,ajrm§e et campa won lpin.de Torgm-» dans ppe pp»- J4tioA<tff&? farta* Si le mi ne voulait pps tp#ir ce b$afc fiaj<s p#w perdu pour lui /et renouer à fendre ^quartiers daas ses pro^s,*^,, M faltei* te.**- ^oaaqu^rir tout entier avant \%if&P;ll:n9aimtf/p •à- fiMsir; et alprs-, ço»i^ dqâ pjtt#eur$ foi* auparavant , à la fin de la CÉii#f*g#et, il tîjHt dev£*r !#pjt risquer pp»r ^Uenir uu gcaod gaiu; oettefois aa perte semblait irrémédiable t si.pe oaupp^rilie^x ;#£ i^ii^iswt pas.Pn reste ilpamiss^it lout<res%ré 44* IflWrt PP*V ce dénier ci*a, -et y firttyès pr& de i|>ff'd^ fc bafci^e. X-Vttaqu€ des ligues refrapcl*$esde tïlWBWfc 4ey#fr 3 voir Ugude.ifciUE cotes, parjtjjmx -dtâ&pJrt? cprps d'armée ; le rpi en t^dafraii; un, ^t ; fteftfip l^ntreqjû devait passer p^jnle^usilapçinte 4» ^ntagn§§> porçr vçnir pemfre les Autrichiens ,<pa4ps. {I»ç Jfor$t ca^liait les approchas du, roi i fnapil , ^ ^j^^fnJbaiTfts dan? sç? trains,^ qnjîjrèççssija .Wffit^} et sitôt qu'il sortft 4^1* fpr4t* U étendit j^nfif^^u.difcpJ^Me £tet|>TO* de swjs qa'Û Je |(f rut fipmplè^Ç^Rj WBPg^; ^Ç;:cp(ii;^it,qu'»n Jim 4'pvant-pastes^ ; ,et JPaun pquvaiç mç&w #igpr 7tout son uaoiide contre le roi. Aussi, quand dans son impayé?? efr sap? attendre le reste, de; \ 'ganterie et :Jisa cayplerie^ Uwn4ui»t ses grenadiers poutre les .pefcrfuiphemewts a#lriphiçfls , il fui, reçu par un
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feu h terrible dt deta et ots bouches d'artiHcrie* que lés rangs de «es soldats furent abattmctwme p«r pu coup de foudre; de >orte qfce leurs corps igar* dftieat encore par terre le même ordre «de bataillé^ tandis que $e« canonnière né purent réussir à twùr «a seêl coup; parce qu'ils étaient eux-jnâmfis> éo*à* $és aum hàen que leurs chevaux, avant d'avoir fit charger leurs pièce». Lé roi avoua Ini+piéine à.cerifc qui étaient avec lai qu'il n'avait jamais : oulwwà* un pareil fracas, et en effet plusieurs hommes en «kî- Tinrent sourds sur-le-champ. Frédéric y fut fiwppÊ À la poitriae, maïs sans -qu'il restât de tmaett. Oè «nouveaux bataillons . prassims . arriverait et gi* #uè*eirt du terrain , mais ils furent vivemeat rqpoupsés pm* 1b cavalerie autrichienne) 'celte** ftft elle^métoe chassée par oelle des Pmwiens ^ «pli; fit -forcée aussi de revprôr, ayant fçncootfrf «* obittwèe >^u'»èllo w pal^urmonter^ et Ton combattit ai oëi jéja- ^jtt'à la omit a*vbc différante suoois. Cepti»éattt;le<: *Ji étiûtprofonjcWmeiii affligé et toarmenté. i/âtttdMOD infanterie gisait sur le champ de bataille , et les retranchements autrichiens "n'étaient pas emportés; le feld-maréchal Dftuji ayjait .même fait partir d'avancé pour Vienne un courrier annoncer la victoire. La fortune en avait cependant autrement décidé. Tàiïdis que du côf éduTDi on fcôtriBifttâlt ettcotfe'çàlet là 'dans l'obscurité, souvent ami contré ami} parce que quantité de troupes s'élaîent égarées; taûdSs qde d'innombrable^ feux étaient allumés d&hsles bois de Torgau eV qu'à câu&e dti fVdîcï de cette riûït d'ato-
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tourne, «mis et ennemis, blessés et hommes sains s'y réunissaient avec l'intention au matin de se rendre h celui qui aurait la victoire; pendant que le roi, dans l'église du village d'Elsnig, étaitoccupé à écrire des ordres, le général Ziethen arriva sur le sommet des hauteurs, après avoir combattu jusqu'à dix heures d* soir et se réunit enfin avec le général Saldern. i*fcrlà, la position des Autrichiens se trouvait tottrnée; ils ne pouvaient recommencer le combat y te lendemain matin ; et Daun, qui avait été lui-même Mené , se retira pendant la nuit, en grand silence, à travers Torgau, pour passer l'Elbe et gagner Dresde. Cette retraite fut si secrète que les Prussiens se préparèrent le lendemain matin à un nouveau combat, filais quand le roi sortit du village , à Paube du jour, il trouva le champ de bataille vide, et fut salué comme vainqueur par ses troupes. Par cette sangknte bataille il reconquit une grande partie de la Saxe; dors il y donna àes quartiers d'hiver à son armée et se retira lui-même dans Leipzig.
ÀlSNÉBS 1761 et 1762.
rai* avec la Rassie et la Suède.
Les dernières années de la guerre offrent moins de brillantes et grandes actions. L'épuisement des peuples devenait déplus en plus sensible, et Frédéric, qui d'ailleurs était si avide d'entreprises, élait obligé de sVn Lçuîr à la défensive et de consacrer toutes ses
- auxàns pi sept à*s. . 41 S
facultés à conserver ce qu'il possédait encore : ce ne fut pas une tâche facile. En 1761 , il prit lui-même le commandement en Silésie et employa tousses talents pour empêcher la jonction de l'armée russe, commandée par Butturlin, ayec celle de Laudon qui faisait à elle seule soixante-douze mille hommes; il réussit à gagner du temps et à laisser ainsi jpasser une partie de Tété. Enfin les deux armées se réunirent , le 12 août , dans les environs de Strigau, et firent alors un total de cent trente mille hommes ; de sorte que Frédéric fut obligé, ayec ses cinquante mille hommes^ pour n'être pas accablé par un si grand nombre, de se retirer dans un lieu retranché} ce fut dajia le camp de Bunzelwitz, dans lequel il resta vingt jours assiégé et nécessité à une si grande vigilance, que ses soldats se tenaient en armes et en ordre de bataille toute U .huit et ne se reposaient que le jour. Cependant un ennemi trois fois supérieur en nombre se jetant avec toutes ses forces sur les points les (dus faibles du retranchement, aurait pu conquérir la victoire; mais il manquait un génie pour conduire cette grande masse; d'ailleurs les deux généraux n'étaient pas d'accord et ils craignaient de travailler l'un pour h réputation de l'autre. Chacun croyait toujours que le plus lourd fardeau du travail commun lui était imposé; et de même que déjà dans tout le cours de cette guerre jamais une armée russe unie avec une armée autrichienne n'avait pu agir d'accoi?l> cette fois encore elles se séparèrent sans avoir rien fait. Les difficultés de fournir aux besoins d'une si
gmndfeiftwWtiKÏeèwftrt U priôtipàle câitsè.PrëâéKc *t sonarméè s#trovv£rent donc un peu piastre*; et alors, afin d'arrêter toutes les poûtsMtes de» Russes, atrmoiifô pour cette année, il fît piller leurs maga*èins en Pologne au moyen d'une expédition hàrcHé «ctoduhte par le général Platen. Le coup réffssrt c* fotttéë ru&è fut paralysée pour cette campagne. > Cependant cette année ne devait pas se passer sans Quelque malheur pour le roi. Quand il abandonna Hbn camp deBtmzeltvitzpnur attirer les Àutrichîenfc Ans le pays plat de la Sîlésie , tout d*un ûattp Laudon descend des montagnes, et au lieu de suivre fe roi, il tourne tout d'un coup sur Schv^eMnitz, Siirprend ftr viHe qui était mal gardée et l'emporte #«ssant datts la nuit du îir octobre. La faible garmson, composée degeiis ramassés de toutes parts, Ait fttftè prisonnière avec Zâstrow, son général. Par f6cte»pàtion de Sclweidnitz et de Cflaz , les Aûtrî- <*fenS se trouvaient maîtres de la moitié delà Siî&îè é* ife purent y passer l'hiver. Les Russes, de letit *<Hés Vêtaient enfin emparés de ^importante place db CWlberg j le L3 décembre , après une siège de quatre ifccfe, et voulaient au moins imefèis passer Vhhét «i Pfcttnërftftie.
-:îEe rd <hWit jamais été si resserra: CepeAdatîft %*4aee Heari avait , eut été, défensfci avec béautouf) tffcabafelé contre Bârni cette portion de Ja Slàxéqm Wf restait encore j «ai» ce n'était qtoe la moitié , et te» Russes, le printemps suivant, en parlant de &dtof rt'avttientqne quelques pas à faire pour awî-
oviaâtt m mrm émj * 4ïfc
ver à Berlin, Réduit à. une papille fextr&fitai* le peuple prussien eût pu perdre entièrement courage* nuis il se montra digne de la fermeté de flfcmroi et même il relaya *o* tourna par Sa confianèe que M inspirèrent atfasi tien le^bourgeois <pae ied pnysawr, et tonte la jeunesse q*ii renaît souà les drapéâttt exprimait son enthousiasme par des étants les plus exaltés. Aussi on disait tout haut dane lq ownp qttê le roi et son armée ne pourraient perdre ctfttrttgè tant que le peuple serait lui-même si vàUl v Àitfsi le roi , le peuple et l'année ne faisaient qu'a*, et À la raine cjtait inévitable, au raomsr ette devait Are glorieuse,.
La nouvelle année apporta avec dite un nouveau rayon 4'espérance , d'autant plus aereii» qu'il était inattendu. La reine Elisabeth mourut) le & jfrimer 1762 et d^livr-a Frédéric d'un ennemi aahartté. Son neveu ,: Pierre III, utoota sur le trône $ tfétatt tni admirateur ailé du grand roi, 4pii n'écoutant que ses sentiments commença par renvoyer eu Kbefrtë tous les Prussiens» satia exiger de rançon, eC hoii seuletgent il/fit avee Frédéric, le & mai, if SakûU Pétçrsbourg» une paix dans laquelle il eticwhstlt à peu ses intérêts qu'il i*ndk toute la Prusse dans ejtfc gp: indemnité ; mais il conclut même une alliance avec lui, et fit partir au secours des Prussiens en Silésie^çp gétoéwl Czenutoetef a Mec vingt nrflfe Russes; La Suède suivit œt exemple 5 lpsse chine guerre si peu honorable , elle fit sa paix avec la Prusse , le 28 mai àHambojurg*
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Alors Frédéric pouvait tourner toutes ses forces contre l'Autriche et il comptait bien lui reprendre bientôt la Silésie. Il voulait commencer par Schweidnitz ; et comme le feld-maréchal Daun se tenait à couvert dans une forte position auprès de Burkersdorf , il résolut de l'y forcer aussitôt, après sa réunion avec les Russes. Déjà il était en marche, quand tout-à-coup arriva la fâcheuse nouvelle que l'empereur de Russie , Pierre III , ^tait mort, et que sa ferçune Catherine avait été appelée sur le trône; Czernitscbef fut obligé de revenir aussitôt en Pologne avec son armée. Le jwne empereur avait entrepris aveuglément beaucoup de réformes en Russie, soulevé contre lui le clergé et la noblesse, fort maltraité sa femme, et préféré d une manière outrageante les Prussiens aux indigènes; aussi perdit-il son trône au bout de six mois. De nouveaux dangers menaçaient Frédéric, si la nouvelle impératrice, et les apparences l'indiquaient, se déclarait contre lui comme Elisabeth. Cependant , il prit promptement son parti et résolut de tirer du moins quelques profits de la présence des Russes , s'il était possible. L'influence du génie de Frédéric sur les autres hommes était si grande , qu'il décida le général Czernitscbef à tenir secret pour son armée encore trois jours Tordre de la retraite, et de s'approcher des retranchements autrichiens le jour de l'attaque; afin de tenir par sa présence une partie de l'armée en échec. Gzernitscbef fit au roi ce sacrifice, qui pouvait facilement lui coûter la vie. Frédéric livra la bataille de
Reichenbach , le 21 juin, et remporta la victoire. Le jour suivant l'armée russe se sépara et se retira. Cependant on ne demanda pas à Czèrriitschef compte de sa conduite; parce que les sentiments de l'impératrice avaient changé à l'égard du roi. Au commencement , elle avait cru que Frédéric avait excité son mari dans ses mauvais procédés à son égard; mais quand, après la mort de Pierre, dans les recherches parmi ses papiers, elle eut trouvé des lettres de Frédéric qui lui adressait les plus pressantes exhortations à la prudence dans sa conduite et surtout à des ménagements pour sa femme; alors Catherine changea complètement d'intentions, et elle confirma la paix avec la Prusse , sans toutefois promettre son secours pour la continuation de la guerre contre l'Autriche.
Frédéric entreprit le siège de Schweidnîtz; mais il y perdit tout Tété. Autant les Prussiens, par deux fois dans cette guerre , avaient mal défendu cette place importante, autant alors elle fut défendue avec prudence et courage par les commandants autrichiens, le général Guasko, gouverneur de la ville, et Gribauval, ingénieur de la place. Le siège dura neuf semaines de temps, et le roi lui-même le conduisit jusqu'à la fin avec le plus grand zèle. Ce ne fut que quand ils eurent perdu tout espoir d'être délivrés , et qu'ils manquèrent des premières nécessités de la vie, qu'ils se rendirent avec dix mille hommes de garnison, 9 octobre.
Cette année, le prince Henri, avec toutes ses me- T. n. 27
%oi^à occuper tout le pa$5*e;«jgpté Dresde. Il 4k ^me dlwureijses, exjréditipps w Bobênfê ^ dafls* Vwijpre* jwii:&itçmenjt çecond^ car la yalçur cfes ç£q&au^ s<w& ses wfres ,, Seidlit?,, K\eist et Ççllipç. Qua$d çnfi& ^esr Autrichiens et l'armée impérial youluf eçt, rajç la. supériorité de leurs forces, le qçijtjfapîdre ^, <ÇiMjter i^qç çpsitiop avantageuse qu,'il ^itàFreiberg, il attaqua les impériaux séparément le 29 octobre, et les mit daçs une complète 4érouJt£. Ç^; fat \çt 4erniçs combat de la,gjuerre dç sert ans. Le ipk sjgftft), le, 24 novembre,, un armistice ayee l^Ut^içh^ çt dispersa son arméq dans ses quartiers d'hi-^ vçr^depftis }fi Thuringe jppqii'en Silésie. Cependant ^çe^néraj. B^leist resta encore avec dix mille ljom#ies en campagne contre les princes de Fempiçç, entra ça Françoçie , et ]ps força YvjfL après, l'autre à &ire
Le dçc Ferdinand de Brunswick ayait , pendant les trois, deçijjèreg apnées de la guerre^ glorieusement soutenu sa Réputation paç la défense de lp basse Saxe çt dç la \Vçstf>halie. La France employa tçutes ses forces pour reconquérir ces pays et sauver l'hqnçeuç $e sçs armçs. Elle chpngeaijt à tout moment ses généraux, et sop ajmçe , en 1761 , était fortç dis cent cinquante tjaille hommes. Ferdinand n'avait que auaJ.re-\ ingt mille hommes à lui opposer/ et pourtant tout cç développement de forces n'aboutit qu'à l'occupation de la Hesse, qu'il était, djailleurs impossible à Ferdinand de défendre; pajfce qu'il se trpu-
$#4 Qt» 4u ç$t4 dp, Maift. |fo; i^y^Q^e, ^uçugs^r, çjQeçyrç, aucune ro«WM?e ijl^ pweijt lui £yrçf <pi#ç£ sa pp^itW* SW Ift rive gaiipl^ 4*i Wqses çt Sjtf Jft Çfimel, 4,'oùr U çpuyçai£ è, 1a: #?& H b^Sajçe, et; ^ WwJylIraH?* Les g<£p4rau$ sp^sjef w^s^W B^Çft l^ri^e* de Bnwswick > Spoe$e£;, Ki^aftSfçg^ ^ IflLck&QTy se c^stipgijèrç^t daps beaucoup, de çQisahtaJs, p^çu^içrs ; % la, % de I4 décide ç^npag^ç h ^ cpjwbajt keu$çf*ft, pr^s 4e Wil&|lw&4> ?& 1$ 4#% ei^&at d'çsfir i^éwe, at^qu^ Çt 4e W^r k <Wp*¥s^yç i p^r ua «gocptfL ,, près, 4ç Jiitfftç^çg , il #ass?, le^ Fça^ç^if dft territoire 4& ÇwV * % Pï¥?; <k-
<pe lft .gpep$» £er i#y,eff$i;ç. X^a açpqiis^ fo| <p*4
^7,6$..^ Tq^^s ^ œM^s ^ig<^nJ;ç{Ç éj^çf^, égp$&5 çtj n# pépiaient qu'à la, pai^ t^gglçfcHçg Wlfr %itt 4'imppiftiaftt^ çpwpi|te$ dg Vapjtçe çôfé ^ B^ 9V& j>ws^ el^ç ^v^ij *ugfffê¥*# sft £% <fô ^nj^liftnadj'éçi^; et 4epws g»e, Çwgç& £ $9& gjpçt, <a (p*e lqr4 9^ , qui avait élçye lç ftOjrçç^ çgj, eAt pris fepîjiiçe dp pr^mieç çiinjst^ Çitt^ty £ $$% pftç.teftd^ce v&bte à k parç, et ^ Çç^ÇÇ, $?va& a$$i, la clési^^c eU^-mêiûe. Aç çe^e, ^juw;Ç| Frédéricet Marie-Thérèse restaient seuls surlç Ç^iP-ty ^Çtlp^Uie. Cepe^daat r^^çhe rj'^ai.t, si/WÀ glu* dç ^&j;au£ , 4w mQijw plus 4'ajr§ç?t p£t^ ç,OQjtifuey fgçie, çt l,e vo| Ç'réd^iç n'avait jjv^s eu dt^utre but " I., 27.MWt
420 sEPTifeMB époque. 4648—4858.
quede s assurer laSilésie. Quand cette province lai fat assurée, il ne fit aucun obstacle à la paix, et elle fat convenue avec (es plénipotentiaires autrichiens et saxons dans le château de chasse (Je Hubertsbourg. Des deux côtes on rendit les conquêtes, on échangea les prisonniers de guerre, et Ton n'indemnisa aucune perte. Frédéric resta en possession de îa Silésie et rendit au roi de Saxe ses états* Ainsi, une guerre si coûteuse et si sanglante ne changea rien dans l'état des choses; sans doute au moins elle valut une bonne expérience , et Ton put dire que c'est à elle que l'Europe dut d'avoir été si long-temps tranquille après la paix, pendant environ soixante-dix ans. Plus d'agitations dans les affaires, plusdesoupçons,d'ioquiétudes, de rupture ; tout le monde était convaincu de la durée de l'état de choses actuel . Le sort avait prononcé pour la Prusse : sa puissance reposait sur des bases bien solides, tant que le même génie la gouvernerait et conduirait ses forces, quelque petites quelles parussent. Un esprit sérieux, industriel et martial qui dominait le roi comme son peuple , la justice et l'économie dans l'administration, un esprit de recherche pour tout ce que le siècle apporte de mieux avec luimême ; voilà ce qui donna à Frédéric la force de combattre la moitié de l'Europe i et ce qui maintiendra la Prusse tant qu'elle saura se conserver ces ressources.
L'Autriche prouva dans ce temps, comme toutes lès fois qu'elle avait été menacée d'un changement , quesa puissance n'était pas facile à détruire, que ses
belles et riches provinces, que la fidélité et la coopération de ses habitants, que leur amour pour un gouvernement paternel et doux, entretenaient chez elle un germe de vie inaltérable ; de même les Hessois, les Hanovriens et les autres bas Saxons avaient montré contre lès armées française une constance et un courage qui semblent encore rehausser la gloire du nom allemand; l'honneur de la guerre rejaillit particulièrement sur les Allemands. Et si l'on veut parler de cette supériorité de vues dans les poursuites d'une bataille et d'un regard rapide qui saisit le moment, tout le monde aussitôt prononce le nom du roi. Frédéric, du dite Ferdinand. Aussi depuis cette guerre les peuplades les plus isolées de l'Asie et del'Afrique, celles qui n'avaient jamais entendu parler d'histoire, connurent le roi Frédéric. Leprince Henri fut le modèle des généraux circonspects: avec les plus petitesforces , il savait occuper un ennemi puissant sans cependant lui abandonner du terrain. Ziethen et Seidlitz seront toujours distingués parmi les gêné» raux de cavalerie, et tant d'autres formés à cette école, qui seront rangés parmi les héros. Au contraire, celui qui voudra apprendre l'art de choisir en maître ses positions et de saisir le moment décisif pour faire jouer l'artillerie, il l'étudieraavec les Autrichiens; et les noms du savant Brown, du rapide et entreprenant Laudon, ceux des adroits généraux Nadasti,Lascy et autres, seront nommés avec orgueil à côté des anciens et célèbres généraux de l'Autriche. U est consolant au moins qu'une si grande gloire
$92 sEPTifcftfe iftoçirs. 1648^1838.
•^tïfegô «âtoicïrla dotdenrde cette iatte et cdnwîr^h 'quelque ftçon te vice dtrgouv(*nenierit impérial. En 'dffet , flalis notre constitution , l'état de la potftieti «pensante et capable de donner conseil était si împar- -fert^ les formes établies pour la direction des afikfPés taTrfientteltemerrt vieillies1; la marche des choses était t*i 1 ente et & énervée «, que^i le ccèrir -et le bras n*ett- -seiit Jpfts "si bien fait leur devoir et niassent pas -MOritré'à i^etrarigier «pie i^esprit riiartiai de l'ancientfe Allemagne Savait pas ;enborfc disparu , noire pwfs eeririt tbîen plus 'tôt devenu la proie de l¥tranger. Lh France acquitpeu d'honneur dans cette gaerre ; tfa marche faible et sans plan arrêté manifestât sfesez cfo'elle était conduite par des fennnes et desfcvdris ^ etquvellé fournissait dans un engourdissement imc^tsel. Cependant -elle nepetfdit pas par la paix de ?Bàrisrqiiî futsiçnéeemqj ours avant celle deHubettk- 'bonng, autant qu'on aurait îpu croire d'tfprès les ^succès qu'avaient eus les armes anglaises sur mer ; -mais ceÉle paix était Ponvrage du petit esprk ide Baie.
Siècle du grand Frédéric.
Pendant %èctflme d?<rnviroà trttfrte ans qui suivit là 'paix âeïïtfbefrt&onrg, les germes d'une 'feule de Nouveaux frtfits, qui avaient &é plantés antérieurement<Jan& l'Allemagne, éprirent leur essorât arrivèrent k-trne parfaite maturité.
ï>ôur caracftërîsèr fèè Siècle pifr tin Min , Itfn ï'*j*- "pela le siècle du'grand Frédéric ■; farte SOn^spWtffiït celui de l'époque, et que le bien et Te taafl fie 'àfefe contemporains parurent représentés date lui ^ous Itne ^grande éctteîïô. Mais fl nous Veste VPAfr1-' dièr dans la paix comme nous ï'avcfos Vél dans la 'gnefre , afin de connaître ce grand lidtfirite tel <|tî*fl 'ëtàk.
ïj'dbjét des Soins les 'plus empressés $è fVëdMc fet là feétau^aftion de l^iimcfeyàfin*^ Vosât espérer des avantagea dan£ la gUéftk 'étkètàtèr une attaque si&fkér^ouT Tendre ses notrt^éfcleVéës aussi bonnes que ses viéîllëstroupés si tien fôrtnëeë , 'dont H ne \i& Vestait qri'trh *ei%& 'péfit fabtrfttfe , H ^mpîbyales exercices , qù'ireitfgeâ aVêœrigùeàt^tsI- V&ïtë. îfefe ici on vft'énfcorê'Ce qui Wtn&ticjtfe^atnlBs ^àrttîtrérdanslëà affifires hùm&iinfer, bénites féë «ftfls \jtAl s'agît de conséiVer iin% instftùtictti qtft, 'âàinsïle Moment fle son pfcfefceafù dëveltfppttrifenti* à *seft*Wè 'parfiifte. La forme dfevietttîè prônciptfte, étîé géùfte, 'qui ïie petft wrîHhr qù'tnfè *Èftè îùte fcèrtafihè !ft*rmè , 'al&ndctfrtife cette-ci fet Va 'èh ^rtfocfre vttiè àtitiè 'nouvelle qu*oh nfc connaissait pas ; tnaiîsfles ffduïitfés hoi&oretàt fmfcorfeltfàg-teraps ce qài n\aft £le6kfuè l^eb- Vetôppe, conrihe si éQeptfss&ïaitla Téalrte. ïie grsfôfd *roi M-mêmfe, rc|m Vît ttfrite 'FEufope à tson ftriitâfféfh ^étidrè;sos exercices de ^guerre /se trofàfpa siirTt'e^fi- ^nation tte leur Valette. hestyàtëtiie dHcnïffetëtiirdês artnècssurpîefl de guerre devint alors domîtïaitft'èt ïe ïtfen ctfpftal de *tous ïes gouvertïéfriédfc d*Eu-
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rope; le service militaire dégénéra en enfantillage , jusqiVà ce qu'un grand ébranlement du monde yint prouver la nullité de ces puérilités. .
Le soin que. prit Frédéric de rendre là vie aux pays ravagés était une occupation beaucoup plus bienfaisante et dont les fruits étaient bien plus du- , râbles» Ce fut aussi celui de ses lauriers dont les feuilles peuyent le moins se faner. 11 fit distribuer aux paysans les plus malheureux les grains qu'il avait déjà achetés pour la prochaine campagne , et les chevaux qu'il avait de trop. Il exempta la Stlésie ; d'impôts pour six mois, et la Poméranie et la Nouvelle- Marche qui avaient été dévastées , pour deux ans. Le roi employa même de grosses sommes d'argent pour encourager l'agriculture et l'industrie > suivant . la grandeur des besoins ; elles s'élevèrent à vingt-quatre millions d'écus pour les vingt-quatre années de son . gouvernement , après la paix de Hubertsbourg. Une pareille générosité doit d autant plus mériter de gloire au prince , qu'il ne put le faire qu'au moyen . d'une grande économie , et que cette grande épargne se faisait sur ce qui lui était personnel. Son grand principe était que son trésor ne lui appartenait pas; mais au peuple, sur qui on l'avait levé. Et tandis que maint autre prince, sans penser aux gouttes de sueur , qu'il a fallu pour amasser cet argent, le. dissipe dans un luxe démesuré, lui, il vivait si simplement que sur les sommes attribuées à l'entretien de sa cour il épargnait tous les ans environ un million d'écus.
Il exprimait un jour très clairement ses principes