‹ Histoire d'Allemagne depuis les temps les plus reculés jusqu'à l ..., Volume 2Chapitre 52 sur 59 · SU · texte numérisé non relu

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552 septième Époque, 1648—4836.-

et6 juin, la gyande etdicisive bataille de Wagram. Des tours de Vienne on pouvait voir tine portion de Tordre de bataille , le côté où combattait l'aile droite des Autrichiens; et les spectateurs virent avec des cris de joie sans fin , cette vaillante ailedroite ' marcher en avant, forcer tout à plier et gagner un .grand terrain sur Pennèmi ; car elle prit même plusieurs canonset drapeaux* Cependant leurs belles espérances furent trompées; l'aile gauche autrichienne était entouré^ tes Hongrois ne donnèrent pas à temps , ^t de ce côté les affaires furent en si mauvais états, que le général fut obligé de faire* retraite. Six jours après la bataillé, une suspension d'armes fut contenue, et depuis lors on commença à traiter pour la paix.

Ce fut une terrible nouvelle pour les Tyroliens, Cependant ils réunirent encore une fois tous leurs efforts et chassèrent , an mois d'août, le maréchal Lefèvre de leur pays, espérant toujours que FÀlttriche, excitée par une pareille constance, recommencerait la guerfe. Mais les malheurs du royaume parurent à l'empereur François trop durs et trop désastreux. De plus , l'expédition des Anglais contre la Hollande eut une très mauvaise fin. On continua donc les conférences et là paix fut résolue. Pendant ce temps-là, les Français purent tourner toutes leurs forces contre le petit pays du Tyrol , et il fut entouré de tous côtés comme une citadelle et pris d'assaut. Il fallut emporter, l'un après l'autre, chaque passage , chaque montagne ; tous les hommes forent

igitiz-edby LjOO*

CàMPÀGNE DsP 1809. »8

mis à mort ou désarmé!. Enfin', le fidèle et pient Hofer fut pris, traîné da l'autre. d6té des Alpes, en Italie, etfusillé dans la citadelle de Mantoue, comme un criminel. , .

Cependant un autre héros de la liberté, Frédéric»* Guillaume de Brunswick, de l'ancienne famille dfl$« Welfs, fut plus heureùk et parvint, au moyen d'une •expédition audacietifee, à se*sauver du pays que l'o-* dieux ennemi occupait. Il osa, des frontières de la Bohême, avec douze cents cavaliers intrépides, son bataillon noir,pàrcourir u n espace de soixante-dix njilles, au milieu des troupes enneçiis , traversant le terri- * toire de Eeipzig , de Halle , dé Halberstadt , de son propre vîiicÊé, hor» duquel les usurpateurs l'avaient chassé, dû Hanovre, et se frayer un chemin jusqu'à l'embouchure du Wéser ,^à Elsfleth , d'où il s'eutbarqua heureusement pour l'Angleterre. Notre héros Welf y fut reçU avec autant d admiration que d'amitié. . y

L'Autriche perdit, par la paix de Vienne, Salabourg et plusieurs contrées voisines de la Bavière., la plus grande partie de ses possessions polonaises darts 1^ grand-duché de Varsovie et en Russie, le rsrte de ses possessions en Italie avec l'Illyrie. Desorteque de ce coté elle ne touchait plus àjattier, et de l'autre elle devait rendre aussi toutes les places fortes de la frontière et même ses montagnes» C'était encore. pire que de perdre deux mille milles carrés et plus de trois millions d'hommes.

Mi septième **oqpe. 4ft48— 4838.

Wap&léon tu faite de la puissance, 1810— ISi 2.

L'empeçeur Napoléon, par la paix de Vienne, se *tr0uva monté ji un si «haut degré, que toute espé- * tnfê semblait alors perdue de voir jamais «a puit*» sanee bryée. Pour l'affsrafir encore davantage et " l'ennoblir aux ye^st 4» *nonde/£ar une aisance avec ujoe maison princière vénérée dans ^'Europe, il de* manda la main de la fille de l'empereur de Vienne, l'arobiduchesse Marier-Louise, et Joséphine par con* ' séquentfctoblif^desuj^rraffront d'une séparation. L'empereur François* consentit donc à cet immense sacrifice. * Pour les intérêts les {Ans sacrés def la monarchie et de l'humanité» comme *n boulevard éontre un fléau dont on ne peut voir la fin , comme un gage pour le maintien de l'ordre, estwil dit plus tard dans la déclaration de l'Autriche, sa majesté ^andonne l'objet le plus cher à son cœur; elle fait une' alliance qui doit consoler les opprimés et les malheureux , faire naître chez eux le calme de la sécurité après les souffrances d\ine longue lutte inégale, décider les forts et les victorieux à la jrffcidération et à la justice , et établir ainsi une espèce d'équilibre, sans lequel la société des empires ne peut être* qu'une société de malheureux. L'empereur Napoléon en est arrivé, dans sa carrière, à un point où l'objet de ses désirs doit être l'affermissement de ses conquêtes plutôt que d'insatiables gflbrts pouf de nouilles. Son alliance avec la plus an-

ctertne maison royale de la chrétienté ra donner à sa grandeur, aux yeux de la nation française et du inonde entier, une telle 'solidité que de* plans d^grandissement par des guerres perpétuelles ne .pourraient que l'affaiblir et rébranler. Tant d'années d'inutiles efforts et de sacrifices incalculables peuvent v bien fournir une raison assez forte pour essayer d'opérer le bien par la confiance et l'aboiv* don , après que des fleuves de sang répandu n'ont réussi, jusqu'à présent, qu'à accumuler ruines sur ruines. » ,

Comme le généreux empereur François se T*i encore trompé dans cette belle confiance, d'ailleurs ai naturelle! Dans Tannée mène que cette nouvelle alliance fut fondée (oe fut le 2 avril 1810 quW IWt lieu les épousailles de l'archiduches*» Martes Louise), la Hollande, après que le roi l*ouis eût dé» posé h couronne, parce qu'il ne voulait pas être un instrument dans la main de sou frère pour la ruiat 4e son peuple, fut tout entière réunie U* Frenee; Car, difiait-eo» la «Hollande n'est pour aiwi dire qu'une alluviôn du Rhin, delà Meuse et de l'Ejcaut, le» principaux artères du royaume de France; et enfin, pour prouver qu'il pouvait tout ce qu'il voulait, et que désormais aucune considération ne pour yait plus l'arrêter, Napoléon résolut tout d'un coup d'ajouter à la France tout le nordouest de l'Aller magne, c'est-à-dire les pays à l'embouchure du Wéser, de VEuia et de l'Elbe, ainsi que les anciennes villes libres de commerce, Brème, Hambourg, Ljiir

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beck. Le prétexte fut que la contrebande avec l'Angle tem se faisait sur ces côtes, et par ces villes. Ainsi l'Allemagne se trouvait dépouillée de ses côtes et de son commerce de mer. Le fleuve qui avait toujours été la séparation naturelle entre la France et l'Allemagne se trouvait dépassé. Une ligne toute arbitraire fut tracée à travers les pays et les fleuves , suivant le caprice de Napoléon ; de sorte qu'il était facile de voir que ce n'était là qu'un premier pas pour aller plus Join, et que peu à peu toute l'Allemagne serait absorbée dans le gouffre.

Cependant Napoléon ne sut jamais comprendre ce qui pouvait seul donner à une puissance, nouvellement établie et primitivement fondée sur la violence , une durée certaine, au-delà môme de la vie du fondateur ; il ignorait l'art d'intimer au peuple la croyance à cet affermissement ; et ce qu'il fit alovs était ce qu'il y avait de plus contraire à cette impression. Déjà, en 1809, il .avait arraché à sa vieille capitale le pape, le père commun de tous les catholiques, dont le siège est inébranlable, suivant la croyance de presque tous les peuples, et l'avait entraîné prisonnier comme un criminel ; aujourd'hui il réunissait Rome à son grand empire , et réglait que son fils et tout premier né de l'empereur prendrait le titre de roi de Rome. De pareils actes le firent maudire dans le cœur de milliers d'hommes; mais cette âme de fer ne s'inquiétait nides malédictions des uns , ni des bénédictions des autres. Son empire lui parut assez solidement établi , avec cinq cent mille soldats et une

ckMitMvn de xum*. *SÏ

armée innombrable d'espions. Ainsi le pensait le monde, qui ne juge que d'après les apparences* Cependant il ne se passa pas deux ans que oe colosse de puissance était renversé, et l'empereur était réduit à signer son abdication dans le palais de Fontainebleau. Napoléon reprochait à la Russie d'entretenir des relations avec l'Angleterre, et de fomenter les germes de révolte que l'Allemagne nourrissait. Il lui déclara la guerre , et cette gigantesque expédition fut la première cause de sa ruine, en fournissant à l'Allemagne l'occasion de secoué* le joug qui lui avait été imposé.

Campagne de Russie. 1S12.

Ce fut dans l'été de l'année 1812 que l'empereur Napoléon partit pour cette grande expédition de Russie, avec quatre cent mille fantassins , soixante mille chevaux et douze cents pièces d'artillerie. Il lui avait fallu deux ans pour ses préparatifs : il avait rassemblé tout ce qu'il y avait de meilleures troupes en Europe, et avait pourvu à tous les besoins de la campagne. Le premier but de cette expédition était bien, à la vérité, dirigé contre la Russie; niais ce n'était pas le principal, et si Napoléon avait pu forcer les Russes à faire la paix, il aurait, sut vant toute apparence, continué de pousser sa pointe jusqu'ep -Asie ; afin de chasser les Anglais, ses plus grands entremis, de leurs vastes et riches possessions dûs bide*.

m sirniw iaofu. 464*~f 838,

Il aima triomphant jusqu'à Moscou; ma^s c'était là le tarai* que la Providence avait mit à ses suceès * car à peine e'éteit-il mis en possession du ££i*mlin, l'ancienne résidence des csars, le 14 septembre, que tout d'un coup le feu prit à la ville en plus de cent endroits à la fois. Elle fut tout entière consumée, avec toutes ses provisions , sur lesquelles Napoléon avait ooœpté , et qui lui étaient nécessaires pour les cinq mois de l'hiver. 11 n'avait plus de vit que pour quelques semaines, et, oorrçme d'aiU fcurt l'empereur Alexandre refusait de faire la paixj 41 fallut songer à la retraite; mais au lieu de prçn* dre la route par Galuga ., comme tout portait à le croire, parce qu'il y aurait trouvé un pays encore tout- à-fait intact, il revint par la route de Smolensk, sur laquelle les Russes et les Français avaient tout rivage* tout incendié. Bientôt la famine fut extrême dbna l'armée ; le désordre et l'insubordination se mirent dans ks rangs, et la cavalerie légère des Russes qui la harcelait lui faisait éprouver tous les jours de nouvelles pertes» Mais son ^ plus terrible et* aemi fut le froid, qui, cette année, commença plus tôt qu'à l'ordinaire et la surprit au milieu des im» meoses steppes de la Russie. Les malheureux soldats n'avaient auoun moyen de se défendre contre lui: leur$i vêtements étaient déchirés et ils marchaient nu-pieds au milieu de ces vastes plaines de neigef^ea villes et les villages qui se trouvaient sur la routa avaient été ravagés et pillés par eux ou par. les habi- . Jamais de toits pour se mettre à l'abri, point

Direction ni$ la prvssb. tS!89

de vêlement* pour couvrir leurs corps' transit, pas un morceau de pain pour apaiser leur faim , et partout le découragement. Tous les matins des monceaux de morts restaient gelés autour des feux de camp; les autres, qui peut-être n'avaient été sauvés que par L'abri des corps de ceux qu'ils abandonnaient Y •'ils pouvaient eneore, en rassemblant toutes leur» forces, ae remettre en route, c'était pour aller subir, au prochain campement, le même sort que ceux qu'il» avaient laissés* La famine emportait eeux que le froid avait épargna. Dès qu'un cheval tombait par terre, ils se jetaient dessus comme des bétea fiSrocea , le déchiraient avec leurs doigts, avec leurs dents, et dévoraient sa chair toute ©rue; on a même va dm hommes, qui avaient perdu la tête, s'asseoir au mi*» lieu de la neige et rong# leurs doigts déjà noirs de froid, avec l'expression du plus effroyable idiotisme Mais détournons nos regards d'un tableau si hideux, l'imagination se refuse à de telles horreurs.

trtfecyoo de la Fnuse ♦ — Prépanlili 4e MapoMa* ♦

D'un demi -million d'hommes que cet insolent oonquérant avait entraînés danscette guerre, à peine en revint*il trente mille en état de porter les armes* Alors V Allemagne pensa que c'était le moment ou jamais de secouer le joug, et que Wteûre de sa délivrance avait sonné* LaPrussesedcc'ara la première.

MO fimàiis époque. 1648—1838.

Ses guerriers, qui n'avaient suivi qu'à regret les Français en Russie, se trouvaient tout prêts et en état de soutenir la liberté de leur .pays; d'autant plus que leur corps d'armée , faisant partie de l'extrême gauche, n'avait pas eu beaucoup à souffrir. Le général Yorck, qui connaissait les sentiments du roi aussi bien que ceux du peuple, à peine arrivé sur la frontière de Prusse, abandonna les Français et se hâta de faire demander au roi s'il devait se joindre aux Russes victorieux. Le roi , qui se trouvait encore à Berlin sous la garde d'uae garnison française, se rendit aussitôt à Breslau, éhSil&ie; et de là, le S février 1813 , il fit un appel à toute la jeunesse du pays pour accourir au secours dé la patrie. & voix retentit au fond de tous les cœurs, et des milliers de jeunes gens se rangèrent sms les drapeaux. Berlin, à elle seule .fournit dix milleAcombattants. '

JJn même temps, il convoqua la landwehr et la landsturm (*) ;et alors, le 17 mars 181&, le roi Frédéric-Guillaume déclara la guerre à la France. Cette démarche n'était pas sans danger pour la Prusse; car les Français possédaient encore huit places fortes en Prusse et en Pologne, et soixante-cinq mille hommes occupaient le pays. Mais bientôt toute la Prusse fut en armes à la voix de son roi, et pour sauver la patrie , tout le monde accourut : enfants , jeunes gens* vieillards ; on vit même des femmes revêtir des habillements d'hommes, afin de pouvoir offrir leurs

f) foyffc ta iiotf p*g e 45 du f retnier volume.

WpàUTIFS DE NAPOLÉON. 841

bras ; chacun s'empressa d'apporter tout ce qu'il avait et de sacrifie? toutes ses jouissances : les femmes donnèrent leurs joyaux.

Cependant Napoléon , qui avait abandonne fen Russie les débris de son armée , était parti ert toute hâte pour la France, et, voyageant nuit et jour sans se reposer, était arrivé à Paris, où il entra en secret dans la nuit du 18 décembre. Il avait aussitôt ordonné une levée de trois cent cinquante mille hommes, pour réparer une perte de trente mille chevaux accusée dans 1^ vingt-neuvième bulletin qu'il avait .apporté avec lui; et, quand fut publiée la déclaration de guerre de la Prusse , il ordonna une deuxième levée de cent quatre-vingt mille hommes. Le peuple français, habitué désormais à l'obéissance , en* voya donc tous ses enfants sous les drapeaux; et toute l'Europe fut dans l'étonnement de voir en si peu de temps une nouvelle et si belle" armée, tout équipée , passer le Rhin et s'avancer en Allemagne pour soutenir la gloire de son empereur. En même temps Napoléon , pour s'assurer, une garantie de la tranquillité du pays, fit demander une garde d'honneur qui devait être composée de jeunes gens volontaires, équipés et armés à leurs propres frais. Puis, comme il avait perdu toute sa cavalerie, il fit rassembler la gendarmerie qui était répandue par toute la France et pouvait* faire un corps de seize mille hommes. Pour trouver des artilleurs, il fit venir ceuxqui servaient dans la marine. En outre, l'Italie lui envoyait cinquante mille hommes de troupes auxiliaires.

sans compter que la confédération rhénane fotrtnissail aussi un contingent* Ainsi put-il foire entrer en Saxe, au mois d'avril, plusieurs centaines de mille hommes ; et comme son armée grossissait toujours, il eut encore , pour cette campagne , environ cinq cent mille hommes. Aussi, aveuglé par cette appa-' rence, il ne voulut consentir à aucune des propositions que lui fît faire l'Autriche, et l'Allemagne dut à son orgueilleuse opiniâtreté sa délivrance de tout joug français.

. Premières opérations de la campagne. 1815.

Le vice-roi de Naples, le prince Eugène, à la t&e de quelques débris de l'armée française et quelques fiôtiVeîlef recrues , était campé sous les murs de Magdebourg, obligé de laisser libre tout le cours du flètlve. Cependant les Français auraient bien désiré Conserver au moins son embouchure, avec l'impor-. tante place de Hambourg, et le général Morand s'y rendit avec les quatre mille hommes qui lui avaient Servi à occuper Jes côtes du Mecklenbourg et de la Pôméranie ; mais trois audacieux chefs de bande, Tetléhborn , Etzernitscheff et Dœrnberg, s'attachèrent & sa poursuite, et ne lui permirent pas de prendre pied sur la riv^ droite de l'Elbe. Il fut obligé de repasser le fleuve et de se replier sur Brème. Dans toi£ le nord de l'Allemagne , le peuple recevait avec ac-

darpation ses libérateurs. partout où ils arrivaient Le duc de Mecklenbourg-Strelita fui h prêtai** après le roi de Prusse à abandonner l\tlli*nce des Français. Les citoyeftsde Lubeck dicte Hambourg s'en réjouirent et préparent toutes leurs forces pour ai-* der aussi eux-mAnes à la défense de ce précieux trésor. Dœrnberg , à la tête de quatre mille hommes , vint chercher le général Morand, qui voulait de nouveau se porter en avant, l'attaqua le 2 avril derrière les murs de Lunebourg, emporta la ville d'as* tout, et tua le général lui-même* TWe sa troupe fut tuée ou prise avec douae canons. C'est par ce beat* fiait d'armes que le général Dotraherg ouvrit là deuxième campagne. ■

Duos Ici tn£me moment le vice*roi de Naples et*< eaya de se porter tout d'un coup de Magdebourg su» Berlin avec ses trente mille hommes J pensant bien ne trouver sur son passage qiiedes forces impuissantes j Biais les généraux Wittgenstetn , Bulow et York, ayant rassemblé à la hâte les troupes qu'ils avaient sous la main» vinrent fondre sur lui % le 6 avril, pr& de Moekern 1 avec une telle fureur qu'il fut obligé de renoncer au projet de marcher sur Berlin et de se repliet sur Magdebourg avec perte* Depuis km U prince Eugène sa tint tranquille sous les murs de ] Magdebourg, jusqu'à ce que l'empereur parût luik métne en campagne.

Dès que les nouvelles levées de France furent rassemblées sur le Rhin , Napoléon partit de Paris, et le 25 avril au soir il entra dans Erfurt. De là il se

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dirigea vers la Saal, et força la cavalerie des allies de se replier derrière ce fleuve. Les deux armées s'approchèrent, et Ton se*prépara de part et d'autre à une bataille décisive.

Bataille de LuUen et de Grou-Gœnchen. 2 mai 1815*

Quftnd Napoléon fut arrivé sur les bords de la Saal , il se trouva bientôt en face de l'ennemi. Alors il monta à cheval et jusqu'à la suspension d'armes ♦qui eut lieu cinq semaines plus tard , il ne remonta pas en voiture. C'était la marque qu'il était occupé de grands travaux militaires; car alors il voulait explorer par lui4néme tous les environs et toutes les positions , juger d'après la fumée des villages et dgs coups de canon lointains les plans de bataille de ses ennemis ou conduire lui-même des attaques. Son âme était au plus haut degré d'excitation ; son regard de feu étincelait au moment de l'attaque , quand la terre tremblait des épouvantables décharges d'artillerie et des charges de cavalerie; on aurait dit qUe ce tapage était celui qui flattait le plus son oreille.

De l'autre côté, l'armée des alliés sous les ordres du général en chef, le comte de Wittgenstein , était déjà sur le champ de bataille, rangée dans les environs de Fégau ; les généraux Bluchër, York et Kieist

CÀMPÀGNÏ DE 484% 546

tOfcufcandbteat les Prussiens. L'empereur Alexandre " et le roi Frédéric-Guillaume 3e trouvaient au milieu de leurs soldats. *

L'armée française, après quelques escarmouches 8ÊT la Saal, se porta en avant pour aller se réunir ' dans les plaines de Leipzig. C'est là qite Napoléon voulait livrer une grande bataille, parce qu'il était iupérieur en nombre. Le 1er mai, après s'être avancé. 4e, l'autre côté de Weissenfels , il rencontra sur des hauteurs près du village de Poserna l'artillerie et la Cavalerie dfes Russes qui voulaient lui disputer le fftssagfu C'était le général Winzingerode qui y trait été envoyé , pour tâter les forces des Français et g assurer si l'armée entière était en route. Lemafébhal Bessière , générale chef des gardes de l'emjgreur, s'étant avancé avec les tirailleurs pour con- 4tttre l'attaque , y fut tué par un boulet de canon- La position fut emportée, et Napoléon continua sa mute jusqu'à Lutzen ; c'était le champ de bataille, «ù deux cents ans auparavant Gustave - Adolphe avait trouyé la mort en combattant contre Wallensteiu. H y passa lui-même la nuit; mais le matin,, quand il voulut se mettre en route pour Leipzig, tout-à-coup retentit un grand feu d'artillerie der- * rière lui et sur le flanc droit.

Les Russes et les Prussiens avaient pénétré l'inten- (ion de l'empereur qpi voulait commencer par s'emparer de Leipzig, pour les couper d'avec l'Elbe; et comme ils ne voulaient pas lui laisser faire ses manœuvres accoutumées par laquelle? il se choisissait. t. u. 35

546 sEFTiÈi* iaoQv*. 4648^1838.

toujours son champ de bataille , ils viarétft tomberstir lai, le 9 mai , lorsqu'il y pensait lé moins , «apposant qu'ils ne pourraient être prêts k la bataille avant le lendemain. S*rle midi, ils se portèrent avec toutes leurs forces sur Itë villages deGross-Gœrsch» et Kloin-Gferschen , de Rhano et Kaja, dont le maréchal Ney s'était emparé. L'oppereur Alexandre et le roi de Prusse se tenaient sur un «hauteur der* rière les rangs, d'où ils observaient les différent** chances de la bataille, et leur présence enflammait tous leurs guerriers du plus grand courage» Le ter* rible Blueher commença par emporter d'haut 1*

* village de Gross-Gœrschen-, et bientôt s'engqgt* autour des autres villages une sanglante lutte qui fut à l'avantage des alliés; «ils s'emparèrent de- U plupart de ces villages et forcèrent les Français de se replier en arrière. C'est à ce moment que Napo* léon arriva sur le champ de bataille avec sa garda, cl les autres troupes qu'il ramenait avec lui) mv j| était déjà fort en avant sur le chemin de Leipzig» Aussitôt il les fit marcher sur les village* attaqué») hri-m&ne il parcourait les rangs et ne craignait pat de apposer au feu) il savait que la perte de la \m taille découragerait son armée et entrftîoerftit h» perte de l'Allemagne. Le combat recommença (Jaim . avec une Nouvelle fureur dans les village* conquis; ils furent plus d'une fois pris. et repris. Souvent même , comme les deux partis occupaient çhpcnn une portion du village , on se battit à la baïonnette

et avec l'épée , df m les.rue* , dan» les jardins et Le*

petite senltera, Xiq^tre fois tes J»ll& rtfi*»rait toute* leurs forces pour emporter qç$ Vill^eaf à la fyl les Français furent ébranlés el se retirèrent en désordre jusqu'à WeissenfelsetNaumhffurg, A cette nouvelle* rapporte un témoin oculaire % Napoléon *e tournantavec un regard dç furtur fers ceux qui l'entouraient, c Croyez- vous, leur dfemauda-t-il t <jM mon dtoilff va s'éclipser? p Aussitôt il se raniment prenant une de ces résolutions subite? qui déconcertent loua lm plans de son adversaire , il ordonne au général d'4r« tillerie, Drouot, de rassembler sur utt seul point qu$itr^yingts pièces d'artillerie etd'éorawr tes rangt ennemis par un feu effroyable. Il tenait tçujottus •* réserve et à sa disposition M pour de pareilles coupa, . Parti llerie de la garde j en même temps U fit avancer seifcç bataillons de la garde sur les hauteur* derrière le village de Kaja. L'artillerie, semblable k un vtil&n déchaîné Contre l'année, renversa tout devant eile^ des rangs entiers furent emportés, les villages firent réduits encendre, et Ton fut obligé dçles abandonna» Dans le même moment les Russes furent yivem^nt pressé* sûr leur flanc droit par Je prinq$Eugèii#, qui avivait, de Mark~Ran$l*dt aVep trente milW* hommes de troupes fraîches* '

Napoléon, impatient de voir Ja figtoûpç W àkàdwf poussait toujours en avant , protégé par le feu des soixante à quatre-vingts canons qu'il atait au centre* Alors enfin les Russes et les Prussiens furent" obligés déplier, accablés d'ailleurs par la chaleur et la fatigue de la journée; mais ils ne se retirèrent que pas à pas,

548* siptAbIE ék)<ue. *4648— 18S§;-

âéfen&nt toi* tes points qui pouvaient offrir quelque résistance, jusqu'à la auit.

Une profonde obscurité enveloppait déjà le sanglant champ de batailla ; on n'apercevait plus que k lumière des canons qu on tirait encore par Intervalle , et les flapimes qui soulevaient sur trois points «les villages incendiés. Napoléon se trouvait derrière le grand carré que formaient ses gardes; quand tout-à-coup retentît le fracas d'une charge de cavalerie qui pénétra jusque dans l'intérieur. C'était Pintrépide Blucher qui avec neuf escadrons de cavalerie venait faire une dernière attaque pour en imposer à l'ennemi. Il réussit ; car les français n'osèrent pas se mettre à la poursuite et passèrent toute la nuit sous les armes, rangés en bataillons carrés. Plus de trente mille hommes de chaque côté tués ou blessés étaient restés sur le champ de bataille, fendant ce temps-là les alliés, qui ne se trouvaient plus de force contre les Français et qui espéraient recevoir des renforts, opérèrent loar retraite sur l'Elbe par Varna et Altenbourg pour aller prendre une position plus forte près de Bautzen : Jes Prussiens passèrent l'Elbe à Meissen , les Rusans à Dresde, et l'empereur Alexandre et le roi de Prusse quittèrent cette ville le 8 mai au matin.

Braille de Bantzen ou de Wurschen. 20 et 21 mai 1815. * *•

Lfc même. Jour, 8 ?n»,"19&pt>îéon marcfia sxtt Dresde et dépécha en même temps un envoyé a* roi de Saxe à Prague, pturexiger de lui'cp'il rentrai dans sa capitale q| le mepacer de traiter la Saxe comme un pajrs, conquis , s'il s*y refusait, si Tergau ne lui était livrée et si toutes ses troupes ne Tenaient se joindre à «on armée. Le roi n avait d'ailleurs que deux heures pour réfléchir. Alors la crainte des me-* nàces deVempereur quî occupait àéjà la plus grande partie Kàe «es £taj^, l'emporta sur toute autre considération. Le roi n'osant* plus faire une alliance w avec 1'AutrkJpe, comme 41 le désirait, se rendit <à Dresde , le 12 mai. Napoléon fit ittie entrée magnifique, et quartd il arriva aqx portes de la ville, où le conseil municipal l'attendait, il leur dit en montrant le roi qui marchait à côté de lui : « Voilà votre sauveur ; car si votre roi ne s'était pas montré allié fidèle, j'aurais traité la Saxe comme une conquête; désormais mes anAées ne feront que là traverser et la protégeront conlre tous ses jennemis. » La veille, le 11, l'armée française avait passé l'Elbe sur un pont qu'on avait rétabli à la hâte. Pendant sept heures Napoléon s'y tint assis sur un banO et fit défiler devant lui toute son armée, Français, Italiens et même Allemands ; c'était pour lui le spectacle le plus agréable. Il voulait attaque* une deuxième fois l'armée des alliés qui occupait un#fôrte position

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à Baetzen etHocbKrch. Alors il fit partir le maréchal Ney et le général Laurisfem de Boyer*weE£e pour tourner l'ennemi par le flâne droit/ Celui-ci qui 4an aperçut détteha quelques bataillons «dos les #rdre» dTorb et de Barklai de Tolly > qui s'avan* tèrvot jWqj^k Kœnigswerthef Ils surprirent une di* fjfikm italienne | la mire** en fujte et s'emparèrent 4* leurs canon* et de leurs provisions de guerre. Mai*» eemme le reste de l'année arrivait, n'étant plut «I force* Us forent obligés de se replier sur le corps «Tannée principal.

Le jour suivant) 20 mai , Napoléon passa* la Sprée après un sanglant combat sur Jes montagnes de^fcwrg et pris de Bautzenoù tl perdit Jraaicoup dtfteontte, et tes alliés se retirèrent fur leur quartier principal} Gteine, Kieckwfez et jusqu'aux montagnes. Les fo^es formaient les deux ailes et les Pfussiens étaient an centre conduits par Bluoher. Bien que le monvo W0n| de Ney leur eut fait perdre l'avantage de ta* pétition» Us ne voulurent cependant pas se retirer sans combattre* Les plans de Napoléon étaient de fyire attaquer l'aile gauche des alliés par les mare*chaux Oudinot et M acdonald, pour attirer de ce eèùé tonte leur attention { tandis que le maréchal Ney exécuterait l'ordre qu'il avait d'envelopper l'aile droite* Le 21 mai* il était à cheval de grand matin, ayant le leyer du spkil t et il fit donner le signal de la bataille par l'attaque de l'aile gauche des Russes cQmtiagdas py Je prince de Wurtenribsrg et logé-* mvil MAllora^wjlscl?» On cpmbattit aveciofaalenr!

le feu de l'artillerie et de la mousqueterie fut très vif auprès d'une petite montagne boueuse, d'où 1m Ru8ses# qui étaient maîtresse hauteurs fort avantageuses, ne purent être débusqués. Ce ne fut que feu? le midi qu'eut lieu l'attaque principale ; pefrce que Napoléon attendait que le maréchal Ney «ut pris lb position qu'il lui avait indiquée. Celui-ci s'était an effet porté en avant avee le plus grand courage % Mvait refoulé le général russe Barklai de Tolly et conquis h| hauteur du moulin de Gleinaetle village de PreitiU.Le moment était critique, car Preititz était presque au dos •de l'anbée des alliés ; mais Blucher se hâta d'envoyer le général Kleist au secobrs et le village fut repris. Alors Napoléon s'aperçut qu'il ne suffisait pas d'attaquer de pareils hommes par le point le plus faible ; il fallut faire avancer au éecoursd* nouvelles entonnes de troupe* qu'il avait tenues juaque là eu réserve. A leur tête il plaça son meilleur génépi, le mué* ehal Soult, qu'il avait fait venir d'ffcpagJM» ; et teodi* que les Prussiens avaient dégarni leur ceatirç pour attaquer le viUag* , So»U s* précipita syc eqp & accula leur infeetene au# lte Uautçur* de KraclwiiSj qui étaient le point principal de leurs pppitktiis» Eu mène témpi Napoléon, comm§6 Lut^eft, fi* arriver un grand nombre de bouché» d'artillerie *uv un même point, qui firent un feu terrible, Il y eut beaucoup de sang répandu au pied de ces hauteurs; enfin les Français les emportèrent à la baïonnette. Alors les généraux des alliés furent obligés de songer à la retraite ; et elle se fit dans le plus bel ordre , à trois

tftft sBPTikira époque, 4946*— 1 858.

heures après midi , sans perdre ni drapeaux, ni canons et très peu de prisonniers ; car les Français ne purent même pas se mettre à leur poursuite (*). Napoléon était dans le moment sur une hauteur prés de Niecferkuyna, monté sur un tambour de ses garde» pour observer les mouvements; aussitôt il se hâta de porter ses troupes en avant ; mais la cavalefie légère des Russes et des Prussiens qui couvrait la retraite, fit la plus belle contenance , et il lui fallut se contenter d'être maître du champ de bataille.

Suspension d'armes, depuis le 4 juin jusqu'au 17 août. v

L'armée des alliés se retira en Silésie et Napoléon se mit à sa poursuite avec chaleur, liais toutes les fois que les Français s'approchaient un peu trop ; ils avaient à soutenir un combat sanglant contre l'arrière-garde. Napoléon, mécontent de ce que ses généraux ne faisaient que si peu dt capturés sur une armée en retraite , voulut se charger lui-même de la poursuite et attaqua Farrière-garde , le 32 mai au soir, à Beichenbach. Mais sa cavalerie fut promptement repoussée et un boulet vint écraser à côté de lui les généraux Kirgener, Labruyère elle maréchal

(*) Comme à Lutzen , faute de cavalerie ; il est à remarquer que dans cette campagne et les suivantes les Français eurent beaucoup à souffrir du défaut de cette espèce d'armes* N. T.

* «rt&A&HK bi 1815. £68

Dùroc , spii plus intime ami. Napoléon sentit d'aBJfent plus vivement c§tte perte qu'il avait eu pett d'amis Ans sa vie; c'était peut»étre le seul: qui put lui parler librement , parce qu'il avait été son catnft* rade d'enfance.

Le 26 mai, Blucher donna ordre à Ziethen d'attendre les Français avec sa cavalerie auprès de Haynau; et au signal donné , quand le feu parut au moulin de Tteudmannsdorf, il sortit de derrière ses hauteurs à la tête de trois mille hommes, enfonça les carrés français en poussant de grands hourras, les dissipa et fit trois cents prisonniers. Mais Dolfe, qui commandait cette attaque, succomba glorieusement au milieu des ennemis. -

Napoléon vit bien que l'ennemi n'était point encore accablé ; il demanda une suspension d'armes , et comme les alliés y étaient assez disposés, elle fut signée le 8 juin, pour six semaines. Les Français abandonnèrent Breslau qu'ils étaient sur le point de prendre, et ne retinrent qu'une partie de lalïilésie; jnais ils possédaient Hambourg, qu'ils durent à de fâcheuses circonstances.

Dés le commencement de mai, lorsque Napoléon entra en campagne, le maréchal Davoust était parti avee quatorze mille hommes pour faire le siège de Hambourg, qui n'avait qu'une faible garnison commandée par le général Teltenbourg. Qq^lque enthousiasmés que fussent les habitants pour la liberté, ill avaient besoin cependant d'nne plus forte garnison; ils avaient compté sur l'assistance des Danois qui se

tenaient à Àltonar«ét même sur celle de? Suédofe, qae leur prince héritier était rassemblés en Potn* renie et dans le Mfecklehftourg. Mais Uè Suédois ambitionnaient la Norwège t- et en «raient même obtenu la possession de r Angleterre et dé la Russie peur prit de leurs eervioee 5 alors les Danois, ne voulant pas perdre la moitié dé leur territoire * passèrent du côté dès Français et leur livrèrent la ▼Ule, IedO mai* le jour même qu'ils y étaient entré** Napoléon, irrité par sa longue résistante, exige* d'elle une très forte contribution»

; Cependant il y eut de part et d aetre quelques démarches pour la paix, un congrès fut ntéme rea-» semblé à Prague, et F empereur François fut agréé oasnme médiateur par les trois puiseamw bellfgératttea; mais Napoléon ne voulait rien abandonner de sas conquêtes. Ainsi, bien que larrowtice eut été prolongé jusqu'au 17 août, il n'y eut au je un résultat peur la paix ; mais des deux côtés on faisait de grande préparatifs et Ton rassemblait de nouvelles troupes, Napoléon attendait impatiemment) à Dr*)*de»l% déclaration de l'Autriche; ear il espérait toujours» yar sep menées, Tempéeher <& se prononcer contre *iai$ mais elle était gagnée par l'envoyé secret de* «Uié?, le général Seliarnhorst, quirsous prétexte de faire soigner une grave blessure qu'il avait reçue à Lutten, étaiWenu se fixer à Prague. Ce brave gueiv tifer* ausea habile politique que général f remplit Jteureusement sa mission et mourut avant la reprise des hostilités, Enfin , le 15 août, lVnvoyti français

on**»» tm 1815» VSi

au congrès, le oonite de Narbonne, arriva dé Prague} et comme le moment était important* Napoléon voulut l'entretenir aussitôt avec son ministre Maret* Us se promenaient tous trois à grands pas sur h gazon, dans le jardin du palais M arkolini où résidait l'empereur; de temps en temps ils s'arrêtaient et semblaient réfléchir sérieusement , puis ils reprenaient tout d'un coup lepr marché. Napoléon rftait tm milieu des deux autres, les mains croisé» derrière la dos; toute sa suite les observait 4$ loin et tenait aéa yeux fixés avec eflrof sur son souverain, dont ki lèvres allaient prononcer sur le àeot de tant demiW liers d'homme^. Tout d'uft coup Napoléon s'arrêta©* fit un mouvement ayeç la main qui montrait quU rejetait toutes les propositions de pais» La guerre î cria-l-on de tous côtés, et c$ bruit se répandit dd bouche en bouche. Napolépn, les yeux encore Itiii* eelants* traversa la salje des maréchaux, moeW en voiture et partit pour la Silésie , par Bautzea et Gœrlitz. *• 5

Reprise des hostilités.

Les alliés avaient recruté tant de moudç pçQçUi?4 l'armistice, qu'ils étaient devenus supérieurs aux Français; car les Autrichiens, en se réunissant à eu*, leur avaient donné tout d'un coup deux cent piUta hommes. Mais comme cette grande multitude se

t*6 SEPTIÈME époqbb. 4648—1858.

trouva placée de différents côtes , ils furent obligés de 0e tenir sur un grand cercle pour marcher contre lesFrançais^ tandis que Napoléon, qui se tenait au centre du cercle, pouvait arriver tantôt sur un point, tantôt sur tin autre* et frapper un grand coup avec la même troupe» Qr, voici la position des armées :

4. Le prince royal de Suède, BeraacTbtte, gui amenait aw lui vîngt-quatfe mille hommes, eut le cbmmandement de toute l'armée du nord, et fut chargé dé défendre Berlin et la marche de Brandeboutg, avec cent vingt-ciftq initie hommes; car il avait sons ses ordres, outre ses propres troupes, les divisions prussiennes Bulow et Tauenzien; les divisions rosses de Winzingerode et de Wallmoden. Ce dernier général fut chargé, avec vingt-cinq mille hommes, composés de Tusses, Anglais, Hanovriens, Mecklenbourgeoîs , avec la légion russe- allemande et les troupes de Lutzow , de foire tête au maréchal Datoufit et aux Danois, sur les frontières du Mecklenbourg.

2* JHucher avait le commandement de l'armée deSilésie, forte de quatre-vingt-quinze mille hommes j il avait avec lui le général York , à la tête de la première division prussienne , et les divisions russes commandées jtar les généraux Sachen , Langera» et Saint-Priest. Mais le premier général de son corps d'armée était Gneisenau* qui mérita de pli» en plus la grande réputation qu'il obtint dans Farinée.

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