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l'armée turque» quoiqqe infiniment supérieure, Marchèrent en avant, délivrèrent le sol de l'ancienne Crécelle Péloponèse et une partie de la Grèce mitoyenne ; ils soutinrent si bien, surtout sur mer, léot* réputation d'audace et d'adresse, qu'une terreur panique saisissait l'ennemi partout où paraissaient leurs brûlots. Us firent donc, en 1823, le pas décisif, ils se déclarèrent états unis indépendants et se donnèrent ude constitution qui devait apporter l'unité dans de pays divisé en tant de peuplades.
Bientôt cependant de terribles défaites montrèrent que ce peuple > déshonoré par presque quatre sièeto d'oppression, n'a*aifrpu reprendre tout d'un coup Mt esprit de vertu, d'unité et de dévouaient, qui a*4 p*)t rendre digne de la liberté. Dess luttes de partis déchirèrent ce peuple à demi libre, dès que le danger qui lés menaçait au dehors leur eut donné&emletnent un peu de calme. Aussi quand on vit ttHe armé* égyptienne, commandée par Ibrahim pàcha, fib du * vice-roi, aborber en 1635 àModon, en Mené*» assiéger Navarin et le prendre, s avancer dan» la Péloponèse et conquérir enfin tout le pays; quand on vit Ibrahim réuni à Reschid pacha, s'emparer dt Aitssohmghi* quoique vaillamment défendu* et bien* tôt après, Athènes tomber entre leurs mains; Comme les secours que les peuples chrétiens envoyaient m*$ ârecs, tant en volontaires qu'en argent, n'étaient pas suffisants pour sauver ce malheureux peuple dt sa ruine, alors presque toute» les espérances quW aimait à se faire sur cette contrée Turent détruites. *
*84 sEPTitan époçui. 164ft— 4838.
Dam ce danger, trois grandes puissances, la Russie, l'Angleterre et la Franee, se réunirent par le traite 4e Londres, du 6 juin 1827, pour mettre fin à cçtte luitesangbintedansTOrient ; ellesexigèrentdu sultan qu'il reconnût la Grèce comme un étatindépendant, qui seulement lui paierait un impôt détermine , et qu'ensuite le sang cessât d'y couler. Mais le fier sultan Befusa tonte condescendance. Ibrahim pacha continua 4e ravager le Péloponèse, malgré une suspension d'armes qu'il avait conclue avec les amiraux des flottes réunies. Alors ceux-ci crurent devoir recourir à la forée pour arrêter ces dévastations. Le 20 octobre 4827, les flottes réunies illirent donc à la voile (peur le port de Navarin (c'était l'ancienne Pylos, cornue dam la guerre du Péloponèse); elles avaient ¥Îngt*stx vaisseaux de guerre, avec mille trois cent vingt-quatre canons, sous les ^ordres des amiraux, Codrington pour les Anglais, de Rigny pour les Français, et le comte Heyden pour les Russes. Daoele port était la flotte turco-égyptiennè, de vingtdeux gros vaisseaux et cinquante-sept petits, qui poren tout deux mille deux cent quarante canons, compter ceux des batteries de Navarin et de 111e de Sphakterie. Les Turcs, dans leur haine contre toute la chrétienté, tirèrent les premiers, quoique l'amiral anglais, Codrington, eut etayoyé un parlementaire au vaisseau amiral ennemi ; ils tuèfertt même plusieurs hommes sur ]% flotte alliée. Alors Codrington donna le signal de la bataille, et malgré la supériorité de l'ennemi, en artillerie et en