RÉVOLTE DES GRECS
hommes, en quelques heures toute la flotte turque fut abîmée de fond en comble , brûlée , sautée en l'air ou toute dispersée, Acepté vingt corvettes ou bricks. "
■ Toute l'Europe fût dans la joie de voir la mair? vengeresse de la justice punir ces barbares de tant de cruautés qu'ils avaient commises. On comparas cette bataille mémorable à celle de Lépante, livrée par Don Juan d'Autriche, en 1571 , où l'orgueil turc reçut encore la juste punition de sesHatrockés; mais alors bien des gens, surtout les hommes poli tiques* d'Angleterre, en calculèrent avecf plus de sang -froid les suites importantes. Car si les Turcs étaient trop affaiblis , si par hasard ils étaient réduits à n'être plus au rang des puissances européennes, et si la Russie augmentait considérablement de ce côté sa puissance déjà effroyable , alors l'Europe leur paraissait menacée ; d'autant plus que, conformément au système d'équilibre européen , et il paraît assez fondé sur la. nature des choses, Von croit; généralement quel'agrandissement^iémesurée d'une" des puissances menace l'indépendance des autres. * En effet, le 26 avril 1828, Tempère»- Nicolas 'dé*; clara seul la guerre à la Turquie , entra en Moldavie et Valachie, conquit les pkccs fortes de Braïla, * Isabtscha et plusieurs autres , marcha vers les montagnes du Balkan et la forteresse de Schumla; et il semblait qu'il allait franchir avec son armée cette . dernière barrière, qui défendait les principales pro»* vinces de l'empire turc et qu'aucune armée russe
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n'avait encore dépassée, pour envahir aussitôt lei province» et marcher jusqu'à Coostantinople. Mai» cette attente était prématurée; les Tuns opposèrent une résistance opiniâtre, la nature s'unit à eux, tt la di#e*te, la fetigMé , la maladie firent périr des QftiUiei* de soldats dans l'armée russe. Ses ph» grands effo^n aboutirent iqn'à la prise 4e Varna fur la WFrFfatfe^t elle fut obligée d'abandonner lestas d* Çhuwla et SUistria, Encore ce fnt heureux pour «Ueque, l'hiver arrivant, les Turcs aient eu besoin 4'uo* suspension d'araes^u? faire de nouvsHei fcféos par tout leur grand empire.
Pendant ee temps* là, dans Tannée 1628, il y. «nt *A Grèce de grands et d'importante changements. Lt paya, en choisissant pour président de la nouvelle si* Ijancele oonaeiUer^d'état russe Capo-d'Istiw, avait pris tm homme qui sut vaincre les dissensions in^fimm* H commander, qui sous la protection dp fVHHWUces alliées rétablit l'ordre et la paix etpo&Ue* prH^ipw 4 une législation pleine de vigueur poar oejwo#étot. Ab^paiwdasawfont, le roi deFram* Çhwle* Xf Itanide l'humanité, avait fttt p4rti* pour ta Mpféegme armée sous les ordres du mai* ch^i MâisoA, afin de délivrer complètement ee peto* central des états grecade toutes les attaques d'Ibrahim, L'insolent barbare n'osa pas faire résistance à une pareille trméa, il aima mieux abandonner U f*y&*t monter avec son armée sur la flotte anglaise quU d'après to traité fait entre eux, devait les débaram ** Éf tf>t«. Àîari le pays futettifeeltientdtf-
RÉV01ÏE DES 4*W*« Wï.
vrë et le petit nombre de places qui tenait e*àerè pour les Turcs, fut obligé de se rendre. .
Les Grecs à l'abri dans la presqu'île contre lenisi ennemis , prirent même de fprtea positions danà quelques contrées de la Grèce centrale; et le préN» dent» letomte Capo-d*I$trias , put enfin commence» l'œuvre de la restauration de l'ordre intérieur 4m» ce pays si bouleversé. ,
La guerre des Buste* contre les Titra prit, en 1829, une tournure tout -à-fait favorable pour eui. Le général Diebitsch, après avoir battu h &màr visir à Schumk et s'être emparé de remportante et forte place de Silistria, pasa» audaeieusement W Kamtschik et le Balkan qu'aucune armée russe nfa* Tait encore pu passer. Il ne s'arrêta que dues 1*1 vastes et fertiles pleines delà Homélie; et la deuxième ville de l'empire, Andrinople, lui ouvrit ses portée? le 20 août, sans qu'on eût la peine de tirer lépée, E* Asie, le second général russe, le célèbre eot&te Paskewitsch avec des forces fort modioares , avait renversé tout ce qui s'était apposé à lui, OUvait prie le 6 juin la plus importante place de la Ttfrpmt d'Asie > Erzerum, peuplée de cent miltr habitât Le sort de la Turquie était désormais entre \w mtàm de l'empereur Nicolas et toute l'Europe avait lit jf ux fixés sur lui attendant sa décision, moitié datUfe l'espérance, moitié dans la crainte, Cer bien que et liât un gain pour les progrès de l'humanité en fin*, Pipe/ que cette terre elewiq^ qui <Mjk une &* eveit^é m grande partie le «ége 4e le pte* beaftr
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civilisation fut tout-à-foit délivrée des liens d'une si sauvage domination ; cependant d'un autre côté, il fellaitconsidérerqù'elle allait donner lieu àde grands désordres, à une lotte sanglante entre les principales puissances de l'Europe. Car les autres états n 'auraient pu, voir avec indifférence un pareil agrandissement de la Russie qui allait s'arroger ainsi la souveraineté de la Méditerranée.
L'empereur Nicolas conserva cependant l'esprit de modération et de paix qu'il avait manifesté au commencement de la guerre. Il conclut , le 1& septembre 1829, à Àndrinopie, une paix vraiment généreuse, d'après laquelle les Turcs s'engagèrent à remplir un traité antérieur au sujet de la Moldavie et la Vataehie, à payqr les frais de la guerre , à livrer quelques placesfortes sur les frontières de l'Asie et, ce qui est plus important, à laisser libre le passage des Dardanelles.
Mais le chancelant empire turc, à peine échappéde ee danger où il ne devait la vie qu'à la générosité de son vieil et implacable ennemi, fut bientôt ébranlé par de nouveaux dangers à l'intérieur même. De graVes révoltes éclatèrent dans plusieurs provinces, et à peine étaient-elles apaisées, que son plus puissant vassal, le vice-roi d'Egypte, Mehemet-Ali, envoya son Bis Ibrahim, en 1832, faire la conquête de là Syrie avec les vieilles troupes qui avaient fait la guerre contre les Grecs , profitant du moment où l'empire épuisé n'était capable ^Taucun effort. Ibrahim con- <pÊÙ sur la frontière, après une opiniâtre résistance.