LIV. IX, CHAP, IIL
qu*on ne parle qu*une fois d'Alphéide, la plus jeune femme, lorsque Pippin la rend mère: die disparaît aussitôt de Thistoire, soit qu^eUe fût morte de bonne heure, soit qu'elle fût laissée de côté oomme la moins importante; il est certain enfin qu'on no trouve aucune trace que Pippin ait rien fait pour les fils que lui avait donnés Alpbéide, soit que leur jeunesse les fit considérer encore comme incapables d'une grande administration, soit que Pippin, par égard pour la compagne de sa jeunesse et pour son fils Grimoald, ne voulût pas les placer dans une positionna ils eussent pu faire concevoir des inquiétudes et où peut-être ils auraient été exposés à des dangers.
Pippin tomba malade Tan 714 ; il se trouvait dans la terre de Jopil sur la Meuse, non loin de nerstall et de Liège. La maladie devint dangereuse , el par conséquent on vit approcher le moment où la dissolution des relations devait avoir lieu. Son fils Grimoald, maire du palais en Neustrie, s'empressa d'accourir. Sans doute son intention était , en cas de mort, de prendre aussitôt la place du déAmt, de tenir les Austrasiens réunis et d'assurer à sa maison la dignité princière indépendante que Pippin y avait fait entrer; mais Grimoald, en allant prier dans l'église du saint martyr Landbert & Liège, fut assassiné. Le meurtrier est appelé Rantgar par tous les écrivains; tous lui donnent les épi* thèlesde scélérat et de païen; mais personne ne dit qui il était, quel motif le décida & ce crime et quelles étaient ses vues. Un auteur touterois l'appelle un Frison païen , et un autre, SiegberldeGemblours, qui vivait, il est vrai, quatre siècles après l'événement, le désigne comme un satellite de Ratbod, duc des Frisons. Il n'est pas facile de déterminer la valeur de cette assertion. Il est vrai que Ratbod était un ennemi public de Pippin et de sa maison, et que dans les intérêts de la liberté, de l'indépendance et delà foi de ses aïeux, il pouvait désirer la ruine de cette maison qui protégeait les prêtres chrétiens et qui avait donné à l'Austrasie une telle puissance que la résistance des Frisons devenait toujours plus incertaine ; mais Grimoald avait aussi épousé la fille de Ratbod : vraisemblablement cette fille, nommée Theutsinda, fut arrachée au duc dans des vues suspectes, et probablement elle avait été détournée de la foi nationale et gagnée à la foi chrétienne. On ne connaît rien du sort qu'elle éprouva pendant ce
mariage; mais elle n'eut pas d'enfans. Il peut s'être présenté aussi plusieurs circonstances qu'on ne signale pas ; il est même incertain si, à l'époque où nous sommes arrivés, la fille de Ratbod vivait encore ou non ; et il serait possible queRatbod, blessé comme hommeet comme prince dans ses affections les plus sacrées, eût trouvé un homme pour l'exécution de ce meurtre. Cependant l'atrocité de l'assassinat est si complètement étrangère au caractère, à la fidélité, aux mœurs des Teutschs qu'on ne peut sans preuves en faire peser l'accusation sur personne. En tout cas le meurtre de Grimoald fut le signal qui fit éclater la jalousie et la haine contre la famille de Pippin.
Pippin, vieux et malade, fut abattu par ce malheur soudain. Dans sa douleur, il ordonna que le fils du prince assassiné, Theudoald, bien qu'il fût né d'une concubine, conservât la dignité et la puissance qui avaient été destinées à son père et que Pippin lui-même avait exercées; et afin de pouvoir exécuter d'autant plus sûrement cet ordre du mourant, sa femme Plectrude fil mettre en prison les fils d' Alpbéide sa rivale, Karl et Hildebrand, qui, s'ils s'étaient montrés publia quement au moment décisif, auraient pu facilement ruiner les prétentions de son petit-fils; car les fils de Pippin , issus d'un mariage légitime, auraient sans doute obtenu aux yeux des Franks la préférence sur un petit -fils dont la mère n'avait été qu'une concubine, et Karl était un jeune homme habile, plein de génie et d'activité, digne de son père et de ses aïeux. Mais la prévoyance de Plectrude ne réussit pas longtemps devant la marche des événemens. Pippin mourut à la fin de Tannée 7H, et à peine la nouvelle de sa mort eut-elle retenti que la colère des Neustriens longtemps contenue éclata. Ils crurent que le moment était venu de venger leur ancienne honte et de ramener les Austrasiens à la dépendance dans laquelle ils s'étaient trouvés Jadis ; ils se réunirent donc et élurent un nouveau maire du palais, Raginfried, qui dut à leur tête défendre leurs droits. Alors commença une grande persécution contre les partisans de la famille de Pippin en Neustrie; en même temps ils surmontèrent, pressés comme ils l'étaient par les choses du monde, la répugnance que comme chrétiens ils ressentaient pour tout ce qui était
païen, Ils firent alliance avec Ratbod^ prince
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HISTOIBE DU I^EUPLE ALLEMAND.
des Frisons et le provoquèrent à attaquer en fianc les Austrasicns, tandis qu'eux-mêmes les attaqueraient de front*, et Ratbod, qui pouvait tout aussi peu oublier la perte de la Frise occidentale que mépriser le danger qui menaçait les usages sacrés de la patrie , accepta les pro« positions des Neustriens. Certainement ils ne négligèrent pas non plus de faire des tentatives auprès des autres peuples teutschs^ des Souabes, des Bavarois, des Thuringiens \ mais il était impossible aux rois ou aux princes de ces peuples d'écouter les propositions des Franks. Ils avaient reconnu Jadis la suzeraineté de Tempire des Franks, et ceux-ci les considéraient encore comme faisant partie de l'empire *, mais dans le fait ils étaient dans une position indépendante et résolus à conserver leur liberté. Les Franks et les princes des peuples teutschs ne purent donc en venir & aucune alliance : les premiers ne pouvaient renoncer à leur souveraineté sur les peuples teutschs; les seconds ne pouvaient passer condamnation sur leur indépendance. Du moins il est certain que les peuples teutschs et leurs princes ne prirent point part aux événemens confus qui suivent immédiatement *, et cette négligence, qui évidemment pouvait tourner à leur désavantage, ne peut èlreexpliquéequede la manière indiquée. D'autre part, les Saxons ne firent pas faute contre les Austrasiens, car en eux aussi vivaient d'anciens souvenirs hostiles, et certainement ils avaient, comme les Frisons , des craintes pour leurs sentimens les plus sacrés, pour la liberté et pour la foi de leurs pères.
D'autre part, on n'était pas inactif non plus en Austrasie ; les vassaux de Pippin accoururent en Neustrie avec le Jeune Theudoald pour s'opposer au mouvement de ce pays, pour déjouer les projets des Neustriens et rétablir les choses dans leur ancien état. Mais dans la forêt cottienne, voisine de Compiègne, Tarmée des Neustriens se tenait prête au combat; la bataille eut lieu. Les Austrasiens n'étaient pas convenablement commandés; ils essuyèrent une grande défaite, et Theudoald, précipité bientôt du fatte de ses plus belles espérances, chercha son salut dans la fuite et trouva bientôt après la mort. Les Neustriens poursuivirent l'ennemi fugitif à travers la forêt des Ardennes, et tandis qu'ils pénétraient Jusqu'à la Meuse, Us ravagèrent le pays
des Austrasiens avec une •laspération portée Jusqu'à la fureur, parce qu'elle avait été longtemps contenue. Ratbod, prince des Frisons» entra aussi en mouvement et se Jeta dans la Frise occidentale, qui avait été arrachée à son peuple et à sa foi par Pippin.
Dans cet état de choses eut lieu un événement qui mit de l'hésitation dans les mouvemens des Neustriens et qui fut trés^favorable aux Aus* trasiens, parce qu'il leur donna le temps de se reconnaître. Le roi Dagobert troisième de ce nom mourut dans l'année 715 ou au commen* cément de l'année 716. Aucun écrivain n'a Jugé convenable de dire de quelle nature fut sa mort, s'il mourut de maladie ou par violence, ou dans un combat; mais comme les deux Jeunes princes, Theudoald et le roi Dagobert, moururent presque en même temps , comme leur mort était évidemment avantageuse au fils de Pippin, à Karl, et comme les écrivains qui font mention de cette époque ont tous écrit en faveur de Karl, l'homme de la fortune et des grands exploits, ou que du moins ils n'ont pas osé écrire contre lui, ce fait extraordinaire fait naître assurément des doutes dans l'âme de l'homme qui pense. Karl lui-même peut être innocent. Comment aussi, sous la garde de sa belle-mère, eût-il pu faire quelque chose de bon, de mauvais? Mais ceux d'entre les Franks qui tenaient & lui ou & sa maison peuvent n'avoir vu d'issue à cette confusion uni* verselle que s'il prenait la place de son père, et s'il réunissait les Austrasiens et les conduisait au combat et à la victoire. Il se peut que cette génération grossière n'ait pas été trèsnlifficile dans le choix des moyens pour atteindre un td but; en tous cas, Karl obtint sa liberté. D'après la marche des choses humaines, on devait bien s'attendre que Plectrude, calculant son propre danger et l'extrémité des Austrasiens, lui aurait donné elle-même celte liberté si son petit-fils Theudoald était mort naturellement, car la mort de celui-ci détruisait tout motif de Jalousie contre le fils de son époux ; mais il ne paraît pas que la belle -mère de Karl lut ait ouvert sa prison , car les écrivains parlent en général de sa délivrance d'une manière mystérieuse : ce fut avec l'aide de Dieu, disent* ils, que Karl fut mis en liberté , et aucun d'eux n'a jugé à propos d'indiquer aucun des moyens par lesquels ce but fût atteint. Plectrude toutefois resta en possession , de la ville de
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Cologne ; elle eut toujours un parti, et son inimitié contre Karl ne ft]t pas moindre qu'auparavant. Mais ce Jeune prince est salué au moment de son entrée en scène de la manière suivante par Thistorien le plus dévoué à sa maison : « De même que le soleil chasse de fout rtiorizon la nuit par ses rayons ëclatans, de même Karl , le plus digne héritier de Pippin , brilla comme le plus puissant défenseur aux yeux des peuples épuisés et qui désespéraient presque de leur salut. Lorsqu'il parut publiquement devant toute la multitude, il fut reçu avec des acclamations aussi joyeuses que si leur souverain Pippin était revenu & la vie pour les consoler. »
La première apparition du jeune prince répondit aux grandes espérances qu'on semble avoir conçues de lui , et toute sa vie ultérieure Justifia ou dépassa même les espérances les plus audacieuses. S'il monta sur le théâtre de la vie précisément & un moment convenable pour at^ tirer à lui les âmes des hommes et prendre , avec l'assentiment général, sa position sur les hauteurs de la vie, il sut aussi choisir continuellement le moment et le lieu favorables pour atteindre son but; et si même son génie ne fut pas assez fort pour renverser du premier choc ce qui s'opposait à lui sur sa route, il fut du moins assez riche pour découvrir toujours les moyens nécessaires à l'éloignement do tout obstacle. Il triompha de tout parce qu'il sut persévérer, et il atteignit son but parce qu'il ne le perdit Jamais de vue et ne s'abandonna Jamais lui-même. Il fournit donc heureusement sa carrière et exécuta de grandes et glorieuses actions, non-seulement pour la magnificence de sa famille, non-seulement pour l'unité de l'empire des Franks , mais aussi pour toute la nationalité germanique, pour le génie, pour la civilisation européenne et pour la foi chrétienne.
La position de Karl cependant était singulièrement difficile. Il put bien aussitôt se concilier un parti puissant en Auslrasie; mais les portes de Cologne furent fermées derrière lui. Ratbod s'avança avec ses forts et orgueilleux Frisons , et les Neustriens ne purent être retenus longtemps par la confusion où ils avaient été Jetés par la mort de leur roi. Dans ces circonstances, Karl jugea convenable de conduire d'abord contre le duc des Frisons les troupes qui s'étaient rangées de son cété ^
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soit qu'il eût l'espérance de se mettre en sûreté contre cet ennemi en agissant avec rapidité , soit qu'il crût possible de donner le change aux Neustriens , car une tentative sur Cologne même pouvait lui sembler dangereuse. Il y eut une bataille entre Karl et Ratbod ; personne cependant ne dit où elle fut livrée. KUe fut meurtrière *, mais la victoire resta indécise ou se déclara pour Ratbod. Alors Karl, soit qu'il eût perdu la bataille , soit qu'antérieurement déJA il eût eu un autre plan, recula comme un fugitif, passa devant Cologne en remontant le Rhin et attendit une autre occasion pour donner une autre direction à la marche des choses.
Pendant ce temps en effet, les Neustriens avaient mis un autre roi à leur tête. Dagobert, bien qu'il fût arrivé à peine à la jeunesse, doit cependant avoir laissé un fils, Théoderich) mais celui-ci, à cause de son bas âge, ne parut pas être un roi convenable pour les Franks Neustriens dans un temps si difll* cile. Ils élevèrent donc sur le trône un homme qui s'appelait Chilpérich et qui était le second du nom. L'histoire de cette époque est si pauvre et si confuse qu'il est difficile de dire avec cer^ titude qui était ce Chilpérich et de qui il était né. Les écrivains australiens donnent à en<* tendre qu'il n'appartenait nullement à la fa«« mille mérovingienne, car ils disent que let Franks élevèrent â l'empire et appelèrent Chilpérich un certain moine, Daniel, après que ses cheveux eurent poussé comme ceux de» rois. Assurément alors personne ne porta plus les armes pour la maison royale. La lutte entre les Franks Neustriens ou Saliens et let Franks Austrasiens ou Ripuaires prit un ca^ raclère national et eut pour but de décider si la domination appartiendrait désormais aux Romains ou aux Germaniques; la haine même des Neustriens contre la maison de Pippin ne s'adressait pas aux personnes , mais â la nation : elle ne se dirigea contre les personnes dô cette famille que parce que celles-ci s'étaient placées à la tête de la nation. Il serait donc bien possible que Raginfried, maire du palais de Neustrie , et les vassaux de ce pays aient élevé un faux Mérovingien â défaut d'un vérî« table pour marcher contre la famille de Pippin et les vassaux d'Austrasie , avec l'apparence d'un ancien droit , et qu'ils aient ainsi fondé des droits nouveaux ] mais il est dilBcile pour?
tant de croire que les Neuslriens aient osé, en présence des Austrasiens, faire un semblable mensonge, puisque les Auslrasicns étaient mieux informés qu'eux-mêmes de la situation de la maison royale après l'administration de Pippin, quiavaitdurc vingt-scptans. Ilesldiflicile de croire que les Ncustriens aient conservé leur fidélité pendant cinq ans à un fantôme de roi, ou que du moins ils lui aient laissé pendant cinq ans, dans le bonheur comme dans le malheur, le titre de roi. Il n'est pas moins difficile de croire que le yictorieux duc Karl , fils do Pippin , Teût reconnu comme roi s'il n'avait pas été un véritable Mérovingien , et il est certain que Chilpérich lui-même, dans des diplômes qui existent encore, prend la qualification de fils de Childérich *, mais il le fait avec une apparence de crainte, peut-être parce qu'il savait que son origine était mise en doute en Austrasie. S'il fut réellement fils de Childérich II, il devait être âgé au moins de quarantedeux ou quarante-trois ans , car ce temps s'était écoulé depuis le meurtre de ce malheureux roi. Quoi qu'il en soit, le nouveau roi Chilpérich était homme par les années, et bien que l'ancien génie héroïque des premiers Mérovingiens ne se fût paséveilléen lui,ilétait pourtant aussi resté éloigné de la faiblesse du dernier membre de cette famille : les murs d'un cloître avaient repoussé de lui ce génie et l'avaient cependant mis à l'abri delà violence , del'ambition etde la cupidité par lesquelles les Mérovingiens avaient péri physiquement ou moralement.
De quelque manière que les choses se soient passées , dans le même temps où Karl se retira devant le duc des Frisons, une armée neustricnne , ayant à sa tête le nouveau roi Chilpérich et le maire du palais Raginfricd, marcha contre Cologne à travers la forêt des Ardennes, tandis que Ratbod faisait également remonter le Rhin à ses Frisons contre cette ville. L'armée chrétienne des Franks se réunit devant les murs de Cologne à l'année païenne des Frisons; mais cette réunion, qui répugnait aux senlimens les plus sacrés des deux partis , semble n'avoir pas peu contribué au mauvais succès de toute l'entreprise. De même que jadis les Franks firent avec horreur leur association avec les Saxons païens contre les Thuringiens , de même les Neuslriens doivent avoir été frappés de crainte alors par l9 haute taille de ces frisons , qui n'étaient
pas entrés en campagne pour défendre une cause étrangère, mais qui couraientau combat pour leur pays, pour leur liberté et pour leur croyance. Et si Cologne était conquise par les armes des ennemis réunis, qui devait posséder cette ville antique et célèbre ? Dans le cas où d'ailleurs on se serait en tendu au sujetdu butin, qui devait en rester le maîtrePIl était impossible que les Franks permissent à un ennemi païea d'établir un pied ferme sur la rive gauche du Rhin , et ils le pouvaient d'autant moins que les Saxons , frères et alliés des Frisons , excités sans doute par leur ancienne haine et par les artifices de Ratbod contre les Franks, s'étaieot mis en mouvement pour attaquer les Hessois , voisins des anciens Catles , qui sans doute continuaient à être en alliance avec les Austrasiens et étaient regardés comme faisant partie de l'empire des Franks. Mais si l' Austrasie avait été soumise aux Neustriens , les Frisons n^auraient fait que changer d'ennemis, ils en auraient trouvé un plus fort au lieu d'un plus faible. L'alliance entre les Austrasiens et les Frisons était en conséquence contraire à la nature des choses humaines et ne pouvait durer -, elle avait été conclue sous l'empire des passions contre un ennemi commun, mais non pour une cause commune : l'ennemi dut disparaître devant la cause dès qu'on fut arrivé à agir en commun.
Une autre circonstance encore contribua à diviser les Neustriens et les Frisons et à mettre Cologne à l'abri d'une double attaque. En effet le duc Karl s'était retiré avec ses troupes dans la forêt des Ardennes, tandis que les Ncustriens se tenaient devant Cologne^ il s'était établi sur leurs derrières et avait intercepté la source de leur puissance. Par ce mouvement aussi audacieux que bien calculé, il força les Neustriens à lever le siège de Cologne pour rétablir la communication avec leur pays et avec leur capitale, cardans ces circonstances la ligue avec Ratbod était doublement dangereuse. Mais par le départ des Neustriens, Ratbod manqua aussi le but de son expédition ^ il se fit donc payer par Plectrude et par les partisans qu'elle avait à Cologne une somme d'argent et retourna chez lui sans renoncer toutefois à la Frise occidentale (4). Les Neustriens dans leur retraite rencontrèrent les troupes de Karl et se virent forcés de s'ouyrir une route Tépée & la main. Upe l»l8fll«