LIV. IX
mes qui avaient consacré leur vio à Dieu et qui, pour cette raison, n'hésitèrent pas à quitter leur patrie pour soutenir dans le Teutschland rœuvre d'hommes supérieurs : elles ne man* quèrent ni à Thécla, ni à Chunitrude, dont rame ne songeait qu'à Dieu et aux choses diyioes, ni àLioba, niàWallpurga, qui imitèrent les frères de cette dernière, Willibald et Wun« nibald : elles ne manquèrent pas non plus à la tante maternelle de Lull, Chunihilt, et à sa fiilo Berathegit, qui se distinguèrent toutes deux par lears connaissances aussi bien que par la volonté et le talent de communiquer ces connaissances aux autres. Le Rhin, le Mein et le Danube ont été témoins de In pieuse influence de ces femmes , et les habilans des pays qui bordent ces fleuves ont appris au loin à reconnaître les heureux fruits de leurs efl'orls , car Chunibilt et sa fille furent établies en Thuringe comme institutrices religieuses ; Chuni* trude fut envoyéeen Bavière pour y répandre les seroences^ de la parole divine, Thécla resta sur le Mein et agit à Kitzingen cl h Ochsenfurt, et Lioba fut mise à la tète d'une multitude do Jeunes filles pieuses à Bischoftheim.