‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 135 sur 298 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

(1) En réalité il ne parât peut-être jamais devant le trône, parce qu'il évitait le voisinage du roi : mais il resta constamment dans une position inférieure au trône, par les fonctions dont il se contentait.

(2) Diêpositis prudenter omnihus in accidenté regni gubemaculit, ad orientalem Franciam, imperii sui sedet^revertitur, continuent les Annal. Mett. — Tous les écrivains appellent Nortbert quendam os suis. Le C%ron. Moissiacense porte, dans Pbrtz (I, p. 289) comme dans Bocjqost (II, p. 653) quondam de euis; c'est sans aucun doute une faute. — Du r«ste, Cologne n'est pas nommée; mais les événemens postérieurs désignent cette ville.

(3) Il est dit positivement (comme dans le Fbeob- CARii Chron.cont. part. Il) : mortuuM est autem Théodericus rex, regnavit autem annos septem decim. Et C'est là tout.

(4) Einbard ne fixe pas de temps, mais il dit : qua (gens) licet in illo (le dernier roi) finita possit videri, tamenjam dudumnulliue vigoris erat,M&\s les mots JAM DDDUM doivent assurément s'étendre jusqu'à cette époque.

(5) — custodiendum cum honore et veneratione, — Mamacca est, selon Mabillom, Maumagucs ou Mommarques, sur la rive gauche de TOisc, vers l'embouchure de l'Aisne, aux environs de Compîégne.

(6) Une trace de l'usage où étaient les personnes de la famille royale de se faire trainer par des bœufs se trouve dans Grbgor. Tub. (III, cap. 3C).

(7) P^iri illustres. C'est le titre que les rois mérovingien prennent dans leurs diplômes. Theudei^cus rex Francorum, virilluster. Ce titre fut également donné aux majores domus, môme par les rois.

(8) D'autre part il est 'question de Legationet Sab- RACBNORUM. Il est Vraisemblable qu'il n'est parlé de ces ambassades que pour terminer l'énumération avec éclat. Mais H n'est pas impossible que les Arabes aient envoyé des ambassadeurs en Austrasie. EnefDet,en renversant le royaume des Gothsjls se mirent en contact avec la domination des Franks dans la Gaule. Si donc ils supposaient que Pippin vivait en mauvaise inleiligencc avec le roi de Neuslrie, ils avaient certainement en lui un allié naturel. Et en politique, les Arabes ne manquaient pas de tact.

(0) C'est-à-dire par la puissance des Arabes ou Sarrasins dans les derniers temps de l'administration de Pippin.

(10) D'après le Fredegarii Chron, cont, (part. Il,

Mp. 100), Droevi dwiatum CampanêHiem aôeepit D'après les Gesta rêgwn Franeortm (cap. 4g), Drocui ducatum Campaniœ aceepit. Selon les Annal, Mett. au contraire (Pertz, I, p. 321) : Drogonem ducem posuit Burgundonium. Je croirais volontiers que les Annales ont ici raison. Carcomme Drogo, oo Drocus, éuit le fils aîné de Pippin, et comme il fit arriver son plus jeune fils Grimoald à la dignité de maire du palais en Neustrie , il n'est pas vraisemblable que Drogo n'ait été que duc de Champagne. Le mariage de Drogo semble appuyer aussi cette idée.

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