‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 14 sur 298 · LIV. VII · texte numérisé non relu

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que nous avons émises , et si ces détails ne ré- \êlenl pas le lien commun, ils garantissent pourtant jusqu'à un certain point la vérité de Tenscmble. Grégoire de Tours, Tbistorien, fait mention à plusieurs reprises des sénateurs des villes et des familles sénatoriales. Ces Romains peavent-ils avoir été autre chose que les anciens dccurions ou curiales , qui formaient légalement le premier ordre? II parle aussi de la loi romaine et d'affaires judiciaires traitées selon les formes romaines. Dans les recueils de formules pour la marche des affaires figurent plusieurs indications fondées sur le droit romain et sur la jurisprudence romaine tels qu'ils étaient dans les derniers temps de Tempire. Des actes des sixième , septième et huitième siècles, où sont employées des indications de celle nature , confirment en particulier ce que ces formules nous apprennent en général; les noms même de sénat, de curiales, de principal se rencontrent aussi bien que celui de comte (graf), placé au-dessus de tous les autres. Le souvenir de la durée non interrompue de Torganisation municipale des Romains sous les Franks, dans les villes de Gaule , ne s'est pas non plus perdu \ et si quelques-unes de ces villes essayèrent en vain à des époques postérieures de fonder leurs prétentions h cet état d'anciens jours, d'autres ont réussi à sauver et à défendre leurs droits antiques (49).

On ne peut nier cependant que la position des villes ne soit toujours restée incertaioe et que rien n'ait été sûr. Les Franks ne conclurent aucun traité et ne furent obligés par rien : la Décessilé fut leur loi, Tintérêt fut leur n^esure \ ce qu'ils accordaient aujourd'hui , ils pouvaient le refuser demain. Le bien qui échut en partage aux villes leur fut concédé comme un présent volontaire ; il y a plus, ce bien ne leur fut pas donné mais seulement laissé, parce qu'il était impossible de le leur arracher. L'arbitraire ne fut pas interdit au conquérant , et des ménagemens pour les Romains n'étaient qu'un besoin pour les Franks. Pour cette raison, il n'est pas douteux non plus que dans certains cas les villes étaient exposées à se voir gravement maltraitées. En général cependant elles purent être gagnées dans le principe par la conduite que Ton tint à leur égard , et il résulta naturellement de cette conduite que les Romains qui vivaient hors des villes dans leurs relations respectives conservèrent aussi le

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droit romain, sur lequel leur vie était basée ; mais une suite non moins naturelle de ce main-* tien du droit romain dans l'empire des Franks fut que ceux-ci admirent i leur service un nombre toujours plus grand de Romains.

A tout cela se joignit encore une nouvelle , grande et importante relation qui réconcilia les Romains avec la domination des Franks , quicontribua essentiellement à l'affermissement de leur empire, qui eut de l'influence sur la conservation du droit romain et des mœurs romaines , qui força également d'admettre au service du roi et de ses lentes des hommes de race romaine ou gallique : Chlodwig et ses Franks se convertirent au christianisme.

Le christianisme s'était étendu jusque dans la Gaule au de(|xièrne siècle ; c'est dans la seconde moitié de ce siècle qu'il eut ses premiers martyrs dans ce pays (50); cependant il ne paraît pas avoir fait de progrès impprtans avant le milieu du troisième siècle, A partir de cette époque , la conversion gagna du terrain avec une grande rapidité: l'homme, porté et soutenu par la société , doit avoir un sentiment commun pour lequel il agit et souffre \ l'activité et la foi peuvent se pl^acer l'une & cOté de l'autre et se développer réciproquement ; mais oiï l'action manque, la foi pousse ses racines d'autant plus profondément dans le coeur humain et enchaîne d'autant plus fortement ses confesseurs h une vigoureuse communauté. Dans les fissures de l'empire chancelant s'introduisit ici également la doctrine divine, et dans le naufrage des espérances fondées sur la vie terrestre, la perspective de l'éternité dut être bien accueillie par tous. Après Constan tin -le-Grand, des intérêts temporels se mêlèrent aux affaires du cœur : tous ceux qui occupaient une place dans l'armée ou dans l'administration devinrent chrétiens ; tous ceux qui étaient inquiets pour leur fortune se hâtèrent d'élever leurs mains vers le Sauveur. Le paganisme, désormais mourant et sans racines , ne conserva dans la Gaule, comme ailleurs, que peu d'adorateurs qui eussent été disposés à le défendre au prix de leurs biens ou de leur sang et à s'immoler pour les usages de leurs pères. Avant déjà que Théodose, à la fin du quatrième siècle, eût défendu sous peine de mort les sacrifices païens (51), le zélé missionnaire saint Martin, évêque de Tours , avait détruit dans sa source, au milieu . de signes divins et de miracles, par le fer et par

le feu, tout ce qui touchait au paganisme (52), et il avait donné un grand exemple à tous les évoques de la Gaule. Depuis lors, il est vrai^ les superstitions païennes n'avaient pas été extirpées, et les pratiques idolâtres ne s'étaient point effacées de la vie ; il est plutôt à supposer, d'après la faiblesse de la nature humaine, que ce qu'il y avait de grand et de sublime, le culte public, les sacrifices et les solennités disparurent seuls , mais que tout ce qu'il y avait de petit et de méprisable, toutes les folies, toutes les croyances à des signes et à des miracles , les interprétations, les pratiques, restèrent encore; mais en même temps le pays se remplit d'églises , et les couvens no manquèrent pas à c6té d'elles. Le nombre des ecclésiastiques était devenu très-grand; ils formaient par leur ordre bien organisé une vigoureuse association , qui avait une puissante influence sur les relations de la vie, car Ck>nstantin avait permis aux églises d'acquérir des propriétés par achat, par doaation, par testament (53); lui-même avait donné l'exemple. Beaucoup d'hommes de tout rang, poussés par la dévotion, tourmentés par une conscience inquiète, ou bien séduits par des artifices ignobles, s'étaient empressés à appliquer leurs possessions À l'Eglise d'autant plus que ces possessions avaient à leurs yeux moins de valeur a'ils les mettaient en balance avec la magnificence du ciel : on offrait volontiers ses biens au Seigneur, daqs la personne de ses serviteurs, pour acquérir des droits à l'éternelle béatitude ; et bien que les ecclésiastiques niaient pas réussi à libérer de l'impôt foncier les biens ecclésiastiques toujours croissans , cette contribution ne pouvait être oppressive pour eux. Aucun ecclésiastique n'était soumis au paiement d'un impôt personnel ; il était libre de l'obligation d'accepter aucune fonction publique; le malheur des curiales ne I-atteignait pas. Aussitôt qu'un évèque avait étendu la main sur la tète d'un homme et qu'il avait prononcé sur lui les paroles de consécration , cet homme était soustrait à l'autorité civile. Un crime grave , il est vrai , rejetait les ecclésiastiques inférieurs sous la main de cette autorité ; mais les églises avaient même le droit d'assurer un asile à des criminels non ecclésiastiques, et certainement elles s'intéressaient avec un double zèle à l'ecclésiastique coupable. Sans doute l'habit sacerdotal ne garantissait pas tou-

jours une sûreté complète contre le despotisme militaire ; mais dans cette circonstance même il était un excellent bouclier , et l'excommunication, que tout évèque croyait avoir le droit de prononcer, était une arme puissante devant laquelle tremblaient même les hommes les plus grands et les plus puissans. Aussi Tempressement à arriver aux dignités de l'Église fut-il doublé, et l'enthousiasme pour la foi nouvelle ne fut pas le seul mobile qui agit sur les hommes. Beaucoup de personnages qui auraient suivi avec un audacieox orgueil les aigles des empereurs si elles avaient encore montré le chemin de la victoire et de l'honneur se jetèrent désormais avec humilité au pied de la croix du Sauveur et échangèrent l'épèc du guerrier contre le saint b&ton du pasteur ; beaucoup de personnages qui jadis n'auraient reculé devant aucun effort pour monter de degré en degré au fatte des honneurs qui conduisaient au trône du souverain restèrent avec dévouement au pied des autels et s'efforcèrent d'arriver à la dignité épiscopale par les acclamations d'un peuple enthousiaste; tous ceux qui se sentaient quelque génie et quelque science cherchèrent h se sauver des tempôtcs de ces jours en se couvrant d'un cilice.

Une telle association demandait et méritait des ménagemens, des égards , des faveurs de la part des nouveaux dominateurs. Il est impossible de préciser les motifs qui déterminèrent Ghlodwig et ses Franks à reconnaître la foi chrétienne. Une religion d'amour et de miséricorde peut difficilement avoir été un besoin du cœur pour ces hommes de la guerre et de l'action , de la victoire et de la fortune : la vie n'avait pas encore perdu pour eux ses premiers charmes, et aspirant à une civilisation plus recherchée , ils n'étaient pas encore rassasiés de celle-ci ; ils n'étaient pas arrivés aux désirs plus élevés des béatitudes de la vie éternelle. Mais la religion est dans l'essence de l'homme ; le désir de l'infini existe dans le cœurderhomme sauvage comme dans le cœur de l'homme civilisé. Ghlodwig et ses Franks , n'étant conduits par aucun ordre sacerdotal (5^) et devenus par la force des événemens étrangers aux bois sacrés des cantons de la patrie, peuvent donc s'être convertis avec conviction au Dieu révéré dans le pays afin d'imposer silence à ce désir. Mais il n'est pas douteux non plus que Chlotildis, femme de Ghlodwig, ne pouvait rendre

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aux relations terrestres des Fraoks un plus grand service que celui qu'elle leur rendit en décidant leur roi à recevoir le baptême, et Cblodwig ne pouvait donner aux amies de ses leules un meilleur prétexte que Torthodoxie des habitans de la Gaule, maintenue et soutenue par une association aussi forte et aussi poissanle que celle que le clergé catholique formait dans cette contrée (55).

Jusqu'à la bataille de Soissons, les églises ataient été pillées par les Franks, et ceux-ci n'avaient respecté aucun des objels sacrés aux yeui des chrétiens. L'histoire garde le silence sur ce qui a pu arriver après cette bataille Jusqu'à la conversion de Ghlodvvig; mais ce silence même parle assez haut. Chlodwig fut assez habile pour apprécier le clergé catholique, et, bien qu'il ne pût empêcher quelques violences, il sut le laisser subsister intact dans son ensemble* Le clergé de son côté ne négligea non plus aucun moyen de le gagner : ses espérances étaient grandes, et son désir de gagner une puissance contre la puissance des hérétiques ariens cherchait à se satisfaire. Le mariage que Chlodwig contracta de bonne heure avec rorlbodoxe Ghlotildis confirma ces espérances et rendit le désir plus vif. L'intervention de Ghlotildis pouvait être d'autant plus efficace que ses efforts religieux tombaient mieux d'accord avec les projets belliqueux de son époux et avec les vues du clergé catholique. La prompte conversion des Franks prouve aussi qu'on les travailla énergiquement et non sans succès. Il est donc vraisemblable que l'état de l'Eglise , dans son ensemble, resta au même point où il était parvenu sous la domination romaine ; mais ce que le païen n'avait pas détruit ne pouvait que faire des progrès loos le chrétien (56). Les évêques, élus par le clergé et par les communautés, étaient, il est Yrai, confirmés par le roi; dans quelques circonstances aussi le roi se permit sans doutedes empiélemens, dans le cas où des fautes étaient commises contre l'administration militaire, et «lesévèquesfurentdestitués et chassés ou forcés ila fuite (57) ; mais en réalité tout resta romain dans rÉglise, l'organisation comme le droit, la littguecorameles usages. La fortune de l'Église, CD meubles et en immeubles, ne fut pas dimilioée, mais augmentée. L'impôt foncier ne fut pas, il est vrai, remis à l'Église ; mais la considération que les prêtres du nouveau dieu ga-

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gnèrent bientôt aux yeux dos nouveaux convertis et qu'ils surent faire valoir au service de ceuxci , leur garantit qu'ils n'attendraient pas longtemps pour être libérés de cet impôt. Le concile d'évêques gaulois, que Chlodwig assembla à Orléans l'an 511, auquel il donna du moins son assentiment, et qui fut la première assemblée ecclésiastique dans la Gaule , devait sans doute, d'après la volonté du roi, tâcher avant tout d'éloufTer les discordes entre les évoques catholiques et les ariens. Il s'agissait de faciliter aux évèques ariens, dont les sièges se trouvaient dans les pays soumis jadis auxGoths, le retour à l'Église orthodoxe. Mais les pères assemblés cherchèrent à profiter de l'occasion , non-seulement pour consacrer de nouveau légalement leurs anciennes immunités, mais ils cherchèrent aussi é libérer les propriétés foncières de l'Église de tout impôt; ils les déclarèrent libres et inaliénables; ils déclarèrent imprescriptible le droit de l'Église sur leur possession (58). Peu importe que le roi ait confirmé ou non les résolutions des vénérables pères ; mais il ne pouvait accorder l'immunité d'impôts sans l'assentiment de ses leutes, parce qu'elle aurait restreint les ressources du fisc, et cet assentiment peut n'avoir pas été obtenu parce que Chlodwig mourut quelques mois après la clôture de ce concile (.59). Cette mort prématurée procura précisément peutêtre à l'Église l'immunité qu'elle voulait obtenir. Le roi Chlôtar ordonna, comme Grégoire de Tours le raconte, que toutes les églises de son royaume eussent à payer au fisc le tiers de leur revenu. Les évêqucs assemblés y consentirent et souscrivirent leur consentement. Un seul, l'évèquc Injuriosus, s'y refusa avec répugnance : c( Yeux-lu , dit-il , voler la propriété du Seigneur ? Le Seigneur t'enlèvera ton royaume; car c'est un péché de vouloir remplir les greniers des deniers du pauvre, que tu devrais nourrir aux dépens de tes greniers. » Et à ces mots il sorti! avec colère de l'assemblée. Le roi effrayé, redoutant la puissance de saint Martin, envoya vers lui et chercha à l'apaiser par des présens. Il demanda pardon ; il renia ce qu'il avait fait, et désira seulement qu'Injuriosus intercédât pour lui auprès de saint Martin 60). Enfin il faut encore faire mention d'une tendance qui se rapportait, il est vrai , â une chose beaucoup moins importante en apparence que les relations développées jusqu'ici , mais qui

cependant en réalité ne contribua pas moins à tranquilliser les esprits et à consolider Tempirc. Chlodwig forma une cour et s'entoura d'une magnificence royale. L'homme nourrit aussi cl calme son esprit par des choses qui frappent les sens^ son cœur est facilement apaisé lorsque ses yeux sont éblouis ^ il se sert à lui-môme de mesure : il se tait dans l'abondance et s'incline devant le superflu. Tant que Chlodwig ne parut & la tête de ses leutes qu'avec l'entourage d'un guerrier^ tant que, l'épée à la main , il marcha de conquête en conquête, il ne fut aux yeux des Franks qu'un général qui, conduit par le génie et la fortune, avait son empire à la pointe de son épée ^ mais aux yeux des Romains il était le chef barbare de troupes barbares, qu'il fallait éviter, devant lequel il fallait se prosterner, jusqu'à ce que la tempête fût passée. Son œuvre était un cdiûce sans murailles et sans colonnes. Le centre de l'empire était où il se trouvait lui-même, et pour cette raison tout resta vague, incertain, mal assuré. Mais lorsque Chlodwig fixa sa résidence à Paris, lorsqu'il introduisit sa femme dans le palais des rois, lorsqu'il partit de là et qu'il y revint, alors Tempire eut un foyer et la domination une consistance *, les Franks et les Roipains surent où tourner leurs regards lorsqu'ils cherchaient le roi , et réloijo de l'ordre se leva pour tous les puissans.

Les moyens ne manquèrent point pour orner d'une manière royale la résidence royale ^ on n'eut pas non plus besoin de modèle. La cour impériale était bien connue des Romains, et beaucoup de Franks l'avaient vue aussi ^ elle servit d'exemple. Mais le caractère teutsch ne se démentit pas, et les mœurs de l'ancienne patrie se mêlèrent à l'organisation nouvelle. La nouvelle cour réunit souvent les choses les plus singulières -, elle peut s'être mue dans les contradictions les plus tranchées. Le temps toutefois nivela tout, et l'habitude devint une seconde nature. Les Romains, qui n'étaient accoutumés qu'à une domination despotique, reconnurent qu'ils avaient un nouveau maître, et oublièrent l'empereur lorsqu'ils ne virent plus ses aigles. Des hommes distingués , ecclésiastiques et laïques , se pressèrent autour du siège qu'on avait recouvert des ornemens du trône et trouvèrent tantôt une distraction, tantôt une occupation dans les agitations diverses de cette vie de cour naissante. La faveur

et la défaveur, la protection et la c(4ère , les bonnes grâces et la disgrâce, excitèrent les passions, attirèrent les âmes et remplirent les jours d'une misérable vie (61). Les Franks prirent plaisir à celle magnificence nouvelle. La chose s'organisa peu à peu. Lorsqu'ils revenaient du combat, ils trouvaient bien des choses différentes de ce qu'ils les avaient laissées ; mais cela leur plaisait. Beaucoup ne virent que rarement ou jamais ce nouveau luxe ; mais l'éclat qui entourait le roi était la célébration de leurs exploits. El lorsque l'empereur Anastase plaça le diadème sur la tête de leur roi et le revêtit de la pourpre, n'était-ce pas reconnaître leurs victoires et leur grandeur? L'individu devait se perdre dans la vicissitude et la multiplicité des choses ^ la preuve du résultat de« travaux accomplis par le corps de compagnons nepouvaitse manifesterau monde que par la richesse delà cour : c'était le sceau empreint à la vie pleine d'exploits du corps de compagnons.

Dans les écrivains et dans les lois figurent une foule de dignités de la cour qui, bien qu'elles ne témoignent pas d'un bon ordre, de mœurs élégantes et d'une vie civilisée, peuvent prouver pourtant qu'il ne manquait pas là d'ampleur, de grandeur et d'une magnificence peut-être grossière. Il y avait des maréchaux et des sénéchaux^ desécuyers tranchansetdc» échansons ; des connétables , des maîtres des chasses , des n^attres de la fauconnerie et des gardes-portes (62). Il y avait tout ce qui pouvait faire partie d'une cour princière. Et bien qu'il reste toujours vraisemblable que celle cour ne se forma qufi par degrés , il n'est pas douteux que les bases premières et essentielles doivent en être rapportées au temps de Chlodwig. Les princes partiaires suîvans, fils et petits-fils do Chlodwig, purent étendre, modifier, rafiiner \ mais il est difllciie qu'ils aient perfectionné ce qui n'avait pas été fondé et élaboré par ce puissant prince de la guerre dans l'ivresse de la victoire et au milieu des cris de joie de ses Franks enthousiasmés (63).

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