‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 142 sur 298 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

(1) Voici le texte : Hoc quoque inter alla crimina agi in partibus illis dixisti, quod quidam ex fidelibus AD iHMOLANDUM poganis sua venundent mancipia, quod ut magnopere corrigere debeas, frater, com^ monemus , née sinas fieri ultra , scelus etiim est et impietas. Eis ergo, qui hoc perpetraverunt, similem homicides indices pœnitentiaim. On a tiré de ces expressions de plus grandes conséquences qu'elles n'en semblent comporter, à mon avis. On en a conclu que des sacrifices humains avaient encore lieu chez les peuples païens du Teulschland, et que les peuples chrétiens de ces contrées vendaient à ces païens des esclaves baptisés de race leulsche. Ces inductions ont ensuite donné lieu à des réflexions de nature diverse. Mais avant tout, le pape ne dit nullement que les pagani auxquels ces esclaves étaient vendus fussent

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KOTES DU LIVRE IX

Tealschs. SI un siècle auparavant les Saxons (et seuls avec les Frisons, leurs voisins, ils étaient encore païens) livraient euK-mémes sur le Rhin des troupeaux d'esclaves qui étaient transportés comme marchandise dans la Méditerranée, comment seraient-ils devenus asseï pauvres pour n'avoir plus chez eux de quoi pourvoir à leurs sacrifices, et pour être obligés d'acheter (pour un tel but surtout) des esclaves aux Thuringiens et aux Hessoîs, avec lesquels, au surplus, ils étaient habituellement en guerre T En second lieu, il n'est aucunement vraisemblable que les chrétiens aient vendu leurs esclaves fpréclsément pour en faire des victimes dans les sacrifices ifl4 immolandum). Celui qui vend un objet, ne prescrit pas d'habitude à l'acheteur l'usage qu*il doit en faire » mais il le laisse en disposer à son gré ; il est tout aussi peu vraisemblable que les acheteurs païens aient dit expressément qu'ils voulaient faire ui| sacrifice humain et qu'ils en cherchaient les matériaux; ils auraient gftté le métier et fait hausser le prix de la marchandise. En troisième lieu , il n'est pas dit non plus que les esclaves vendus aient été chrétiens ; car, puisque BonKace et les siens trouvaient toujours encore un si grand nombre d'hommes non baptisés, il serait bien possible que tous ces infortunés n'eussent pas encore reçu le baptême. D'après ces observations, il n'est pas invralsemblable.'que les choses aient été moins déplorables qu'on ne le croit ordinairement. Ne serait-il pas question des seuls Saxons faits prisonniers à la guerre et réduits en esclavage P Boniface n'aurait-il pas mieux aimé retenir ces captifs, comme esclaves dans le monde chrétien, où Ils pouvaient recevoir le baptême, que de les laisser retourner libres dans le monde païen? Le pape, en se servant de l'expression AD iMuoLANDUH , n'avait-ll pas eu en vue les feux de l'enfer réservés aux païens, et non un massacre sur celte terre?

(2) VEpisioki 36, dans Wubotwkin, qui est Importante pour la Saxe, me semble appartenir à ce temps. Voici le titre que prend Boniface : Universalis

ECCLESI^ LBCATUS GERMAMlCtlS ET SBRVD8 8EDIS APOSTO-

LiCiF. Bonifacius, qui et F'uynfrelhutf rel.

(3) Toutefois irest probable que le pape Grégoire II avaiteu déjà la pensée de partager ia Bavière en quatre diocèses épiscopaux. Voyez l'instruction donnée aux ecclésiastiques que ce pape envoya en Bavière , dans Labbb {eoneiliOTum omnium coUectio, t. VI, p. 1433).

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