‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 145 sur 298 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

(1) Eckhart {Franc. Orient., 1. 1, p. 370) ; Bouquet (t. IV, p. 707). Il résulte de ce calcul que jusqu'à la cinquième année , le titre de roi n'était pas encore onblié, et Chllpérich III était roi en 742.

(2) Selon le continuateur de FRéoBOAiRB (cap. 110), dividit REGNA; selon les Annal, Met,, principatum svmm inter filios suos jEqua lance divisit, Karlmann et Pippin , eux-mêmes, prirent dans la suite le titre de majores domvs et principes Francorum, mais Ils parlèrent toujours chacun de regno suo. Toujours le même Jeu.

(3) Annales Einiiardi : in novo castello, quodjuxta Ardennam sita est. Note de Pertz : videtur esse Nsuf-Cratbau in ducatu Luxemburgico , ab oriente oppidorum Charleville et Mézières,

(4) Je ne comprends pas pourquoi les historiens modernes de Bavière parlent de soumission, et admettent même une captivité d'Odilo. |#e continua-

teur de Frbdboairb dit seulement (cap 112) : Dw» Odilo emso ewtrdtu suo vix (mais 11 échappa pourtant) eum paueis turpiter ultra Igné (Innuro) fluviwn fugiendo bvasit. Et ensuite le retour des Franks 1 — Annal • Einharoi , ckJ an. 742 : Karlomannus et Pip' pinuê Junetis eopiis contra Odilonem duccm Baioa» rioirmn profceti sunt, prmlioguc commisso eaweitusn ^us fudcrunti puis encore la retraite. — Annah Mett,9 presque dans les ipêmes termes que Fréds- GAïas : Ogdilo dmm, cm^o cfDcrçitu, vix cumpauds turpitcr fugiendo » Innum fluvium transiit, et sic ma nus invictorum principum bvasit.

(5) Les hérésies dont il est question en Bavière sont très-remarquables et très-intéressantes, mais nous ne pouvons entrer ici dans de plus grands détails à leur sujet. Les doctrines d'Elbercht ou Aldebert et do Clémens, que Wlllibald représente comme profana pe^ euniarumcupiditateseducti, sont déjà remarquables; c'est la doctrine de prœdestinaHone DH (comparez Epist, 67, p. 168). L'opinion de l'Irlandais Virgile en Bavière, que la terre est ronde, et que sur cetle sphère vivent des hommes dont les pieds sont opposés aux nôtres, prouve que parmi les hérétiques se trouvaient des hommes supérieurs, sous le rapport scientifique, aux plus Instruits des orthodoxes, par exemple à Béda. Malheureusement celte vérité était émise trop tôt. Boniface ne pouvait la comprendre et la regarda comme dangereuse; le pape Zacharie n'en savait pas plus long, à moins qu'il n'ait condamné cette doctrine par concession pour l'ignorance de l'apôtre teutsch. Par ce fait, on répandit la croyance malheureuse que le pape devait aussi décider des doctrines et des opinions scientifiques, des recherches et de la pensée, parce que tout devait être subordonné au bien de l'Eglise , et cette croyance a singulièrement retardé la civilisation des générations suivantes; mais il est dllDcile de dire si elle a réellement nui ou non an génie. — Du reste', il serait bien possible que cet hérétique Virgile fat le même Virgile, vir religiosus , qui avait signalé au pape les seconds baptêmes donnés par Boniface à des païens déjà baptisés, mais avec des vices de formes , et que par là il eût indisposé le saint personnage; le même Virgile qui fut plus tard abbas monasterii S, Pétri Salzburgi ; le même Virgile sur lequel Alcuir a fait l'épigramme qui commence ainsi :

Protulit in lucem, quem mater Elbemia primwn histitvdly docuit, nulrivity fovit, amavit,

(6) Dans une de ses lettres, Boniface annonce au pape qu'il a ordonné trois évêques, pour lesquels il demande la confirmation apostolique. Unam esse se-dem episcopatus decrevimus in castello quod dicitur WiRZABURG ; et alteram in oppido quod nominatur BuRABURG; tertiam inloco qui dictïur Erphespurt , qui fuit jam olim urbs paganorutn rusticorum. Le pape répète ces mêmes termes dans sa réponse (p. 112, dans WuRDTWKis). Eckhardt toutefois [Franc. Orient,, I, p. 400) et >Vb«k [Histoire du pays de Uesse, 2« partie, p. 266 et suiv.), dispuUnt cet honneur à Erfurt, ont pensé qu'un copiste a substitué Erfurt à Eichstadt , où, selon WiLLiBALD (cap. 10), Boniface érigea aussi un évêché, ou que quelqu'un, pour flatter la ville d'Erfurl, a altéré ce nom à dessein. Leqrs motifs cependant ne

NOTES BU LIVRE IX

lontpai convaincani» et révéebé d*Erfàrt peut avoir disparu aussi bien que celui de Buraburg. Et si l*on s'appuie sur ce que pour cet évêcbé on ne connaît pas d'évêque, on peut répondre que dans ce temps -on trouve aussi (par exemple dans le synode dont Karlmann confirma les résolutions) un évéque sans siège. Du reste, le texte de Willibald (cap. 10} n'est pas indigne d'attention pour les limites des pays : Duos bonm industriœ viros ad ordinem qHscopatut promovit, Willibaldum et Burehardum, eisgue ir ihtimis obikh-

TALIUM rSANCOBUH PARTIBUS XT BoiOABlOBUM TBBMIRIS

ecclesias si&i commissas imperiiendo dUtribuit, et ff^UHbaldo sua gubemationis parockiam commenda' vit in lœo cujus voeabulum est Eictatat, Buchardo veroin loco» gui appellatur H^inaburg dignitatis of" (kium delegavit.

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