LIV. X
hommes pumanft au Jour de Farrivée de Nolre- Scigneur cl Sauveur Jësus-Chrhl; qu'ensuite il obtiendrait une récompense centuple de noire Dieu , notre vrai juge, et qu'il gagnerait la vie éternelle. » Désidërius cependant continua son entreprise et se mit même en relation avec l'empereur de Gonstanlinople pour le décider & une attaque contre Tltalie, espérant ainsi arrivera son but. Le pape, d'autre part, necessa pas de prier et de presser en secret et ofliciellement le roi frank d'entreprendre, pour soutenir et développer son œuvre, une nouvelle expédition en Italie et d'achever avec gloire ce qui avait été commencé avec gloire. Pippin ne se rendit pas à l'invitation du Sainl-Pére. Il se peut qu'il ait reconnu qu'il rendrait insatiable la cupidité de celui-ci s'il cherchait d le satisfaire^ il crut peut-être avoir expié sa faute, et bien qu'il se vantât volontiers d'être le défenseur de l'Église catholique romaine, il était impossible qu'il se présenlÂl constamment comme champion toujours prêt à comballre pour le pape. De plus, les Franks n'étaient nullement disposés à faire au delà des Alpes une de ces campagnes qui coûtaient si cher et qui rapportaient si peu, et Pippin, songeant à la mauvaise volonté qu'ils avaient déjà montrée, ne pouvait guère les engager à une entreprise nouvelle. Enfin , dans l'intérieur même de son empire, ce roi était impliqué dans des relations si difficiles qu'il ne pouvait se livrer au hasard, s'éloigner et passer les Alpes. Il se contenta donc d'employer les moyens de conciliation : il écrivit des lettres , envoya des ambassadeurs , négocia, promit, exhorta, menaça, et par là il réussit à maintenir les parties dans leur ancienne position ; mais ces moyens mêmes l'amenèrent à des relations plus amicales avec les Langobards.
Les mêmes circonstances qui occupaient le roi des Franks dans la Gaule l'empêchaient aussi d'apporter une grande attention aux peuples teutschs de la rive droite du Rhin. On fait bien mention d'une guerre contre les Saxons que Pippin fit l'an 758 \ mais cette guerre est la seule qui doit avoir été faite par lui sur la rive droite du Min , et elle n'a aucun caractère particulier : elle commence , elle se fait, elle s'achève comme les luttes antérieures. Les Saxons furent complètement battus dans plusieurs combats , et assiégés dans leur forteresse , ils se soumirent à la volonté du
CUAP. IIL
roi et promirent enfin un tribut annuel de trois cents chevaux, et tout resta dans l'ancien état.
Il se peut cependant qu'il y ait eu plus d'événemens que nous n'en connaissons , car l'histoire de cette époque est plus pauvre encore que celle des temps qui précédèrent immédiatement , et les chroniques font tout au plus mention des faits qui s'accomplirent autour de la personne du roi et nullement de ce qui concerne les peuples : elles oublient rarement de signaler où Pippin a célébré la fête de Noël ou celle de Pâques; mais elles oublient de parler des hommes, de leur bonheur ou de leur malheur, et lors même qu'elles citent les lieux où Pippin , selon les anciens usages, mais toujours au mois de mai à partir de l'an 755 , tint ordinairement son grand camp ou les diètes, on ne peut absolument pas reconnaître par elles ce qui parut dans ces diètes ou ce qui s'y passa. Cependant il est diflicilo de révoquer en doute que les peuples tcuischs qui reconnaissaient l'empire des Franks et par conséquent tous les peuples teutschs, à l'exemple des Saxons et des Frisons, soient restés obéissans ou plutôt fidèles à Pippin \ il est difficile de douter que les princes, comtes et seigneurs teutschs aient paru au champ de mai pour participer aux délibérations \ il est difliciie enfin de douter que les peuples teutschs se soient rendus à l'armée et qu'ils aient fait avec les Franks les guerres résolues dans ces assemblées. Pour le premier cas témoigne celle circonstance, qu'on ne trouve aucune trace d'un mouvement opéré dans le Teutschiand, à l'exception de celui queTassilo, duc des Bavarois, entreprit et exécuta *, pour le troisième de ces points, on trouve un témoignage non** seulement dans la participation des Bavarois à la guerre contre les Langobards, mais aussi dans leur présence aux expéditions des Franks contre les Aquitains; le second point semble résulter de l'événement que nous allons rapporter.
L'an 757, Pippin tint un champ de mai à Compiègne. Dans ce même temps Tassilo, duc des Bavarois, était âgé de quinze ans; sa mère, Chillrud , sœur de Pippin, qui avait eu la régence du duché de Bavière après la mort de son mari Odilo, était morte trois ans auparavant. Depuis lors Pippin avait traité la Bavière comme un pays ^soumis et l'avait fait gouverner par des bompes qui lui étaient enlié**
HISTOIRE BU PEUPLE ALLEMAND
remeAt dévoués, qui lui appartenaient comme \a88aux ou qui du moins s'étaient habitués & se considérer comme tels. Dans les actes publics on faisait à peine mention du jeune duc ; bien plus , le nom du roi était presque toij^ours signalé seul ou du moins en première ligne. Les artifices de Pippin avaient d'autant mieux réussi que sa parenté avec le duc de* vait faire illusion à beaucoup de Bavarois et qu'il restait incertain si l'oncle, en agissant ainsi , défendait les droits et les intérêts de son neveu mineur, ou si le roi des Franks s'efforçait d'acquérir la puissance souveraine. De plus Pippin, depuis sa campagne en Italie, semble avoir retenu le jeune duc dans son voisinage et à sa cour, et en lui il avait le gage le plus assuré de la tranquillité et du dévouement des fidèles Bavarois. Il se peut aussi que le clergé n'ait pas été sans influence en Bavière; il était puissant comme partout, et certainement il avait été gagné par le siège romain à Pippin. Par là ce roi, en se servant habilement des circonstances, sut obtenir ce qu'on n'avait pu obtenir jusqu'alors par les armes : il sut rendre la Bavière complètement dépendante des Franks et la priver entière^ ment de sa liberté.
Cependant Pippin n'osa pas achever son œuvre en Bavière, soit qu'il redoutât l'énergique résolution de ce peuple, soit qu'il eût quelques sentimens paternels pour le jeune Agilolflng, orphelin , son neveu, soit qu'il crût que Tassilo était suffisamment formé à son école et gagné pour toujours à sa cause et au grand empire des Franks. Dans cette diète de Gompiègne , il déclara majeur et capable de porter les armes ce jeune prince de quinze ans et lui remit l'administration du duché de Bavière ; mais il ne lui remit ce duché que comme fief de l'empire des Franks. Tassilo, en qualité de grand propriétaire territorial, dut devenir son vassal et, en qualité d'administrateur et de gouverneur du pays, son anlrustion, comme l'étaient les autres ducs et comtes de l'empire; il dut reconnaître pour ses seigneurs le roi Pippin et ses fils, Karl et Karlmann, et leur promettre pour toute sa vie fidélité par le serment le plus solennel, en étendant les mains d'abord sur les reliques de saint Denis, ensuite sur celles de saint Martin et de saint Germain. Les comtes et les seigneurs do Bavière qui avaient été convoqués également & cette dièto
durent prêter le même serment avec la même solennité.
Peut-être Pippin se hftta-t-il d'accomplir cet acte parce qu'il désirait enchaîner le duc Tassilo avant que ce jeune prince fût en état d'apprécier sa position et de calculer la pesaateur des liens dont on le chargeait, et parce qu'en même temps, oubliant sa propre conduite envers son roi et son seigneur, il comptait sur la fidélité des Teutschs, qu'il connaissait si bien. Mais il formait un nœud qui ne pouvait durer-, il voulait concilier des choses inconciliables, l'hérédité delà dignité princière en Ba* vière avec le service d'antrustion dans l'empire. Il était impossible que le peuple bavarois vit avec plaisir son prince héréditaire dans rétsl dépendant de vassal d'un roi qui s'était élevé sous ses yeux et dont beaucoup de Bavarois se regardaient certainement comme les égaux j il était encore moins possible qu'accoutumé dans les anciens temps à ne prendre les armes que d'après sa propre résolution pour ses foyers et ses demeures , il fût désormais forcé d'obéir, d'après la volonté d'une diète franke, à rappel du roi des Franks, de marcher où le roi jugerait convenable de le conduire pour réaliser des projets qui lui étaient étrangers, qui étaient même contraires à ses intérêts les plus graves. Et comment le duc Tassilo, lorsqu'il arriva à l'âge d'homme et qu'il connut mieux les relations des temps antérieurs, n'aurait-il pas été blessé de la conduite d'un oncle qui avait abusé de sa jeunesse ? Commeot aurait-il pu avoir confiance en cet oncle dont les intrigues avaient forcé sa mère k la fuite, par les armes duquel les Bavarois, livrant leur pays comme une proie, avaient été repoussés jusqu'au delà de l'Inn ? Certes les souvenirs de son enfance durent s'éveiller en lui aussitôt qu'il eut surmonté l'impression que son oncle pouvait avoir faite sur sa jeune intelligence, et alors il dut céder à un amer ressentiment.
Cependant ces relations subsistèrent peo^ dant six ans, et durant ce temps les Bavarois , comme les autres peuples teutschs qui appartenaient à l'empire des Franks, servirent le roi Pippin dans les guerres que ses passions lui firent entreprendre en Gaule et qui le détournèrent de toute autre entreprise. Ces guerres furent dirigées en partie contre les Sarrasins, en partie contre les Aquitains.
UV. Xt CHÂP. IIL
Les Sarraiint étaient encore en possession de la Gaaie méridionale qu'on appelait Seplimanie. Narbonne , devant les murs de laquelle Karl-Martell lui-même avait reculé, était le vé* ritable foyer de leur domination : leur position toutefois dans celte contrée était dangereuse. Depuis qu'en plusieurs combats Karl-Martell leur avait arraché la victoire, ils n'avaient pu conserver ce pays qu'en transformant quelques villes en camps de corps d'armée distincts et en abandonnant la campagne à [plusieurs comtes goths qui restèrent obligés envers eux à des tributs et an service militaire. Mais les événemens d'I'^pagne encouragèrent ces prin-> ces goths à la désobéissance. En effet, une lutte terrible s'était élevée dans ce pays. D'un côté, des héros chrétiens, descendant des montagnes des Asturies, où la croix du Sauveur était constamment restée debout, combattirent pour leur foi, pour leur honneur et pour la conquête du territoire que leurs pères avaient possédé pendant trois siècles , et le résultat de leurs exploits réagit sur leurs compatriotes, sur les Goths de la Gaule *, d'un autre côté, les Espagnols, indignés du joug pesant que l'avarice du calife Hescham leur imposait, s'agitèrent et rendirent la domination des Musulmans d'^autantplus incertaine que l'inimitié qui existait entre les Arabes et les Mauritaniens était plus grande. A tous les maux qui paralysaient la puissance des Arabes se joignit enfin une importante révolution. Presque dans le même temps où, dans l'empire des Franks, le dernier Mérovingien descendit du trône sans secousse et sans bruit, la puissante maison des Ommaiades, fondée cent ans auparavant par Moawiyah , fut extirpée de la manière la plus atroce dans le prodigieux empire des Arabes , et la cruauté avec laquelle cette famille avait persécuté les successeurs du prophète et leurs partisans fut horriblement vengée. Par cette révolution s'écroula le califat établi sur des principes contraires à la nature, et Abd*er- Rhaman, le seul prince de la maison des Ommaiades qui put échapper au massacre général, arriva après de grandes aventures et de grands dangers en Espagne pour y établir, en s'appuyant sur ses droits héréditaires, le trône d'un califat particulier. Mais l'Espagne avait déjà trouvé son maître. Yussuf, gouverneur du dernier califat universel , s'était déclaré indépendant, et Abd-er-Rbaman se vit forcé de cher-
cher son salut par le glaive. Pendant la lutte qui s'engagea, d'autres rebelles se levèrent , et la discorde fut générale. Le nouveau calife qui s'était emparé du trône des Ommaiades n'oublia pas la belle Espagne; il s'efforça de réduire également ce pays sous sa puissance, et ainsi commença une nouvelle série d'événemens d'où Abd*er-Rhaman , homme d'un caractère fortement trempé, sortit, il est vrai, victorieux et resplendissant, mais par lesquels aussi les Musulmans de la Gaule furent privés do tout appui et abandonnés sans défense à leur sort.
Pippin ne manqua pas de profiter de circonstances si favorables et s'allia avec les Goths. Sans aucun doute , il promit aux grands seigneurs de cette nation de leur laisser toute leur puissance et de les admettre au nombre de ses principaux vassaux , et le bas peuple trouva dans la religion des motifs sufflsans pour prendre le parti du roi des Franks. Le puissant comte Ansémund livra à celui-ci les villes de Nîmes, Maguelonne, Agde et Béziers ; puis Narbonne , le dernier refuge des Sarrasins, fut attaquée et prise après un long combat avec l'aide des habitans. En trois ans, de 756 à 759 , les derniers restes des Sarrasins en Gaule furent anéantis ou se sauvèrent sans être secourus. L'ancienne terreur qu'inspirait la présence des Arabes, qui vingt-cinq ans auparavant encore avaient menacé toute l'Europe, s'évanouit pour toujours, et, du côté de l'Espagne , les Pyrénées devinrent les limites de l'empire des Franks , comme les Alpes du côté de ritalie (2).
A peine cette conquête fût- elle achevée que Pippin commença une guerre moins^ honorable contre les Aquitains. L'Aquitaine se trouvait encore à l'égard de l'empire des Franks dans les mêmes relations où s'étaient trouvés précédemment les Bavarois : les ducs étaient héréditaires. Bien que de temps en temps ils aient été forcés de reconnaître la suzeraineté du roi des Franks , ils avaient toujours tâché de reconquérir leur indépendance. Il se peut qu'Hunald, après sa dernière et malheureuse guerre contre les deux frères Karlmann et Pippin , ait consenti à de dures conditions; il se peut qu'il ait transmis avec ces conditions le duché À son filsWaifar, lorsque, fatigué du malheureux sort dont il avait été frappé, il changea le manteau du prince contre la robe du moine*
Cependant il semble qu'il fut obligé à payer un certain tribut, et Waifar n'avait pas cessé de se considérer comme prince indépendant des Aquitains. Il était resté étranger aux guer-* res de Pippin ; il avait seulement combattu les Sarrasins, sinon de son plein gré, du moins pour son propre compte; il s'était aussi efforcé do gagner toute TAquilaine et d'étouffer les passions que la dureté de son père Hunald avait soulevées et laissées pleines d'activité: car il avait épousé Adéla , fille de son cousin Lupus, petite-fille de son oncle, le malheureux Hatlo. Il est donc facile de concevoir que Pippin, après que le duc de Bavière eut été mis dans la position d'un véritable vassal antrustion , et après que la victoire sur les Sarrasins l'eut amené sur les limites du pays des Aquitains , ne voulut plus laisser leur duc dans la position qu'il s'était faite , mais qu'il s'efforça de soumettre aussi les Aquitains à l'état de vassaux <Ians toute Texlension du mot; mais la guerre à laquelle on cherchait, avec tant de passion, un prétexte, fut conduite avec une politique si cruelle et avec des ravages si ef* frayans qu'il paratt que Pippin chcrclia à obtenir par elle plus qu'il ne pouvait vouloir d'après l'état des relations et la nature des choses humaines. Deux circonstances nous permettent de le conjccluror.
D*abord, à ce qu'il semble, la famille du* cale d'Aquitaine était détestée du nouveau roi des Franks, parce qu'il lui attribuait des projets dangereux ; en effet, il circulait parmi les Franks une tradition suivant laquelle cette famille descendait de la maison royale des Mérovingiens, qu'on avait exclue du Irône; on disait que Gharibert, frère de Dagobert I", fils de Chlotar II, étaitde cette famille , et que Waifar était l'arrière-petit-fils de ce Gharibert. Cette tradition, dont il est aussi difllcile de démontrer la vérité que la fausseté, était peutêtre propagée par les ducs d'Aquitaine ; certainement elle ne fut pas contredite par eux : or, plus les prédécesseurs de Waifar, Hunald et Eudo, avaient opiniâtrement combattu pour leur indépendance et pour celle de leur peuple contre les maires du palais des Franks, prédécesseurs de Pippin, Karl-Martell et Pippin d'IIerstall, plus la position de Waifar pouvait être dangereuse pour le nouveau roi. A quoi servait en effet d'avoir renversé une branche do la maison royale des Mérovingiens si l'an-
cien tronc avait produit deul branches? Dam le cas môme où les princes aquitains ne feraient aucune réclamation sur la couronne des Franks, ils semblaient devoir devenir dangereux par leur seule existence : tout mécontent dans l'empire des Franks pouvait s'appuyer de leur nom ; les droits des Mérovingiens n'étaient pas éteints tant qu'un Mérovingien survivait. La vérité ou la fausseté de cette tradition était indifférente : tant qu'elleeirculait, tantqu'on y ajoutait foi, le trône nouYeao dePippin semblait menacé par elle ; l'excommunication même, par laquelle le pape avait essayé de détruire toute prétention au trône, semblait devoir perdre toute puissance. Aussi commele cœur humain est arrogant et faible, on peut bien attribuer h Pippin, qui devait porter sur Tavenir un regard d'autant plus méûant qu'il pouvait moins oublier ce qui s'était passé avant lui, le désir de renouveler la lutte pour défniirela famille ducale d'Aquitaine.
En second lieu il existait entre le peuple d'Aquitaine et les Franks une antipathie insurmontable. Les Aquitains détestaient les Franks comme barbares -, les Franks méprisaient les Aquitains comme des hommes efféminés. Les véritables maîtres du pays étaient les Gofhs d'origine. Trois siècles et demi auparavant , leurs ancêtres avaient conquis ce pays et s'étaient approprié ce qu'ils avaient pu prendre et tenir sous leurs lois. Dans la suite, ifs avaient été forcés par des désastres et par leur mollesse à se Joindre à l'empire des Franks, et la complication des événemens qui avaient entraîné les Franks dans les combats leur avait permis de conserver toujours quelque indépendance. Pendant ce temps les anciens habilans avaient pris la supériorité qui appartient à une civilisation plus développée; 1^ peuple conquérant et le peuple conquis s'étaient mêlés et fondus ensemble. Le ciel du Midi et les productions du pays avaient exercé leur influence et avaient transformé la vie du Nord. Les Goths avaient abandonné les mœurs de leur pays et oublié la langue du sol natal ; il s'était formé une race nouvelle tout aussi éloignée de la vie et de la mollesse des Romains et des Gaulois que de l'ancienne simplicité et de l'ancienne énergie des peuples teutschs. Les Franks au contraire étaient restés plus fidèles aux mœurs et aux usages teytoniques. En Bourgogne mémo et en Neustrie,