‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 219 sur 298 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

CONSTITUTION DK L*EMPIRE.

Les agrandissemens de l 'empire, sous KarMe* Grand, durent exercer une forte influence m les relations du droit public. L'état social qui s'était formé lorsque l'empire avait encore pour limites le Rhin et la Loire poutsitse maintenir tant qu'on n'y avait ajouté que que)< ques provinces ; mais il était impossible qu'il durit avec les grandes conquêtes de Ksrl. Lltaiie et l'Aquitaine avec les marches d*Ei< pagne furent sans doute considérées comme des royaumes particuliers, bien que dèpeu* dans*, mais tous les peuples teutschs furent incorporés à Tempire, et les caractères nationaux , qui s'étaient maintenus chez ces peuples depuis les temps anciens, ne furent pas anéan* tis par leur soumission et durent de toute né* oessité exercer une grande réaction.

Le perfectionnement des relations ecclésiiitiques dut nécessairement entraîner plus d'aa changement dans le droit publie. Sans doute Karl ne se considérait pas seulement comme le défenseur et l'avoué chargé de protéger t'É^ glise universelle, mais en même temps comtne le chef suprême dea églises do son empire. Sans doute, de même que les roia et les princes qui Tavaient précédé , il considéra lei biens ecclésiastiques renfermés dans ses États comme des propriétés de l'empire ou oomsie le bien commun des Franks qui , comme toa* tes les autres terres, était devenu la propriélé des Franks par la conquête, et n'avait été cédé aux églises qu'en vue du salut éternel. Il ae pouvait donc voir dans les ecclésiastique!, en tant que détenteurs de ce bien , que des individus soumis à sa suzeraineté, et tout auisi dépendans de sa volonté et de ses ordres que les vassaux laïques de Tempire. Il ne tint pai même compte de l'amitié, et Alcuin, son favori, éprou va comme abbé deTou rs la sévérité de soa mécontentement, dans une circonstance où il avait abusé, par un sentiment de compassion ei d'humanité, dudroitde l'église de Saint-Martin, pour donner asile à un criminel (1). Il se résena la nomination ou du moins la confirmation dei évêqucs, et les évoques nommés par lui ne pouvaient ni délibérer ni prendre de résolulîoo sans sa permission. Il croyait même aToirle . droit d'oKercer une surveillance suprême pb

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