LIV. XI, CHAP. X
d'hommes qui se portaient sur ses villœ et poussé par son propre génic^ chercha à introduire une architecture plus commode, plus solide et meilleure; l'Italie et la Gaule , couvertes de débris d'anciens ouvrages romains, firent sans doute naître dans son esprit des idées étranges ; il aurait introduit avec plaisir dans le Teutschland les usages et le goût romains-, mais le caractère des Teutschs s'y opposait. Ils se laissaient bien entraîner par le puissant empereur à des élablissemens nouveaux, mais ils continuaient à vivre selon leur nature particulière. Dans une villa royale , le palais était encore en partie construit en bois , mais en partie déjà en pierre ; sans doute aussi en bois à Fintérieur, en pierres à Textérieur. Deux palais qu'il fit élever à Ingelheim et à Nimègue, non sans ornemens étrangers, excitaient la plus grande admiration. On admirait également un pont de bois, long de cinq cents pas , qu'il fit jeter sur le Rhin , prés de Alayence ; cet ouvrage fut détruit par le feu. Alors Karl forma la résolution de construire sur ce fleuve un pont en pierre, mais il mourut avant d'avoir pu accomplir cette belle idée. Cependant ce ne furent pas ses propres maisons , mais celles de Dieu qui éveillèrent sa plus grande sollicitude -, il fil élever à Aix-la-Chapelle une magnifique église en l'honneur de la sainte Vierge*, les maîtres et les ouvriers les plus habiles du pays furent réunis pour construire cet édifice. Il fut exécuté sur un plan grandiose, en pierres de taille. Les colonnes et le marbre furent amenés de Rome et de Ravenne ; on n'épargna ni For ni l'argent -, des lampes magnifiques décoraient la voûte -, la chaire et les portes étaient ornées de bronze ; Karl voulait laisser dans la ville qu'il préférait à toutes les autres un monument qui ne fût pas inférieur aux plus beaux monumens des Romains. Et dans le fait, il accomplit une œuvre qui excita par sa beauté l'admiration du monde et devint au loin célèbre. Pourtant il ne fut pas indiCTérent aux autres églises ; ses envoyés devaient Tefller & ce que partout les temples fussent Gonsiruits et restaurés d'une manière digne et convenable à leur destination , autant que les circonstances et les ressources le permettaient ; son exemple trouva des imitateurs *, ses exhorlalions furent écoutées.
Karl s'attacha avec un amour peut-être plus pur encore à toute science d'un ordre élevé } il
s'inclina avec respect et admiration devant les connaissances et le savoir, et il encouragea par toute sorte de sacrifices les elTorts de l'intelligence humaine.
On ne sait rien de son éducation ; on ne sait rien de l'instruction qu'il reçut dans sa jeunesse. Il ne fut certainement pas négligé *, son père avait trop de prévoyance pour ne pas mettre tout en œuvre, afin de faire de son fils un homme habile. Mais pour faire un homme habile deux choses seulement semblaient nécessaires aux seigneurs de la terre : un esprit qui crût au salut de Tftme, & la piété, à la connaissance des principales doctrines chrétiennes et au respect pour leurs intérêts ; de continuels exercices gymnastiques pour développer le corps et ses forces, faciliter le maniement de l'épée et donner une vigueur sulïlsante pour soutenir les fatigues de la guerre. On ne regardait pas comme nécessaires d'autres connaissances. La vie elle-même devait compléter l'éducation et apprendre ce qu'il était indispensable de savoir ; c'était par la guerre qu'on devait apprendre la guerre -, c'était dans les batailles qu'on devait apprendre à conduire une bataille ; c'était par l'administration même qu'on devait apprendre l'administration. L'usage de la plume était laissé aux ecclésiastiques.
Karl n^était pas resté en arrière dans ces deux choses -, sa vie en témoigne. Il semble ne pas être allé au delà. Il n'avait même pas appris à écrire ; toutefois il savait parler latin. C'était dans cette langue qu'on enseignait les vérités de la religion, sinon aux hommes vulgaires, du moins aux hommes éminens. Non* seulement les prières de l'Église étaient récitées dans cette langue , mais on pensait généralement que les prières faites en latin ou en grec étaient plus agréables à Dieu. On peut donc conjecturer que Karl apprit aussi jusqu'à un certain point la langue grecque dans sa jeunesse ; il la comprenait du moins, bien qu'il ne pût la parler. A cette époque, il se trouvait à peine un homme qui tînt compte de l'exactitude et de l'élégance de l'expression et du discours *, celui qui savait se faire comprendre croyait en savoir assez pour tous les besoins. Le petit nombre d'ecclésiastiques même, qui ne méconnaissaient pas l'importance et la beauté d'un langage pur et qui pour cette raison s'efforçaient d'apprendre A fond une langue}
le latin par exemple» et de récrire avec exactw tude et élégance , manquaient de$ secours nécessaires pour alleindre ce bul. Les connaissances que Karl devait à son éducation et À Finstruction qu'il avait reçue dans sa Jeunesse étaient donc probablement trés-bornées.
Mais les grandes relations de la vie où Karl fut engagé comme roi, particulièrement la conquête de la Lombardie, ses rapports avec le pape et ses négociations avec la cour de Gonslantinople , lui firent bientôt sentir la valeur des connaissances scientifiques. Avant tout il fut saisi du génie des anciens temps qui planait encore sur la ville éternelle et qui manifestait hautement la grandeur des Romains dans les débris de leurs monumens. Ce génie ramena son esprit vers des temps qui n'étaient plus et fit pour lui de riasloire un besoin. Enfin les discussions ecclésiastiques, dont ne pouvait s'éloigner un roi qui s'efforçait de rester supérieur même aux prêtres, furent pour lui un puissant aiguillon , de même qu'en général elles empêchèrent l'intelligence de s'endormir tout à fait. Beaucoup de scnlimens pouvaient être excités en lui , parccque la nature avait mis en lui de grandes facultés qui n'avaient besoi n que d'air et de lumière pour se développer magnifiquement. Parmi elles se trouvait la connaissance de soi-même , cette mère de la raison. Il ne rougit pas de son ignorance, et il ne regarda pas comme au-dessous de lui de suppléer dans l'âge d'homme et même dans sa vieillesse è ce qui ne lui avait pas été enseigné dans son enfance et à ce que peut-être il avait négligé dans sa Jeunesse. Il considérait comme une conquête l'acquisition d'un homme riche en connaissances \ il désira réun'u- dans son empire ce que les pays qui lui étaient soumis possédaient en science et en instruction , afin que le génie ne manquât pas à ce corps prodigieux et que son monde reçût une âme. Il trouva aisément les hommes les plus instruits de son époque , parce qu'il les chercha -, et il ne lui fut pas difficile de les gagner à lui, parce qu'il se montra digne d'eux. Ils donnèrent volontiers ce qu'ils savaient â un tel élève , espérant une riche moisson des semences répandues sur un sol si riche. Karl aussi ne fut pas ingrat. La science avait le plus grand prix à ses yeux. Il savait estimer les exploits de ses fidèles \ les travaux des savans lui parurent d'une valeur inappréciable, Karl récompensa donc les veilles et les
sacrifices des savant arec une libéralilé toale royale -, il les combla de biens temporels oa ecclésiastiques avec une généroské qoi lai devint même onéreuse : le monde devait savoir quel prix il attachait à ce qu'il y a de plus no« ble et de plus élevé dans la vie. Mais il leur témoigna surtout sa Joie et sa reconnaissance par sa bonne volonté, par son amitié pcnonnelle et par sa bienveillance.
Dès son premier séjour en Italie , il attira à lui des savans et les emmena en deçà des Alpes. Parmi eux étaient Pierre de Pise, vieillard qui savait è fond la langue latine , et Paul, flls de Warncfrid, historien des Langobards, qui, bien qu'il n'oubliât pas son malheorcux roi et l'indépendance de sa patrie, te soumit au destin, et ne refusa pas son admiration aux grandes qualités et aux vertus du conquérant. Puii il fit venir de Bavière, où depuis longtemps le génie s'était éveillé, et des provinces conquises de l'Espagne, des hommes savans et des jeunes gens intelligens, tels que Laidrad , Théodulf, Angilbert, et, de tous côtés, il réunit à sa cour tous ceux qui se distinguaient par leurs eon^ naissances ou par leurs travaux scientifiques. Mais l'homme le plus important de tous ceux qu'il sut gagner Ait le diacre Albin, appdé vnlgairement Alcuin , depuis longtemps célèbre par son génie, par ses qualités précieuses^ par son énergie et par son habileté. Karl , charmé de la supériorité d' Alcuin, n'eut pas de repos qu'il ne l'eût auprès de lui ; et Alcuin , après avoir hésité longtemps et étudié à fond le sol sur lequel il devait se mouvoir, crut devoir & la religion et à la science de quitter sa patrie etses frères pour travailler sur le vaste champ que ce grand roi lui assignait. Il vînt d'Angleterre dans l'empire des Franks , accompagné de disciples qui partageaient ses dispositions. Karl le reçut en l'embrassant avec Joie , comnie un fils reçoit un père vénéré.
Depuis que les besoins inldlectuels s'étaient éveillés dans Karl, il s'était efforcé de les satisfaire par tous les moyens ; mais la soif des connaissances devient toujours plus grande chez l'homme à mesure qu'il boit à cette source sacrée *, l'ignorance seule est contente d'clie* même. Karl ne négligeait aucune occasion. A table, il se faisait lire let histoires des aocions temps, celle des exploits des anciens rois et des anciens héros, celle de la destinée des peuples. Il préférait â toutes l'histoire de sa patrie; H
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écoulait volonlier» aussi les ouvrages des salais pères de TÉgiise et surtout la Cité de Dieu de saint Augustin ] il conversait plus amplement, aux heures dont il pouvait disposer, sur les choses qu'on lui avait lues. En niênie temps il s'exerçait à écrire pour retenir les idées que le moment lui suggérait*, mCme pendant la nuit, il plaçait sous son oreiller les inslrumens nécessaires pour écrire, afin de pouvoir les retenir aussitôt et ne pas perdre par l'ennui les heures de Tinsomnie (4). Cependant ce travail lui était pénible \ sa main, qui n'était habituée qu'à Tépée et au sceptre, ne pouvait s'accoutumer à la plume.
Yoilà dans quelles dispositions était le roi lorsqu'Alcuin vint près de lui, Alcuin , indépendamment de connaissances variées , avait une graodc sagacité , une présence d'esprit peu commune, une finesse mêlée de bienveillance et une certaine habileté d'expression poétique. Le roi était sufllsamment préparé pour soumettre des questions  ce savant, et Alcuin était rarement embarrassé de trouver une réponse. Les explications qu'il donnait n'étaient pas précisément exactes et rigoureuses , mais elles étaient brèves et pleines de sens, et se distinguaient par un charme tout particulier. Aussi Karl avait-il beaucoup de plaisir à s'entretenir avec lui. Il se fit donc instruire par Alcuin dans tous les arts libéraux, dans la m<H raie, dans la physique, dans la logique , trois noms par lesquels Alcuin cherchait à désigner toute rétendue de la science humaine appelée par lui philosophie \ et bien que le roi préférât à tout le spectacle du ciel , l'observation des phénomènes de la nature et du cours des astres , bien qu'il se sentit plus profondément saisi par l'ordre admirable qui réunit tout l'univers , il ne resta étranger ù aucune science humaine, et tous les objets de recherches philosophiques occupèrent son esprit, comme s il avait passé sa vie dans un cabinet d'étude, et non sur les champs de la lutte et de la victoire , au milieu des soins de la législation et de l'administration. Mais Alcuin savait aussi ouvrir à toutes les sciences l'accès du cœur du roi ; il plaçait au-dessus de toutes la science do Dieu et des choses divines, appelée théologie. Les sciences humaines , selon lui , ne recevaient que par la théologie leur valeur , leur dignité , bien plus leur vérité \ et les sciences ne valaient tous les efforts de rintelligence et
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tous les sacrifices do Thomme qu'en faveur de la théologie , pour la défense et les progrès de la religion.
Karl ne profita pas seul des connaissances ei de la sagesse de cet excdlent maître ; sa femme, ses en fans, ses sœurs Jouirent de la même instruction. Karl veilla à ce que ses fils fussent exercés de bonne heure, selon l'usage des Franks , à l'équitation , au maniement des armes , aux plaisirs de la chasse \ à ce que ses filles sussent filer, coudre et tisser; mais en même temps il les fit instruire dans les arts libéraux, afin qu'ils apprissent dès leur jeunesse ce qui était si nécessaire et ce que pourtant il était si didlcile d'acquérir plus tard ; l'enseignement plein de charme d'Alcuin s'accommodait facilement aux plus tendres années ; il causait en instruisant , et répondait à toutes les questions ; il proposait des énigmes et en donnait le mot pi levait toute espèce de doute; de plus, il savait conserver sadignité, mèmelors* qu'il laissait de côté sa gravité -, tous les princes et toutes les princesses auxquels il donnait des leçons, sans en excepter le roi, l'appelaient leur maître et leur père. Alcuin les appelait tousses fils et ses filles, toutefois sans jamais oublier que Karl était son roi et son seigneur.
Le zèle de Karl alla plus loin. Il ne voulait pas se réserver à lui seul les avantages de la science , mats il désirait que tous les hommes pussent s'abreuver à la coupe des oonnaissances et de l'instruction dont il avait luimême apprécié la douceur. Dans son palais d'Aix-Ia^hapelle fut établie une école pour les enfans des personnages de sa cour, et ceux-ci eux-mêmes furent excités, sinon parles ordres, du moins par Texemple de Karl , à apprendre les arts libéraux auprès des sa vans qu'il avait réunis autour de lui. Bien plus, il voulait que tous les hommes de son empire , chacun selon sa capacité et ses besoins, pussent trouver l'occasion de s'instruire. Il ordonna donc , aveo l'assentiment de ses fidèles , que près de chaque siège épiscopal et dans chaque couvent on établit une école. Il existe encore une lettre du roi à un archevêque , dont on a une copie adressée t l'abbé Baugulf de Fulda , où il exprime avec énergie et bienveillance cet ordre: a Agir, dit leroi, vaut sans doute mieux que savoir, mais on doitsavoir avantd'agir ; aussi chacun doit apprendre les obligations auxquelles il est soumis, )» ~ « Nous avons souvent, ajoute-*
t-il , reçu des couvcns des lettres dont le sens était bon , mais dont le langage était grossier. Une inquiétude s'est donc élevée en nous ^ nous avons craint qu'un homme qui ne sait pas écrire correctement no puisse pas non plus bien comprendre les paroles des saintes Ecritures; et cependant nous savons tous que Terreur dans les mots est très -dangereuse , mais que la mauvaise intelligence du sens est plus dangereuse encore.» Aussi veut-il qu'on étudie et qu'on enseigne avec tout le soin possible, et qu^on s'atta«;he dans les évèchés et dans les couveos à avoir des hommes qui eussent la volonté et la force d'instruire et en même temps le goût de létude.
Sans doute, il était plus facile de donner des ordres de celle nature que de les faire cxé* cuter, dans un temps où beaucoup d'ecclésiastiques pouvaient à peine lire et ne savaient pas écrire. Mais les vœux de Karl se t)ornaient à éveiller l'attenlion des princes de l'Église. Dans un capilulairc qui semble avoir été promulgué à cette époque, Karl ordonne aux pré- Ires et les prie « de faire briller leurs lumières devant les hommes , de ne pas seulement recevoir parmi eux des enfans d'une condition servile, mais aussi les flls d'hommes libres ; d'ouvrir des écoles où les Jeunes garçons apprissent à lire , d'enseigner dans chaque couvent et dans chaque résidence épiscopale des psaumes et des cantiques , le calcul et ia grammaire. » Il est clair que Karl voulait que chaque homme fût instruit , mais il n'exigea pas de tous la mémo instruction : Ici on se bornait à la lecture ; \h on n'allait pas au delà de l'écriture. Il demandait que tous les ecclésiastiques sussent chanter , k cause de la dignité du culte divin, et il ne demandait une instruction scientifique qu^à ceux qui avaient une intelligence et des qualités sufllsantes pour l'érudition. Il s'en remit pour les détails à la sagesse des évêques et des abbés, selon leur connaissance des relatiofft. Il se peut que beaucoup de ces princes de l'Église , par faiblesse , par négligence , par légèreté , par esprit de contradiction , par toute autre passion , aient fait peu de chose ou n'aient rien fait. Mais la chasse leur ayant été interdite aussi bien que l'usage des armes, ils no pouvaient plus , comme autrefois , s'amuser avec des chiens et des faucons : il se peut donc que dés lors quelques-uns , pour se créer une oc«> copation ^ soient entrés dans les vues du roi et
qu'ils aient exécuté ses ordres. Sans doute aussi , sur plus d'un point , il se trouva plus d'un homme animé d'un zèle pur et les encooragemens ou la colère du grand roi remplacèrent ce zèle là où il manquait. L'évèque Théodulf d'Orléans , homme distingué , il est vrai , et l'un des confldens du roi, établit daDi les villages et dans les bourgs de son diocèse des écoles où les prêtres devaient donner une instruction gratuite , tandis qu'il institua en même temps des écoles supérieures pour 1 ioslruction de ceux qui voulaient acquérir des lumières plus élevées. Plusieurs autres évêques imitèrent certainement cet exemple, et bien que les écoles plus savantes , établies par IVdre de Karl pour l'enseignement de la langue latine et de la langue grecque, ne fussent pas loii-> jours prospères malgré leurs riches dotations, telles que les écoles d'OsnabrOck, parce que les rois peuvent bien encourager le génie, mais non le créer , quelques écoles cependant prirent un beau développement sur plusieurs points : à Aix-la-Chapelle, à Tours, & Fulda, où le libre génie des hommes savans pouvait se mouvoir ( à Tours, Alcuin administrait luimême ). Et ces écoles exercèrent au loin leur influence, envoyèrent d'habiles élèves dam le monde et devinrent des modèles pour les siècles suivans, où le génie devait acquérir plus de maturité.
Mais il eût été difficile d'obtenir d'aussi grands résultats si l'infatigable Alcuin n'avait réussi à former à la cour de Karl uœ certaine confraternité d'esprit entre les savans, confraternité qui devait agiravec d'autant plus de force et d'activité que le grand roi lui-même en était la base et l'appui. Karl avait 1 habitude de choisir quelques hommes de ce cercle pour l'accompagner lorsqu'il parcourait son empire , lorsqu'il convoquait les diètes ou marchait contre ses ennemis, afin que ses études ne fussent pas interrompues, afin qu'il trouvai desconseils intclligens, afin qu'il eût prèsdelui des hommes capables d'écrire et d'exposer les faits. Il se peut aussi que ces hommes aient gagné à cette association intellectuelle plus d'uc savantdes pays lointains, venu peut être à la cour du roi pourpeu de temps, pour ses aiïairesprivées ou pour des affaires publiques. Quoiqu il<si soit, cette confrérie se répandit dans tout l'empire, lorsque ses membres se dispersèrent pour trouver dans de hautes dignités, moins une ré-