LIV- VII, CHAP. VIII
folé devait ètro resliluè par le matlrc de res" clavc. Pour un vol qui soumettait i^hommc libre à uoe amende de quarante-cinq sous, Tesclave élail puni de mort.
Mais si un esclave était accusé de vol et niait le fait, son maître devait le livrer à Taccusateiir pour que celui-ci le mit à la torture. Cet accusateur devait avoir à sa disposition le banc de douleur et des bâtons épais d'un doigt. L'esclave recevait jusqu'à cent vingt coups. S'il rejetait le fait sur son maître, on ne devait pas le croire. S'il l'avouait, il devait subir la l)eine indiquée. S'il n'avouait rien , l'accusateur pouvait recourir à de nouvelles et plus grandes (ortures, sans être restreint dans aucune limite; mais il était obligé de garder, c'est-è-dire de payer & son mattre l'esclave mis bon de service par les tortures.
La femme et l'homme esclaves étaient traités de la même manière. Si la femme avait commis un vol ou si les tortures lui arrachaient l aveu du crime pour lequel l'homme esclave était fait eunuque, elle recevait deux cent quarante coups de fouet à moins de payer six tous.
Les malheurs où les Romains avaient en- Iratoé les Teutschs avaient donc complètement étouffé en ceux-ci l'ancienne humanité qui les empêchait, selon le témoignage de Tacite, de mallrailer un esclave, si ce n'est dans un moment de colère et d'emportement! Et ces infortunés ne pouvaient être soustraits & des actes si affreux que par le bon vouloir de leur maître. Celui-ci n'était pas forcé de faire placer son esclave sur le banc de douleur ; mais s'il s'y refusait, il devait prendre sur lui-même la responsabilité du crime , et s'en décharger en payant intégralement l'amende à laquelle il aurait été condamné s'il avait été coupable. Du reste, ilrésultedela manière la plus évidente de ces dispositions que l'esclave n'avait I pas la moindre garantie contre son maître pour I »)n corps et sa vie. Il lui était abandonné I comme le bétail et toute autre chose. Tout ce qui le protégeait contre son maître , c'est que celui-ci avait intérêt à le ménager^ tout ce qui le protégeait contre les étrangers , c'est que ^ mattre ne devait pas être lésé dans sa propriété. '
Telle était la loi salique.