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défendre la liberté de la pairie, ne se faisait plus entendre, et les chants anciens se taisaient partout où le christianisme trouvait accès. La Tictoire resta au christianisme dans cette espèce de luKe, et tout le passé chancela devant la croix des temps nouveaux. Mais la religion nouvelle amenait après elle dans la patrie toutes les richesses du beau, autant pour le chant que pour la peinture ; il ne fallait que du talent et de Thabileté pour en tirer parti. Elle avait un Dieu qui gouverne toutes choses, un Dieu aussi redoutable que plein d'amour ^ elle aiail sa mère, vierge, et l'enfant du grand mystère; elle avait les rois et Tétoile, le père nourricier et les disciples , les martyrs et les saints, les miracles elles allégories; elle rappelait les temps qui étaient passés, et la propre nécessité de celte religion, ses consolations et le »a1ul qu'elle ofTrait se rattachaient à leur chaîne qui remontait les siècles par une longue série de relations et d'eiïorts humains Jusqu'à l'origine du ciel et de la terre, des hommes et du péché. L'enthousiasme et l'art ne pouvaient donc manquer de riches matières -, mais l'enthousiasme existait-il déjà dans leTeutschland? Tart n'y était-il pas tout à fait étranger ? Les Teutschs eux-mêmes ne connaissaient-ils pas aussi peu l'un que l'autre ? Cependant partout où une église était fondée sur le sol de la pairie, on chanta sans doute des hymnes en l'honneur de la nouvelle doctrine etpour Tédi- Gcation des fidèles , tandis que dans les bois sacrés retentissaient encore les chants des anciens jours, vive expression des vœux et des désirs du cœur hun^ain -, et bien que ces hymnes se Gssent entendre dans une langue étrangère, ils s'étaient promplement répandus parmi le peuple dans la langue maternelle aOn d'exclure les anciens chants, de détacher les âmes du paganisme et de les gagner à celui de qui teul était venu le salut. L'affection pour les saintes images était générale parmi les chrétiens dans les pays méridionaux, et l'expérience montrait combien elles étaient utiles pour rédific^tion des cœurs. On peut conjecturer en conséquence que du moins dans les places du Teutschland où s'éleva un siège êpiscopal on attacha d'autant plus de valeur &QI images, que le goût des Teutschs pour les représentations matérielles et les couleurs avait été plus vif dès les anciens temps. Les finies reliques pouvaient remplir les &mes
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de crainte et d'humilité, mais la représentation d'évcncmens sacrés les provoquait plus que tout le reste à une dévotion plus calme et plus sereine. Et bien que dans leTeutschland il ne se trouvât pas encore de mains capables d'essayer des ouvrages d'art, du moins le goût pour les œuvres de l'art se réveilla partout où le Christ fut honoré.
Quant aux sciences véritables, on n'en voit pas encore plus de traces chez les peuples teutschs qu'on n'en voyait cinq siècles auparavant, bien qu'ils eussent eu l'occasion de s'enrichir de connaissances diverses et variées (16). Les codes de lois contiennent à ce sujet des preuves frappantes, soit qu'ils aient été rédigés par des Teutschs, soit qu'ils leur vinssent d'ailleurs. Nous avons parlé à plusieurs reprises de la décadence des sciences dans l'empire romain : elles y avaient été détruites avant la conquête de l'empire par les Teutschs , et l'on ne peut en attribuer la faute à ceux-ci. Toutefois de faibles débris en furent conservés par le clergé : dans la cellule du clottre , quelques rayons de l'ancien soleil continuèrent de briller comme un faible flambeau ; partout où vint le christianisme ce flambeau se ralluma. Et la lutte des opinions , celle de l'orthodoxie contre l'hérésie, quelque impur qu'en pût être le principe, quelque déplorables que fussent les circonstances qui l'accompagnèrent , eut pourtant ce grand résultat, qu'on n'oublia pas déverser un peu d'huile dans la lampe, et qu'on laissa quelque honneur à l'intelligence et quelque droit à la pensée.
Cependant la religion des peuples teutschs se tenait en face du christianisme, et elle fut successivement vaincue par lui ; mais on ne peut rien préciser avec certitude (17). Les choses semblent être restées dans l'état où elles se trouvaient cinq siècles plus tôt. Sans doute , dans les auteurs chrétiens comme dans les actes des évêques, il est souvent question de paganisme , il est question de dieux et d'idoles , il est question de superstitions et de pratiques païennes; mais l'homme qui examine les choses sans prévention et qui étudie la langue de l'époque ne peut découvrir aucun témoignage positif ni aucune vérité historique : les expressions sont toujours vagues ; les différentes mythologies sont constamment mêlées, et par là même les idées romaines , les idées teutsches , sans doute aussi les idées gauloises, sont coq~
HISTOIRE DU PEUPLE ALtEMAND.
fondnes. Car, dans la Gaule , Tancienne idolâtrie qui servait d'appui à la puissance des druides, et que ces prêtres avaient profondément gravée dans les cœurs, imprimée sur toutes les relations de la vie par tous les artifices de la foi et de la prudence sacerdotales, n'avait certainement pas encore entièrement succombé sous la violence impuissante du paganisme romain lorsque les premiers autels furent élevés au Dieu crucifié ; et d'un autre côté le christianisme était établi depuis trop peu de temps dans ce pays pour que le paganisme romain et ridolAtrie gauloise eussent pu être déjà vaincus entièrement lorsque les peuples ieutschs envahissant la Gaule confondirent et boulever^ sèrent tout ce qui existait. Le culte public suivant les pratiques romaines fut interdit, les temples furent fermés, les sacrifices défendus^ mais dans les familles, dans les maisons, dans les ftmes, les anciennes erreurs n'étaient pas encore effacées, et le bas peuple, craignant de s'égarer, adressa souvent de ferventes prières h Jupiter et à Vénus, bien que depuis longtemps il eût l'habitude de se prosterner devant la sainte Vierge et de s'asseoir au banquet du Seigneur. L'ancienne religion romaine, il est vrai, s'était entourée, dans les derniers temps, des plus hideuses superstitions. Comme, dans les nécessités cl les dangers de la vie , on cherchait à remplacer en masse la vertu et la force qui manquaient dans les détails, on avait emprunté de tous les peuples et de tous les pays les pratiques les plus superstitieuses pour en faire un monstrueux amalgame, et plus elles blés* saient la raison, pluson les regardaitcomrae eflicaces. Alors les peuples teutschs pénétrèrent dans l'empire. Ils avaient assurément aussi plus d'une idée étrange *, car l'homme qui est arrivé assez loin pour pressentir le lien mystérieux des choses, mais non assez pour reconnaître et apprécier les bornes de l'esprit humain et la valeur d'une pensée précise, forme toujours et partout de singulières entreprises pour se rendre favorables les puissances occultes et mettre en mouvement l'empire des esprits surnaturels afin d'arriver à l'accomplissement de ses vœux. Quil porte en lui-même le désir d'agir et de vivre conformément à ce lien mystérieux, ou qu'il sente le besoin de mettre un terme aux nécessités de son cœur , ou bien encore qu'il forme le vœu de satisfaire ses paseioDs brutales contrairement à la marche éter-
nelle des choses , il sera toujours disposé à saisir des moyens mystérieux ou même sTeotureux pour gagner les puissances occultes, et ces moyens seront difrérens selon la dilTérence des idées qu'il se sera faites de ces puissance Aussi on peut conjecturer, et les lois ellesmêmes le prouvent , que les peuples teutschs avaient des devins et des interprètes des signes et des songes , des noueurs d'aiguillelle, des diseurs de bonne aventure, des conjarateurs d'orages , des magiciens et des sorciersmaîtres ; et chacun de ces ministres de superstition avait sa manière particulière, résallanl de la curiosité naturelle à Thomme, fondée sur les vicissitudes des choses de la terre, et se développant par les désirs et par les passions de Fâme humaine. Dès le temps de Tacite, beaucoup de pratiques religieuses étaient en usage, telles que des sacrifices, des consécrations , des processions, et, d'après la nolwrc de l'homme, le nombre des ces pratiques s'èlail incontestablement augmenté et n'avait diminué nullement dans le cours de cinq siècles. H se peut que les Teutschs, par leurs fréquentes communications avec les Romains et par leur séjour parmi ceux-ci , en eussent reçu des idées et des pratiques ; mais il est probable aussi que, de leur côté, ils leur en communiquèrent: les Romains en effet acceptaient Irés-tolontiers les superstitions étrangères 5 il est donc impossible que les superstitions de ceux qui avaient pour eux la fortune et la victoire leur fussent indifférentes. Les Teutschs au contraire se reconnaissaient pour la moins civilisée des deux races , et pour cette raison il se peut qu'ils n'aient pas résisté ènergiquemenl à l'introduction des usages romains. Mais les idées données et reçues no conservèrent ni d'un côté ni de l'autre leur forme originaire : elles furent nécessairement rattachées aux idées antérieures et par là même transformées de plu* d'une manière. Enfin le christianisme, dont le germe commençait à se développer, exerça sans aucun doute , par ses traditions et par ses miracles, par ses vérités et par ses mystères, par sa foi et par ses pratiques, une influence très - profonde sur les esprits et même »ur l'âme de ces hommes qui n'avaient pas encore renoncé aux anciennes croyances païennes cl qui n'avaient pas reçu le baptême du saluli celte influence a tout transformé, et il en est résulté un aspect nouveau.
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Gomment esirîl poMÎble do faire pénétrer la critique dans ce monde de supersUtion ? Commeot eilHl possible de diviser celle grande masse d'idée» et de pratiques , qui consistait eo élémens si divers, et d'assigner aux-peuplcs tealschs ce qui leur appartenait réellement en propre ? Comment cela est-il possible au milieu de rineertîtude des documens et du vague des expressions ? Comment cela est-il possible en facedu sële pieux des apures chrétiens, qui, méprisant le paganisme, n'avaient à cœur que la seule religion du salut, et devaient tenir d'autant moips à établir ancuno distinction entre les diverses sortes de paganisme , selon les peuples divers , qu'avec une conviction entière ils faisaient venir toute idée païenne d'un seul et môme mauvais génie qui s'efforçait partout de maintenir dans toute son énergie la puissance des ténèbres éternelles ? Certes toute tentative de cette nature mérite notre reconnaissance, elle peut devenir trés-instruclive pour la connaissance de la nature humaine et pour l'élude de la vie dans son dé- Teioppcmeot au milieu des relations des temps -, mais des conjectures , des comparaisons , des rapports ci des inductions nous conduisent raremenlà une vérité sur laquelle l'histoire pourrait fonder quelque chose comme sur une base solide. Car les temps postérieurs même , comme nous le montrerons plus loin, n'expliquent rien. La superstition païenne est restée longtemps dans la vie et n'a pas été entièrement extirpée jusqu^à ce jour. Les données historiques sont rarement plus précises. D'autre part ia fable et la poésie ont essayé leurs forces et maintenu et complété arbitrairement ce que l'esprit humain avait pu saisir dans ses pres- Kntimens, dans ses craintes ou dans ses espérances. £t enfin les monumens de nature sainte 00 superstitieuse conduisant rarement à un résultat plus satisfaisant, soit qu'on les trouve dans des tombeaux ou en d'autres lieux , soit qu'ils ne consistent qu'en ornemens, en formes humaines ou en formes d'animaux : car d'un ^ê le sens donné à des monumens de cette luture est nécessairement toujours arbitraire, ^ bien rarement on put admettre qu'ils n'ont soni qu'à UQ but donné ou qu'ils ne se rapportent qu'à telles ou telles idées ; et d'un autre ^ on ne peut que bien rarement déterminer Souvient ce qu'on a découvert, si c'est un objet national ou un objet étranger, comment
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il est venu dans le lieu où on Ta trouvé et dans quelles circonstances.
Or comme chez les peuples teutsehs, on ne voit figurer nulle part un ordre sacerdotale , comme nulle part on ne voit des pr6tres païens se présenter en face du christianisme , comme il n'est parlé que très-vaguement de dieux des peuples teutsehs et des images de ces dieux , comme il n'est point question de temples ou d'édifices où ces dieux étaient honorés, le moyen de se rapprocher le plus possible de la vérité historique, c'est d'admettre que la religion des Teutsehs, jusqu'à l'introduction du christianisme , resta la même que celle qu'on avait trouvée parmi eux au premier siècle de notre ère. Ainsi ils s'inclinaient toij^ours encore avec dévotion devant celte providence mystérieuse vers laquelle ils ne dirigeaient qu'avec respect leurs regards \ ils adressaient toujours avec une ftme pieuse leurs prières au père commun de la nature, et lui offraient avec un cœur simple leurs sacrifices et leurs vœux dans les bois sacrés et auprès des sources révérées. Mais le désir de connaître l'avenir et de satisfaire les passions qui s'élèvent dans le cœur de l'homme grossier comme dans ce* lui de l'homme civilisé les avait aisément disposés à croire en des forces surnaturelles , ainsi qu'à la possibilité pour Thomme de gagner ces forces, de les soumettre et de les employer è son service; et par lé l'ancien culte si simple fut défiguré et troublé par une addition hasardée, et la superstition étrangère y introduisit ses pratiques.
Mais si l'on demande jusqu'à quel point le christianisme, opposé à ce paganisme , s'était propagé au sixième siècle parmi les peuples teutsehs , l'histoire ne peut pas donner à cette question de réponse formelle. Les peuples teutsehs qui vivaient sur le sol de l'ancien empire romain portaient tous sans aucun doute le nom de chrétiens. Non-seulement les Franks Saliens, mais aussi les Franks Ripuaires de la rive gauche du Rhin étaient tous chrétiens , et l'action des évèques de Cologne et de Mayence n'était certainement pas limitée aux rives du Rhin : sur le côté droit de ce fleuve, parmi les Bavarois et les Allemanni , il y avait aussi des chrétiens *, il est probable que tous ceux qui habitaient d'anciennes provinces de l'empire ro« main avaient embrassé le christianisme.La lutte dut commencer dans les proviaee« pureaient
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leuUches , et cette lutte fut souteilue avec succès, parce qu'elle eut pour centre l'évèché d'Augsbourg et plus tard celui de Constance. On peut croire encore que dans la Thuringe , le christianisme avait déjà gagné du terrain lorsque ce pays formait encore un royaume indépendant : la croix suivit partout les armes des Franks ^ mais il est bien possible que la circonstance même du malheur des Thuringiens vaincus par les Franks ait nui au christianisme en Thuringe et rendu son triomphe plus difficile, car ceux qui se joignirent aux Franks et qui par là se séparèrent de leur peuple, les (idalings, se convertirent incontestablement aux doctrines nouvelles et reçurent le baptême, ce qui peut avoir excité le reste de la nation , sur laquelle le joug des conquérans continuait de peser , à résister tout à la fois à la domination et à la religion de ces étrangers. Ces causes empêchèrent peutêtre le christianisme de jeter de fortes racines dans ces contrées. Il s'agissait là d'une affaire de calcul et non d'une affaire de cœur. En conséquence, de même qu'en Bavière où tant de choses furent détruites par les Avares, le christianisme put aussi , sinon périr , du moins beaucoup souiïrir en Thuringe lorsque les Avares et les Slaves y pénétrèrent, et que dans la seconde moitié du sixième siècle et dans le septième les grands troubles qui déchirèrent l'empire des Franks firent plus d'une fois entrevoir aux Thuringiens la possibilité de secouer le Joug et de rétablir Tancienne liberté. Toutefois le christianisme ne fut jamais entièrement extirpé , et ce serait certainement une erreur de prétendre que les premiers chrétiens de la Thuringe ne remontent qu'au huitième siècle.
Quant à la manière dont le christianisme avait été conçu jusqu'à cette époque par les peuples tcutschs qui l'avaient embrassé , l'histoire ne nous fournit pas la moindre indication. On ne peut guère qu'établir des suppositions fondées sur la conduite et les opinions des hommes qui cherchèrent à répandre ou à consolider la religion chrétienne. Ces pieux personnages agirent avec une grande sagesse. On peut laisser indécise la question de savoir s'ils ne le firent que par leur propre ignorance ou s'ils furent dirigés par une prudente appréciation des circonstances \ mais ce qui ne souffre aucun doute, c'est qu'ils entrèrent dans la voie
qui conduisait le plus sûrement au but et qu'ils n'auraient pu mieux choisir , même en admettant leur supériorité intelloctueile sur ces hommes rudes et énergiques ; ils comptèrent plus sur l'action que sur la doctrine, plus sur le merveilleux que sur le vrai ^ ils s'adres^reot à rimagination plutôt qu'à linteUigence , au sentiment plutôt qu'à la pensée. Ils rattachèrent leurs principes chrétiens aux superstitions païennes, laissant à l'avenir le soin de dégager la flamme de ta fumée -, ils cherchèrent d*abord à soumettre les populations au baptême et à la confession de la foi sans s'inquiéter de la foi elle-même^ ils introduisirent les pratiques chrétiennes parmi les pratiques idolâtres *, ib cherchèrent à assurer à l'Église des droits et des possessions pour la rendre inébranlable, et ils se contentèrent de gagner un terrain qui pût dans la suite servir de base aux vérités divines et leur assurer une action plus décisive en des jours meilleurs.
Il ne faut donc pas s'attendre à voir la religion chrétienne exercer dès ces premiers temps une influence bienfaisante sur les mœurs des Teutschs qui se convertirent. Plusieurs pieu& évoques donnèrent de grands exemples de bienfaisance, de dévouement de toutes les yerlus chrétiennes ; mais on ne sait si ces exemples agirent jusque dans le Teutschland propre et s'ils y excitèrent l'émulation. Dans le fait, si en général ces mêmes mœurs si simples, admirées parTacite,régnaientencore parmi les Teutschs, que pouvait-il y avoir chez eux qu'il fallût améliorer ? Et rien ne s'oppose à cette hypothèse. A la vérité, les codes des peuples teutscbs nous parlent de crimes grands et variés ^ mais ils nous révèlent beaucoup moins de grands vices. Et il ne faut pas oublier que les peuples dont nous avons analysé les lois avaient entre eux des relations très-inégales. Les lentes des rois , les guerriers , ceux qui avaient émigré et qui s'étaicnlètablis parmi les Romains, n'ontpas moins excité l'attention des lois que ceux qui vivaient tranquilles dans leur patrie sur leurs biens héréditaires -, ils l'ont peut-être excitée davantage. Parmi les premiers, beaucoup s'étaient gâtés et corrompus , et de grands crimes peuvent avoir été souvent commis par eux ; mais il ne s'ensuit pas qu'il en fut de même dans l'intérieur du pays natal, où l'homme libre vivait sur une terre libre, entouré de sa famille, selon l'usage de ses ancêtres. Bien plus,