‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 47 sur 298 · I. jFVand · texte numérisé non relu

I. jFVand

2. Barban, ^ ^ $aHca vivunt^ (parmi eux les barenesh II. Hommes non libres, a. lAti. b. Romani.

à. Possessores, b. ïW>«wrf<.

c. Barbari Romani,

(Barbari qui lege saliea non vivvnt)

d. Servi,

NOTES DU UVHE VU

Mail oA n r ânti dei imt , M HhrH ne manquaient assarémeiit pas non plus.

(38) Je répète avec Ciciton i Sarvm $entmtiarum fuwHrûfUy deui ali^fui$ tHdêrit : gwtverUimilHmat mofna pi»itio têt Probabilia eof^echtra $9quor> Mais ca qai oe soacnre auean doute , c'est que daus les lob et dans les indications des écrivains les temps sont confondus el que le nouveau et l'ancien sont nélés. Si on laisse subsister cette confusion et ce méluge, en peut bien décrire l'état des choses tel qu'il l'est présenlé plus lard» nais il ne peut être question d'un développeawnl historique des ehoses. Mais si l'on veal recbei«lier l'origine ei le développement des cImms, raaeien doit être séparé du nouveau, et pour cette élstlncUoQ, Il n'y a d'autre mesure que l'état des lelatteas, l'étal de la Tie et de la nature b«maiae,

OBàPITIIB III.

(1) Pnsenne n'Indique le nombre des guerriers. Si l'on psaae à la manlèfe dont se fermaient autrefois leseorpsdeoompagnons. on arrive cerUinement à la co^jectore que œ nombre ne peut avoir é|é considérable. Si l'on considère au contraire ee qu'ils ont •ccompli, l'opiiKion de eeux qui ont trop réduit ee Booibre parait également erronéOé Et la elreonstanee qse Chlodwig avait auprès de sa personne trois mille boounes poomil prouver qu'ils ne peuvent avoir été aos inportanee*

(3) n me semble que cette pensée • que les Franks qai conquirent la Gaule et voulurent la conserver formèrent un Corps permanent de compagnons , explique beaucoap de phénomènes de lliistoire.

! [)) Des mois ^rtaMNMit^ Jierimmsmit Marimmmi, ArimoMiiaf qui plus tard se présentent si fréqnemnent dans fhlsloire des Langobards en Italie , on ne rencontre dans Pbisloire des Franks que le mot Aai- MAsxu (KâacD&r, jptfrmu/., I, eap. 38). Mais ee seul PMseeiamble prouver, puisqu'il n'est point en eonimlletion avec i'élat des ehows, que le mot jdri* *teaNto était as «sage dans l'empire des Franks, M l'^^KiRufifilei suppose des Arimanni. Mais s'il éUit en nsago , Il le Ait sans doute aussi dès les premiers lenpsde l'empire, parce qu'on ne comprend pas eomneat il se serait formé plus tard. On a beaucoup disesté sur le sens des mots, parce qu'on a saisi du même coBp d'ttil plualeuit siècles. Un vieui glossaire (voyez ^ Gasci, stêb, u. Hêritnannfii dit t ^rsmémmia, Ner- «oa. MUesgre§4ilis, qui pMi^ym munus non habet. Ki laas sncnn doute ee glossaire a raison. Cependant ^ « fait des arimans Untet des esclaves, tantôt des konmes libres jmnervt (arimon), par opposition aux ucQB Aomérea, aux hommes riches , Untét les vassaux ^o grands seigneurs, Untôt des hommes libres en génial, tantôt des landammans, sorte de baillis, Untôt i pea près ee que l'ataman est chez les Kosaks. Mais il Kmbie résulter clairement des Formules de Masculf <|oer^Hmaiifilà, dans l'empire des Franks, ne pouvait être autre chose que le corps des compagnons JBte ; car la partie de ee corps, qui , ainsi que nous w fsfons voir » était placée sous les ordres d*ttn

anstrustton est appelée arimohnia sua , e*esM-dire arimannie de l'antrustion. Dans le royaume des Langobards, tous les Langobards étaient appelés Arimannit parce que là un peuple entier avait émigré et que la conquête n'avait pas été l'œuvre d'un corps de compagnons, parce que précisément pour cette raison l'armée se composait de tpus les hommes libres. Le nom leur resta dans la suite du temps, même lorsque les circonstances eurent entièrement changé, peut-être de la même manière que le nom de Germani était resté k tous les Teutscbs. Mais ensuite eoi-mêmes ne prirent pas officiellement le nom d' Arimanni , ils se le laissèrent seulement donner sans peine. Charia Ottonis imper. ^ a. 869 (Du Gange, sub, v. Herimann{^ i (hsteihtm quod voeatur Romanianum cum Uberis hominibus, qui vuloo Heremanni vocantur. De 1a même manière, les femmes des Langobards, en Italie, étaient aussi appelées Herimannœ, Dans un Diploma Ludovici PU pro eeclesia P^eronensi, il est dit : Feminœ Hbera, quas Itali Nerimannas vocant. Mais l'ancienne et véritable signification de ce mot ne se perdit pas , comme cela ressort positivement de cette circonstance , que lorsque les villes devinrent libres et obtinrent le droit de se défendre elles-mêmes, la bourgeoisie armée fut également appelée arimannia ou herimannia. Enfin, quant à ce qui regarde l'étymologie du mot, elle a été dans le fait trouvée depuis longtemps, et même des savans étrangers au Teutschland l'ont formée de heer (armée) et mann (homme)... Mais cette simplicité n'a pas salisfait les savans teutscbs. On a fait venir ce mot (sans doute hors du Teutschland) tantôt de erbe (héritage) et de mann (homme) , tantôt d'eAre (honneur) et do mann (homme); et cette dernière étymologie a même beaucoup de partisans.

(4) Fidèles. Gela est connu. Il serait cependant possible que ee nom ne se soit introduit qu'après la naissance des bénéficia» Alors du moins le roi avait besoin de rappeler aux leudes la fidélité qu'ils lui avaient promise.

(&) Domus regia ou regalis, Gette eipression se trouve déjà dans Grégoire de Tours (par exemple au livre VI, ch. 9). On sait que le mot domus est employé par de bons et de mauvais écrivains pour familia. 11 désigne tout ce qui tient à la famille , les hommes et leurs possessions. Grégoire dk Tours (X, cap. 29) l'a

eipliqué surabondamment] deprecatur eam , ut

omtiit cura domus, id est sive eorrectio familia, sive exercitium agrorum, sive eultus vinearum eut eum adspieeret. Mais la domus regia n'est certainement pas la famille du roi, e'est-A-dire le père de famille, sa femme, ses enfans et ses serviteurs, mais c'est la famille royale , la grande famille des lentes. Car celte domus était in palatio et in omni regno. Comparez cidessous la note 2&.

(6) Comparez le chapitre II du présent livre.

(7) Ce sont vraisemblablement les Romani convivœ régis de la loi salique, ainsi appelés parce qu'ils appartenaient aussi à la domus regia. Ils devaient toujours rester distincts des leudes , qui étaient Franks, parce qu'en qualité de Romains ils n'étaient égaux

I qu'aux /<f^.

NOTES DU LIVRE VIL

(8) Comme Otto as Fuisisck» dit encore des pré* tendoi Salieos, qa*ils étaient nolnliuimi Franci,

(9) Comparez le chapttre Vllf da livre I.

(10) Gomme Ciilotar fut forcé à la guerre contre les Saxons*

(f 1} Campuê Martini .

(12) II 7 a ici de la confusion dans les idées, parce qae la confusion s'était introduite dans la vie. Le service est liberté et la liberté service.

(Id) Aussi Je se pois croire que les Franks aient usurpé des terres el s'en soient emparés comme de propriétés, ainsi que quelques auteurs le veulent, ni que les bénéfices aient pris naissance aussitôt après la conquête, ainsi que d'autres le prétendent.

(14) Le mot bêneficium, qui parut plus tard, semble être en faveur de ceci.

(15) Le /8«cti#. était ihesauruê publicui vel (Brarium (voyez Du.Gahoi, Si. v. FUcus).

(16) Ceci n*a pas besoin d'être prouvé ; une foule de passages l'Indiquent. Gela est peut-être exposé de la manière la plus claire dans Marculp (Formul, l, 2):Erffo dum etille9piseopu».,.numa$(erium.^. in pago ilîo oui suprk sua PRorararATt aut guptr fisco noscitur œdificane. — Ibid. (1, 12) : ... villas, fwu atir mcherr rxgio a»f di alodi parvhtum... terbrr videtur.,. ita, ut nulla refragaHo née n parti fisci nosTRi, nec a paru«tisus eomm... poêëet eonvelii.

(17) Dea compositions aussi. Grigor. Turon. (VI, cap. 29) : GoMPOBiTioMss negligentum risco débitas.

(18) Gregor. TuROir. (VIII, cap. 22). Wendelln mourut : Quœeunque de nsco mentit, nsci ivaiaus êunt relata,

(10) Lex Salica{i\U LIX, 1).— Gregor. Turor. (VIII, cap. 43, et IX , cap. 38). — Marculf {FortMiL , I, cap. 32).

(20) Lêx Salica (U LXV, 2). — £es Ripuaria (LVII, 4) ; et Grégoire, pateim,

(21) Voyez le commencement du chapitre II du présent livre.

(22) On ne doit donc pas s'étonner de ce que les rots disent Fiscus hosterj on ne doit pas s'étonner davantage de ce que les écrivains s'expriment quelquefois (Grecor.Tcirom., VI, cap. 23) comme si les roisavalent arbitrairement disposé du fisc.

(23) « Du milieu d'entre eux. > Mais pour celle raison, ce peut avoir été un Romain. Des Romains, qui étaient convives régie, pouvaient bien arriver à toutes les places; et l'administration du fisc e\igeait des connaissances dont fort peu de Franlts pouvaient se vanter au commencement de l'empire.

(24) Lex Saliea (tlt. LIX, 1) tetree eum erunt m Fisco, autQUi, cvi nscus dare toluerit. — Ibid. (lit. LXV, 2) : Portio illa ad fiscum perveniat, vel gui fis-

CVS CONCEDERIT.

(26) « Maire du palais, > comme maire d'une ville. le ne puis donner une dénomination plus brève et

plus précise au major domui; En allemaDë , Je dis haue-aelteeter. Si l'on aime mieux hattemàer, je n'ai rien contre ; mats Je suis convaincu que ce ncl est venu du nom latin major. Sans parler do siogulier mélange d'un mot teutsch el d'un mol latin [mtitT-éafiMM), auquel on n'était amené par rien, le seosda mot auiOR est d'autant moins incertain que ce moi» reneontre très-fréquemment dans les écrivains fraiciqnes, ei toujours dans le sens de vieux, ancien, p/u vUux, plue ancien. Quelquefois on y ajoute hatc, pir exemple Grrcor. Turom. (VIII, cap. 30) et Fiedecu. {Chron,, cap. 95) ont majorée natu. Les msftor«i. lei primi, les opHmi sont aussi appelés VAJoxts , d'anc manière tout A fait conforme aux usages des peupla et aux mœurs teulsches. (Comparez la note 28 da chapitre V de notre livre m.) La nature faisait valoir ses droits. Ce qui dans l'origine était dft aux années ri à l'expérience ftat remis plus tard entre les mains d*lionimes plus Jeunes] mais le nom resta et devint on litre. Graf (comte) , senior , major se ressemblent psr leur signification et ne désignent que des digoii«s dlflérentea. Du reste , Je renvoie pour les recherdi» qui concernent le major domvse à Zirks»e.i {C(mmentatio historieo^critica de Francorum Majore domtra, Jens , 1826) et je n'entre ni dans une réfulation des diverses opinions sur ces ministériaux de l'empirf. ni dans un exposé des preuves qui ne semblent pas être absolument nécessaires. Zinkelsen , selon moi, i suffisamment réfuté les opinions dominantes sur ie mqjor domue el rassemblé avec soin les passag» qui se rapportent é cet officier. Lorsque, il y a qu^^' ques années, j'ai exposé une nouvelle opinion sortes dignitaires de l'empire (voyez mon Histoire gini raie dee peuples et des États, t. Il, p. ISSde la seconde édition) , elle pouvait sans doute sembler singulière , parce que dans une histoire générale je ne pouvais en donner aucune preuve, et parce les développemens que je donnais dans mes leçons n'étaient pas connus du public. Maintenani, je l'espère, beaucoup de personnes du moins reconnaissent d^â qu'elle n'a pas été émise sans fondement et comme ane simple idée venue par hasard. Mon ami Zeinkeisen i sans doute aussi discuté contre moi, mais à ce qui! me semble , il n'a fait que confirmer ma manière de voir.

(20) HiifCMAR (de Ord. Palat., dans Du CBtssi*}h p. 402, $ 22) : De honestate vero palatii , seu ip«^^' Uter oRHAMRifTO RscALi, ncc non et de donis annvtt militum , absqob cibo st potu vxl iqvis , ad reginefi^ pRAcipuE, et sua ipsa ad eamerarium pertinibal- Les indications de Hincmar appartiennent sans doute é une époque postérieure ; mais si à cette époque postérieure, le camerarius était sous les ordres de la reine , il est d'autant plus cerUin que le citbieularius lui éUit soumis. En tout cas, il r^^""^ de ces passages que les milites recevaient d'ailleurs les choses essentielles, ct^ua, potue, equi. Compares Gie- GOR. TuROM. (IV, cap. 26; VI, cap. 45).

(27) Il m*est impossible de m'Imaginer qu'ainsi qu'on l'a dit parmi nous, le roi ait laissé plus Urd ««^'T!' celle élection, si précédemment il avait eu le droit d nommer le maire du palais. Il m'est tout aussi dimcile de croire que les leutes, comme SisMoirni l^P*"* '

NOTES DU LIVRE VU

aient renif cettd élection aa roi. lU aimaient mieux lai arracher ce .qu'il avait, cl ne lui accordèrent certainement rien voiontairement.

{19) Domus r€ffi(B magiater; eomêt domu» regiœ; eustùs et tuiar attlt» et totius regni; 8ubregulu»;conr sut Frandm ; major âomus in palatio et in omni regm. (Voyez Zi«MiSBif, p. »et sniTantea.) L'addition : in palatio et in omni regno, dépend siaiplement de dimus; pour : quesest inpaiatioet in omni regno; — le \\\Te suivant de cet ouvrage eipliqoera tout cela.

(29) Voyez encore une fois le commencement do chapitre II do présent livre.

(30} Une Celle division de la heermannei (ensemble des hommes de guerre) semble si nécessaire qu'on ne peut absolument la mettre en doute. Les remarques qae nous avons faîtes dans les notes 26 et 28 en lémofgocnl aussi ; les dûtes qu'on voit figurer dans les provinces en témoignent aussi , car Hs ne furent cer* laincmcnt pas duces sans armée. Quant à ce que dénient faire les divisions de la heermannei, cela ressort aussi de l'étal des choses. L'obligation et l'instroclion que contient dans MAacOLFia Chartadedueatu, patriciatuet comiiatu {Formitl,, I, cap. 8) peul uns doute nous révéler des relations plus étendues et pins perfectionnées ; la base était aussi ancienne que rempire lui-même. 11 est difficile que la disposition originaire ait été autre que celle que Théodcrleh-le- Grand donne dans la formula ducatvs Retiarum (dans Cassiodobb, VII, 4) au duc de la Rhélie : Oredimus Hbi àucaJhm Retiarum , ut miHtes et in paee regas^ et €um tij fines nostros solemni dlaeritate circumeas.

Mais il est difficile de douter que le comte, comme chef d'une armée, ait été appelé duc (le litre de pa- Irice n'était qu'un litre d'honneur emprunté aux Ro* mains). On peut soumettre à un doute plus grand l'opinion que Vantrustio ne doHpas être distingué du dac. Et pourtant cette circonstance que le nom d'an* inatio ne figure que dans les lois et les formules , et non chez les écrivains^ semble déjà montrer que dans le langage habituel ce personnage doit avoir été désigné par noe autre qualification. Or que peut avoir été Vantrustio ?

Ce mol vient sans aucun doute de treue, trustis (fidèle). Des savans ont cru en conséquence que les an* TicsTioRKS et les FIDÈLES étaient les mêmes hommes ; que par conséquent tous les lkitjdbs étaient antrus- TI05ES on in truste dominica. Cette opinion est évidemmeol erronée. Les Salsci, les Franks proprement dits, qui avaient conquis la Gaule, étaient incontestahlement au nombre dts fidèles. Or il est à\i{Lex So' Kea antiq,, lit. XXXII. §§ 19 et 20) : Si guis Satecus Salecwn eastraverit, sol. GG eulpabilis judieetur : si 9tfis antnistionem castraverit, sol. DG eulpabilis hàxtetur. Le Saiecus est donc distinct de Vantrustio, U castration est mise sur la même ligne que le meurtre. Le wehrgcld d'un homme libre était de deux cenls SOUS; le vehrgeld du comte était de six cents.

M. M Savwht {Histoire du droit romain au moyen d^e. l. !•*, p. 188) a exposé une autre opinion qui ne ne parait pas également juste. MÔsbb en eflTct a dit en pKsanl, en parlant du siècle de Karl-le-Grand {Hisf^red^OsnabriiQkj I» partie, 9« section» $ 46, note b) ;

« Que la noblesse avait sacrifié au roi son honneur. » EicHHORN, qui admet partout une noblesse, fait ( Histoire de la politique et du droit des Allemands , !«• partie , § 47) des antrustimes et des leudes , qu'il considère comme les mêmes hommes, la noblesse des Franks, dans les temps les plus anciens de leur empire. Or M. DE Savigny (dans le passage cité) dit : « Il ne nous reste aucune irace certaine d'une noblesse ancienne , comme ordre constitué. Chez les Franks, cela a été expliqué d'une manière très-satisfaisante; on a dit que la noblesse avait sacrifié son honneur an roi dès le temps de la conquête de la Gaule ; c'est-àdire qu'elle avait formé la suite du roi, qu'elle avait cessé d'exister comme ordre dans la nation^ et qu'elle continua à vivre dans les antrustions, » M. hb Savi- GNT semble donc admettre que les guerriers de Chlodyi\% et des antres rois franks qui conquirent la Gaule, qu'en un mot les leudes^ n'avaient élé autre chose que des nobles leutschs , qui non-seulement avaient renoncé aux anciens privilèges qu'on leur allribue comme ordre, mais qui avaient de plue abandonné leurs maisons et leurs foyers pour marcher à des conquêtes aventureuses. Môseb a raison Jusqu'à un certain point dans sa con}eclure ; mais J'avoue que Je ne sais point à quelle source EicimoRN et Savignt ont puisé leur opinion. Quanta Vantrustio^ il me semble cependant que si l'on examine avec attention le passage de Marcolf [Formular,, X, cap. 18) que nous avons déjà cité, il ne peut régner aucun doute. Et quia ille fidelis noster, venions ibi in palatio nostro una cum arimannia sua in manu nostratrustem et fidelitatem nobis visus est conjurasse, propterea per prœsentem puBceptum decemimus ae jubemns, ut deinceps memoratus ille in ntimero antrustionum eomputetur. Il y a évidemment Ici un homme qui appartient aux ieudes du roi (fidelis hoster), mais qui ne se trouve pas dans le voisinage du roi (ve2«irns ibi). Il est commandant , par conséquent duc, et vient auprès du roi avec la partie de Vkeermannei qui est placée sous ses ordres {una cum arimannia sua). Il prêle entre les mains du roi le serment commun des fidèles (conjurât in manu nostra tbdstem et fidelitatem) j cl pour celle raison (fboptbbea) il est compté désormais (deinceps) au nombre des antrustions.

(31) Voyez plus haut le chapitre II du présent livre et ia note 25 du même chapitre.

(32) Pbocope se fait, il est vrai, des idées singulières et confuses des contrées septentrionales; mais précisément pour celle raison il y a sans aucun doute plus d'une vérité dans ses assertions; car il a appris beaucoup de choses par les ambassadeurs franks; ceuxci n'ont pu se faire bien comprendre de cet écrivain , et en conséquence il a fait des combinaisons souvent malheureuses. Or il remarque ( De bello goth, IV, cap. 20) que l'Ile de Britlia est située à Popposite des dernières limHes de la Gaule, à cAté de l'Ile do Bretagne. C'est là qu'habitent aussi les Angiles et les Frisons (4>^i9«ov«). La population est si grande, ^Tt% Ml %i»

Ixof imtA «oXXobç Ivliv^k tumywt^tvM, |«v xtm^ mA «mvlv, l«

Si nous laissons de côté l'Ile de Britlia et les Angiles

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NOTES DU UVRE VU

la chMe est exacte; et e'esl celle-ci feulement que Procope a convenablement saisi.o

(33) Ceci me semble tellement r<^suUer de la natnro des choses que Je regarderais un doule comme impossible, lors même qu'on n*cn trouverait absolument aucune trace dans l'hisloiro.

(31} Comparez le chapitre III du livre III de cet ouvrage.

(35) De celte manière , à mon avis , on comprend pourquoi il n*est absolument pas question d'une classe privilégiée dans les plus anciens temps de l'empire dos Franks.Mais personne n'a besoin de se tourmenter au sujet des adalingi et des nobiles chez les Thuringiens , les Saxons , etc. J'espère expliquer aussi en temps et lieu la noblesse de ces classes.

(96) Plus loin, aux chapitres VII— IX, on examinera le droit et l'organisation Judiciaire.

(37) Egcabb déjà a conjecturé que tungitvus {Lex Saiica, tit XLVII, XUX, LUI, LXIII) doit être dérivé de nêhn (dix); et Je crois qu'il a raison. Une dizaine , un chef de dizaine , répondent à l'organisation militaire et aux exemples que l'on rencontre particulièrement chez les Anglo-Saxons et chez les Bavarois. Comparez le chapitre V de notre livre III et la note d& sur le même chapitre du même livre : et ci-dessous» le chapitre IX. Tun est le mot teutsch zehn (dix), en anglais l0ft, en hollandais tien, en Basse-Saxe et en Westphalle , avec une pronciation diverse » tein, f<»«n. Une dizaine se dit en bas-saxon en toan. De là on a très-bien pu faire toangener, tun§iner. Peut'étre trouve-t-on encore une preuve de l'exaclilude de cette étymologie même dans la Lex Salica {Paetus). En effet , il est dit au titre XLIX : ante xnEiDA vel tunginum, A présent encore le de thende est le dizième {sehente).

(38) Les marches du Tcotschiand étaient, Je pense , d'une autre nature que celles de la Gaule; dans la Gaule elles furent formées par les faits; dans le Teutschland elles furent fixées par l'homme libre. Comparez les parties du livre III citées dans la note 37.

(39) Le nom de hundrxda et hundbedus, que l'on trouve chez les Anglo-Saxons, ne figure pas plus dans les lois franciques que chez les écrivains. Mais la cbn- T£NA a certainement eu un nom teutsch.

(40) Aussi le eenienarius est-il appelé dans la suite eentenarius eomUis,

(41) Il me semble nécessaire de considérer la chose ainsi. La pauvreté de l'histoire n'en donne pas une preuve formelle.

(43) La question de savoir si dans l'empire des Franks l'organisation romaine des villes continua A subsister ou non , a reçu, comme on le sait, diverses réponses. Dans cette discussion, Dobos et M ablt peuvent être considérés eomme les principaux champions. Le premier répond à la question par l'affirmative et pour une excellente raison ; mais il a rattaché sa réponse A tant d'autres hypothèses souvent singulières que l'une a perdu beaucoup de crédit par l'autre. Le second ré-

pond par la négative , mais tt eoBatrnU ton édifia » maladroitement que rien ne peut l'étayer. Il me senble que la chose ne saurait être douteuse: lesFranki furent forcés parleur position de laisser subsister IV ganisalion romaine des villes, et, en examinaat bien les circonstances, nous devons le croire, lors mêiK que nous ne trouverions pas dans l'tilitoire le moiBdrc indice en faveur de celte opinion. Hais Agitil» même a été conduit à croire (tant il restait twn d'usages romains) que les Franks eux-mêmes virmi en grande partie selon les lois romaines, «v^ »

xal ifijormLq Iv talc noktai,

(43) Et tout au plus sans doute 1 Le commenedB moins était depuis longtemps détruit par l'incertilade générale qui avait régné au moins depuis cent tiu, par les déchiremens que l'empire eut à soufflrir daas JOfi ensemble et dans ses détails.

(44) Cette solidarité d'obligations, d'après les lodicalions, aurait seule dû détruire l'empire. Les Grfcs nommaient cela dUliicnvMc. Mais Je crois quil faut k faire de l'essence des ehoses l'Idée exposée kl

j(45) Dans la Novelle si connue DM Maioritad A^^, de l'an 4&8 (Cod. Theod. legg. noveli. lib. IV, AV. VU, de Curialibus), l'expression qui précise la peine :coi- LSGiis APPLicBTUR , ne dolt s'entendre , à ce qu'iJoe semble , que des collbgu dscubiojium. Les opiaioBS sont diverses. Godefroi attribue l'expression aui e«/i^ giati» de sorte qu'on devrait l'expliquer ainsi :«fl doit être transporté parmi les collegiati, » Mais comme évidemment 11 s'agit avant tout d'obtenir des coriatef. l'autre sens me parait plus conforme à tout l'esprit <k cette déplorable loi.

(46) Les preuves de cette description générale, ea tant qu'elles n'ont pas été données dans le récit deli conquête de ta Gaule par César, se trouvent daes ^ff^ (De re municipalt) et dans le t. I"de VHisMreMi^ romcUn au moyen âge, par Satignt (ehap.7).

(47) Salvisn a été , dans le premier volume de cet ouvrage, cité A plusieurs reprises comme autorité principale.

(48) D'après Grégoiii os Toub8(VI, cap. 45). qui ^^ que dans te principe lesFranks se tioroèrent A Bolerco partie les maisons qu'ils voulaient assurer au fiiCi4*|^ par conséquent les habilans de ces maisons cooiioo^ rent A y vivre sans crainte, mais qu'ensuite lesFrsabi dans l'occasion, faisaient préférablement de ces IK^ tans tout ce qu'ils voulaient. CAt/partoua veroj^f^ gressus Parisios, familias multtis de dohibos fiscA' LiBUsau/«rrîjprarc0ptf, et inplauêtris poni, poW'^ partissent avec sa fille, qui devait aller se marier en Espagne. Tantusqae planctui in urbe Parin»^ erat, ut ptanetui compararetur ^Egyptio, Ce P*«*f peut aussi servir de preuve pour l'observatioo qui 5<i» immédiatement dans le texte, que les villes ftirest lotjours en certains cas exposées A beaucoup de ®*"'* iraîlemens. Du reste c'est bien de la manière iD^l'fl"^ que se formèrent le bourg (chAleau) et le bwgF" (comte du chAteau).

(49) Les preuves se trouvent dans Savwrî {Mitioif du droit romain on moyen âge, 1. 1*<, ch. &)*

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NOTES DU LIVRE VU

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(50) SutriciFfl SsVBRtJS {HisL saera., Il, cap. 46) place Ica premiers martyrs de la Gaule au temps de rempereur Marc-Aarèle. II est vrai que cet écrivain ne >écut qu'au commencement du cinquième siècle.

(51) Cad. Th9Q4o$. (lib. XYI, lit. X, K 12, an 302).

(52)SuLPic. Sbvbr. {In vtta Martini^ cap. 9— ï2).

(63} Par redit de Aome, de Tan 321 (Cb(2. Theodoê. XVI, lit 2, leg. 4).

(54) Comparez la remarques que nous avons faites ao livre III sur les prêtres du Teutschland.

(5Â) L*oplnIoD que Ghlodwig ne se fit baptiser que par des motift purement politiques est déjà historiquement tout â fait improbable par cela seul qu'elle va au deli du terrain de l'histoire. On ne pourrait la justifier même psychologiquement. Constantin -le- Grand nous est beaucoup plus accessible sous ce rapport que Chlodwig. Gommtnl pourrions -noua nous faire ose idée d'un homme dont la Jeunesse reste dans l'obseurilé el dont la vie ultérieure est entourée de nuages? Ghlodwig et ses Fmnlu furent d'aussi bons ehrélieos qu'ils pouvaient le devenir. Compares le chapitre IV du llYre IV.

(56) EpUtota Chlodovechi {in Labbki Concil. g^neral, t. IV, p. 1403.)

(57) Par exemple Gksgor. Tukom. (UI, cap. 34). Et combien cela devini quelquefois mauvais : Gregor. TuBON. (rv, cap. 47) : fuit illo in têmpore pejor in eccksiit gemituê , qmfn tempore persécutons Diode- Hani,

(58) Labbei CbneiL gênerai, (t. IV, p. 414, canon, 1,3.3,5,8, 11,23.)

HbSi) Le eoncile fct tenu au mois de juillet, et selon Y Art de viérifier les dates, Chlodwig mourut le 27 novembre 511.

(60) Obebob. TuBQii. (IV, cap. 2). Grégoire ne dît pas qae les évèques aieni été assemblés i nuiis il résuile du M\ qu'iladolveni avoir été réwils soit dans une diète, MiU part. /raftt# contra regem, nec valedicnhs abstsssiL

(61) GbIooibb 2>b Toubs contient les preuves en divers

lissages.

(62) Gela est connu et a été cité assez souvent.

(63) Nous avons Yu nous-mêmes avec quelle rapidité M forme une cour. Voyex l'eiemple de Napoléon.

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