CHAPITRE X
(1) Ineipit lex Angliorum et Werinorum, hoc est TTiuringorum,
(2) Elle ne renferme que dii"Sept titres, qui ont en tput soixante-trois paragraphes.
(3) Elles sont aussi séparées par une remarque intermédiaire : Hesejuâida fFlemarus dietavit. Hais Diea sait qui était ce Wlemar et quelle peut avoir été sa position. Cependant si Toccasion que nous avons indiquée plus haut comme ayant donné lieu à la rédaction écrite des lois était exacte, on pourrait admettre que ce Wlemar avait le premier établi les peines consignées dans les vingt lois et que son opinion avait été acceptée.
(4) Cela n'a sans doute pas été dit expressément au su- Jet des serfs; mais comme le litre I" de la loi précise la composition pour le meurtre d'un serf d'après la composition fixée pour le meurtre d'un adaling ou d'un homme libre , et comme ensuite dans les quatre titres qui viennent après, on ne voit qu'une application de la règle fixée pour les délits contre les adalings et les hommes libres, on peut conjecturer que cette règle s'appliquait aussi aux délits contre les serfs*
(à) Voyez le livre lU.
(6) On peut laisser dans l'incertitude l'époque où la Lex Angliorum et Werinorum a reçu la forme sous laquelle nous la possédons aujourd'hui. Mais voici ce qui ne soufflre aucun doute : si jamais ces prescriptions légales ont été en vigueur dans la vie , elles Font été sous la domination des Franks , antérieurement à Radulf , dont il sera question au chapitre IX du livre VIII. Or, d'après les lois des Franks , nul homme n'avait un wehrgeld plus élevé que deux cents sous , accordés ici à l'homme libre. Mais le fonctionnaire, le comte , celui-là en général qui est in truste dominiea, a un wehrgeld de six cents sous, par Conséquent le même wehrgeld qui est attribué à Vadalingus. Maintenant, je le demande , peut-on penser que les Franks si fiers , vainqueurs dans un pays vaincu , aient accordé à une classe d'hommes quelle qu'elle fût an wehrgeld trois fois plus élevé que le
1 w«hriel4 ^inbli pour eux - mêmes ai eette cla^s^
NOTES DU LIVRE VII
d*hûmme8, «einblable en cela aui fonctionnaires pnblics, n'avait pas eu à l'égard de l'empire une position particulière, la position qui résultait d'un service particulier 1 Je ne le crois pas. Vadaiing doit avoir été autre chose qu'un homme issu seulement d'une famille plus illustre , puisqu'â cette époque la naissance n'avait encore chez les Franks aucune valeur légale. Ajoutez i cela que dans toutes les lois des peuples qui Jusqu'à présent appartiennent  l'empire des Franks, on volt paraître des fonctionnaires publics, comtes, ducs, grafen, juges, centeniers. tungins, etc.; dans la Lex Angliorum et Werinorum au contraire, on ne rencontre aucun homme de celte espèce.
En fait d'hommes libres, il n'y est question que de I'adalingus et du libbb. El pourtant il n'est pas possible que les Thuringiens aient subsisté sans fonctionnaires publics, sans ces principes y qui per pagoe vieosqvejura reddebant, II me semble en conséquence presque nécessaire d'admettre que chez ce peuple les ADALiNGi étalent des hommes placés dans la même position que ceux qui figurent avec le même vehrgeld dans la Lex Salica et dans la Lex Ripuartorum. Il ne resterait donc plus qu'à expliquer la différence des noms. Mais comme on ne trouve dans l'histoire rien qui puisse mener i cette explication, nous devons conclure d'après les circonstances. Si nous admettons (comparez les notes du livre III] que dans le Teutschland les grandes familles de propriétaires fonciers aient été de toute antiquité appelées adelinge , sans avoir eu aucun privilège légal dans la communauté de peuple ; si nous admettons de pins que ces familles, tant que la royauté exista en Thuringe, avaient encore mieux consolidé les avantages naturels que les mœurs nationales leur avaient antérieurement assurés à cause de leur grande fortune , nous arrivons bien près de la pensée que ces familles, après la ruine de la maison royale, s'attachèrent aux Franks et s'engagèrent à soutenir la cause des Franks par leurs armes, par leurs services et par tous les moyens possibles, et â assurer leur domination dans l'intérieur du Teutschland, et que, précisément pour cette raison, elles furent placées sur la même ligne que les hommes in truste dominica. Ce que le duc de Bavière ne put obtenir que pour cinq familles, en outre de ses parens, fut encore accordé en Thuringe A tous les adalings, parce que ce pays avait été le premier soumis ; on leur fit même de plus grandes concessions, car les Bavarois privilégiés n'obtinrent qu'un double honneur, tandis que les adalings thuringiens obtinrent un honneur triple. Et il pouvait être d'autant pins nécessaire d'attacher un grand prix à leur vie que celle-ci pouvait être moins assurée è cause du ressentiment de leurs compatriotes, aux regards desquels ils apparaissaient peut-être sous un mauvais jour. C'est sans doute pour cette même raison qu'on laissa aux nouveaux serviteurs d'une puissance étrangère , qu'ils fussent ou non Thuringiens de naissance, l'ancien nom d'adalings, qui était né des mœurs du peuple, pour dissimuler jusqu'à un certain point un fait qui ne pouvait être nié.
Du reste les mobiles des Frisons et des Saxons, dont nous parlerons en leurîtemps, ne serviront qu'i confirmer ces observations.
^7) 1^8 termes de la loi ( tit. X , ^ 4 ) sont : Qui lib^"
ram non parientem ( dans le paragraphe précédent il est dit ! qui feminam kobileh vibcmbh mndun pa- ; rientem ; on a doncomis virginem) ocei^ritj bi$l\\\ et VI solid, et duos tremisses eamponaî ; ti parient est, DC solid,; si Jam desiit^ QC soHd, componai. Mais comme les VI soHdi et duo tremisses sont indiqués séparément, il semble que l'on peut d^uUDt moins les ajouter à la véritable composition ^ae observations qui suivent s'y oppoaeat. Feut-ètre for maient-ils le fredum.
(8) TU. IX. Servus, a domiskù per mamiim'tiioiiMi libertate danatus, si œeisus fueril, LXXX <o^ cmponatf vel guidguid ei solvi debeat, medietat compsitionis liberi hominis solvatur.
(9} Tit. VI ($ 5) : Ad quemcunque heredilat terra pervenerit, ad illum vestis bellica, id est lori(%el ultio proximi, et solutio ieudis débet pertinere.
(10) L'expression esipecunia. Mais il ressort des lot» des autres peuples tentoniquea que sous le nom de peeunia on comprenait tout ce qui avait une Tâlenr en argent.
(11) Et tune demum hereditas ad fusum a lancea transeat,
(12) La snscription du titre VI est, il est ml, de Alodibus; mais la] loi elle-même ne connaît ni l<> alleux ni l'opposlUon dont 11 s'agit.