LIV. TIII, CHAP. III
p^eb} saiif 4ê •raîolo, implfirii la pais et promit û$ reriilmr toute» los villes et tout le ter-^ ritûjre que inné la Gaule méridioDale let fllf avaieot eoteyé h Sigibert ) il prônait eu outre de répara too» l^s dommage» et de déposer les irm^. Sigibert céda, la paix fut eonclue. Elle pouvait être nécessaire^ parce que les seigneurs fraok» établis dans la Gaule redoutaient rissue \ ils ne vojaîettt pas sans méfiapoe dans Tarmée de Sigibert iM hommes si énergiques 4e leur aBcieooe pétrie. Mais cette armée dp TeuUohs fut peu satisfaite de la ri&ooncilîatioD des deui frères \ les promesies de Sigibert avaient fait Dattre^eus d'autres espérances : dans leur fureor, ils pillèrent les environs de Paris, et les flammes des villages incendiés annoncèrent au loin leur cnlére. Sigibert toutefois sut les apaiser en employant à propos la douceur et la sévérité ; et après avoir rétebli Tordre , il dicida les inéPQnteos i repasser paisiblement le Rbiq.
Mais bientôt jl eut lieu de se repentir de les avoir congédié|. La carrière des guerriers (eulsebs mi^ntra leurs traces, et par I& même excita les ressentimens. Ghilpérich sut détermiosr rindéeis Guntcbramn à oonlraeter une nouvelle alliance « et comptant sur cette alliacée, peqsaut follement que Sigibert ne pourrait ramener la conflance en sa parole panai les gtserriers teutscbs, qui éteient partis forieos, i| se Jeta surTAustrasie, sV vança Jusqu'à Reims , et porta de fous cétés k fer et le ieu. Mais Sigibert sut bientôt réunir sae^ouvdle armée teutsche, lui fit passer te Rhin, et tandis que, dans la Gauto méridionale, le fils de Gbiipértcb, Théodebert, succombait devant ses généram, il força lui-même Guntefarapon & la ppix , mit Gbilpérich en fùite« et irioropbint de tons les «distacles, il traversa les lerrts de son firére Jusqu'à Rouen , et par cette naMHivftt covpa toutes les communications tnlre la partie du nord et cdto du midi. Ghilpéncb ne s'arrêta qu'à Tournai , où il comptait, protégé par les marailles de cette ville, trouver Vwlqae sùrete tant pour loi que pour sa femme et ses cnians \ mais sa cause paraissait perdue, il songea sérieusement à foir plus loin encore* Mais Sigibert n'acheva point ce qu'il avait tommencé;-, il se taissa persuader de diviser son sranée en deux corps, envoya Tun du côté de Tournai à la poursuite de son frère , et prit avec l'antre bi rwte de Paris ^ bien qu'en
vertu des traités préoédens, cette ville ne dût recevoir dans ses murs aucun des trois frères. En divisant ses troupes , Sigibert n'avait fait que suivre les conseils des vassaux hranks qu'il avait dans les Gaules *, l'inquiétude secrète de ces derniers n'était pas sans motif : si le roi d'Austrasie remportait la victoire avec son corps de compagnons teutscbs , il était à craindre que leurs ûefs ne devinssent la récom* pense des vainqueurs. Sigibert lui-même n'é* tait pas sans embarras. Pouvait-il y lui souverain de toute la Gaule septentrionale, donner à ses guerriers moins que les biens des leutes de son frère vaincus P Dans cette incertitude , il se laissa aisément séduire par des hommes qui avaient appris à l'école de la perfidie à faire usage de l'artifice et de la duplicité.
8a femme Brunbildis, qui suivait de près le vainqueur avec ses enfans, vint le joindre à Paris. Bientét après parut une ambassade des leutes de Ghilpérich : ils demandaient à Sigibert la permission de se réunir dans les plaines de Yitry, ils le priaient de s'y rendre lui-même afin qu'ils pussent le reconnaître pour leur roi. Sigibert crut mettre un terme à sa perplexité en accordant une partie de la demande et en promettant Tautre. L^évêque de Paris, saint Germain , instruit de la trahison que l'on méditait ou la pressentant, lui donna de sages avis : a Retourne chez toi , lui dit-il ; ne t'acharne pas à la perte de ton frère ; tu es vainqueur, sois satisfait. Le Seigneur a dit par la bouche de Salomon : « Celui qui creuse un » fossé pour son frère 7 tombera lui-même, yy Sigibert ne comprit pas les remontrances do révèque ou les dédaigna -, il se rendit à Yitrr, où les vassaux étaient réunis , et «elon l'usage national, il fut élevé sur un bouclier et salué roi', mais dans ce moment deux jeunes gens plongèrent dans les flancs du roi de grands couteaux empoisonnés (39). Sigibert fit un cri , tomba et rendit le dernier soupir : c'était l'an 675 (40).