LIV. VlHj
de B0ÉOD; Ghildébeft fit marcher une armée contre bes rebelles èobi la eonduile du duc 60dègisil, beâu^fiiéflu duc Lupui, qui était resté conitatlimeût fidèle à lA fômiHé rdyalei A Tap^ pj'odbe de celte irttléé) tes Hbëllélfyreiîl abandonnés par lOiis cetijl (13) qui vdtilaidnt bien les suivre au pôuYoir$ mdli non à Técliafaud. Lei deux ducs s'élAienl en conléqùence ren^^ dus ateô leurs fAmilléé dân0 Une église de Saint^- MàHin éituèé iuf uné colline elcarpée auprès de Yabres. L'Armée foyAlé essajrâ de mettre le fétt à réglise; mail Ursio, étant sorti , ê élança répèe à la main sûr lés ctirtemu \ il ke défendit longtemps , tilais éâfln il tomba épuiéé par la fatigue et lA perte dé isoti sang. Bérlbefred échappa A la mort^ pArée (}ùe Gôdégisii A tait ordonbé de répAfgâer-, inaU^ poursuivi par la colèl'e du rôi , il né put éviter son éorl.
Ainéi furent détournée les dangers qiii dés lors Atàlént menaeé lA maison dei Mérovingledft. Dé tell événeméni eurent inedklieila^ blemént une grande inlluehce i à dAter de ce mëdlenl^ tes eonjurAUëni et les rétoltei se redotlVélêrèbt eobstâmrhétlt \ il né manqua pas n6A piui dé révélbtioni) de chàtimeni^ de méurtrél él d'horribles étroéilèi s 11 ihAuqUa tdul àbêsi peu dé dénônCiAlions -, de prôvO^Atibhl, de calomniél (14). Leê roil GUntehrëmn el Childebért Avaient pu toir que leurs suéeés et iheilié leut sAlut tenaient à leur uuiôn ^ et néanmoins lA euncbrde Hé dura pAs longtemps enlN «ul aVeé la thème Kreé^ Bléh plUl$ pér le traité qu'il! coAtilurent lé i% hôYembrë 587; A Aoâélt)!, déhl lé dlbtéie de tjëngres^ill semèrent fle houyeAilx gcrhiêl de discorde parce qu'ils Tt)Ulurënt décider toUt t^é 4U( semblait pouvoir produire t|UélqUe méiintélligende(l&). Brdnhildis ntl pardohhA pbs hod plus au roi Gdntchramh l^alTectiod (}u'il montrait pnur 8t)n neveu ChlotAr dé Nëustrié, qu elle aurait Voulu anéantir, coihme II elle AVait pressenti le lort que cet enfant deVail lui faire subir ; mais la bienTeillante condeseendAnce de Guntéhramn empêcha tout éiîlAt violent et cons(?rvA A la famille mérovingienne la dignité héréditaire » qu'il venait dé sauf er.
Mais , comme noUs Tavons déJA remarqué , lesTéutlchs, comme peuples, ne priment au^ cune pArt à tbUs ces événémens (lé). Après la mort de Sigibert il n'en eit plus Mi mention , même en termes généraux. Oh tinouYé bien le roi Childebért sur la rive gauche du Rhin A
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Goblentx et Marlheim en Alsaoe (17), ihais on ne toit séjourner aucun roi sur la rive droite da ce flcuve< Seulement Frédégaire signale un due des Allemanni , Leudefrid ^ comme ayant pris part A l'alliAnce des grands d'Austrasie contre lé roi Ghildebofe't dont nous venons de faire mention. LeudelVld se sauva par la fuite » selon aet éerlvAin , et Uncilen fut établi duo A sa place (18)» Mais d'abord il est difficile d'é^ tablir la valeur de cette indication ^ parce que Grégoire de Touré, contemporain) ne connaît pas le duc LeudelVid ) puis il est A supposer qu'en admettant re&aeiitude de cette assertion. Ce Leuden*id ne fut pas duc du peuple allemanUique lUr la rive droite du Rhin ou des SouAbei, mais dei Allemanni établis sur la rive gauche ) qui avaient été vaincus par le roi Chlodwig-leOrand èl qui s'étaient unis dés lors A lui.
Touiefoil les événémens accohiplis dans Temptre des Franki ne restèrent assurément pas sans influence sur les destinées des peuples teUlschs, bien que rhistoire n'en ait pas signalé lei eflbti. Ils dut proeuré A cel peuples le repoi qui leur était nécesiaire pour acquérir là conidience de leur nationalité et pour porter un regard ferme et réiolu sur les relations. III leur ont permis d'apprécier la nature el le éArâCtére de la domination IVanke et d'oppoiér A Cette puissance nouvelle les anciennes fôreeé nAiinnaleii Ils ont arrêté la marche en- Vahissahle de la léodaiité, ifui) une fois introduite daUi les CAhtonsde la patrie, aurait détruit UU Abli)rbé toute propriété, toute liberté, toute posiellion; III ont empêché lA propagation trop rapide du christianiime, dont la morale sublime n'était pas encore un besoin pour tes hohiméi simples qui n'avaient pai encore quitté le sol natal : une introduction trop t^rompte aurait pu amener de nouveaux boule- Vcrlbmens dans leur existence politique : il fallait une préparation lente , une adhésion succeisive des hommes les plus illustres et les plus éclairés. Ils ont posé des limites à l'esprit romain, qui était encore asiei puissant pour exercer une action destructive , limites dans lesquelles cet esprit devait achever de se corfbmpre et Unir de se dissoudre par l'action d^ Teutschs établis dans la Gaule, pour lui Mer toute sa force, sinon contre les relations légales des peuples teutschs , du moini contre leurs mœurs et leurs usages nationaux. Mais
ces événemens ont amené aussi quelques ré* sullats particuliers qui par la suite ont eu assez d'importance pour Thistoire du peuple teutsch. En effet, Tan ô84, les Franks Austrasicns, alliés de Tempcreur Maurice, ûrenl, pour les motirs que nous avons développés (19), la guerre aux Langobards. Ce fut une guerre sans gloire. I^s Franks, occupés de querelles intérieures, ne l'avaient entreprise que pour cacher leurs vues dans cette querelle. Ils repassèrent les Alpes aussitôt qu'un duc langobard leur donna l'occasion de dire que les Langobards étaient soumis (-20), et l'empereur Maurice leur avait donné en pure perte cinquante mille pièces d'or. Cependant, Tannée suivante, les Franks Austrasiens firent une nouvelle expédition en Italie , non parce que l'empereur Maurice avait réclamé l'argent qu'il leur avait donné pour qu'ils attaquassent les Langobards, car Childebert crut que celte réclamation ne méritait pas de réponse (21 ), mais parce que la princesse Ingunthis, fille de Brunhildis, était tombée en Espagne avec son jeune fils Alhanagild au pouvoir des troupes impériales , et l'on craignait que l'empereur ne les retînt comme otages pour le remboursement de l'argent compté (22). Celte expédition n'eut également aucune suite sérieuse parce qu'on apprit que la princesse n'était pas arrivée à Constanlinople, mais quelle était morte en Sicile (23). Du reste il paraît que les Langobards s'étaient fait illusion jusque-là sur leur position , et que dans cette illusion ils avaient suivi la voie où le hasard les avait fait entrer, sans unité, sans but, sans ensemble. Toutefois la première attaque des Franks éveilla leur attention sur les graves dangers qui menaçaient leur liberté et leur domination par suite de leurs divisions et de leurs morcellemens, et la seconde attaque leur fit connaître leur embarras. Car leur guerre contre l'empereur était une lutte singulièrement confuse qui, commençant aux marais de la Yénélie, s'étendait tout le long des côtes de l'Italie jusqu'à celles de la Ligurie, et pouvait, précisément pour celte raison, recommencer avec un caractère effrayant sur un point, tout en paraissant victorieusement terminée sur un autre. Les Franks, au contraire, menaçaient de se précipiter du haut des Alpes avec de grandes forces au milieu de ces peuples livrés à une si déplorable confusion. Cette
lutte contre l'empereur, une fois développée sous tant de formes, pouvait certainement être le mieux dirigée par une multitude de chefs guerriers indépendans , parce qu'une seule volonté aurait gâté sur un point ce qu'elle aurait gagné de l'autre (24). Mais il fallait opposer à la puissance des Franks une puissance non moins forte si Ton voulait faire échouer leurs attaques. La réunion des Langobards dans l'Italie supérieure sous un seul pouvoir parut en conséquence d'autant plus nécessaire que l'inimitié des anciens habitans de Tltalic contre les Langobards était plus forte et que les conquérans ne pouvaient se fier à leurs anciens amis les Avares, dont ils connaissaient le goût effréné pour le pillage. Dans de telles circonstances, dont ils sentaient toute la force, les Langobards prirent le parti décisif de rétablir le trône qu'ils avaient renversé, et les ducs de l'Italie supérieure aimèrent mieux chercher leur sûreté à l'ombre de ce trône que de continuer à vivre dans l'incerlitude qui entourait leur indépendance; ils aimèrent mieux sacrifier la moitié de leurs possessions et de leurs revenus pour assurera ce trône une existence convenable que de rester exposés au danger continuel de tout perdre ou de se voir tout enlever par un peuple étranger (2.5). Celte résolution fut prise trop lard, il est vrai, pour que les Langobards achevassent la conquête de l'Italie, mais elle arriva encore à temps pour qu'ils pussent continuer la lutte et éloigner de deux siècles la chute de leur royaume. Le choix des Langobards tomba sur Aulhari, fils du dernier roi Cleph : c'était un prince jeune, aux beaux cheveux dorés (26), brave, hardi, plein d'esprit et de mœurs pures.
Le nouveau souverain sentit de bonne heure qu'il ne devait pas continuer la guerre avec les Franks*, après de si grands troubles, son empire était trop faible; il voulut rétablir Tordre, la sûreté, Tobéissance et par là même la liberté (27). Peut-être pensa-t-il qu'il valait mieux achever la conquête de rilalie que la rendre impossible en divisant de nouveau ses forces. 11 rechercha donc la paix avec les Franks, et pour l'obtenir et la consolider, il demanda la main de la sœur do Childeberl,Chlodosuinda,nile de Brunhildis, et cette princesse lui fut fiancée. Mais avant que ce mariage pût avoir licu^ Reccared, fils de Lcovigild^ devint roi des Gotlis et se convertit
Liv. viir,
publiquement à ta Toi calliolique. Il demanda aussi la fille de Brunhildis, soit pour donner un appui à la religion qu'il venait d'embrasser, soit, et cela est probable, dans Tespérance qu'il réussirait à se concilier la maison royale des Franks et à mettre ainsi un terme à la guerre dans laquelle il se trouvait engagé avec Guntchramn. Sa demande Tut accueillie, parce que, disait-on, un prince catholique devait être préréré à un hérétique. Au Tond ce n'était là qu'un prélexte : la reine Brunhildis pouvaitelle se refuser la satisraction de placer encore une de ses filles sur le même trône d'Espagne que son ennemie Fredegundis avait cru gagné pour sa propre fille Rigunlhis (28) ? Quoiqu'il en soit, Aulhari n'oublia pas cet outrage.
Vers ce (emps,Garibald était duc ou,comme rappelle l'historien des Langobards , roi des Bavarois (29). Il avait une fille jeune, spirituelle, remarquable par sa beauté ; elle s'appelaitTheudclinda. On avait voulu la donner pour épouse au jeune roi Childebert, mais le mariage n'avait pu avoir lieu, soit que les grands seigneurs auslrasiens craignissent que Childebert n'acqutt un surcroît de force par son alliance avec le puissant duc des Bavarois et que pour cette raison ils eussent fait manquer le mariage, soit que Garibald, fidèle aux mœurs nationales, ail hésité à donner sa fille chérie à un jeune homme d'un âge trop tendre (30). Childebert, comme nous l'avons raconté, avait épousé à rdge de quinze ans au plus la jeune Faileuba.
Des rapports de plus d'une espèce existaient entre les Bavarois et les Langobards : voisins dans les temps anciens, ils Tétaient encore depuis rémigralion des Langobards en Italie. Leurs pays étaient également menacés par les farouches Avares ; ils ne pouvaient résister qu'en commun aux attaques de ce peuple -, la ruine des uns aurait reporté le danger sur les autres. II y avait aussi entre ces deux peuples des rapports divers de personnes, et bien qu'il ne soit pas vraisemblable que la femme de Garibald, roi des Bavarois, ail appartenu à la nation des Langobards, le puissant Ewin duc de Trente avait épousé sa fille aînée (31) à l'époque même où le royaume des Langobards était divisé. Le jeune roi Aulhari devait donc rechercher Tamitié des Bavarois avec d'autant plus d'empressement que l'inimiliédes Franks était plus prononcée-, de son côté, le roi des Bava-
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rois ne pouvait négliger l'amitié des Langobards dans la position où il se trouvait à l'égard de ceux-ci, des Franks et des Avares, lors même qu'il aurait moins désiré ce qui plaît aux petits princes comme aux grands souverains, aux Etats libres comme aux Elats monar* chiques, l'indépendance. Aulhari fil donc demander à Garibald sa fille Theudelinda, et Garibald la lui promit. Mais Aulhari, jeune homme prompt et dans la force de Tâge, était impatient de voir la jeune fille et de s'assurer que celle qui allait devenir son épouse était digne de son amour. Il envoya donc une ambassade à la cour de Garibald, qui se trouvait probablement à Ralisbonne, et suivit lui même ses ambassadeurs comme occupant le second rang parmi eux. Theudelinda, sur l'ordre de son père, parut suivant l'usage national pour présenter la coupe d'honneur à ces étrangers sur qui elle devait régner (32). Elle la présenla d'abord au premier ambassadeur, puis au beau jeune homme aux cheveux blonds qui semblait avoir le second rang. Aulhari, charmé de la belle princesse , saisit le momenl de lui prendre à la dérobée la main, et il la porta à sa bouche (33). La princesse, d'abord interdite, fui tranquillisée par sa nourrice : a C'est le roi Ion fiancé, dit celle femme expérimentée ; nul autre n'aurait osé s'aventurer ainsi. )>Theudelinda,rassuréc,garda le silcnce,ct Aulhari ne fut pas nommé. A son retour néanmoins le roi se fit reconnaîlre aux gens de l'escorte d'honneur que Garibald avait donnée aux ambassadeurs. Arrivé aux limites des deux pays, Aulhari se dressa sur son cheval, et brandissant son javelot d'une main exercée, il le lança avec tant d'adresse qu'un chêne situé à une assez grande dislance fut profondément atteint^ et comme le javelot resta planté dans l'arbre : « C'est ainsi , dit-il aux Bavarois, qu'Aulhari sait lancer un trail. » Et il s'éloigna rapidement. Les acclamations des Bavarois le suivirent, et la joie fui grande chez les deux peuples.
Mais celte joie fut de courte durée, car lorsque les Franks du royaume de Childebert reçurent la nouvelle de l'alliance conclue entre les Bavarois et les Langobards, ils sentirent combien elle serait dangereuse pour eux, et ils résolurent de l'empêcher en déclarant à la fois la guerre aux deux peuples. Childebert envoya aussitôt une ambassade ù Constantinople pour
HISTOIRE DU FEUPLS ALIJIMAND.
renouYeler Talliance contre lei Langobards , offrant d'accomplir lei conditions de l'ancien traité \ maintenant, assuraitnl , on Terait ce qu'on avait négligé de faire précédemment (34). Une armée fut en même temps envoyée en Ba* viérc ; une seconde armée destinée contre TItalie fut arrêtée par les négociations qu'Âulhari entama de nouveau avecChiidebert, moins dans Tespérance de détourner la guerre qu'afln de gagner le temps nécessaire pour s*y préparer. Quant à la guerre de Bavière, on n'en sait absolument rien ; rhislorien des Langobards a seulement remarqué que Theudelinda se rendit en Italie avec son frère Gundovald (35) au moment où les lioslililés éclalércnt, probable-* ment en 589, de crainte de se voir séparée par les événemens de la guerre du prince auquel elle appartenait autant par les traités que par son propre penchant; on ajoute qu'elle informa son flancé de son arrivée; qu'Aulhari s'empressa d'aller au-devant d'elle ; qu'entouré de ses fldéles, il la reçut avec la plus vive allégresse dans les champs de Sardis, non loin de Vérone, et qu'il célébra aussitôt son mariage avec elle. L'histoire des temps suivans permet de supposer qu'il y eut pourtant quelque accommodement et que les Bavarois restèrent & l'égard de l'empire dans la position où ils se trouvaient antérieure* ment : les Bavarois devinrent ou restèrent alliés dépcndansdes Franks,et ils reconnurent la suzeraineté de Tcmpire; mais ils furent maîtres et souverains sur leur propre territoire, vivant selon leurs propres lois et sous leur prince héréditaire. Celte conjecture est confirmée, non-seulement par cette indication de Paul, fils de Warnfrid, qu'environ six ans après cet événement Tassilo fut établi roi de Bavière par Ghildeberl roi des Franks (36), mais aussi par les événemens des temps postérieurs. Ce qui probablement contribua le plus h ces arrangemens, ce fut la marche de la guerre contre les Langobards. Car lorsque l'armée eut passé les Alpes, elle fut, d'après l'historien des Franks lui-même, si complètement battue par le roi Authari que jamais à aucune époque antérieure les Franks n'avaient essuyé une semblable défaite (37). Cependant l'ambassade envoyée é Constantinople revint avec le renouvellement de l'alliance avec l'empereur Maurice, qui avait promis de faire attaquer vigoureusemeni lef Langobards par ses troupes
de Ravenne. Confiant en celte pronoesse , les Austrasiens résolurent de continuer la lutte, bien que Gunlcbranon refqs&t de prendre part & la guerre dans un pays ravagé trop souvent par de cruelles maladies, comme il en avait déjà fait la triste expérience. L'an 590 une armée nouvelle fut en conséquence rassemblée : elle était conduite par vingt ducs, et par les dépré* dations et les ravages qu'elle commit même sur la terre des Franks, comme si elle avait déjà été en pays ennemi, elle laissa partout des traces funestes de son passage. Le roi Authari ne se dissimula pas le danger; il résolut donc , non pas d'aller au-devant de cette double attaque , mais de défendre les forteresseï de son royaume et d'attendre le résullat de l'influence désas^ trouse du climat et des maladies, qui punissaient toujours les Franks de leur usage immo^ dcré des plaisirs et de leur vie désordonnée. H se renferma lui-même dansPavie, et son attente ne fut pas trompée. Les Franks pénétrèrent en Italie sur deux colonnes : l'une à droite s'avança Jusqu'à Milan, l'autre à gauche enleva plusieurs villes de la Yénétie, tandis que l'exarque im** périal de Ravenne s'avançait d'un autre côté sans perdre de tempi. Mais avant que trois mois fussent écoulés, les maladies et la famine firent tant de ravages parmi les Franks qu'ils furent contraints d'évacuer complètement l'Italie. Ils conservèrent tout au plus quelques positions sur les frontières de la Rhétie, et vraisemblablement la paix qu'Authari cher-* chait à conclure par la médiation de Guntchramn (38) aurait été signée après cette campagne si sa mort soudaine n'avait éveillé de nouvelles espérances dans l'âme de Chiide» bert et des siens ; mais ces espérances furent aussi trompées. La princesse bavaroise avait déjÀ gagné par son esprit et par son courage le cœur des Langobards ; ils s'accordèrent ù re* connaître pour roi l'homme que Theudelinda choisirait pixir époux : elle choisit le duc Agilulf , et Agilulf fut élevé sur le trône. Les forces des Langobards restèrent donc unies, et Theudelinda, leur reine bien-aimée, conserva et étendit de plus en plus les relations amicales avec le pays où elle était née , avec le noble peuple bavarois.