‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 89 sur 298 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

(1) Ceci est basé sur les trois derniers livres de Grégoire en lant qu'il n'est pas question des Bavarois et des Langobards.

(2) Il semble qu'on ne peut trouver un témoignage pour ceci dans ce que nous avons remarqué dans la note 17 du chapitre précédent.

(3) Gregor. (VIII, 9). Guntchramn se présenta

NOTES DU LIVRE VIII

commeaccusateur A Paris dans une assemblée publique {eoram omnibuM). Trois foiSi dil-il, on l*avaU prié de .présenter renfanlau baptême, mais jamais on n*élaU venu avec Tenfant : maintenant on cachait encore celui-ci. Il était donc autorisé à croire alicujus ex leudiàus nosiris sii filius : nam si de ttirpe notlra fmsêet, ad me utique fuis set deportatus. Il voulait arriver à une certitude. Fredegundis Jura avec ses conjurateurs hune a Chilperico rege yeneratum fuisse. Et sic suspicio ab animo régis ablata est,

(4) Eo face de ce désir, le discours de Guntchramn dté dans la note précédente paraît presque comique , et on pourrait croire que Guntchramn énonça des choses dont l'inexactitude lui était fort bien connue, parce quMI n*avait rien de mieux à dire, et que cependant Il voulait satisfaire ses Illustres instigateurs.

(5) Je cite cet exemple ; je ne puis citer tout.

(6) GaÉGoïKB (VIII. 22) dit : WandeIin,fium7orreir<f Childebertiy mourut : sed in loeum ^us nullus est subroçatus » eo quod regina mater curam velit propriam habere de filio. Il peut être vrai que Brunhildis ait désiré qu'on ne noromAt pas un nouveau régent du royaume et tuteur du roi, parce qu'elle espérait obtenir une plus grande Influence. Mais si ce désir ne s'était pas aceordé avec les efforts des seigneurs, l'accomplissement eo eût été difficile.

(7) Brunhildis ne pouvait vouloir et occasionner ce mariage; on peut le penser d'après toute sa conduite et particulièrement d'après sa position i l'égard de Fredegundis.

(8) L'alaé éUU né l'an 586 (Grbgor., VllI, 37]} le plusjeane l'an 587 (Id., IX, 4). Ift^per genitus (IX, 9).

(0) Gbbgoibk (IX, 9) ne donne que la convention défini tlTe faite par RaucMngus cum prioribus regni Cklotariiy /iHi Chilperici; mais elle suppose des négociations préalables. Il n'y est pas question de Fredegundis et de Chlotar^ Mais cqmme les Austisisiens s'engagèrent avec les P(eustriens, comm.e ils voulaient tuer le roi Ghildebert et, quan( à la reine„ la redigere ifi eoniumieliam ^ sicut prias fecerant, et commue Guntchramn devait «usai étce exclu d'AnstrasIe,. on ne peut croire qu'un mouvement analogue ne devait, pa9 se faire en Neustrie, relativement A la reine l'redegundis et à son G^s,, Mais les Austrasi^ns devaient vouloir la mort de c«8 personnages.

(10} Pietas Domini hoc verba (la convention) ia dures Guniehramni régis imposuit, dit Gbbgoirb.

(11) Crbcoibb dit, il est vrai, quoMagnovald fut mis è mort par i>rdre du roi Ghildebert, eausis^ oecultis; Il pense même qu'on doit chercher le motif de cet aete dans le meurtre dç la femme de Magnovald par Ma-' gnovald et dans le mariage de celui-ci avec la xeuve de son frère. H^is le roi n'aurait probablement pas puni ce crime de cette manière. Dans la suite (IX, 9) Magnovald figure comme complice dQ la conspiration des grands.

(12) Id. (IX, cap. 8}.

(13) Id.(tX,cap. 9cti2).

(14) Ghildebert lui-même, qui n'était pas enclin h la douceur, fut forcé de le reconnaltre(GaB6oa., X, J7).Cn lui dénonça guasdam personas qum non solum. . ^ verum etiam ad inimicam ^us Fredegundem guoti/die nunîia âeportarent. Le roi fit emprisonner ces personnes t sed cum discussi nihil oriminis inventum in iis fuisset , abscederejussisunt. Si l'on avait fait une enquête, on aurait souvent découvert les mensonges.

(15) Voy. dans Gbbgor. (IX, 20) eœemplarpaeiionis,

(16) Quelques Individus peuvent y avoir partout participé. Il est aussi question d'un Saxon (GBBGoa.,X,22),

(17) Idem (YIII, 13) : Childebertus morabiiur ad eastrum confluentis. — Idem (X, 18) i Cumvexin oratorium domus Mariligensis infj^edereiur. Encore une douzaine de meurtriers envoyés par Fredegundis.

(18) Fbedbgar. {in (Tronic, cap. 8) : Sed et Leudefridus Alamannorum dux,.. ordinatus est loco ipsius Uncilenus dux,

(19) Voyez le chapitre IV du livre VI.

(20) Grbgor.(vi, 42). Gomme au temps des Romains : Quod cum audissent Langobardi^ timentes ne ab^us exercitu eœderentur,subdideruntseditioniigus, multa ei dantes munera, ac promittentes se parti ejus esse fideies atque subiectosx patratisque cum his omnibus. qutB voluit rex in GaUias est regresêus,

(21) ... Sed hie fidus a solatOs ne responsum quif dem pro hoc re voluit redder&,

(22) Grbgor. (VIII, cap^l.8) considièse lui-même cette circonstance comm.e la caisse de la nouvelle expédition.

(23) Grégoirb dit autrement :. Cum duces inter se altercarentur, regressi swkt,

(24) G'éUil bien lA le motif de la division. Gomment les généraux qui combattaient dans l'Italie Inférieure pouvaient-ils recevoir des ordres de Pavie, ou commenlpoovaient-ils les accepter, puisqu'ils n'avaient à attendre de Paviç que des ordres? Ils avaient a s'occuper d'eux-mêmes et de leur armée; ils devaient agir d'après leuis propres vues, et précisément pour cela devenir indépendans.

(25) Paol (III, 16). Il ne faut entendre ceci que des ducs qui se trouvaient dans rilalie supérieure.

(26) — Omdido erineperfusus, dit Paul^ De là vient sans doute lesui nom de Flavius, qui jadis avait plu aux empereurs romains,. et que plus tard les rois langobards portèrent aussi comme titre politique.

(27) ÇequePAVC (IIIJ6)dit de l'état du royaume sous Autharis n'estqu'une pieuse action de grâces du diacre, qui désirait pour son peuple un Age d'or et qui ne croyait A la possibilité de cet Age que lorsque les l^n« gobards auraient de nouveau un roi commun.

(28) Grbgob. (IX, 25) et Paul. (III, 27).

(29) Gomparez le chapitre X du livre VI et la note 4K.

(30) Fbkdbgairr seul donne ce renseignement (m Chronic, 34), et encore est-ll dénaturé par des inciactitudes manifestes. Frédégalre accuse aussi Brunhildis d'avoir été cause que le mariage n'ait pas eu lieu^

NOTES DU LIVRE VIII

(31) Comparez la note 41 du chapitre V du livre VI.— Paul. Diacon. (UI, cap. 10).

(32) Id. (<di£r.,cap. 31).

(33) Pour la baiser, je pense : ^ui manum digito tetigit, dextramque su a m sibi a flronte per nctsum ad faciem produxit,

(34) Gbegor. (IX, 25; coinp. X,2). Les ambassadeurs, Bodegisil, Evanlius et Grippo passèrent par Carlhage. lis y eurent de mauvaises querelles ; les deux premiers furent assommés. Grippo arriva seule Couslantinople. Il résulte de la correspondance indiquée en ire la cour d*Austraste et la cour impériale, que la première s'inicrposait pour obtenir la délivrance du Golh Athanagilde ; à ce qu'il semble, ses elTorls Turent inutiles.

(35) Paul. Diac. (/. c).

(36) Id. (IV, cap. 7) : Tassilo a Chxldeberto apud Jiajoariam rex ordinatus est,

(37) Grkgor. (IX, 25). Paul est d'accord avec lui-

(38) Id. (X,3). Le roi Autharis est appelé >^prac/iart{f« par Grégoire; c'est ainsi qu'il dénature les noms aussi bien que les événemens.

CH.APITRE VI.

(i) Grégoirb a dû croire à la possibilité de telles destructions et de telles suppressions. Quos libros (dit-il à la Gn de son ouvrage).... conjura omnes saeerdotes Domini, qui, post me hvmilem, eccletiam 7''urofi{cam sunt recturi, per adventum Domininostri Jesu-Christi , ac terribilem reis omnibtts jitdicii diem,,.. ut nunquam libros hos abolere TKCAkivs^aut rescribi, quasi quœJam legentes^ et quasi quœdam prœtermiltentes : sed ila omnia vobiscum intégra itlibataque permaneant, iicut a nobis relicla sunt,

(2) Voyez F^ita S. Galli, abbatis in Alamannia, auctore W ALKFMvo Sthabo;ou Fita S. Columbani abbatis, aJoNA, monacho Bobiensi fere œqualiscripta. Tout est miraculeux et disposé pour ébranler les âmes. Rarement on trouve des enseignemens historiques.

(3) Désormais la Chronique dePRÉDÉCAiRRest notre guide principal. L'ouvrage apocryphe intitulé Gesta regum Francorum et le travail non moins apocryphe d'AiMoiN ont aussi peu d'Importance que les f^itœ sanctorum ou les chroniques postérieures. Frédégaire reconnaît sa pauvreté; mais que peut-il y (&ire? 3/undus jamsenescity ideoque prudeniiœ acumen in nobis tepescit. Il a du reste donné, legendo simul et awlienào , aut etiam videndo, cuncta quœ certificatus cognovit.

(4) Frédégaire n'en parle ^ta ; il dit simplement Ccap. 14) que Chlotar repoussa le duc Quintrio ; mais les Gesta teg. Franc, (cap. 3G) et Aimoim {De gestis Francorum^ III, cap. 81, dansBout^UEr, t. III) donnent ce fait.

(6) Il r<%ultc de ce passage que lorsqu'on était campé, les chevaux couraient la nuit en liberté pour chercher leur nourriture.

(6) » Fcar uot, till Uirnam tv ond • • Docomp lo Duninatic. »> —

I look'd toward Birnain, ad anon roethaught , The wood began lo move.

(7) Quant i ce qui concerne les Warnes, Je ne puis rien dire sur ce passage (Fredbgab., 15) après les observations que J'ai faites à plusieurs reprises relativemeni à ce peuple. — La Decretio Childeberti régis (Baluze, 1. 1, p. 17) est souscrite : pridie kal, Mar, anno XX regni domini nostri Càlonia féliciter. ICI le commence ainsi : Cum in Dei nomine nos omhes kalendas hartias de quaseunque condiiiones una cum nostris optimatibus pertractavimus. Outre cette assemblée de Cologne, elle en mentionne deux autres, Antonacoet Trojeeto» Il est digne de remarque que le Frank y estaussi apf>elé SalicuSyti que sous ce nom il est opposé au Romanus, bien que Childebert fût roi en Austrasie et eût sous lui les Rlpuaires. Ce nom parait donc être devenu général. Au sujet de la loi abolie de Chrenechruda , qui ne figure que dans la loi salique (voyez la note 17 du chap. VII du liv. VII), il est dit ; Quam pagasorcm TBMPORE observabant.

(8) AiuoiM dit déjà : Sicut fertur, vi veneni.

(0) Comparez le chapitre V du présent livre.

(10) Les Gesta : l'ainé était né ex concubinaj le plus Jeune ex regina.

(U) Ritu barbaro, dit Frédégaire. Je ne Tondrais pas soutenir que cela signifiât: « Sans déclaration de guerre. » Le scolastique n'a sans doute pas calculé la valeur d'une expression qu'il emploie volontiers.

(12) Senex et plena dierum, disent les Gest^ et AiMoiN, lorsque pourtant son plus jeune fils n'était âgé que de douze ans et qu'après la naissance de celui-ci. elle avait encore' dit avec tendresse : mi Landariee^ C'est le langage de la Bible.

(13) Au sujet des liens qui existaient entre Grégoirele-Grand ei Brunhilde et des encouragemens que cette princesse donna à l'œuvre entreprise par le ponlirc dans Pile de Bretagne, voyez les Epistolm Gregorii àlagni (en particulier VI, 58 et 59, et XI , 1 1). Les lettres adressées à Brunhilde, à son fils et â son pelitfils se trouvent dans Bouquet (t. IV, p. 13 et suiv.]. On peut supposer que Grégoire a écrit en courtisan, et pour cette raison chacune de ses paroles ne doit pas être prise à la lettre. Il n'est pourtant pas vraisemblable que cet homme si sévère dans son zèle aurait loué quelque chose qu'il eût dû blâmer, de même qu'il ne ménageait pas la simonie qui s'introduisait. Mais il dit, par exemple en parlant de Brunhilde : Excellentiœ vestrœ prœdicandam ac Deo placitum bonitatem et gubemacula regni testantur, et educatio filii manifestât.., quœ religiosum animum et piœ mentis studiftm,.. Otjus ehristiana devotioet recticordis desiderittm... Quanta in omnipotentis Dei timoré Excellentiœ vestrœ mens soliditate firmata sit... Postquam Excellentiœ vestrœ sollicitudo est ubique gubematione laudahilis... On trouve des ehoscs analogues dans diverses lellrcs. — Il y est à plusieurs reprises parlé des constructions de celle princesse.— Quant aux combats contre les Avares et les Slaves, Paul (IV, 7) dit : Ce Tassilo, qui, ainsi que nous l'avons raconté, fut par Childebert, l'an 505 rex apud Bajoariam ordinales, mox cum exercitu in

NOTES DU LIVRE VIII

Slaoorumprotfineiam mfraieiUf patrata Victoria, eid iolum propriutn cum maximaprœda remeavit, Aimoin (III, 84) : Avares, a Pannonia egretsi, in Thoringiam hella gravissima cumFrancis gesserunt. Cependant j'ai admis que Tassilo avait combattu les Avares et que les Slaves avaient fait une irnipllon en Thuringe, parce que cette hypothèse parait plus conforme à la position des peuples et parce que l'on peut supposer que ces écrivains ont été amenés à confondre ces peuples. — Quant aux relations avec les Langobards, voyez Aimoir (/. e.),

(1 4) Sup^ fluvium Aroannam, nec procul a DoroiMllo vico (Fredesak. — Voyez Bouquet).

(15) Fbbdbgar. (21) : JVaseonett Basques, Gascons. Nous ne pouvons examiner Ici les opinions émises sur Torigioe de ces Wascons. Pour Thistolre que nous écrivons, l'essentiel est que les deux rois eurent à combattre aux pieds des Pyrénées, et que pour cette raison ils ne purent anéantir Chlotar.

(16) Ce qui rentrait dans ses fonctions. Voici l'expression de FsBDEGAS. (cap. 24) : Bertboald fut envoyé per pagos et dvitatet fUcum inquirendum.

^17) Lors même que l'on voudrait admettre que Técrivain n'a pas voulu dire que Merwich commandait l'armée, mais seulement qu'il se trouvait à l'armée (et Pexpression est bien que Chlotar envoya filium suum MeroveumetLandericum cum exercitu, rel.), que devait faire dans cette expédition un enfant en bas âge ?

(18) Les paroles de Fbbdkgai. (cap. 26) sont singulières. Il n'a été nullement question de Theudebert, et maintenant il est dit : Thbudbbicus Victor Pariiius ingreditur, Thbudebbrtus pacem cum Chlotario compendio villa inivit; et uterque exercitus borum (quorum ?)illœsus rediit ad propria. Peut-être y a-t-il ici une lacune. L'explication que J'ai donnée à ce passage semble du moins être conforme à l'ensemble des faits.

(19) Si FaBDÉGAiRB dit (27) : Protadiuê, instigante Brunichilde, Thbudbbico jubbrtb, tnajor domue subê^ HtmtuT, li ne s'ensuit pas que les leudes n'eurent aucune part à ce changement. On ne peut prendre dans un sens rigoureux les expressions de cet écrivain; c'est ce que prouvent chaque page et chaque ligne. JoBBRB ne peut et ne doit avoir d'autre signification que celle-ci : « Il le voulut : l*a'ieule et le petit-fils s'efforcèrent de faire tomber le choix sur Protadius. •

(20) Fisco nimium trihuens (assurément ! 11 eût été plus agréable qu'il aliénât tout 1) , de rebtts personarttm i?i6BNiosB fiseum vellens implere, Quoscumque génère nohiles reperiret, totos humiliare conabatur.

(21) Peut-être le lieu plus tard appelé Cariêiaeum,

(22) Theudericum leudes $ui tenebant,

(23) Probablement le même qui fut précédemment placé comme duc à la tète des Allemanni.

(24) — Subrogatur (Pbedegar., cap. 28).

(2ô) Priorum exempta metuens (Freobgab.).

(26) yirilem coitum non cognovit (Id., cap. 30).

(27) Lusiovium (Id., 36, el la f^ita Columbani),

(28) — apud Brucariacam villam ; dans la villa Brocariaca,

(29) Epistolœ vbrbebibus plem^.

(30) C'est l'expression de Frédégairb.

(31) Martyrii coronam me tibi illaturum speras .* non esse me tantœ dementiœ scia*.

(32) Frbdeg. (37) : Cum scaritis tantum decem millibus,

(33) Frbdegairb dit , sans indiquer aucune corrélation : Hi* diebus et Alamanni in pago Aventicensi ultra Jurano hoetiliter ingressi sunt.

(34) Frbdegairb a Leonisius ; mais il n'y a pas eu k Mayence d'évêque de ce nom ; on y trouve au contraire un évêque Lindegasius.

(35) II commence ainsi (Frebbg., 38) : Quod cœpitti perficito. La fable qu'il raconte ensuite a deux sens. Un vieux loup dite ses petits : « Non habetit amicoe, nisi paucos qui devestro génère eunt. » Il s'agissait donc de savoir si Theudebert était fils de Childebert ou d'un Jardinier.

(36) Le duché de Dentelln , entre la Seine et l'Oise.

(37) Frédégairb (cap. 39) : Sigibertum in regno patrie instituere nititur. Pourquoi pas tous les quatre , selon l'usage suivi jusqu'alors.^

(38) Je ne puis me ranger à l'opinion que la rac« des Pippin , qui plus tard fut appelée carolingienne , avait des liens de parenté avec les Mérovingiens. Du reste on dit que le père de Pippin s'appelait Carlmann.

(39) Antonnacum, Je doute que ce soit Andernach. Les événemens postérieurs semblent nous autoriser i placer ce lieu plus avant dans la Gaule.

(40) Il y a deux leçons (Fredbg., 40) : Judicio Francorum ELECTORUM, ei Judicio Franeorum rlecto.

(41) Ces faits sont remarquables, parce qu'ils amenèrent un grand changement dans la position des majores domus . ou plutôt parce qu'Us assurèrent le changement opéré. Frbdeg. ne dit pas expressément que Warnachaire se soit fait promettre dès lors à titre viager la dignité de maire du palais, il raconte seulement (42), après l'issue : IVamacharius in regno Burgundiœ substituitur major domus, sacramento a Culotabio accepto , ne unquam vitœ sum temporibus degraderetur. Quand avait-il reçu ce serment *

(42) Fredbg. (cap. 41).

(43) Multos jam de AustrasOs seeum habens factions Wamacharii, sicut Jam olim tractaverat. Précédemment (40) il a été dit que Warnachaire , se trouvant sur la rive droite du Rhin et ayant découvert que Brunhildis en voulait à sa vie, génies qua illic adtractm fuerant , consilio secreto de solaiio Bruni' childis et filiorum Thsuderid procul fèdt abêsse,

(44) ynia Urba, dans le pays qu'on appela plus tard Franche-Comté.

(45) On trouve des divergences : chaque écrivain donne quelque chose de particulier ; il n'y a pas de

I témoins oculaires; à peine quelques contemporains.

NOTES DU LIVRE VIII

Car le looliie Jonas, auteur de la f^i$ lU S. Columb€tnt ne peut ôtre considéré comme contemporain, et vivait loin des événemens ; Vaueior de Vu^ppendix ad Marii Chronieon (Bouquet^ t. Il, p 1 9} peut être psbaktiquus, mais il est iguotuh; et puis où a-t-il vécu P

(46) Il lui attribue, selon Frédbg. (42) , dix teges Franeorum per ipsam interfeeti; mais son compte est mal établi. Ce sont I et 2) Siegbert et Merwich , tous deux maris de Brunhildis ; 3) Chilpérich père de Chlotar; 4, 5 et G) Tbeudebert , dont le fils Cblotar et le petit-IIIsHerwicb, fils de ce Cblotar, petil-fils, arriérepetlt-fîis et arriére-arriéré -petit-fils de Brunhilde, bien que Tbeudebert n*ait pas eu de fils du nom de Cblotar, excepté dans ce passage, bien que précédemment (38) Merwicb soit appelé fils de Tbeudebert , bien qu'enfin Tbeudebert ne pût encore avoir eu de petit-fils, puisqu'il fut arrêté dés PAge de vingt-six ans ; 7) Tbeudericb, qui pourtant était mort de la dysseuterie ; 8, 9 et 10) les trois fils de Theuderich. dont l'un, Chiidebert, s'était perdu, et dont les deux autres, Siegbert et Corb, avaient été égorgés par l'ordre de Cblotar. Vraisemblablement le récit de ces faits est aussi faux que ce compte.

(47) L'auteur de Vj^ppendix à la Chronique de Mamus dit que le cadavre décbiré et mis en pièces finit par être brûlé par les troupes assemblées (populi),

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