‹ Histoire d'Allemagne (volume 2)Chapitre 90 sur 298 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

(1) Extraits de plusieurs lettres de GaÉcoiRs (dans Bouquet, t. IV).

(2) Comparez le cbapilrc V du livre VII.

(3) La Decretio Childeberti régis, dont il a été fait mention, distingue la centena ($ 12) des termini fide- Hum nostrorum; cela semble du moins être ainsi.

(4) Dans Grégoire, dansFRÊjoÉGAtRE, dans lesGeifo, etc., on trouve une foule d'exemples de mariages conclus entre les familles revêtues de la dignité ducale ou d'autres fonctions élevées.

(5) Les mots optimates, primores, proceres, patentes, nobiles se rencontrent presque dans tous les actes. Les optimales et les leudes sont opposés ou plutôt placés à côté les uns des autres : eum optimatibus et leudibus nostris. Sans doute les optimales ne sont habituellement que les premiers ministériaux de l'empire; mais les bautes dignités se conservaient dans certaines familles.

(6) Cela Test dit dans le même acte ($ 2) : Omvenit una cum lbudis nostris , et dans le § 4 : CbnverUl OMNIBUS NOBis ADUNATLS. Mais daus le début la formule de notification porte : Una cum nostris optimatibus pertraetavimus,

(7) La Justification de ces observations se trouve dans le récit des relations entre Cblotar et son fils Dagobert.

(8) Il réunit les deux emplois ; cela semble résulter particulièrement de l'histoire de Warnachar.

(9) Subreguli,^ L'auteur de la f^ita beati Pippini ducis fDucBnswv. 1. 1. page 594) dit de la dignité de

maire du palais : Qua dignitate modicb diffcbknte a suBLiMiTATB tiEGis prcBditus (Plpplnus), rel.

(10) Frbdegah. (cap. 43). Le dernier fait eut lieu à Marlbeim en Alsace {Marolegia in Alsatia) : Multos inique agentes gladio trucidavit (Chlotarius rex).

(11) Id. (44). L'évéque dit en secret à la reine t^erfta ignominiosa ; quod Chlotarius eodem anno omeiimodis migraret de sœculo, et lui proposa de mettre en sûreté le plus de choses qu'elle pourrait et de se marier ensuite avec Alelbeus. Maiselle, in lacrymasprorumpens, abiit in cubiculum. Si elle s'était laissé séduire comme Brunhildis, l'ancienne confusion aurait recommencé.

(12) Id. (45). II n'est pas nécessaire de rechercher si les Langobards ont été tributaires, avec l'obligation de payer annuellement 12,000 sous. Les trois hommes qui reçurent chacun mille sous sont appelés Waroachar » Gundeland et Chucus. Les deux premiers étaient majores domus ; vraisemblablement le troisième l'était aussi. II devait avoir pris en Austrasie la place de Rado.

(13) Id. (/. c). L'assemblée se tint A Bonogelo. Voyez Bouquet. Lo roi annuit cunctis illorum justis petitionibus,

(14) DansBALuzE (t. I, p. 22); dans Bouquet (t. IV, p. 118). La suscription : Edictum vel constitutio inclyti Chlotaeharii régis super omnem plebem. in eonventu episcoporum in synodo Parisius adunata, est d'une main étrangère. Sibmond , il est vrai , a lu quelque part que soixante-dix-neuf évoques assistèrent à celle assemblée; mais il résulte de l'ordonnance elle-même qu'il s'y trouva aussi des seigneurs laïques et des leutes. Car il est dit au $ 24 :.... quam (deliberationem) cum pontificibus vel tam magnis vibis optimatibus AUT FiDELiBUs NOSTRIS in synodali eoneilio instituimus,

(15) C'est ce que prouvent les Acta , dans les Jac, SiRMONDi, Concil. Galliœ (t. I, p. 543).

(16)..^t;6/ certe si de pallatio eligitur, per meritum personœ et doetrina ordinetur.

(17) ... prœpositi ecclesiarum et judex publicus in audientia publica posili ea debeant judieare,

(18) § 8 : Ut ubicunque census novus impii addituM est (ce sont probablement des impôts dans le genre de ceux dont il a été question dans l'histoire de Chilpérich et de Frédégunde) et a populo reclamatw, justa inquisitions misebicobditer (leurs prétentions n'allaient pas plus loin] embnoetur.

(19) Qui se QU.SSTU0S0 obdihi sociare prmswnpserit,

(20) ChloUr était né l'an 585.

(21) Fbbdbg. (47) dit tranquillement : (ChloUrfus) Dagobertum filium suum consobtem regni fedt, eumque super Austrasios regem instituit. Il est impossible que les choses aient suivi une marche aussi simple et aussi facile. Les rois des Franks qui avaient régné jusqu'alors n'avaient pas montré du moins une grande disposition à partager le pouvoir avec leurs enfans. L'institution avait aussi ses difficultés» et les Auçtrasiens croyaient avoir le droit de dire un mot à

HBBC;

NOTES DU LIVRE VIII

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ce tqjet. On De Urdera pas à voir ce qu'était au fond ce consoKTiuH du pé«e et du ûU.

(23) Paul. (VI, 16) fait d'ArouIf lui-même ud tnajor domui in regiopalatio; c'est à tort. On ne peut décider si le mariage d'Ansegise avec Begga avait eu lieu, s*il s'était accompli dès lt)rs, ou s'il ne se fil qu'après la mort d'Arnuir. Leur fils Pippin, appelé d'Herstall, ne mourut qu'en 714, probablement dans un Age avancé.

(23) Fbédécairk ne sait rien de cette guerre. Mais les Gesta regum Francorum, les Gesta Dagohertit AiMoia, l'auteur de la f^ita S. FaronU^ écrivains qui ne peuvent être employés pour l'histoire qu'avec la plus grande circonspection, racontent des choses mer* veilleuses. Selon les premiers de ces Gâta, par exemple, les Saxons se révoltent. Dagobert est si vigoureusement frappé êtiper galeà capitU que abscissa partieula de eapiilU ^us tombe ad terram. Il envoie celte toullfe de cheveux à son père, et Chlolar , eum itrepitu tubarum de nocte consurgens, accourt au delà du Rhin. Sur le Wéser , le vieux souverain se fiil connaître , car erine* cum eanilie variatos obvolvU. Là il est rallié par le due saxon Berthoald. Dans sa colère, Cblotar passe le Wéser avec son cheval ; aossildl l'armée le suit avec Dagobert per gurgites immensos, Berthoald crie en vain au roi de prendre garde , qu'autrement lui , Berthoald , pourrait le tuer, bien qu'il fût le serviteur de Cblotar. Cblotar, irrité, n'admet aucune raison. Il n'a pas de repos qu'il n'ait étendu i ses pieds le duc saxon , et sustulU caput ejue in eonto. Puis , rex tota terra Saxonum vastata , populo illo interfecto, non iH major em hominetn religiteruni, nisi et gladius suus, quod tfMtam vocant, perlongum habebat. Hoc signum in regione illa statuit, reversueque est rex Victor in terra sua, — On n'arrive pas à un résultat meilleur si Ton admet, comme quelques auteurs, qu'il n'est pas question de tout le peuple saxon, mais d'une tribu. On peut supposer que ce conte absurde résulte d'une confusion entre les deux Chlotar; cela devient vraisemblaUe parcelle circonstance queFfiÉoÉcAiRS croit aussi que Chlotar !•' imposa un tribut aux Saxons , bien qu'il eût été battu par eux et qu'il eût sollicité la paix.

(34] FfiÉDSGAiRE (&2) : l'an 624, qttidam tx procsrilus de génie nobili ArGLOLFiNGA. C'est la leçon de BouQurr. Mats aont-ce les Agilolfingi des Bavarois? Le quidam ex proeeribus avait beaucoup d'égaux ; les Agilolfings avalent i peine un égal dans tout l'empire des Fraaks. J'ai du reste écrit : « de la famille des Agilolfinges, » parce que la manière de lire ces mots estiodiflérente.

(25) Dans aucun cas cette opinion n'est contraire i l'esprit et au texte des lois.

(26) FainÉGAiRi (58) : ar iritio quo rkgnari

COURUT (Dagobertus), eomilio primitus beatissimi Amulf.,. et Pippini.., vius, tanta proeperitate regale regimen in lutter regebat, ut a cunetie gen- TiBus (eipression qui n'est habituellement employée qu'en parlant des peuples teutschs et des païens habiUns des contrées plus éloignées) immenso ordine laxidem haberet, Timorem vero sic fortem sua concuMeraf uKftfoa, utjam devotione arriperent suœ

se tradere ditioni, ut etiam obstes , qu« circa limi- TRBi Avarorum et Sclavorum eonsistunt , eum prompte expeterent ut ille post tergum eorum iret féliciter et Avaros et Sclavos, ceterasque gentium nationes usqt»e mahum publicam smb ditioni subjieiendum fiducialiter spondebat. Je ne sais ce que signifient les mois usgue manuu publicasi. On les a expliqués en les rapportant à l'empire d*Orieut; il est vrai que Grbgoirb donne encore à celui-ci le nom de rsspu- BLicA : on a dit que manus publica est la même chose. Mais bien que le chap. 69 semble favorable à cette interprélalion^ Je ne puis l'admettre.

(27) Exjussupatris, Chlotar exerçait l'autorité de son père et non une puissance royale.

(28) Berthetrudis , sa première femme, était morte en 616. On ne dit pas qu'il ait eu des concubines.

(29) Particulièrement en Champagne et, sous quelques rapports, dans les Pays-Bas.

(30) Cet événement (Freokg., 54) a été opposé k mon opinion sur le major domus. Comment est-il à supposer, a-t-on dit, que les leutes de Bourgogne auraient osé élire un mcyor domue, si celui-ci avait été l'administrateur comptable dea fiefs et du fisc en général ? Mais le malentendu vient uniquement de ce qu'on explique les paroles de Frsoégairb en les détachant de la connexilé de l'hktoire. SI l'on a sous les yeux cette connexité, la marche des événemens et l'état présent des choses, ce fait parait très-facile à comprendre et fondé sur lea circonstances. Les paroles de Frbdbgairi ne sont pas contraires à l'explication que je leur al donnée. Les voici : Eo anno (626) Chlotharius cum proeeribus et leudibus Burgundiœ Trecassis (Troyes) eonjungitur, cum bos soLLicrrASssT (c'est-à-dire après avoir tâché de les gagner d'avance), si vellent mortuo jam ff^amaehario alium in ejus honoris gradum eublimare (s'ils voulaient élire un autre major domus); sedomnes unanimiter denegantes senequaquam velle majorem domus eligere ; c'est-à-dire qu'ils donnèrent leur assentiment au roi et que dans les circonstances où Ton se trouvait, ils ne voulurent pas élire de mqjor domus. L'addition suivante est un simple acte de courtoisie. Régis gratiam obnixe petentes (assurément! cela était dans leurs manières), eum rege transigere. Dans le fait, les Neustriens et les Bourguignons paraiasent désormais comme un seul royaume, bien que le souvenir de leur ancienne séparation ne fût point elfocé. Dès l'année qui suivit cet événement (Fréd^gairb , 55) Il est dit : Cum pontificet et urUversi proeeres rbgri

SUI, TAM DB NBUSTBR QUASI DB BURGUNOU, CHppiOCO Od

CMotharium pro utilitatb rbgia bt salutb patrie conjunxissent f rel. En conséquence il peut à peine s'élever un doute. L'opinion opposée , que le roi avait voulu faire élire un ffu^'or </omtM par les Bourguignons et que ceux-ci s'y étaient refusa, est contraire A la marche des faits; elle a tout au plus pour elle la conjecture que le major domus de Bourgogne était devenu à charge aux leudes de ce pays, et que ceux-ci avaient espéré arriver à une action plus libre s'ils n'avaient point de major domus. Mais cette conjecture , dénuée de bases historiques, fait oublier qu'il y avait aussi en Neustrie un mqjor domus A côté du roi ou sous le roi, et qu'on ne cessa peint d'avoir un mqjor domus, mais

NOTES DU LIVRE VJIL

ftculemenl d'avoir un mtfjor domus particuHer, et par Iti de Torroer an royaume à part.

(31) Comparez le chapitre IX du livre VI.

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