L*EMPIRE DES FRANKS SOUS CHLODWIG. NOUVEAUX GERMES D'ORGANISATION
Les Franks , grâce à la victoire de Soissons, entratoèrent à leur suite dans rîntériear de la Gaule tout le poids de ces relations singulières et compliquées. Ils devinrent maîtres d'un grand territoire. Certainement ils donnèrent k cette nouvelle possession la même forme que les circonstances avaient produite chez eux *, ce qui existait déjà légalement fut maintenu et augmenté. Aussi loin que furent portées leurs armes , les hommes et les biens furent soumis aux mêmes relations qu'ils avaient établies dans la Gaule septentrionale; mais ils ne parent plus remplir l'espace ni maintenir la vio par les moyens employés jusqu'alors.
Le pays , d'une grande étendue , n'avait pas éprouvé par cette longue guerre toute la mesure des malheurs qui avaient désolé la Gaule septentrionale. Il était habité par des hommes qui n'avaient rien de commun avec les Frank», par des Romains et par des Gaulois. Il s'y élevait une multitude de villes , en partie d'une importante grandeur. L'ancienne magnificence avait sans doute disparu; les villes el les campagnes étaient tombées dans une décadence profonde par le malheur et la violence da temps ; mais les villes n'avaient pas été détruites, et dans beaucoup survivait assurément encore un reste de leur ancienne richesse et de leur ancienne splendeur.
Il importe peu que la troupe guerrière de Chlodwig ait été grande ou petite (1); en face de cette vie nouvelle et de ces villes, il dut bien s'avouer en tout cas qu'il était arrivé à une position très-dangereuse. Il ne fallait pas songer à rendre teutschcepays; et pourtant on voulut maintenir ce qu'on avait saisi, on voulut conserver le pays et s'en assurer la domination. Les habitons devaient vivre tranquilles etsou' mis , et les Goths , les Burgundea , les AH««