CHAPITRE IX
(1) Ce sont les rois appelés par les Français les fainbars, qui nihil feeerunt. Soit. Qui ne fait rien ne fait pas non plus de mal. Le mot teutsch taugenichts (fainéant, vaurien) ne convient pas. Comment peut-on rire du malheur.
(2) Parler de respect héréditaire , c'est rôver une histoire imaginaire qui passe à côté de l'histoire véritable.
(3) Ce travail ne va que jusqu'en 641. Les continua* tionest auctoribus ignotis, vont plus loin, mais sont mauvaises.
(A) Les auteurs des P^itœ peuvent en grande parties avoir été feretEqua LES; mais ils élaîonl trèis-éloignést des événcmens par leur manière de voir et par le bul-.
qu 1 ta se proposaient. Tous coui qu'un même «oleil éclaire ne sont P«s contemporains dans le sens moral. Comment avoir conflance en des moines qui prouvent to^iouj. q„.„s ne co„„..s«,nl en rien le m'onde e qm s eirorcen uniquement de faire des saints de leurs héros, en dépit de la raison et du bon sens T
^nUcMderegeba, palatium ! mai, ces moU Impllqucnl le major domus,
(G) FniÎBÉGAiBE (cap. 85) : Pippinus et eeieri duces f^fjrastorum, qui usque in transUu Dagoberti svm ruKBANT B.TION,. Siffiàertum unanimi canspiraiione expêhverunt. On ne peut admeUrc qu'ils aient été contenu» par ia violence.
(7) Omnes leudes AùstroHorum secum uterque PKUDRKTK» et cuM DCTLCFDiiiE ottrahentes, eos be«ig«k gubemantes, eorwn amicitiam constrinaunL semperçue servant. '
(8) Sigiberto prœsentatur et dmcribitur.
(0) Diligitur a plurimis.
JJnl !^ ^^""l^ "^^^ Fbédécaibk {cap. 87) est digne d attention. Jussu Sigiberti omnes leudes Jus^ trastorum in exercitu gradiendum banniti «uht... El puis CERTES undique de universis regni suipagis ul- TBA BHENCJMctim ipso odunoiof sunt. On ne peut dire quelles étaient ccscentes; mais l'opposition manireste entre les leudes d'Auslrasie et les cewtes de la rive droite du Rhin est signiûcative.
(n) Précédemment (chapitre VU du livre VIII) il a été parié d'un Chrodoald dont on a fait, sans preuve, un AgilolGng. li est également incertain si ce Chrodoald, dont Farus était le fils, est le mémeque celui qui a été nommé. Farus battît de nouveau les Franks avant qu lis fussent arrivés au Buchenwald [Buchonia).
(12) Magauckhses in hoc prœlio non fUerant fidèles, Magantia semble être Mayence; on écrit aussi Moguntia.
(13) Ce fait est d'autant plus ImporUnt qu'il jette en même temps un rayon de lumière sur Thlstoire des AllemannI et des Bavarois. Des relations de celle nature peuvent se former dans diverses circonstances, mais seulement en vertu des traités.
(14) Et non sans contradiction. Il ne serait pas difficile de prouver qu'on ne peut en tirer avec quelque probabilité la moindre conséquence. Mais cette recherche nécessiterait une dissertation. Je renvoie donc a Valois, Paci, Eckrabd.
(I&) Mais ceci est aussi incertain. On peut discuter si Sigibert mourut en 650 ou s'il vécut jusqu'en G55.
(16) Elle ne peut pas avoir été déjà très-vieille ; du moins l'auteur delà nta Pippinidueis (Bouquet, II, p. 606) lui fait un très-grand mérite d'avoir su triompher de la naturaiis eoncupiscentia , et d'avoir reçu de la main du saint Amandus, qui était poussé par une vision de l^pôlre Pierre . corda cœlestis profdicationis semine fecundare, sacrum velamen.
(17) Car, selon Frédégairb, il agit ad instar patrie.
NOTES DU LIVRE VIII
par conséquent prud«»/er. bénigne, cum dulcedine,
fl fut in extremis vitœ annis amens.
(19) Frédécaire (cap. 89). U chose est encore une fois racontée d'une manière si incomplète qu'en s'en tenant aux mots, on pourrait penser que Nanthiidis T!! «' .^".! '"' Bourguignons {pontifices et cuncti S r" ^'''îîr ^'"" ^'or domus particulier. Mais il est impossible qu'elle ait eu ce désir. Par quel acte débute le nouveau ma;or domus de Bourgogne? Foachatuscunctis ducibus de regno Burgundiœ, seu et ponttfictbus per epistolam, etiam et sacbamehtis firmavtt. untcuique gragum honoris et dignitatem, seu et amicitiam perpetuo conservare.
(20) Id. (cap. 90).
{2t) --. filium suum in regno eonstituit , disent les Oesta Franc,
(22) Valois (liv. XX, t. IH, p. 200) pense que la chose dura longtemps , que Dagobert devint d'abord roi après la mort de son père , puis Childeberl , fils de Grimoald. Austrasia enim tam diusine rege esse non potuit, bien que plus Urd l'empire tout entier se soit trouvé sans roi pendant une série d'années. El après Dagobert, cet empire n'esl-il donc pas réellement toujours sans roi?
(23) Le nom de Childeberl ne se trouvait pas à ceUe époque hors de la famille mérovingienne. Mais la manière dont on agit envers Grimoald : Parisius civitate m carcere mancipatus vineulorum cruciatu eonstrictus, morte vitam finivit, était contraire aux mœurs de ce temps. Jussu Chlodovei gladio trucidatus est: voilà quelle était la manière habituelle d'en finir.
(24) Dans le fait, Valois (liv. XXII. t. m, p. 3l8)ale premier convenablement intercalé ce roi I>agoberl. MABiLLoif , Lecowte , Pagi Cl Valois out CH qucIque sorte enrichi l'histoire de ce roi.
(25) Gesta reg. Franc, (cap. 44). Et quel portrait fait-on de ce pauvre roi t Fuit Chlodotyeus omni spurcitim deditus (et par qui y fuHI poussé T), fomicarius et inclusor feminarum ( et comment arrivait-Il à celles* Ci î), gula et ebrietatecontentus (cl qui partageait ses débauches?)
(26) Erchinoald » le major domus, l'avait achetée. Elle était chez lui poeillatrix; c'est chez lui que le roi la connut. On voU donc comment il fut mis en rapport avec les femmes, et où il fut poussé à VebrUtas.
(27) Gesta reg. Franc, (cap. 44) : Frawci Chlotartum seniorem, puerum ex tribus sibi regem statuerunt. Si l'on admettait que les Austrasiens consenti^ rcnt aussi à l'élévation deChlotar, il faudrait supposer que les Franks reconnaissaient le droit de ptlmogéniture. Mais quelque disposés qu'ils pussent être à l'admission de ce droit, par les expériences faites jusqu'à l'époque où nous sommes arrivés, ils ne pouvaient encore arriver formellement à une telle pensée . puisqu'elle était encore étrangère aux Carolingiens et ne prit naissaiice que beaucoup plus tard, à la suite de choses tout à fait différentes.
(28) Hébroïn ou Ébroln est bien décrié, mais, si l'on
NOTES DU LIVRE VIII
eiAmioe la position de l'empire e( en même temps la position où le rusé et irascible évéque Leodegar se Iroarait à l'égard d*Ébroln , ce que nous venons de dire résulte de ce qn*en ont dit les auteurs de la P^ita S. Leodegardi (dans Bouquet , t. II, p. 61 i el 627).
(29) La reine Himnechildis ou Imnechildis doit cette position aux recherches de Pagi {cuia, 661). Il en est principalement question dans une lettre de saint Amand (MABiLLON,^pp«ncf. ad, acta ord.S, tten^dicti, ite. \h p. 1094), où il est parlé de la cinquième année du régne de Childérich. Dans cette cinquième année , Childérich était toot au plus Agé de sept ans; d'où vient donc cette domina Imnechildis regina, qui parait i cAlé du dominus Uildericus rex?^ Dans un Diploma Ckilderici II, que Bouqust donne dans son tome IV (p. 645), on voit sans doute figurera côté de ce roi une reine Blideckildi», et à la fin de ce diplôme; il est dit : Et ego, dum propter imbeeiilam œtatem minime potui tubseri^re, manu propria subtereignavi , et regina tvbaterseripeit. Signum Childeriei régis, Blidechildis regina subscripsi. Hais la reine Blidechildis peut être la reine Himnechildis, d'autant plus que dans une iDtre copie du diplôme elle est appelée Chinechildis rtgina. Bouqubt a donc raison dans sa note : c'était QD AKCAMUM NOTABiLBi dont Pagi a trouvé la clé.
(30) Ebroln le soutint plus tard , et pour cela seul , cela devait être nié. Gomment un Mérovingien aurait-il po arriver à l'Age de dix-huit ans sans avoir un fils ?
(3l]~ AD 6L0R1AM patrijg, dit hypocritemcntrauteur anonyme de la f^ita S» Leodegarii (cap. 3).
(32) Id. (ibid.) — quorum consilio qui tune noluit aâquieseere , aut fugaciter evasit , aut cum vitm perieulo ihcbrdio commumicatus adquievit invitus, *
(33) Chronic. FaSDio. contin, (94) : Ebroïnum et ipsum tondant et in Burgundiam Luxovium monasterium ihvitith dirigtmt. Il était donc naturel, comme rassure la P^ita S. Leodegardi, que : in animam maletolam spiritalis non profuit sapientia,
(34) F'itaS. Leodeg.y auetore anonymo (cap. 4). Les derniers mots : sed dum mutua sibi suecessione culnUnis habere cognoseerent , nullus se alii ante ferre auderet , sont obscurs , et je ne sais si Je les ai bien reodtts. Il est difficile qu'ils aient un autre sens.