CHAPITRE X
(1) \jesAnnales Mettenses (Pertz, Momtmenta Germaniœ historica , I, p. 317) nomment au temps de Pippinus [Heristallensis) les Suavi, BauvarU , Toringi et Saxones , et disent : Hœ génies (à Texcep- Uon des Saxons toutefois] olim et alia plurima mullis tudoribus adquisitœ ( ici encore il y a des exceptions] Franeorum summo optemperabant imperio. Sed propter desidium regum et domesticas dissent tûmes el bella eivilia, quœ in multas partes divisi regni ingruerant, lboitibiam domination em dhserkntes,
SllIGULl IN PROPRIO SOLO ARMIS LIBERTATEH HOLIBBANTUR
DEFENDEXB. Alnsi étalent les choses l
(2) Si on lit quelques-unes de ces F'itœ sanctorum , on en tire rarement ce que l'on désire.
(3] Lorsque saint Columban fut renvoyé de la Neus-
trie, il ne retourna pas en Irlande, mais il resta en Austrasic. C'est dans ses courses pieuses parmi les Allemanni qu'il fit, non loin du Bodensée, le miracle dont nous avons parlé dans une note sur le livre III. Il se dirigea ensuile vers l'Halle j mais Gall, son disciple et son compagnon , resta parmi les AllemannI.
(4) P^ita S. Emmerani {cAp, i) i Sacer Dei famulus se exiisse ait a Gallorum finibus. Ije nom est pourtant tudesquc.
(5) Aribo était évéque de Freisingen. Il mourut vers 782 ; il a donc vécu dansie pays dont il parle, de plus, Il n'a pas été trés-éloigné du temps où vivait Émcran. Bien que son témoignage n'ait de valeur que pour son propre siècle , Il est assez important.
(6) Gorbcrt était fils de Hethan ; Hethan éUit fils de Raduif ; mais il n'était pas l'alné : voilà la conjecture. Maïs elle en suppose d'autres ; on peut supposer, par exemple', que Ruod et Raduif ne sont qu'un même nom, et que le nom de Rudolf en est une preuve. Les recherches les plus profondes à ce sujet sont d'Ec- KMARD [De rébus Franc, orient,, t. ï, p. 276).
(7) On prétend qu'ils adoraient Diane. Naturellement : ils aimaient la chasse.
(8) Comme saint Elîgîus . qui (selon l'auteur de la F'ita) chercha é convertir Flandrenses, Andouerpenses, Frisones quoque et Suevi, et Barbari circa maris littora degentes. Dans le principe. Ils le reçurent Ao#tili animo et aversa mente ; mais bientôt ces hommes passèrent à la fol relictis idolis. Peut-être aussi les efibrls de cet homme pieux eurent-ils tant de succès parce qu'il était habile artiste.
(0) Paul. Diac. (VI, cap. 37).
(10) Bbda (V, cap. 10). Saint Ecberl voulait voir si en agissant sur certains hommes des Fresones, Rugint, Dani, Honi, antiqui Saxones, Boroctuarii, et alii perplures etiam iisdem in partibus populi — Sata^ nœ ereptos ad Christum trans ferre valeret : vel si hoc fieri non posset, Romam venire ad videnda algue adoranda beatorum apostolorum ae martyrum Christi, limina eogitavit. On volt par ce passage, ainsi que par les paroles d'AuooEN citées dans la note 8, que ces écrivains étaient, relativement é ces peuples . dans la même ignorance que l'on déplore chez les auteurs romains. Ils entassent an hasard les noms anciens el nouveaux, rapprochés ou éloignés.
(1 1) Voyez la conclusion du chapitre précédent.
(12) Fila S. Leodeg. (cap. 4).
(13) Ib, [l, c). U reine s'appelait Celichildis. Et comme nous ne connaissons d'autre oncle de Theuderich que Sigtbert , on croit que cette Belichildis était fille de Sigibert, et que, pour cette raison, Himnichildis, qui doit en conséquence avoir été femme de Sigibert, eut la tutelle de Childérich , son gendre futur. Comparez le chapitre précédent et la note 20.
(14) Ceci résulte de la Fila S, Leodeg. (cap. 7, 8, 0).
(15) Selon la FitaS. Leodeg., unus ex palatinis optimatibus le tua \mlnere mortis. Selon la Otronic, Fredegar. continuai., (cap. 03), Bodilo fut le meur-
NOTES DU LIVRE VIIÎ
Irier. La môme assertion »e Ironve dans les Gesta reg.
Franc, {càp, 45), qui ajoutent : Inyobertui et Amal- \
àertus, et reliqui majores natu Francorum seditio^ \
nem contra Childericum excitantes,,,. î
(16) Dans son exil. £n fait, son séjour en Irlande Tut le temps le plus heureux de sa vie. !
(17) Dans la Fita S, H^ilfHdi auctore Eddio Stk- ' PHANO (cap. 27) , il est dit : Amiei et propinqui ejus (à savoir Francorum regis^ nomine Dœgbehrt) viven- , tem et in perfecta œtate florentem a navigamtibus audientes misère nuntios suos ad beatum JVUfridum epiêcopum, petentes, ut eum de Scotia seu Hibemia AD ss invitasset et sibi ad regem emisisset ; et sic •sanctus pontifex noster perfecit , suspiciens ettm de Hibemia venientem, per omnia ditatum et viribus soeiorum eleoatum ad suam regionem emxsit. Et hinc rex beneficiorum ejus memor erat , diligenter poscens, ut in régna suo episcopatum maximum, ad eivitatem Streitburg pertinentem, suspiceret, — Au chap. 33, Dagobert est appelé amicus fidelis de Wilfrid. Pourtant il est possible que ces bénéficia se soient bornés à soutenir le roi lors de son retour.
(18) f^ita S\ Leodeg, (18). — La continuation de la Chronic, Fredegar. (96) fait sortir plus tard Ebroinus du couvent ; mais ; convocatis in auxUiumsaciis^personis quamplurimis, cum multocomitatuexercituumy a Luxovio cœnobio egressus inFranciam regreilitur,
(19) Ibid. — Fictam rursus amicitiam simulans , mixto agmine pariter pervenerunt in urbem [Augustidunum).
(20) Le dernier point est vraisemblable , parce que Vatœtor anonym.de la P^ita Leodeg. (/. c.) assure qu*avant d'arriver à Autun, Hebroinus , immemoramicitiœ dudum promissœ, eum (episcopum) voluit comprehendere. Cela parait être une excuse pour l'évéque.
(21) Ibid. (/. c) Acceperunt qukndam purrclum, quem Chlotarii fuisse confinxerurt filium. Qui peut savoir cela 7 La circonstance que plus tard Hébroln laissa tomber cet enfant ne prouve rien.
(22) Quanti enim per hoc calliditatis figmentum Theodericum tune defunctum, et Chlodoveum Chlotarii esse filium crediderunt ? D*où venait cette croyance ? Élait-on ignorant è ce point des aflRiircsT
(23) Gesta reg. Franc, (cap. 45).
(24) f^ita S. Salabergœ (cap. 13). Les guerres venaient particulièrement a limitibus hinc inde admixtis. Je doute que de l'expression : Civile bellum inter Jlteodericum et Dagobertum incirca illos fines est actum, on puisse conclure que la lutte fut réellement soutenue avec les forces des royaumes.
(25) — per dolum ducum et consensu episcoporum insidiose...
(26) Cadaver ejus iiumatum jaeet , lit-on dans le texte. Wilfrid s'excusa : Auxiliatus nutrivi (le roi) €l âxaltavi in bonum et non in malum vestrum. Puis
l'évéque s'écria : Sit Dominus vobiseum et sancti.s Petrus apostolus in auxilio vestro,
(27) II est vraisemblable que dans le principe ils jouèrent HébroYn, et cela semble résulter du récit que fait Ëddo de l'emprisonnement de saint WiIfrid, si l'on pouvait supposer que le nom d'EpRUiNcs ou Efoii«l-s s'y soit glissé pour Edruirus. Car les Austrasiens voulaient d'abord reservare saint Wilfrid in custotlia us que ad Efruini ducis judicium. Il serait cependant possible que ce nom ait appartenu à un autre duc.
(28) Arnulf de Metz. Pippin de î^ndon.
Chrodulf. Ansegis.
Grimoald. Begga.
Martin. Pippin de Héristall.
Il est difficile de dire quelle était véritablement la position respective de Martin et de Pippin. La seconde continuation de la Chron, Frsdegaru, auctore anonymo Austrasio, qui est meilleure que la première dît: Martinus dux et Pippinus filius Ansegiseli domisa- BANTUR. — Paul Diac. (VI, cap. 1} raconte de Pippinus un fait qui se rapporte à une époque antérieure et qui a pris une forme particulière dans les Ann. Aleif. (inillo). J'ai suivi presque toujours ces Annales pour le récit des faits qui viennent Ici, parce qu'elles offrent une sorle de connexité', bien qu'écrites très-tard , an dixième sièclCi elles ne soient qu'une compilation évidemment partiale en faveur des Carolingiens.
(29) Fredeg.» Chron, cont, (cap. 97).
(30) Comme le meurtrier se réfugia auprès de Pippin et fut reçu amicalement par celui-ci , on a cru que Pippin était complice du meurtre. Je crois qye c'est à tort.
(31) Principalement d'après la F'ie de saint Léodegar, son plus cruel ennemi.
(32) — ad castrum Namtigo {Chronie. Fbcdegar., cont,, cap. 98).
(33) Servi {Annal. Mett.).
{Z^) —haud procul ab oppiJo F'iromandorum juxta villam cui vocabulum est Textricium {Annal. Mettenses),
(35) Le roi avait ce titre comme chef.
(36) — acceptis tantummodo sacramentis. Hais quel fut l'objet de leur serment?
(3?) Fredeg. Oiron.xont. (cap. 100) : Ab adulatoribus falsis amicis interfectus est,instigante A^iSFLEDV. matrona socra sua. Il n'est pas facile de comprendre comment celte vieille femme a pu arriver à cette instigation.
(38) Gesta reg. Franc, (cap. 48) : Cœpit esse
PRINCBPS REGIMIMIS AC MAJOR DOMUS. — Annal, Mctt.:
nomen sibi régis inœstimabili pietate reservavit. Ipsb vkro totius regm gudermacula, thesaurosqub regios et universi exercitus dominatioribi propric
FACriLTATl SU.E DlSPOMBIfDA RETINUIT.