ROBERT , ANTAGONISTE DE WENCESLAS
J^ lendemain , les troi^ électaun ecc)ésias(|ques élurent Robert, comte paltflia., qui avait remis sa voix à Tarchevêque do Uayence. Francfort lui ouvrit ses portes ; beaucoup do yjlles impérialp^ le reconnurent*, Aix-la-Chapelle rpfusant avec opiniâtreté de le recevoir, il la mit au ban de l'empire. Ce fut un schisme dans l'Empire comme dans rÉglise ; les élecr tppfs de Saxe et de Rrandebqurg demenrèrent atbtchés a Weqceslas avec beaucoup de princes e^^e villes. La guerre civile put été inévitable, si le rt)i de Bohême eût été moins indolent : il se contenta de faire quelques menaces inutiles ; il se brogillamême avec spn frère Sigismond , qui voulut lui vendre ses services , et Robert jouit sans opposition de sa dignité. Avant son élpction , on loi avait présenté une capitulation remarquabip* H s'était engagé à confirmer les droits, libertés et possessions des électeurs ; à travailler à Texlinction du schisme ; ^ réunir |e (Juché d& Milan à Tempire , de même que le Brabant , après la mort de la duchesse Jeanne , qni en était en possession ] h détruire les péages établis par Wenceslas , et à n'en pas créer de nouveaux ; enfîn, à agir dans toutes ces choses selon les conseils des électeurs. En 4404 , le pape, les Florentins, les Milanais mémo, Tuppe* lèrent en Italie, lui promettant des secours en hommes et en argent. Après quelques négociations, il se mit en marche avec le duc d'Autriche Léopold, Arrivé à Inspruck. il somma daléas de rendre les provinces do l'empire. La réponse fut une déclaration de guerre. Robert, arrivé dans le Bressan , fut battu par Galéas, et, se voyant abandonné et sans argent, il renonça h son entreprise. 11 réussit mieux h reprendre quelques fiefs k Wenceslas. L'Alle-
inagRp , partagée en \\gne^ enifemiess , dirait éprouver de continuelles secousses , et les brigandages étaient le moindre effp| de ces cabales. Robert voulut employer la force pour rétablir l'ordre. Aussitôt l'archevèqne de Mayence , le margrave de Bade , le comte de Wurtemberg, se liguèrent avec dix-huit villes impériales. II s'efforça vainement de rompre cette confédération, convoquant des diètes, offrant de se justifier des griefs qpe l'on pouvait avoir à lui reprocher. Les alliés, et surtout Tarchevèque de Mayence, exposèrent leurs ' plaintes , mais saps vouloir renoncer à leur union. Robert se soumit, et traita avec les mécontents. Jeanne, duchesse de Brabant, étant morte, il s'agissait de remplir qq autre article de sa capitulation (4406). La princesse avait ^ du consentement des états , disposé do sa succession en faveur de son petit-dls Antoine, second fils de Philippe le Qardi, dup de Bourgogne.
Lorsque Robert signifia aux états de Brabant de le reconnaître pour leur soqveraiq , ils na daignèrent pas lui répopdre. II sp mit en campagne avec le duc de Gueidre; mais il fevint sans honneur. De tous ses engagements , il ne l*estait plus qpe la destruction du schismo : il y échoua également. Innocent VU , qui avait succédé à Bonifaco en 44Q4 y avait aussi ixijeté la cession. Grégoire XII (HÔO) ne fut pas moins opiniâtre ; Benoit XIII ne renonçait pas non plus 4 ses prétentions. Les cardinaux convoquèrent un concile général à Pise. Les Pères du concile envoyèrent en Allemagne le légat Landolphe. Grégoire XII y en ayant envoyé un de son côté , on assembla une diète à Francfort pour les entendre tous deux , et délibérer sur les affaires de l'Église. Robert , pour être reconnu et approuvé de Bonifacp IX , avait juré de n'adopter aucun des moyens proposés pour finir |o schisme, et de travailler seulement h persuader aux Français de renoncer à leur j)ape. Gagné d'ailleurs par Grégoire, il regardait le concile comme il|égitimp , proposant d'autres arrangements que rejetait Lando]phe. On discuta beaucoup, et Ton finit par se diviser. L'archevêque de Mayence se déclara hautement pour le concile, et entraîna dans son parti nu grand nombre de princes; les autres, avec Robert, restèrent attachés au papp. Les Pères de Pise se vengèrent en reconnaissant Wenceslas pour légitime empereur. Us déposèrent |ps deux
His«0na M fwmm Au^màm.
pap^fi, 0t m &ntex\% m troisième, Alexandre V. Wenceslas, au lieu ie profiter sérieusameni des circonstances, demanda aux villes impériales de Soqabe et de Franconie de§ contribn lions quil prétendait lui être dnes en qualité de roi des Romains : on demanda du temps pour délibérer, et il se désista de ses réclamations. Robert mourut au moment où un parti puissant $e formait contre lui,