‹ Histoire d'Allemagne (volume 3)Chapitre 157 sur 165 · I^ISTOIRE DU PPUBL^ ALLE^A · texte numérisé non relu

I^ISTOIRE DU PPUBL^ ALLE^A

dç Rqpillé {in Mœrdiçk , pt puis le marquis de Torçy, son ipinistre cl secrétaire d'État de^ affaires étrangères, à Ja Haye , pour y traiter de |a paix avec le prince Eugène, le duc de Marlboroughjf tlp grand pensionnaire Heinsius, nmnis des pleins pouvoirs de rcmpercur, dé l'Angleterre et des Provjnccs-Unies. Ces ministres convinrent, le 28 mai, de quar^^pte articles préliminaire? qui devaient servi)' dp bîise au traité (léfinitif qu'on se proposait de négocier deuîç mois après. Le roi consentait, par ces préliminaires ," à reconnaître l'archiduç fcharles pour roj légitime de TEspagne et des Indes: à évacuer les pays-Bas espagnols j ^ forincr aux Hollandais, aux dépens dés Pays- Bas français, une barrière des villes d'Tpr^^» Lilje , Toprnay, Coudé et Maubeuge ; à restJT tijer ^ Ppmpire Strasbourg , Kphl et Brisach , e{ h ne conserver le reste de l'Alsace que sur Iç pied dti traité de ^Vestphaîie : mais les Jro^ ministres ennepais exigèrent encore que le roi joindfatt ses troupes è celles des alliés pour détrôner Philippe V 5 que \es préliminaires sciaient exécufés ayfint ^uc d'enlanitr les négociations touchant le traité définitir. et aii/i| leur serait libre de changer en temps et lieu Quelques-uns des articles aclucllemdnt convenus. Louis refuse de ratifier ces dernières conditions, qui rendaient pn effet ses ennemi^ maîtres absolus de la frontière du royaume, sans dpnner à la France la moindre sûreté pour la paix. Les conférences sont rompues; et la diète de Ratisbonne, en faisant des reproches amers (lux ministres pacificateurs fie ce cju'ils avaient accordé des conditions trop avantageuses à 1^ France, déclare que Tempire ne pourrait pas fkire la paix , à moins qu'on ne lui formât une barrière de l'Alsace , de la Francbe- Comté et des trois évéchés.

Traifé de la Haye, du 29 octobre, entre l'Angleterre et la république des Provinces- Unies. Celle-ci garantit la succession protestante ati IfÀne d'Angleterre en faveur de la maison de Hanavre , et la reine Anne s'engagea . eq éehange , de procurer aux lIoltan4ais une barrière sttfHsante du côté des Pavs-Bas : celte barrière devait consister dans les places de Fumes , î^ieuport , Ypres , Menin , Lille , Tournay , Condé , Valencienncs , Maobeuge , Charleroy, Naniur, Halle, Damme, Denderinonde, et ta citadelle de Gand ; et l'on y devait ajouter toates les places que les alliés enlèveraient

çpcore |t1fi France, ^^ec oett0 ^iff^repofi toot^ fois qpe les conquâtes fMtur^s uppartiendraifuit efi pleinp souveraineté ^ }a répub(|iqi)e , e\ que Ip proprl^l^i/Ç ^^ Pays-Qa^ esp^ignpk coq-; tril]|ierait apnueljempnt d'un million da Qo: rins à Teptrctieri dps garuisqa< hpmQdajsn dans les villes de simple barrière.

^.'afffiifq de l^ capitplatjoB perpé^upllç pst rçmUe eq mouvpnipnt, à l/occawR dos irrégu: Irrités que plusieurs état§ prét§|ida|ent avoir éf^ çommi$ps da{is la prp$»criptiq|i 4b dup <ta Mantoue. Les deux polj^ges supérieurs ad^tf al çnfi(i un prqjet de conpiKati^ tpi|p|iaDt le préambule et la péroraison deçefte c^pitulari(^ (ppdaman^alfi , qui i^e^]^ étaient deqieyrés en çuspqps en 4p7i ; mai^ elle pç rpçut ja la^ncU^G^ splpqn^Ue de la diète qu'en \1U.

JSvénamenU da la g^çrrei, — ^ AU^m^ne^ le§ allies forment le ^s^yi\\ proipl ^§ PftfJer I4 guerre daqs Ip pqçijr dp \a Ff^Bcç , Rf^r tf^ $eui coté qui paraiss^t iî(re ^))so|umeiàt ^l T^ri d^ leur^ hpstilités. L'eqipprei)r vçqait de i^g^gfl^ le duc de Ss^voje par'fjp xiqifv^ll^ fffmae^Sfis; oe priupe , renforcé pap q^elqiies UWP^ ^m-: pérjaleç , (ivait repps une gr^^nde p^rtia 4^ U Savpie; i} s'jiujt parUpuUèrppi^fl^^iflpînip d'A^r W\ ] ?t poussait Açis d^t^liemenu^ ji|âqiic dapi le Lyonnais, p|i apparpuçe ppur lever d^pOAtril^utipns, mai3, 4^as Ip foq4i poMF ff^oo; paître et se frayer je cheiniri vpfs l^yqn. P'di autre coté, dos émissajfes autripbipqs étaient parvenus à former def intp|ligençe$ daus II Ffanchp-Copité, q^i ^^vajent sprvif: à faire soulever c^tte proyipep, C;e§ prépfiFatiFs ^Uat açlievés, l'électeur çl^ panoyrp, q|ii cooit ip^nd^jt Tarmée impf^rialp frur le Rhif) , ^aivi^$ par des attaque^ siii)i|léps, Ip fnarécfiai ûm Harpon rf dao^ If^ ijgoç§ 4p Lafi^rboar^^ tandis qpe le conite ^e Mercy ^ à |a tête d'oi cprps dp troupes choisies , péD^|r<|}t , par dei

î^rchps forcées à (ravers le caatqq i^ 9^^ j

n$ la haute A|sa£e , qui étai( enli^ftieoi dé^af'nie de troppe^ , pt qu'il &p rptr§)(çba\l l| Rumersheim, prés d^ Ijeuboing, furleBbii), en attendant la jonction fia resta de Taripéa. l|ien n'aurait alors eoipéch^é les ennemis dû perper , par la Ffanchp-Cointé , jijsqu'en Bourgogne , et de s*y faire joindre par Tarinée da duc de Savoie , qui s'ébranlait déjà gQur effectuer cette invasion pernicieuse. La diltgeoce du comte du Bourg, que le m^récba) de IJarcoart détacha 4e spn armée , sauva TAlgaca , et peut-

BISTÛIRP DU ppyPLE ALLElfAN»,

être le royaume entier. Il rarprit le comfe de Afercy dans ses retranchements , et le défit entièrement, le 26 août. Cet échec rompit tous les projets dps alliés , et le reste de la campagne ne fut plus marqué par aucun événement considérable.

Aux Pays-Bas y les alliés , commandés par le prince Eugène et le duc de lifarlborough , prennent ïournay le S septembre. Bataille sanglante de Malplaquet le 44 4^ ^^^^ mois : la victoire en demeura aux alliés, mais |*infanterie hollandaise y fut totalement détruite, lis s'emparent de Hons le 20 octobre»

En Espagne , les Portugais , commandés par IjB lord Galloway, sont battus, le 7 mai, à Âta]aya, dafis la cao^pagne de la Gudena , près de Badajoz,

En Italie , le duc de Savoie abandonne de nouveau ce duché , et fait une tentative infrqclueuse sur |ç$ re^anchements français^ près de Briançon*

L'entrée d'pne ^tBiée impériale cfans le^ terres du saint-siége, à laquelle les milices papales étaient bien éloignées de ppuvoir résister, Ibrce Clément XIY à souscrire, le 4^ janvier , aux conditions de paix que le marquiç de Prié vint lui dicter, à Rome même. U re: connut Tarchiduc Charles pour roi d'Espagne; il renonça à l'alliance de la France , et promit de reformer ^es troupe^. Qn remit à discuter, ^ns des conférences particulières^ la mou* yance des duchés de Parme et de Plaisance et de la seigneurie de Comacbio, cette dernière place devant rester entre le» majns de Temperisur jlisqn'à la décision entière et parfaite 4^ ce différend; et l'on stipiila, pour les troupaf impériales f une liberté indéûnie de passer e^ de repasser par les États du saint-siège»

Le roi de Sn^de s'opiniàtre au siège de la forteresse de Pultawa , en Ukraine : le czar Pierre , dont le salut dépendait de la couserya* tion de cette place , accourt à son secours ; il attaque les Suédois exténués par une longue (lisette, le 7 juillet, et les défait entièrement. Le roi Charles XII se sauve avec peu de sni^i par Oczakow, jusqu'à Benjjer, et le général Loewenhaupt est obligé , quatre jours après , de s.e r^n4re prisonnier de guerre avec les débris de son armée. Le roi de Danemark et le roi Ausnste II, délivrés» par cet événement inopiqé, de leur redontable ennemi , renouvelleat leur alliance avec le cz^ : Auçiiste Jl remonte si^ç

le trône de Pplogne 4^ 1^ ^019 d'^i^; le rof Stanislas est forcé > le 49 octobre, de se sauvef en Poméran je , et le roi de Danemark .qi^écn^ encore ,^ ifu mois de novembre, un^ de$cen|^ en Scanie , qui éts^il entièrement dépourvu^ â# défenseurs, et s'y empare de la place 4^ Helr singbourg.

Les troupes impériales chassent lef[ mécour tents de Hongrie de la plupart des placer qu'ils avaient occupées dans ce royaume.

(4740.) L'électeur palatin iiyant repris h pharge de grand sénéchal avec le cinquième rang dans le collège électoral , la diète orr doni^e , par iin arrêté 4n 3 avril , que la charge de grand trésorier du Saint-Empire, qui était devenue vacante pcir pette révolution » serait cqnférée ^ Téleeteur du Hanovre , qui n'était pas encore pourvu d'un ^rehi-offîce convenable à sa dignité. Ce prince en fut investi , le 43 d« même mois, ^ Vienne.

Louis XIV demande à reprendre les eontt*! rences pour la paix , et ni^n^me If marécbiil d'Onxelle^ et l'abbé de Poligoac pour traitée ay^ les sieurs Buys et Van-der-Dussen , dé^ pûtes des Etats-Généraux. Les confirenoes fprent ouvertes à Uoerdyck , et continuées à Qertruidenl>ei%9 sur les errements du congrès de la Haye. Le roi, adoptant purement et Aaty plement les préliminaires du 28 mai, offrait de fournir aux alliés les fonds néeessaires pour expulser le ro| Philippe V de l'Espagne, et pont placer l'archiduc Charles II sur le trône de cette moiiarcbie ; mais le triumvirat qui gouvernait la grande alliance , le prince Eugène, le duo de Marlborongb , et le grand peasionnaice Hein- 0ius , eussi aveugles dans leur haine eontre là f ranee qu'immodérés dam leurs projets, exir gèrent alors qu'il se chargeât seul de fat petM de détrôner son petit-fils. Cette prcqpositîon ; dont ^ucune représentation ne fot capable dé les faire désister, fit rompre le congrès.

Événemênti d$ la guerre. — Ëll Allemagne ^ les deux ^urmées restèrent mutnellenunt slir là défensive.

Aux Payâmes , les alliés prennent Douai le 85 juin , Béthune le 29 août , Saint-Venant lé 29 septembre, et Aire te 9 novembre.

En Espagne , le roi Philippe V, prêt à écntser le parti de son compétiteur , est battu par tes alliés , le 27 jufllet, à Almenara, et le 20 &oAt prte de Saragosse. L'archiduc, secondé par les fléntauix iSUuiiiope et Stl^acenberg) pénétré,

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