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LfopoM , priacd d' Anhàlt-Dessau , força Grand- Glogau après un siège long et meurtrier, et se joignit avec Schwerin an roi, qni était à la veille de livrer bataille au comte de Neaperg. Elle se donna près du village de Molwitz. Déjà la cavalerie prussienne était rompue, le bagage dn roi pillé ; le roi lui-même était an moment d*ètre fait prisonnier ; tont paraissait désespéré. Schwerin soutint le combat, s*ébranla tont à coup avec Tinfanterie , que soutenait un feu continuel, attaqua, renversa celle des Autrichiens , et remporta une victoire signalée , dont la prise de Brleg fut le fruit. Neuperg se contenta d'observer les mouvements du roi, de sauver Neiss, dont le monarque voulait former le siège, et bientôt les troupes autrichiennes abandonnèrent la Silésie à la merci des Prussiens, pour marcher contre d'antres ennemis*
Frédéric avait bien prévu que ses conquêtes irriteraient l'ambition des autres puissances. La France , qui avait garanti la pragmatiquesanction , était décidée à ne point rompre la paix; la reine de Hongrie faisait d'ailleurs tous ses efforts pour l'engager à la neutralité ; et le cardinal de Fleuri, qui se sentait à la Un de ses jours, montrait de l'aversion pour la guerre. Mais le comte depuis maréchal duc de Belle- Isle, et son frère le chevalier de Belle-Isie, réussirent à croiser les vues du ministère, et à persuader que c'était le moment d'affaiblir la maison d'Autriche-Lorraine. Procurer la couronne de l'empire à l'électeur de Bavière avec une partie des États autrichiens, ^'unir aux rois de Prusse et de Pologne , dépouiller Marie- Thérèse de plusieurs branches de son vaste héritage, tel était le plan pour Texécution duquel le comte de Belle-Isle parcourut TAllemagne. Le roi d'Espagne réclamait des prétentions sur le Milanez et sur les duchés de Parme et de Plaisance : son dessein était de former de tous ces États un établissement à don Philippe, frère de don Carlos , roi des Deux-Siciles. Le roi de Sardaigne revendiquait aussi le Milanez. La reine de Hongrie semblait perdue. Le roi de Prusse acheva la conquête de la Silésie , s'empara du comté de Glatz et de la Moravie , tandis que l'électeur de Bavière, créé lieutenant général de Louis XY , se rendit maître do Passau , pénétra jusqu'à Lintz , et menaça Vienne.
Il ne restait à Marie-Thérèse que la fuite pour échapper aux ennemis : elle se présenta aux HcMigrois» tenant dans ses bras son fils
Joseph , à peine âgé de quelques mois ; die les harangua en latin ; elle leur peignit son état avec tant d'énergie, elle se livra avec tant de confiance à leur zèle , qu'elle leur arracha des larmes , et tons s'écrièrent , le sabre à la main : Mourons pour noire roi Marie^Thérè$e. La reine apprit bientôt que sa capitale était hors de danger. Une armée française avait joint l'électeur à Lintz. Il pouvait porter le coup décisif à la maison d'Autriche en faisant le siège de Vienne, qui n'eût pas résisté, ou en poursuivant Marie-Thérèse en Hongrie; il aima mieux laisser une faible garnison dans Lintz, et passer en Bohême, où il voulait se faire couronner. Prague fut prise par escalade; il y reçut la couronne de Bohême. La diète de Francfort , maîtrisée par le maréchal de Belle-lsle , l'élut empereur le 24 janvier 'l 742, deux mois après la prise de Prague. Il se rendit aussitôt à Francfort, y reçut la couronne, et se vit à la tête de l'empire , sous le nom de Charles VIL