‹ Histoire d'Allemagne (volume 3)Chapitre 4 sur 165 · CHAP · texte numérisé non relu

CHAP

'Il

oalmeiÂmiHif^ibJc ôt un doux iiopos ks taov< pétes :^ui l^oul^vei-saicr^t sans «cess^, lo b^au pff^sai'iquel c\\ù appartCQQi^ , On . pourrait à petœ prouver .qtno.k^ y^'i& alleiyianiU aient ja'mais W! ivcaix^iis par^Ancôna ea qnalUé d'«rapetcor^ iTon^in^.; cette reconnaissance ^sc fit t<Mit auplii^^oii de vaine;^ paroles.; o^ jamaif las enipQrfprs^d'OcQJdentiVairaieçt excrco de pour yoirdanft r/çiiiecinu> (]« cctle.viil'q. Aucâue était plut<UcDiH»idér6f^9 à ConstantiiK)p)i', comme soufnise à ilqunperiHu; grec ^ eteile laissait volontiiir^ la çhQso 4ans,rinilé€ision ;iicar Ia,F0uve^ raineté do ren\pei*eur grec. , ,d('pui$^!qn'il avait roi'dn enlK^rcroent le reste do ritniic , n'était plusj*ici):de.i:éol. ,Alais enlr« Temperjonr et AncÀne< il .y a.vai( une juaion d'étroite aniiiiié., qui tournait au.proAtde la yiileen Tautorisai)! à demaiid^ des .siCQOurs ^ ^ produire mille ^xir gQjices '^.Qar )o$,;emp9i:Qurs ajvaient fort h jca?nr de.s'afi$ureri*Qi|vovturo.du fkpr^ et de. la ville, et (1^ r^tçr pour ainsi 4w en |H)^e$sion (]q.]4 porte dej^waisçiU. AQçôae était, donc, plutôt une conununc Ubv^ jouissant dc,!^ protection et; de la favenr. dun monarq^iç. étranger) gu'une: .villa sujette. 8a, |^pi»lalion .n'avaij gii^f-e }aû\m dépassé 2Q,Q0iO J)al)i4a,iits ,. et, fagte dVf^pacey.elje ne poiunit prendra d*exten^ojHi considéral^le» A ca.use de, cela, d\^ ne pouvait étr^ redoutable, à personne ^ ni daas |ç Toi6in(\g^,,.at au loin^ Mais les.dtoycQs de la i^iUe f a» moyen de Iqux commerce , particuliereffienfi.aYOc . l'empire grec I étaient parr venus à un biea-étre qnviable,, et jouissaient sans trpuble des liuiits de leurs travaux. Par là aussi ils a,vaien(, pro\)Oqué .la jalousie de tous^ les Italiens y qui connaissaient^ biqn leur situa/ tion, et peu h peu do Penvie était sortie la haine* I^s Normands eux-mêmes ji^taient un regard mécontent sur Ancùne, parce que leur vieil. ennemi, r^ipei'curgrec, prenant là, son point d'appui, pouvait diriger contre eux ses intrigues et ses forces militaires. Cependant c'étaient encore les Vénitiens qui nourrissaiea^ )cis plus mauvaises passions contre Ancône. Fière de sa grandeur, de sa puissance crois* s^nte, pleine d'une audacieuse confiance en sa fortune, Venise ne redoutait pas dans Ancùue uno rivale , mais elle voulait dominer sur la mer; Je beau port d' Ancône était. comme un trait qui déchirait le cœur des Vénitiens , et les privilèges dont AQc/>ne jouissait, d^^ns l'empiro. grec, duquel eux-mêmes s'étaient détachés

fièi'ementV oxcitaioAtileur Ai^Lvio ctjeuricolère, Knfin , non-seulement les Allemands s'irritaient de rindépendancp. 4'Anpône, nw -eu.çore ils se sentaient blessés par Ips intrigues grecques qui étaient dirigées dlAncôno contre cu$. çt contre le» Norm4nd§. En. outre ,Ja pçtUc ville avilit imprimé; sur, les armes iaJleniandes ùn^ td(;he que l'on, aurait voulu, Iavcr.4.I>eux.foi$ depuis un dawirsiècle, les ^llemand^ dkVAieat tenté de spumettre la ville, et. deux foi? ils avaient échoué.. D'aborxl l'emperpur Lotbaire avait par.^1 devant Aucune, mais biejotôt avait abandonné son projet; ensuite Friedrich l«' lui-même ^yijiit entrepris le siège, avec un<ç grande vigueur,* et s'était vu également réduit

àseretirerf .. , .

, ï putes. ces cirçonsjtances^étaient Connues de rarehevéquq.Chri^tian..Jl gagna racileme,nt.le$ yill(^ qui .s'inclinaient devant lo nom ipipérial à une entreprise cjQutre. AncônQ.Muis )a. conquête de la ville n'était po$siblQ,que (laqs.le cas d'une aitaqqe .combinée du côté de la mer ; itu conséquence , l'arqhevi^ue s'adressa à Venise, connaissant, bien^ le pouvoir des passions humaines ; et Venise , préoccupée de ses vastes projets, goniiée de haine contre Ancône ,, pleine d'aigreur contre Slanuel , )'emi>ereurgrec , qui avait maltraité de$i mar^^baods vénitiens. dans ses Étatç; Venise,. membrflai:denfet.yigoureux dç la ligue) des Lombards contre l'empereur Friedrich,. ne se fit aucum scrupule d'enlrei^ dans une alliapçe avec Christian, cbancejier.et délégué de cet empereur, contre uue vjlle qui ne cherchait qu'à mainlenir ce qui était l'objet de tous Iqs elTorts.des exilés lombardes , la liberté et rindépendance> Elle po|ivait espérer même d'arriver à la possession d'Ancône , parce qu'elle se réservait sans doute de contribuer à l'expulsion des Alleuiands Ide l'Italie, aussitôt la conquête d'Ancône accomplie. Mais Christian se félicitait certainement de. la nouvelle alliance : car elle seule paraissait lui garantir la conquête de la ville d'Ancône , conquête qui . devait accroître son autorité et celle de son mettre; et de. pins elle soulèverait probable* ment parmi Içs Lombards la défiance contre - Venise, et affaiblirait la ligue par de nouvelles jîiésintelligenccs. Les deux nouveaux alliés déployèrent une égale .activité. Lorsque, le premier d'avril , l'archevêque s'approcha d'Ancône avçc une armée. pour l'investir par terre, une flotte vénitienne de 40 vaisseaux parut aussi sur

FAdriatiqae , jeta Tancre à rentrée du port, et empêcha toute communication des citoyens avec la mer.

. Le moment était bien choisi : Ancône était plongée dans une paix profonde; personne n'avait songé à une attaque , moins encore à UB blocus du côté de la mer; beaucoup des hommes en état de manier les armes étaient absents , dispersés sur la mer ou dans les pays étrangers, pour les afraires commerciales. Les approvisionnements s^étaient épuisés dans le cours de Thivcr, et personne n'avait pu en faire de nouveaux , ne Tavait même entrepris ; on ne songeait qu'aux besoins ordinaires , satisfaits au moyen de convois quotidiens. Surtout, rien n'était préparé de ce qui est exigé quand il s'agit de soutenir un siège , d^'opposer une ré* sistance opiniâtre à un ennemi puissant. Les habitants d'Ancêne furent donc saisis d'effroi , quand ils se virent investis à la fois par terre et par mer. L'objet de leur plus grande terreur fut la flotte do Venise, et ils se sentirent glacés à la vue du plus gros vaisseau de ce temps , appelé le Grand-Monde, appuyé sur ses ancres au milieu de la rade , comme un monstre les menaçant d'une catastrophe. Mais le sentiment de la liberté et de l'honneur, le souvenir de leurs pères , de leurs frères et amis , enûn une sainte colère contre la ligue monstrueuse conclue pour leur anéantissement , les ramenèrent bientôt à la possession de leurs facultés , et déterminèrent la résolution de tout risquer, de tout souffrir pour le salut de la ville. Tons les habitants, jeunes et vieux , hommes et femmes, prêtres et laïques, furent transportés à la fois d'une noble émulation de vertu. On ne chercha plus qu'à se surpasser en activité , en résignation, en* audace, en sacrifices. Et c'était «ne lutte effroyable que les malheureux habitants d'Ancône avaient à soutenir : ils étaient rcsscrrés étroitement par l'ennemi devant leurs portes et dans le havre ; ils étaient torturés de la manière la plus cruelle, dans l'enceinte de leurs murailles, par la faim. On comprend à peine comment il leur fut possible seulement de prolonger leur vie ; l'on ose à peine croire aux traditions , à quelle horrible misère les malheureux furent réduits, h quels moyens ils eurent recours. Ils se maintijirent pourtant plus de * six mois contre les ennemis du dedans et du dehors; et si parfois quelque signe d'abattement se laissait voir parmi les gens accablés , ,

épuisés, aussitôt une parole énergique pronoD^ cée par un vieillard , on le sacriûce héroïqae de femmes généreuses , suffisait pour rendre à l'àme la domination sur le corps , et faire pR>clamer de nouveau la résolution de résister toujours. Enfin , au mois d'octobre , la détresse devint si grande, que la dernière espérance s'éteignit même dans les plus fortes âmes; mais au même mqment apparut le secours , le salut. Ce secours fut apporté par un noble citoyen de Ferrare , Guillaume MarcheseUi , qui dans la suite se signala comme chef de Guelfes , et par la belle et vaillante comtesse Aldrudade Brifonovo , de la grande maison des Frangipani de Rome , qui depuis longtemps s'était posée en ennemie constante de la domination allemande en Italie , et par conséquent avait conservé une fidélité inébraftlable au saint-siége, toujours prête h déployer toutes ses forces et toute son habileté dans cette cause. Guillaume et Aldruda avaient été tous deux informés de l'état des choses dans Ancône par trois citoyens de cette ville, qui, au plus grand péril de leur vie , avaient traversé la flotte ennemie et pénétré jusqu'à eux pour implorer 'leur assistance. Ensuite, avec des efforts incroyables, ils avaient réuni une troupe imposante, et s'étaient précipités vers la ville infortunée. Après nne course aussi rapide qu'habile et audacieuse, ils parvinrent dans le voisinage d,' Ancône. Alors fut déployée la bannière d'or, qui flotta devant leurs bataillons. A la vue de ce drapeau, l(s assiégés poussèrent des cris de joie en saluant le signe de leur délivrance , et les intrépides libérateurs y répondirent par le cri de ba- Xaille. Mais l'archevêque Christian , surpris par ces acclamations mutuelles, hors d'état de pouvoir reconnaître la véritable force des assiégés et celle des auxiliaires qui leur survenaient , craignant d'être attaqué de front en même temps qu'il aurait une sortie à dos, donna aussitôt l'ordre de lever le siège, et opéra sa retraite sur le duché de Spoleto. Le l^ve Guillaume cl la noble comtesse Aidruda entrèrent sans empêchement dans la ville pour y contempler le spectacle de la plus hideuse misère et recevoir mille bénédictions, et mirent fin aux souffrances inouïes des habitants. Ensuite la flotte ennemie fit voile ponr Venise, et Ancône fut sauvée. C'était au milieu du mois d'octobre.

A ce moment, l'empereur Friedrich était ar-

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