LIV. XXIV
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l'intérieur de la ville, que les habitants ft'àvaîerit' pas môtnc Uonpçorfné te tiav&il. * 'âidciJe' cette gàlcrîe , Fliodridi espèi'âit' jeter leftdànV la'nuit dans la place quelque^ cen" taî'rtés'(flion1tnes,'4Ui onvTiniienl nuê povlc et préparlMÎilent Pentréb "h Tarmcc. Si rarfiniô-i tiatif n s'é!c/fgnall d'Alexaiirti'ic pour niarcllpr kn l^rftu^e confédérée des Lombards, qui $'aVaiiçaif ù'sa reilcontre, il fallait' ahàmlonncT Kortvl-agc [ircsgile acheté,' et avec lui' fepoir elc cohçjuérir ctd'anéantir Todieiise vin(î;-sMÎ n^stâit tfeVant lîi fortercssd; Il cbui'ait le èangei^ d'être enVt^éppé paf ses ttincniisV Mais les Ëdihbartîs^ rtifiîMèrent qftelques* ^ôurs clilns le vcfrsinage (fc Tèvionaysoris doute po^ir se boii*^ centre^-; se i*afi^àr(*liîr , "et faire les }Vi-ép^i'àllfs iiéifèss'àireS pblit Pafltoque i ces joui-s suffti'enl pour 'ce>mplèteif lâ'fenlerie soutcrrtiini^' C^est JwrtVqifOï Keiupereur-,' le ^eudi^ de ià Cène • eôn^nft'^afôd»4ê.V assiégés' d^unOtrévé '^ui deVâiï'du^of pchdantibs jours saintîi;'el Ton diétûit Wén- 5'a«ehdrè^ que' Icsafssîégés rae!ti'aidirt à pmlît ce re|K)s ,''et s-abandOnherdlritit âti sofÀiDoll di à d*àutrcs délassements. IFân» là nuit '<lu vendredi,' l'empereur rangea donc soii armée devant les porfe-î de la ville Jioiir drrigei^k mouvement. L'ôuverlure de la gafeî'ie s'oUtfmâine j^péra heureusement, et tjuelqués honiint»s ' hien armés st>rtimnt de terre, ifl se li-DuVèronl dans rintérieui* de la fofte-
• WUis les habitants d'Alexandrie n'étaient pas aussi l)égligbtiti'q\i'o!ï l*avnif désiré ou attendu; Des sentinelles découvrirent bientôt les hôU*s suspects, et-, poussaftt tic ]giaïKls élis , mitent Ysi viUe en mcwrtemerntet son« les arMcs. A ces cris- d'alarme , les soldats impériaux s'effraj'trerrt. Ceux qui ■ étaient encore sous terre n'osèrent sortir; ceux qui déjà se trouvaient'dans la ville clierchôrent leur salut daas'la Rûte. Ces derniers furent massacrés (iii réduits à se 'piécipitcr dés bastions dans les fôs^s. Les autres, qui dierchcrenti en l'ùbroctssant chemin par* la galerie souterraine , À regagner le camp impérial , subirent un destin presque airssi cruel ; le dessus de la galerie, ébraolé pcut-élrc par la piession des hommes qui rcvcnaienl sur leurs pas , s'enfonça, et tous œux qui se trouvaient encoits dans le conduit > monrurenl misérablement. C'est ainsi que la dernière tentative de Fempei'cur tourna pleine mcitt ù sa honte. Ce qui s'était pssé dans la
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ville et dans la mine parait avoir causé un grlind désbrdre dansrUrmée'rte rctfïperertr^ cॠil c^t' Assuré qud les Assiégés ,' se 'piiîcFpItaiit hors 'des portô^; massacrèrent teaUcôKf)' *d\ê soldats? ira()érianx entre 'lés fdèséii'ièt te camp,' qu'ils' mirent le feu '?l une 'tour de bolfe qui àVait été poussée pour pfbtéger rentteprlsb ''juï>qh'aux approclit?s d'irnc porte ,' et* qu'ils hi brùlércnt ïivec toute là' garnison. ' ' '* •* • ' A'p^ès un tel désastre et dàiis cette situation dcs^choses; f'empiTrem* ritî pouvait plirt'pc^nsèfr à la continuation dii ^îégfe- 'Eir cffêiVîl le Ifeva à lîl fêté du Pc^qties , Itf I4'avi11 , luit îé'fartfujt rtiachîrtcs et aUJcéquiprfgesf (-ij'jrt eWlnétfàstf* armée.' Matîi fe^ rapports, ici , sdirt edhtVadteft)rrcs. li'tiprèk les édivarns allemands, i^n(^hrth^h là rencontre dt%chnemfe''h\*ecMinèHèlte audace,' qh'll T^Fanla son citniti à W poi1éë*d'"<Hnt irait du Icfur 'satis être attaqué do inqrfétO paf îe*rLombards'*,Tdt*t*eux*ct, qui i*edtHrt«Sefi«l toujours là Valeur allemarrde, furent sfiltsisd'unfé si, grande terreur ù' Fa me dd cette' Mda'cfe',' qu'as n'osèhent ni combctttVc ni' luifl'IiWéerivaîns Italien*? ,' de leur eéfté, di^értt ^ifeTémpercur avait l'intention , enveloppé qu'il était phr l'tirnK'c* lombarde , de marcher vtM's'la' ùôë\é ville de Pavie^ mais que les I.on1bartls,infor-. niés des inouv^mtmts de Fenipèi'cur, s'étaient avancés à sa" rencontre ; prêts aU'Co'rabnt ,''et j par la supériorité de leUt^ forces-, 'l-'avaient foi\^é à s'aiTétdr et à établir son camp près db la villa (iulgUeïlai IVrsonnc n<5' lUîirt conWfetcr qtie les ivlutions allemandes' n'Ont pas potïp elles la vrùisemblâïwe; que tes ftaliensyan contraire , s'accordent avcfc la situaKon des choses. Toutefois on peut laisser la quesUon indécise sans inconvénient;^ car -il est eorlarn que la bataille, qhi paraissait inévitable, fat évitée, et que les deux partis entrèrent en négo* dation. Mais on ne s'accorde pas surla maitièro dont on en était venu à ces négociât ibns; bin le point de savoir qui filles premiers pas. telles écrivains allemands font preuve d'une imptt^ dence qui provoque le dégoiUi sliivsnf etiv, le mercredi avant la fétc de Pàqucé, toute ia terrible armée , portant l'épéé sur l'épaule, se lendit au camp de rempereur, se jeta par terre, criant miséricorde; quelques-uns baisaient le manteau , d'autres les pieds , dHiutres encore la tente de l'empereur; ton* lui jurèrent fidélité i)0ur l'avenir. De leur côté, lés rotetions ifaliccrnes donnent à entendre que Pcoipcrcur
se montra d'abord disposé à la paix, et lés ch(»ses se passèrent d'une manière qni ne blesse nullement l'honneur et la dignité de l'empereur. Des hommes de la noblesse, disent-elles^ qui avaient des opinions modérées et n'étaient suspects d'aucune partialité, se présentèrent en médiateurs. Dès le lundi après la Tète de Pâques, ils se rendirent d'abord auprès de l'empereur, et lui adressèrent des paroles de paix et de réconciliation ; l'empereur fit cette déclaration : « Sous la réserve des droits de l'empire , je suis prêt à laisser décider le débat par des hommes honnêtes des deux partis. » Avec ces paroles les hommes de conciliation se transportèrent dans le camp des Lombards , et tinrent là aussi le langage de la paix. Les Lombards acceptèrent la déclaration de l'empereur , en faisant à leur tour celle-ci : « Sous la réserve de la liberté de TÉgiise romaine et de la nôtre , nous sommes aussi tout prêts à recevoir la sentence d'un tribunal arbitral.»
Et qui pourrait révoquer en doute ce rapport dans sa généralité? I^s hommes qui prenaient ce rùle de médiateurs étaient certainement des Lombards qui , obéissant à la voix et à l'impulsion du temps, s'étaient mis en campagne avec l'armée lombarde , mais qui , se rappelant les jours antérieurs, se sentaient dans leur àme attirés vers l'empereur, moins peut-être par inclination pour sa personne que pour le trône même. Ils se rendirent, à ce qu'il parait, auprès de lui , sans mission de la part des Lombards, mais pas pourtant à leur insu, peutêtre avec de tout autres vues que celles qu'ils poursuivirent effectivement. Ils purent représenter à l'empereur toute l'étendue du danger dans lequel il se trouvait. L'empereur, pour échapper à ce danger, ne fit aucune difficulté de prononcer la déclaration par laquelle il n'abandonnait rien, car il restait toujours à fixer en quoi consistait le droit de l'empire. De leur côté, les Lombards entrèrent très-volontiers dans cette voie. Néanmoins ils pouvaient bien se promettre la victoire si Ton en venait à une bataille; mais il était à présumer que Friedrich et les Allemands auraient soutenu le combat avec l'acharnement du désespoir. Kn conséquence , les confédérés avaient à. redouter de grandes pertes ; et la victoire mùrae, personne ne pouvait la leur garantir , puisque les choses humaines dépendent de hasards et de malentendus. Par une négociation , au contraire , ils
ne pouvaient pas perdre et n'avaient que des chances de gain. Leur réserve était tellement compréhensive , qu'en réalité ils prenaient aussi peu d'engagement que l'empereur laimême, et par conséquent pouvaient mettre à profit toutes les circonstances. Plus longtemps l'empereur demeurerait en Italie, plus son pouvoir devait s^affaiblir en face du leur; etTsi l'on obtenait que l'empereur renvoyât encore dans leurs foyers une partie des troupes qu'il avait menées au delà des Alpes, ils devaient alors rester d'autant plus redoutables.
Cependant, quel que soit le jugement que Ton porte sur ces événements , l'armistice fut con* cln encore le même jour dans le camp de l'empereur ; et il est bien possible que les députés des Lombards, se courbant devant la pensée de la majesté impériale , on déterminés par la considération des vicissitudes de la vie humaine, aient montré plus d'humilité que ne paraissait en comporter la situation de leurs commettants relativement à l'empereur; et cette humilité a , peut-être donné lieu aux bruits qui nous ont été transmis comme des vérités historiques par les écrivains allemands. Il fut arrêté que l'em^ pereur nommerait trois plénipotentiaires, et les Lombards trois plénipotentiaires ; que ces six hommes examineraient toute l'affaire et formeraient leur sentence arbitrale avant le milieu duWnois de mai ; que, dans le cas où ils ne pourraient se réunir, les consuls de Crémone en décideraient. Car la force militaire de Crémone n'était pas au camp des Lombards à Tortona ; mais les consuls de cette ville, hési<tant entre les deux partis, avaient retardé le départ de cette troupe; en conséquence ils étaient agréables à l'empereur Mais la ville obéissait à la ligue , et les Lombards savaient bien que dans cette enceinte vivait l'espril fédéral ; à cause de cela aussi ils ne repous-saient pas les consuls de Crémone. Le traité fut juré des deux côtés , la liberté fut assurée aux prisonniers de part et d'autre, et enfin , à ce qu'il parait, l'on convint que nonseuleraent rarniée lombarde se séparerait, chaque division regagnant sa ville, mais aussi que l'empereur ne tiendrait point réunie auprès de lui une armée en état de livrer bataille. Ce dernier article détruisit l'équilibre, fit incontestablement pencher fortement la balance en faveur des Lombards , et leur assura un avantage qui pouvait à peine être appi^é ; ils res-: