‹ Histoire d'Allemagne (volume 3)Chapitre 69 sur 165 · A\. XXV, CHAP, X · texte numérisé non relu

A\. XXV, CHAP, X

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yiàwm divine 4iH>s#.inaiâifesUU. «n &vear de «OB tcéfnctie^ fils «Q Jésp«*CtMrist I d^ Mogode^ •M:ti?#in6Qt le trè^Mn^e .m lOtto jionr Jte ^PFe(n69U»t4e Temi^ire. U tiiMt w Jiaogagp ^Pdkjgve à cm9> d^ princes Mxgwei^ il jugea J9i^ce^re d-^^ffier desloltras parj(ieqlière6. £q0q, mitméiiae temps qa'U fai^U; partir oes lettres , oa apc^ avoir leçu celle d'OUo , le lieferepyoyadaiiç )e<Teatscblaod les arehe?4queaSifrid et Braoo y et les deux prélats furent reQiis avec une jois ioAnie à Mayence ejt ii Co- Jagjoe ; mais Bruno survécut à peine quelques jours au triofflpbe 4e sa cause*

JQaïais. cette disposition des esprits, Jep b^efis ftoQtiAcaux. exer(}ère»t fnaîQtenaat ^^ne tOAt ,aiijtre action que préoédeoimeAt- Des.promesses ^nn^s.(^ et lÀ^ des négopiation^ ayecquiÂ- 4ue^.penoQnes.envers.le«jei^e})es.0tto , sui]iraiH J^^^nseils di^ p^ , ae «loqtra pe$ de loidedr Kuant là^ji coQce^BSfO^i^f et.p-^pargoa >pa8 lep ffOt^sutioDff^ Animèrent enoore. ripclinobtien géféicale. Un^^dièfe ayant été ip^iqn^e.^ Kr^pforttpQDrj laii^to 4p St4f artin , ,op^ vîit a^eev firde tous les jioinf^ i^t de pmo^ j9t(des€^ Smv^ , qfie peisiMiim pe.^ ^ouvenaiti d'avoir japa^A yj?..assemldée;SihrîllaAteMSan^douteiU y. f^vf^t^sprtQat.^es princes par.leçq^elsi Ottp »!ayaît pas encore été jreconnun, ^ Frfmconie, de Bavière et de isouabe (5). A Francfort, :1a rereonoa^ssa^cq fut procla^iée à Tunanin^ité. là ou p^rla aussi du mariage d'Otto 4vec la fille fitnée de P)ii}ippe, Béajtrix, que Philippe Ipi e^ait déjà proposée. P(^ désirait cette upipn, parce qu'il y voyait le meilleur moycA de gagner le^ i^udatfûrea delà liaison. de Hobenst^fcq, et ^urtou|t d*opéi;^r.l^ réconciliatipp des. partis. D*^Ueursi) n'aurait pu .obtenir une .plps„ riche fiaocée; son héritage devait se. composer de grands, trésors, et 4o 330 cbéteaox».. quoique nou^ l^pprenions que Philippe avait distribué , faute d'argent , tant de biens et de possessions dans le Jeutschlaod ajDx baj;ons et aux |eud9,f taires qi^t suivaient sa bajQuière , qu'outre ime vafoe souveraineté sur le pays, il n!avait pQui ainsi dire.coQ^rvé que les villes et lesboqrgs où il y avait des n^fircbés , et quelques fprtet rçsses. Mais Tévéque Kunrad de Spii^ , après qu'Otto Feut dominé ou confirmé chancelier de Tempire, retira. )es. insignes de la dignité Tf^^mie , comme la cQuronn^ ,1a croix , |a lance jqgériftloj, de )» fortepefsc de;TcÂfels,{.el.l^s remit au roi Otto. Ensuite Tévèque conduisit

.dansli'a^seBiUée yet fiéelMoa y^vi^M^de i'e»pbelioe, iostiee contre Je' meartriei: Ot^'4p Wittelsbacb, qoî, par seu acte Itonible^ lukwmi ^levé u« pèce et même une mèro ; eU>$BMiff$p justice et vengeance contre teas eew'^fsi evRîent aidé au erime^ ou Paviaifini fairenst. L'illustre orpheline versa dee laraies anènis devaoit l'assemblée, et 0imit]iBut6meia.««f sen infortune. Personne ne pouvait a^empéeber de pleurer aussi à la vue de cette désolatioB ; <dee pleurs s'échappèrent aussi de^ yeux du m» Tous tes. assistants s'écrièrent que %i uae teUe latfocité restait ioipunie^iii le roi iU» un seul piiBjce aeeerait asatuiéde la vie. IhîstpeiMwe 4à'e«t )a pen$éei d'insister .sur ne. ettqoMtv ■de proposer que le palatîiniàt eooinié de fcmh fArettne^^qiie Ton iMi mèipeiQeJeiK fue le hmit pubiiio signalait .commQ «es eoapUees ^'leaviteM ^'ii)iiagifiaient49^ le palatitfttteétiît waem» «in^ etqu'Uiavait peur coo^pfices le i^iirkgeif id'^ndeci^sefle frèraide celwH»<v l'^vèque^d^ V^mbeKgf fQQîqiie, suivant l'ensei^lile^es'fiiil^ jAul compliiie nfeftti^ nécessaire ,.«f qft'il nJf ^ûtpaftU)èmeoceasîan^dei«ootapir.0fi.d'MeMr regpr le erime. L'assemblée < ideipaada t dnoC' | l'unanimité que>4e^4eux pônciea , te paieti» et le markgrafr, ainsi que<tous»le^ antres ^omptteep inconnus, :$dns sommatiost, «ans. . aipdîtiei|s% fussent déclarés (Kmvaincua e^ frappée tidf condamnation» Le coi Otto y d'après la ilei dei Bavarois, prpponçaJ^ sentqpce:oonlreew;iiie ftirent condamnés à mort, nt déelarés délaie de leur$.digoités,deleiirsfieiset4e>leursJHeni» Les digpitéfret l?s fiefe fu]ceat.coa%és.à.d'aiir fieif. Les Aefsidu pal^n passèrent^ au moini pour la plui^ grande part^.^ ^^ dnc.*Loiija.df Bavière \ les propriétés, particulièrea t forent réservées aq^ béritier^. Les biens 4^ révéfUf et de l'église devaient être saisis par le qi^ mais on l^a ausaintrsiége^^ pvnir IKviéf ue lui-même, qui, pofur échep^e^^^ ^^l^'^^»

s'était ;réfugié;^nHopgrie auprès de son beaufrère Je roi AfidrélU . T. v.u/ ........ .,<

. C'est aio^i qu'au milieu de. toutes, sort^.dtf passions contraires, le Wdf Qtto, qiiatrièpi# du nom, devipt seul xoi des Teutscha {^). Hais le royapme d^ Teetschsti lonqu'Qtto.e^de.iâatl9 chef, était dans un état ^ont iious ne.pouvens^ dans las conditions régulières, ^«t l^at^ dé notre vie ^tveUe, 9i[)m.4iure.anpuns,i4é|i:J| reposait encore sur les vassaux ecclésiastiqaes

et sécQliers , on sur le clergé et la noblesse : car les Tilles, tout en renfermant le germe le plus vivace d*une Téritable existence nationale, ne comptaient encore pour rien dans les rapports officiels. Ce royaume, déchiré, ébranlé par les projets désastreux et les funestes opérations de Friedrich I" et de Heinrich VI, avait été amené tout près d'une dissolution complète par la guerre de dix années soutenue pour la couronne. Les mœurs s'étaient corrompues, et à peine quelqu'un s'étaît-il préservé de ceite souillure générale. Tous les principes de la vie sociale étaient foulés aux pieds ; toutes les pensées d'une patrie commune étaient confondues, tout sentiment d'existence générale éteint ou étouffé; et si parfois se réveillait un souvenir de justice et de vérité, on invoquait le droit et la vérité par une sorte de respect humain , et non par l'effet de la conscience et de la crainte de Dieu, et Ton délibérait en commun seulement aussi longtemps que Ton était les uns à côté des autres. Quand deux princes soutenaient qu'ils étaient rois, nul prince de l'empire, ne croyait avoir même un roi. En effet chacun aurait pu , dans ses domaines , agir et décréter selon ses caprices , si Tamour de Targent ou de possessions plus étendues ne l'avait déterminé à reconnaître Tun des deux souverains , jusqu'à ce qu'il fût acheté à plus haut prix par l'autre. Le parjure, la perfidie, la trahison, ne faisaient honte à personne ; par conséquent la bonne foi et la confiance paraissaient folie. Le saint-père luimême ne craignait pas de prononcer que les princes pouvaient avoir dans le cœur des pensées contraires aux serments qui étaient sur leurs lèvres. Les anathèmes du pape avaient augmenté l'ébranlement; ils n'avaient pas eu le résultat que le souverain pontife s'en était promis , et pourtant ils ne restèrent pas sans effet.

L'Église partageait le sort de l'État. Les archevêques et évoques, frappés par l'excommunication, pouvaient d'autant plus facilement la braver , qu'ils étaient mêlés davantage aux affaires temporelles; mais le clergé inférieur voyait avec défiance et inquiétude ses pasteurs sous l'anathème, et s'égarait dans les nombreuses disputes au sujet des sièges épiscopaux. Il pratiquait les usages de l'Église, et accomplissait ses devoirs; mais peut-être souvent en tremblant, avec hésitation, rarement avec

ardeur et amour. Les laïques étaient agités dans leur conscience en voyant la confosion du sacré et du profane; ils craignaient que les bénédictions ne se changeassent pour eux en anathèmes. Et si les hommes d'épée , souvent lancés en des mouvements violents, dans les aventures périlleuses , entraînés dans les chances de pertes ou de gains terrestres , parvenaient enfin au repos , les pauvres créatures , auxquelles les consolations de la religion pouvaient seules rendre la vie supportable, étaient précipitées dans une misère extrême. 11 était d'autant plus difficile de trouver un adoucissement à tant de souffrances, que, dansées dix années , des phénomènes étranges dans la nature effrayèrent les hommes, que souvent une grande disette se fit sentir, que parfois même régna une véritable famine qui , comme toujours, amena des maladies .pestilentielles et une grande mortalité. Toutes ces circonstances paraissent expliquer la quantité de guerres particulières entre les princes ecclésiastiques et séculiers , qui désolaient l'empire d'une frorillère à l'autre, éclatant tant<)t sur un point, tantôt sur un autre; elles font encore comprendre comment surgirent tant de voleurs de grandes routes, de brigands, d'incendiaires et d'autres malfaiteurs qui se livraient à tous les excès, commettaient toutes les atrocités possibles.

Mais , à travers toutes les misères , l'esprit de l'homme tend toujours à son libre développement , à l'ordre , à la sûreté légale ; il s'ouvre de nouvelles voies quand les anciennes sont fermées , ou deviennent trop étroites et trop peu sûres. Dans les dix années de la guerre entre Philippe et Otto, au milieu des vicissitudes multipliées des événements; alors que chaque village, chaque hameau, chaque domaine, chaque ferme, chaque hutte, étaient exposés an pillage et à l'incendie; qu'en beaucoup de cantons l'on ne pouvait ni semer ni récolter, que le pays devenait désert, que l'État se détraquait ; la bourgeoisie dans les villes teutsches, ainsi qu'on le remarquera plus tard, fit de grands progrès qui peut-être compensèrent tous les maux dont la patrie était affligée; progrès qui n'ont pas laissé peut-être de traces dans 1 histoire , mais pour lesquels des phénomènes ultérieurs fournissent de suffisants témoignages. La population s'accrut sur beaucoup de points , partout peuKtre. Beaucoup

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