LIV. XXV
signalé comme je. fruit d'ane supercherie , mais de préférer le certain à Tiocertain, et d'attendre une décision.plus haute.
D'un autre cAté, Otto ne Ht pas non plus ysage des moyens qui étaient à sa disposition pour abattre le roi Friedrich ou ses partisans; Tarcbevèque de Magdebourg dut éprouver la force de ses armes. 11 est possible qu'après les grands revers par lui subis, il soit rc^tombé dans son ancienne indolence; il est i)ossible encore qu'il ait cru devoir épargner les ressources de ses domaines héréditaires, dont il était sûr en toutes circonstances^ et que ses autres partisans, n'aient pas été disposés à des opérations militaires dans le Teutschland méridional; mais il est à peine douteux que la position de Friedrich ait exercé une grande influence sur la conduite d'Otto. 11 voyait les difûcultés croissantes de la situation de ce. prince , il observait Téloignement chaque jour plus fort des esprits ; il pouvait donc être sans inquié* tude pour, la sûreté de la Saxe , et se flatter que Friedrich, s'ajperccvantdu déclin desesaflaires, chercherait de lui-même à. retourner d'où il était venu. Si au. contraire il envahissait le Teutschland méridional avec une àrinée, il était À craindre que les princes, jusqu'alors peu disposés à combattre pour Friedricli , ne prissent pourtant les armes contre lui Otto, et que de la sorte il ne s'engageât dans une lutte dangereuse dont personne n'aurait à se féliciter, sinon Friedrich. Cette Uypothèsc est d'autant plus vraisemblable, qu'elle contribue fortement à expliquer la nouvelle entreprise dans laquelle il se lança cette année contre le roi de France, et qni^, toute justifiable qu'elle soit d'ailleurs, eut pour lui les plus funestes conséquences.