CHAPITRE VIL
(1) Jesaia.
(2) Il a été remarqué précédemment que Lolhar laissa l'Alsace a son oncle Ludwig, l'an 800. Depuis re temps, on ne volt pas que Ludwig ait rendu ce beau pays, et les circonstances ne rendent pas vraisemblable qull l'ait fait. Or il est dit maintenant, a. 8«7, dans les Annal. Jlertin. : Lotharius.... versus Franconofurd pergit, et eu m eo pridem sibi salis adverso se pacifieat, filioque sua de Waldrada Uugoni ducatum f.lixatium dnnat , cumque Uludowico commendat , n\. Ces assertions semblent ne pouvoir être conciliées que par la supposition exprimée ici.
(3) Naturellement , celle maladie qui saisit Lolhar et sa suite fut considérée comme un châtiment de l'impiété dont Ils s'étaient de nouveau rendus coupables.
(4) Ce nom est écrit de beaucoup de manières diffé-
I renies. De même que j'ai toujours écrit le nom de l'oncle Jlastiz , tel qu'il est donné par les écrivains franks, de même je crois pouvoir appeler Zuentibald le prince slave Swiatopolk.
(.r0 Annal. Rertin.... ad Flamereshem , in pago Ribuario.
(G) Ibld. : Hludowicus lœsionem contusion is minus necessario curaria tnedicis sustinens , compulreseentem carnem ab eisdem medicis secari fecit.
(1) Carlmannus. .... omnts absides qui in sun régna erant , jussit coiUgi , et Zuenlibaldo reddi ; vixque unum virum , nomine Rathodonem , inde seminecem recepit. Et cependant il avait été dit précédemment : 3/ultas ex eis (Baisariis) vivos comprehendit (Zuentlbaldus).
(2) C'est là, je pense, le sens qu'il faut donner aux expressions du fuldensis : Intereà Sclari Maharenses nuptias facittnt, ducentes cujusdam ducis fitiam de Rehemis. Pour quel autre que Zuentibald seraient-ils allés chercher cette princesse comme fiancée? C'était évidemment une féte nationale, par conséquent le mariage du prince.
(3) Inter calera exenia, 11 y avait cristallum mira tnagnitudinis.
(4) Cette description est tirée des Annales fuldenses et de regino. Ces deux ouvrages s'accordent sur l'ensemble, et durèrent dans quelques détails. Ce qui est singulier, c'est que les Annal. Rertin. se taisent. Du reste, il n'est [pas douteux que ces insectes {vernies) ne fussent des sauterelles nomades. Les observations que les deux écrivains nous ont transmises sont exactes en général; seulement, ce que reci.no raconte des duces , qui arrivaient, comme des fourriers, vinglquotre heures avant l'armée, et de la disciplina miiitaris de ces petits Insectes , est probablement une erreur qui repose sur un toit isole dont on aura donné une explication trop poétique.
[!t) Dans la nouvelle ambassade de Zuentibald se trouvait Johannes presbyttrd* Fenetiis , qui etiam , quicquid verbis dicebat , sacramento firmabat , videlicet ut Zuentibald régi fidelis parmaneret cunctis diebus vitœsuœ. et censum à rege constituant per annos singuhs solverent , si ei tanlummodo quiete agere et pacifiée vivere concederetur.
(6) Villa qtuedam in pago I\itense{ à fluvio Aïefl , lYidda , in quo francofurtum. l'KRrz ) nom/ne Asgabrunno.
(I) Voycx la lettre d'OTFRto à Llutbert, archevêque de Maycnce , qui a été imprimée en téle de son poème in Sciiilteri Thesauro antiquitatum 'J'en ton icarum, 1. 1, p. 10 seqq. Il avait été prié par des nommes et par des femmes, partent Evangcliorum theotiice conscribere ut in Evangeliorttm propria lingua occupali duteedine... Ceux qui firent ces instances avaient ajouté : qutrimoniam, quod gentilium vates , ut f'irgillus, f.ucanus , Ovidius , cœterique quam plurimi suorum facta decorarent lingua natit a..
Hi NOTKS 1)1
Car on dit , il est »l;ti, ilf lit I.UlKlie teillsrhe : h u ju t linguay barbaries ut est invulta et indistiplinabilis , o/f/MC insneta capi reyulari freno grammatical artis, sicetiam in muftis dictissrriptaest propterlilterarum eongeriem aut incoynitum sonoritatem difficilis. Mais d'où cela vicnl-il ? I>** ce ijuo à propriis nec scriptiira nec aliqua arle expolita , quippe qui ttec historias snorum antecessorum, ut mutttt gentet calera- , comimndanl memnrioy, nec eu ru m yesta tel tilam ornant dignitatis amore. — /tes mira, tàrn magnas tiras prudentiay dwtitos , eau te ta prœcipuos , cunrta hter in aliéna* linguie gloriam trans ferre, et utum scriplurœ in propria linyua non habere.
(2) //eliand , poema Saxonicum seruli «ont, priinum ed. J. A. Si.hmku.er ; Monachii 1830}. La langue me ferait croire que ce poème n clé. originairement composé dans des contrées plus reculées encore du nord-ouest; mais je ne saurais préciser le lieu. Il ne résulte pas non plus nécessairement que l'auteur soit né précisément sur les bords du Wéscr, de ce qu'il écrivit sur les bords du Wéscr.
(3) Annal, futd. : in pago Retieme {Pertï : pogus BAS RlF.S). REGINO : in tnca qui dicitur Suatifelt PERTï : [pagus ad fluvium Alcmonam , majoris pagi Reliensis pars),
(I) \a% Annales fuldenses terminent l'an 818 par l'Indication suivante : une peste terrible déploya ses fureurs dans le Teutschland , particulièrement dans le? pays du Rhin. Klle eut pour suite une grande mortalité parmi les hommes. Alors se passa dans h villa If alakesheim , non loin d'Ingelheim , res mtranda. Dum animal ia mnrtua cotidie de domibus tra/ierentur in agros, canes qui in eadem villa erant , juxta morem suum eadem radavera laniando comedebant ; quadam tero die universi in unum locum congregali inde diseesserunt, ita ut nullus eorum postea vitem neque mortuus invenirl potuisset.
•T C'étaient des hommes que Arnolf propter quant dam distensionem inter Carimannum , pat rem suum, et eos fartant publicis privavil honoribus et de regno expulit.
C-i) Sans doute il était, selon regino, filins régis T.otharii ex pei.lice natus. Mais pourtant son père s'était formellement et solennellement marié avec Waldrade, sa mère, et Waldrade avait été couronnée comme reine, et tout le clergé du pays avait approuvé le mariage et accompli le couronnement. D'autre part , quelle était la position de la femme qui avait donné an roi l.ndttie le Rétrue ce* deux flls . I.udwic et Karl-
UVKK Mil.
mann, alors rois de Fianee? Le Chronicon Sithiense dit expressément: Post tnorlem /.udotivi Italbi aliqtit dicebant regnum deberi filiis I.udovici , — tx r.ov
Cl'BINA.
{4} Dans une première cnl reprise contre lui, on trouva ses taules (homines) in quadam cnstello juxla / iridunum [Annal, fuld.).
jy Annal, l'edastini , a. 881.
f2) REGINO, a. 881 : .... Payant palutium una ru m munitione exurentes flammis.
(3) recim) : Ahslon, jurta Mosam. — Annal, fuldens. part. IV , a. 882 ; Ascloha. Entre Liéce et L'trecht.
(4) Regino : Post kœe Aquispalatium.... in fa-
villam redegerunt. — Annal, fuld ubi in capella
régis equissuis stabulum fecerunt.
(5) ... /n A inni n , disent les Annal, fuldens. , p. IV. Pagus majorent //ollandia borealis partent complexus , ajnulc Pertz. /n Ckinheim , dit RECI50 ad a. 8R4.
((>) Le roi Codefrid resta dans les Pays-Bas , et Slsifiid alla chercher d'autres aventures. On confond souvent Godefrid et Sigifrld, et celui-ci est cité connue roi dans les Pu\s-Bas. Il serait donc possible que le souvenir des exploits et des aventures de Siglfrid , altéré de génération en génération par la tradition, ne soit pas resté sons Influence sur le poéme des Nicbelunuen.
(") Annal, fuldens., a. R82 : pt>rtus qui frisira lingua Tarenteri nominatur.
(1) Annal, fuldens., p. IV. f 'oluit enim , ut fama vulyabat,... Rernhartum, filium suum ex conrubina, haredem reyni post se constituere , et hoc, quia per se pusse fieri dubitatif, per ponti firent rontanum apostat ica auctaritate perficere disposuil.
(2) C'est ce que dit Regixo. Les Annal, fuldens., p. V, racontent le fait autrement. Les circonstances principales «ont les mêmes. Selon les Annal. Vedasl., le duc Hcinrich tua lui-même le Nordman.
(3) Annal, l'edastini : et terra patrissui Rotkberti Odoni comili
(4) Ce qui prouve que cette assemblée n'eut pas lieu plus tôt , c'est qu'il existe des diplômes où , jusqu'à ce mois, Liutward ligure en qualité d'archiehanceliei. On les trouve dan? Roiqitt et dans Mni vrom.
ABAISSEMENT ET REVEIL DU TEUTSCHLA?JD. — LES HONGROIS ET LE DROIT DU PLUS FORT ( FAVSTRECHT). — FIN DES KAROLINGIENS (ILLÉGI- TIMES) ET PREMIERS SAXONS.