XX AVANT- PR0P
des Ba il) c rousse l'est également, mafgr<5 son nom pompeux et décevant de Saint-Empire romain germanique.
Je suis heureux d'avoir ici pour moi un écrivain allemand distingué, qui, en comparant à l'œuvre chrétienne de Charlemagne l'empire « anti-chrétien », dit-il, de l'Allemagne au moyen âge, doute fort que celui-ci € ait servi aux vrais intérêts de l'humanité et même de la nation allemande (4). »
Je crains d'avancer encore une vérité choquante; mais, n'est-ce pas une chose vraiment remarquable, malgré l'éclatant mirage produit par la révolution du seizième siècle, que l'Allemagne ait souvent le moins compris et le moins pratiqué la liberté religieuse dans son sens le plus étendu, et que le pouvoir, l'Etat despotique s'y soit trop fréquemment proposé comme dernière fin la domination de l'Eglise ou des Eglises!
On s'étonnerait, en effet, moins aujourd'hui de voir le chancelier du nouvel empire allemand porkr
(1) M. Constantin Franz, dans une récente brochure intitulée : die Religion des Nalionalliberalismus. Pour lui, la religion du libéralisme national allemand, aujourd'hui, c'est l'oppression dei consciences par l'État. L'empire allemand du moyen âge , ajoutet-il page 85, avait abouti déjà à l'ancien empire romain et non à un empire chrétien. Es istauf das allrœmische Imperium hinausgelaufen,nicht auf ein clirislliches Iieich. Leipsick, 1872.