HENRI LE LION AU BAN DE L'EMPIKE
Nordhauscn, il entra en Thuringe. Le Landgrave rallia Bernard d'Anliall, le nouveau duc de Saxe, pour défendre son territoire. Mais ils furent battus tous les deux non loin du cours de l'LInslrut (14 mai), à Weissensee; Henri lit un grand nombre de prisonniers, et rapporta mainte bannière comme un trophée à Brunswick, au Dôme de Saint-Biaise, où on les visita longtemps. On pouvait voir par là que le Lion ne serait pas si facile à abattre. Ce qui le perdit, c'est que, grâce à la patience, à la diplomatie habile surtout de Frédéric, il ne fut pas secouru par le roi de Danemark, Waldemar II, jusque-là son fidèle allié contre les Slaves, par les ducs de Mccklembourg et de Poméranie, par le roi d'Angleterre, Henri II, dont il avait épousé la fille Mathilde et enfin par le roi de France qui se désintéressa de ce qui se passait au-delà du Rhin.
Au commencement du mois de juillet, à Ralisbonne, l'empereur continua sa procédure contre Henri, afin de mettre le droit de son côté. Au milieu des princes laïques et ecclésiastiques, du midi surtout celte fois, Henri le Lion fut condamné dans son second duché. L'investiture de la Bavière fut promise au plus fidèle des serviteurs de Frédéric, le comte palatin, Otton de Wittelsbach, qui avait pour frère l'archevêque de Salzbourg, Conrad, un des anciens évoques fidèles d'Alexandre lit. Punissant les rebelles, il était juste que Frédéric récompensât les fidèles.
L'exécution impériale commença alors en Saxe. A Werle, un délai d'un mois fut accordé à tous les vassaux d'Henri pour abandonner le duc banni et passer dans le camp de l'empereur, sous peine de la perte de leurs fiels et alleux. Celle proclamation produisit son effet. En Ostphalie où Henri le Lion avait violé bien des droits , beaucoup de comtes et de vassaux furent heureux de l'a-