‹ Histoire d'Allemagne (volume 3)Chapitre 112 sur 135 · Tome IV · texte numérisé non relu

Tome IV

bandonner ; en Weslplialie, où l'on élait accoutumé à obéir, tous reconnurent l'archevêque de Cologne. Pour arrêter la défection, Henri envoya contre ces derniers Adolphe III de Schauenbotirg, comte de Holstein, et celui de Sclrwerin, ses vassaux du nord, les seuls qui lui restassent encore fidèles. Ils rencontrèrent les grands de Westphalie, non loin d'Osnabruck près de Halrefeld; ils les battirent et firent un grand butin et beaucoup de prisonniers. Mais Henri, dans les plus grandes crises, ne se départait jamais de ses droits. Il exigea du comte de Schauenbourg , qui avait eu la plus grande part à la victoire, toute sa part de butin, avec la rançon des prisonniers, malgré les réclamations de celui-ci. Le vassal frustré partit les larmes aux yeux, la rage au cœur, mais pour aller, encore dans les limites du délai, avec le comte de Ratzebourg et quelques autres, sur le territoire de Halberstadt rejoindre Frédéric qui y tenait alors sa cour.

Ce fut la perte d'Henri le Lion. Menacé derrière lui, il reporte ses forces vers le nord, pour occuper le comté de Schauenbourg, le Holstein et Ratzebourg. Mais les défections se multiplient au midi. Au fur et à mesure qu'il s'éloigne, l'empereur s'avance en force. Au commencement de septembre, Rarberousse était a Goslar. Le 15, à Allenbourg, il investissait, comme il l'avait annoncé, Otton de Willelsbach, du duché de Bavière, et le jeune frère de celui-ci, du palalinat du Rhin. Fidèle à sa politique nouvelle qui consistait à affaiblir les anciens duchés, il détachait de la Bavière, la Styrie et le Tyrol qu'il donnait à un comte d'Andech, qui prit depuis le titre de duc de Meran. Voilà une- seconde des grandes puissances patriarcales et presque une nation des plus anciennes, la Bavière, au midi, frappée, démembrée à son tonr, après la Saxe, au nord.

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