STUDIES W
100 WELFEN ET WIBLINGEN (GUELFES ET GIBELINS),
Muritz, et pénètre, au milieu des bois et marécages, jusqu'à la ville slave de Demmin, tandis que le polonais Boleslas, de son côté, assiège Steltin aux embouchures dé l'Oder. Mais les uns et les autres ne réussissent pas mieux devant ces deux villes que leurs compagnons devant Dobin.
On revient à résipiscence. L'évêque chrétien de Steltin, en Poméranie, vient faire observer aux évêques croisés, en vrai disciple du célèbre Otto de Bamberg, par qui il avait été laissé dans le pays, que la prédication valait mieux que la guerre pour faire des prosélytes. Les princes réfléchissent : « A quoi bcn celte guerre, » disentils, « le pays que nous ravageons nous appartient ; ces hommes que nous tuons sr/it nos sujets. Pourquoi combattre avec tant de rage contre nos intérêts?» Le duc de Poméranie, Ralibor, entre en pourparlers. Les Wendes se déclarent prêts à recevoir le baptême. Au moins , Ralibor, qui l'avait reçu autrefois d'Otto de Bamberg, le promet pour ses sujets et il s'acquitte de sa promesse per • sonnellement, plus tard, en bâtissant un monastère dans l'île d'Usedom. Le prince des Obolrites, Niklot, d3 son côté, renoue, grâce au maître du Holslein, Adolphe deSchauenbourg, représentant d'une politique modérée, avec les Allemands, et consent à payer tribut à Henri le Lion. A la fin de l'année , toute l'armée chrétienne allemande du Nord avait repassé l'Elbe, non sans encourir cependant le reproche « d'avoir plutôt ravagé que converti le pays des Wendes » (1).
L'Allemagne du Sud avait vu, pendant ce temps, se rassembler à Ratisbonne Conrad lit, son roi, Welf, de Bavière,
tt) Helmold, 1,61. - Jafië, p. 145-154.