‹ Histoire d'Allemagne (volume 3)Chapitre 8 sur 135 · CHAPITRE XIX. — LOTHAIRE DE SAXE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX. — LOTHAIRE DE SAXE

« l'obliger par serment [sauf les droits de son ordre] à ac- « complir le devoir de fidélité envers lui et à mériter sa juste « faveur (1). » Et Lolhaire, comme pour inaugurer celte constitution nouvelle de l'Eglise, ne demande aux vingtquatre évoques et nombreux abbés qui se trouvaient là que le serment de fidélité qu'ils ne pouvaient refuser (non indebitam) et ne reçoit ou n'exige point d'eux l'hommage (IwmininmJ, comme c'était la coutume. Quant aux princes laïques, ils assurent à genoux leur fidélité au roi, tant par l'hommage que par le serment (tain in hominio quam sacramento), et ils lui rendent tous les honneurs accoutumés (Frédéric quelques jours plus tard que les autres), avant de recevoir de lui ce qui lui appartenait, c'est-à-dire les fiefs d'empire. Lolhaire leur promet seulement de ne point s'écarter à leur égard des principes qu'il avait soutenus avec eux quand il était simple prince. Cette différence d'altitude chez le nouvel élu mon Irait assez que l'Eglise surtout gagnait à celle élection. C'est ce que comprenait bien le pape, alors Honorius II, successeur de Callixle II, lorsqu'il confirma l'avènement du nouveau roi couronné le 13 septembre à Aix-la-Chapelle, ainsi que sa femme Richenza, « avec toute l'Eglise catholique romaine, dans l'espoir que, grâce à lui, celte Eglise gagnerail de grands profits ».

Lolhaire accusa moins encore sa politique que sa passion, lorsque, à la diète de Ratisbonne, il posa aussitôt la question litigieuse suivante : « Les biens confisqués léga-

(1) Narralio de Loth. elect. : Habeal Ecclesia liberam in spiriiualibus electio?iem, nec regio-metu extortam, nec prœsentia princlpis ut ante coarc'atam, vel ulla petitione reslrictam.

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