‹ Histoire d'Allemagne (volume 3)Chapitre 87 sur 135 · TROISIÈME EXPÉDITION DE BARIJEKOUSSE EN ITALIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME EXPÉDITION DE BARIJEKOUSSE EN ITALIE

sions de la fameuse diète de Roncaglia imposées après la ruine de Milan. Bientôt Plaisance entrait dans la ligue; et les cinq cités, réunies au monastère de Punlido, par leurs recteurs et leurs députés, juraient toul-à-coup de relever les murailles de Milan pour que les malheureux habitants y pussent retourner. Et, en effet, les armées des villes fédérées venaient déblayer les fossés , reconstruire les murs de Milan à la hâte; et les Milanais, revenus, menaçaient Loili qui, par crainte, adhérait à la ligne. Les deux forces de la Péninsule, au moyen âge, se réunissaient contre l'empire. Tl fallait prendre un parti. Frédéric crut devoir plutôt marcher contre Rome, qui était le prix de la lutte. Après avoir essayé inutilement, sans vaisseaux, de prendre Ancone, sur les instances de Rainald, il partit pour le rejoindre.

Les deux chanceliers, avec leurs seize cents bons chevaliers et des Brabançons féroces , avaient déjà vu tomber devant eux les châteaux environnants, entre autres Tusculum. Ils étaient campés, non loin de là, sur les pentes du Monte Mario, appelé alors le Monte Porzio, quand les Romains, disant qu'on leur avait envoyé « deux archevêques pour leur chanter la messe », voulurent leur « donner une autre chanson » (1). Ils sortent donc en masse par plusieurs portes de Rome et marchent au camp des deux chanceliers. Leur fureur fait reculer les Brabançons de l'archevêque de Mayence. Mais Rainald, le heaume en tête et la massue en main, se jette sur leur flanc avec ses cinq cents chevaliers armés, au chant de guerre : le Christ nous est né fChristus der dugeboren); les Braban-

(1) Ann. Col. Max., 780. — Vinc. Prag., 683 : Veniant, veniant, cantent, sed aliter eis transponemus ordinem.

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