FRÉDÉRIC A-T-IN QULO FONDER UNE PAPAUTÉ LAIQUEY
tôt qu'il ne croyaitfaire usage à son tour contre son ennemi d'un nouveau pouvoir spirituel, qui eût été au moins étrange entre ses mains.
N'élait-ce pas un but suffisant pour Frédéric de mettre l'Église dans l'État en Sicile etde subordonner dans la chretienté l'Église à l'empire, pour gouverner lémonde, en face de ce pape qui prétendait avoir reçu de Jésus-Christ la monarchie non seulement pontificale, mais royale, avec le pouvoir de disposer du glaive matériel par le moyen de l'empereur, qui lé tient d'elle? Il wavait pas autre chose en vue, même quand il écrivit un peu plus tard, une année avant sa mort, aux princes de l'Europe : « Assistez-nous contre ces superbes prélats, afin que nous soutenions l'Église notre mère avec desdirecteurs plus méritants etque, ainsi que c'estnotreoffice, nous la réformions en la rendant meilleure pour la gloire de Dieu!, ad honorem divinum in melius reformemus. » Ne donnons pas à l'expression réformer un sens qu'elle ne pouvait avoir à cette époque, et qui ne conviendrait point à un prince plus préoccupé en core de politique que de visées religieuses. L'expression de reformare où reformatio s'employait usuellement alors, surtout en parlant des républiques, dans le sens de changer, à l’aide des lois, un état de chose politique. En dépit de ses juristes qui l'auraient volontiers peut-être poussé plus loin, ce que Frédéric IE voulait faire, dans les limites où nous croyons qu'il se renferma, était une tâche assez difficile pour qu'il y ait succombé.
A cette dernière période si intéressante de l'histoire ue Frédéric 1, se rattache le mystérieux et sombre drame qui l'a privé, et par ses propres mains, au moment même où il
VU. Br., Hüet. dipl., 1 VI, p.707; et Hœñer, Fr. 11, p. 424.
424 L'EMPEREUR FRÉDÉUC IL)
en avaitle plus besoin, du plus intime, dû plus intelligent de ses inspirateurs, conseillers et collaborateurs, Pierre de la Vigne, dont la célébrité est étroitement unie la sienne, On sait que ce personnage à la fois jurisle et poète, aussi instruit dans le droit civil que dans le droit canon, dans les lettres divines et humaines, écrivain et orateur, avait été associé, comme juge de la cour, à loute la politique de Frédéric. Celui-ci l'avait employé dans les missions les plus délicates, auprès des papes Grégoire IX et Innocent IV, auprès des Romains et des Lombards, auprès des Gibelins et des Guelfes, auprès des Sicilienset des Allemands, auprès. du roi d'Angleterre Henri Ill, pour fiancer Isabelle à .son maîlre, auprès de saint Louis, pour demander son intervention, en Allemagne, en Piémont, en France, Il avait, dans une occasion solennelle, harangué le peuple de Padoue pour raffermir sa fidélité gibeline et assisté aux parlements de Foggia pour luifaire voter des hommes et des subsides ; çaril savait aussi bien parler aux foules où aux assemblées, en tribun ou en homme d'affaires, que traiter avec les princes, les papes et les cardinaux, en diplomate. Rédacteur de la plupart des instructions, des lettres et des cireu= laires officielles de Frédéric, pour les affaires les plus imporlantes, et même auteur de pamphiets agressifs, deslinés à frapper ou à préparer l'opinion publique, il joignait à ces talents celui de juge habile des procès d'État, d'administrateur consommé dans le maniement des finances, dans la préparation des troupes et surtout dans la conduite des affaires ecclésiastiques, si délicates et si scabreuses alors. 1l engageait au besoin, dans les traités et négociations, sa parole pour celle de son maître, qui,en sa qualité de souvene prêlait pas serment, et il partageait avec celui-ci
Ja haine que lui avaient vouée tous ses adversaires. Dans
le magnifique palais de Capoue, bâti sur le plan tracé de la main de Frédéric Il, étaient peints aux deux côtés de l'empereur, représenté un bras étendu et deux doigts levés, Pierre de la Vigne el Thaddée de Suessa. Dans le même édifice, un tableau réunissait encore l'empereur et Pierre de la Vigne assis l'un sur son trône, l'autre à son tribunal,
Lors des préliminaires de paix qui avaient été, avant le concile de Lyon, conclus entre le pape et l'empereur, Pierre de la Vigne était parmi les négocialeurs de celte affaire importante entre toutes, et il avait juré pour l'empereur. Ne se lrouvant pas parmi les premiers négociateurs qui avaient élé chargés avec Thaddée de Suessa de traiter à Lyon surles bases des préliminaires, il n'avait pus, comme celui-ci, été à même, ce qu'on lui a reproché injustement, de défendre son maître devant le concile. Mais, en le char geant avec un évêque allemand, celui de Freisingen, et avec le grand maître de l'Ordre Teutonique, des pouvoirs les plus étendus pour conclure la paix définitive, Frédéric, lui avait donné encore une grande marque de confiance, Comme ses collègues, il était arrivé après le délai accordé par le pape et après la fermeture du concile. Son maître ne lui en avait pas voulu ; car il l'avait encore chargé, au mois d'octobre, avec Gautier d'Ocra, un autre de ses conseillers, d'une lettre patente adressée au roi de France Louis IX, lorsque celui-ci devait avoir avec le pape Innocent LV l'entrevue de Cluny, pour faire savoir au premier les conditions auxquelles il accepterait encore la paix !.
Celte mission de confiance semble pour la première fois avoir laissé un nuage entre Frédéric II et son conseiller
4H. Br., Bulle d'or du 22 septembre à Crémone. Hist. dipl, 1. VI, p. 349.
peut-être le plus intime. D'après Salimbene, auteur à peu près contemporain, Frédéric II, très défiant, aurait interdit toujours à lous ses négociateurs de parler avec le pape, seul à seul, sans la présence des autres (vel nisi presentibus aliis). Les compagnons de Pierre de la Vigne, de retour, accusèrent celui-ci d’avoir plusieurs fois eu sans eux des entreliens particuliers avec le pape !, et c'est à cette cause que cet écrivain attribue la terrible disgrâce de Pierre de Ja Vigne.
Quoi qu'il en soit de cette anecdote, il est à remarquer que, depuis la fin de l’annèe 1245 jusqu’à celle de 1247, Pierre de la Vigne, dont on constate sucessivement la présence auprès de l'empereur, à l'époque de la conspiration de Parme en 1246, à Turin, quand Frédéric voulait passer en France, au siège de Parme, dans le royaume de Naples, n'est cependant alors employé dans aucune de ces missions particulières dont il était auparavant si souvent chargé. En 1247 seulement, lorsque Frédéric, avant de retourner de Naples en Lombardie, veutrégler l'administration de son royaume, il élève son confident et son conseiller à la haute charge de protonotaire impérial et de logothète de Sicile, sans cependant lui conférer, comme il aurait pu le faire, letitre de chancelier du royaume, qui ne se donnait peut-être, il est vrai, qu’à des ecclésiastiques.
Aux yeux du monde, la faveur de Pierre de la Vigne ne paraissait pas diminuée. « C’est bien un second Joseph, » dit Nicolas de Rocca de lui, « à qui le grand César, comme aa fidèle interprète de sa volonté, a confié les rênes de ceglobe terrestre à gouverner. Il est comme le porte-clet de l'em-
3? Salimbene, 79 : Accusaverunt socii Petrum de Vinea quod pluries sine eis cum papa familiare colloquium habuisset.
pire : ce qu'il ferme personne ne l'ouvre, ce qu'il ouvre per« sonne ne le ferme. C'est le vrai Pierre établi sur la pierre pour affermir les autres dans la stabilité de la foi. Ne craignons pas que ce Capouan, comme le Galiléen, renie son maître une seule fois. » Le conseiller intime avait, on le voit, ses flatteurs. Comme Lous les puissants aussi, il avait ses ennemis, ses jaloux ; et, In faveur du prince et l'exercice de ses fonctions lui ayant fourni l'occasion d'une prodigieuse fortune en revenus, en argent et en biens fonds, il comptait encore beaucoup d'envieux. « Tout ce que Pierre faisait », dit un auteur presque contemporain, Bonali, « l'empereur l'avait pour agréable. Mais Pierre révoquait et infirmait sou vent ce que faisait l'empereur », Pierre faisait donc des mécontents comme en font toujours ceux qui sont au pouvoir et qui ne peuvent satisfaire lout le monde, et ik avait un rival dans la faveurimpériale, ce Gautier d'Ocra, chargé aussi souvent de négociations importantes. Celui-ci s'était trouvé avec Pierrede laVigne à Cluny, lors de l'entrevue de Louis IX et d'Innocent IV, etil succéda plus tard à Pierre de la Vigne en Sicile, même avec le titre de chancelier. Voilà les circonstances et le milieu dans lesquels éclata, au mois de février 1249, la catastrophe qui de si haut précipita Pierre de la Vigne si bas.
Dans la nouvelle situation où se tronvait alors l'Église sicilienne, dont tous les liens avec Innocent IV étaient rompus, une responsabilité considérable incombait au protonotaire et au logothète dans l'administration et la gestion des intérêts ecclésiastiques, financiers et autres dont le pouvoir séculier se trouvait chargé. Pierre de la Vigne ne l'avait peut-être pas accepté sans répugnance, soit qu'il en craignit les difficultés, soit qu'il regardât un peu comme une relégation la mission dont on l'avait investi. On possède
de la Vigne ne s'était-il pas vu sans crainte élevé"en Sicile « en face du faux vicaire du Christ, comme un autre Pierre, un vrai vicaire ? » et le juriste, à qui l'emperêur imposait un pareil service, ne tremblait-il pas devant une telle responsabilité? Toujours est-il que Pierre de la Vigne ne s'empressa pas de se rendre à la cour de Frédéric I, au nord de l'Italie.
Voici une autre leltre de l'empereur et une réponse de Pierre qui indiquent d'autres sujets de mésintelligence entre eux. Au mois d'août 1248, l'empereur, alors en Lombardie, avail écrit à Pierre de la Vigne une lettre dans laquelle se trouvaientces mots : « Nous te recommandons très instamnment de te montrer zélé et assidu, comme à l'ordinaire, pour notre service et particulièrement pour le règlement de nos comptes. Car, bien que nous l'ayons adjoint des collËgues dans cette mission, Notre Serénité, tu le sais, ne s'en repose que sur toi. » On sait lesbesoins d'argent qu'éprouvait souvent Frédéric et on n'ignore pas que le royaume méridional était celui dontil tirait lé plus. — « Le Très-Haut sait, Ô le . plus clément des princes, » répond Pierre dela Vigne, « que je suis heureux de vivre et de vieillir à votre service, que je voudrais même y mourir, si cela vous plaît. Mais je nepuis vous cacher Qu'il ya un passage dans votre lettre dont la faveur même m'effraye. Un grand bonheur résulterait pour moi, en effet, de vos paroles, si elles ne paraïssaient pas insinuer le contraire de ce qu'elles disent et accuser par exemple ma paresse ou ma négligence. Si quelqu'un a sur ce point déposé contre moi, son accusation atteint un innocent, quelque baut placé qu'il soit, je suis sûr, si Dieu m'accorde de revenir à vos pieds, de fermer la bouche aux calomniateurs. J'ai hâte que l'examen de cette lettre abrège
le délai de mon absence et ramène le père à son fils, le .
toujours eentre le même ennemi, l'avait Ehcore. endurek, aigri, quand la mauvaise fortune menaçait. D'accord avec: “4 l'historien Salimbene, la chronique de Reims, qui date-de
la seconde moîtiéduæire siècle, attribue la perté de Pierre
de la Vigne aux méflances que le pape inspirait à Frédéric :
« Et advint, rapporte-t-elle, que on dit à celui-ci que Pierre
de la Vigne, qui était le maître conseiller de l'empereur et tout sire de loi, l'avait trahi au pape et fat sû par aucunes lettres qui furent trouvées en ses coffres. » Le récit que nous fait Mathieu Paris, qui est contemporain et souvent bien informé, mais qui est porté fréquemment à dramatiser
les événements, est plus grave pour Pierre de la Vigne. Il l'accuse d'avoir voulu faire empoisonner son maître.
Selon cet historien, l'empereur malade ayant reçu le conseil de prendre une purgation et un bain spécialement préparés, Pierre de la Vigne, gagné par le pape, aurait persuadé à un des médecins de méler à la purgation et au bain un poison mortel.
« Cependant Frédéric, averti secrètement et pleinement instruit de ce crime par un de ses amis, à l'heure même où il devait prendre la potion susdite, dit à Pierre eL au phy= sicien qui lui présentaient le breuvage : « Mes amis, mon âme se fie àsvous; gardez-vous, je vous en supplie, de me présenter du poison au lieu de médecine, à moi qui ai €onfiance en vous. » Alors Pierre : « O mon seigneur, ce physicien, qui est le mien, vous a souvent donné des potions salutaires, que redoutez-vous aujourd'hui? » Frédéric, prenant aussitôt un air furieux et ordonnant à ses gardes de se placer derrière les traîtres pour qu’ils ne pussent échapper, dit au physicien qui lui montrait la coupe : « Bois-moi la moitié de ce breuvage. » Le physicien stupéfait, et ayant conscience de son crime, fit semblant d'avoir rencontré un
obstacle sous ses pieds et tomba la face contre terre, en répandant la plus grande partie du poison. Mais Frédéric ordonna qu’on tirât de prison des condamnés à mort et qu'on leur donnât ce qui restait du breuvage ; ceux-ci rendirent aussitôt leurs âmes misérables. Certain dès lors que ces traîtres avaient préparé sa mort, Frédéric fit pendre le physicien et voulut justement que Pierre, après avair eu les yeux crevés, fût conduit dans plusieurs villes d'Italie et d'Apulie, pour qu’il avouât publiquement le forfait qu'il avait médité. »
Ce récit, pour si dramatique qu'il soit, pèche bien contre la vraisemblance. Comment le pape aurait-il pu, malgré les désaccords qui existaient entre l'empereur et Pierre de la Vigne, gagner celui-ci de si loin et après tant de temps? Quel prix aurait-il pu oftrir à un homme tout-puissant, riche, pour en obtenir un pareil crime ? D’après une lettre même de Frédéric, « le médecin qui aurait préparé la ceupe empoisonnée et aurait été invité méchamment par le pape à le faire, l'aurait avoué devant plusieurs seigneurs présents ; et des lettres interceptées l'auraient confondu. » Cette lettre de Frédéric peu convaincante contre le pape, l'est encore moins contre Pierre de la Vigne, dont elle ne parle même pas.
Deux pièces émanées de Frédéric IL contre Pierre de la Vigne, l'accusent, alors que, captif, il ne pouvaitse défendre. L'une est un mandement adressé au mois de mars 1249 par Frédéric II au comte de Caserte. Après avoir rappelé ce qui s'était passé, il attire l'attention de son lieutenant en Sicile « sur [es conseils pervers, les scandales, dit-il, de toute sorte, donnés par Pierre, ce traître, ce nouveau Simon, qui, pour avoir toujours ses bourses pleines, avait changé en serpent le bâton de justice et qui, par ses fourberies habi-
bituelles, poussait l'empire dans l’abîme où nousaurions pu être engloutis comme Pharaon et les chars d'Égypte dans la mer. » Il ne s'agirait ici que de malversations, Dans la seconde lettre, qui est postérieure et qui notifie la sentence du malheureux Pierre de la Vigne à son lieutenant, l'empereur veut, dit-il, « porter à la connaissance detous la grandeur des bienfaits que Pierre de la Vigne avait reçus de lui et l'énormité de l'attentat qu'il avait commis. » Après avoir rappelé les faveurs et les dons dont il l'avait comblé: « C'est lui, s'écrie-til, lui qui avait pour mission intime de veiller soigneusement sur notre vie, qui, préparant un crime prémédité, n’a pas craint de présenter un breuvage empoisonné au prince de qui dépendent la sûreté et le salut de tant de gens. Sa Majesté impériale, interprète de la volonté divine, ordonne done, de l'avis des grands de l'Etat, que ce traître soit conduit de ville en ville dans son royaume au milieu des insultes et des tourments, jusqu'à ce qu'il finisse par subir le dernier supplice !. » C'est maintenant Pierre qui aurait présenté le poison.
Les détails de ce supplice sont odieux. Au premier bruit de ce qui s'était passé à Crémone, le peuple, toujours prêt à se déchaîner sur les puissants qui tombent, voulait qu'on lui livrât le traître pour en faire justice sommaire. L'empereur fit transporter Pierre, chargé de chaînes, à Borgo- San-Donnino, où il fut jugé promptement parune commission d'hommes dévoués; puis, il l'emmena avec lui, traîné sur un âne, par le défilé de Pontremoli dans les Apennins, jusqu'à San-Miniato, où il lui fit brûlerles yeux avec un fer rouge. À P oùdl allait être livré aux goujats de la ville qui le détestai , pour être conduilensuile probablement dans
1 Voir cette lettre dans Hϖer, Kaiser Fr. 11, preuves, "421. Tous 28
434 L'EMPEREUR IRÉDÉRIC 11
le royaume de Naples,où il était né et où il était sipuissant, le malheureux, déjouant la vengeance de son implacable maître, dans une église, donna si violemment de la tête sur un pilier,qu'il se fendit le crâne et en mourut. Lamentable, mais non pas unique exemple du sort d'un ministre toutpuissant auprès d'un despote! N'est-il pas plus dangereux, en effet, de rendre à celui-ci des services, qu'il veut tou- n jours plus grands, que de recevoir de lui des bienfaits, qu'il estime toujours trop haut. Inspirateur et collaborateur des desseins politiques de Frédéric 11, lantôt arrêtant, tantôt poussant plus avant l'ambition de son maître, faisant prévaloir souvent, comme un homme qui a la conscience de son mérite, son propre vouloir sur celui de son seigneur, même pour le mieux servir, el tenlé de voir et de conduire les choses par lui-même plutôt que pan les yeux et la main du souverain, Pierre, puissant, riche, chargé par Frédérie. de soutenir en personne à Naples l'autorité de son maître contre la loute puissance de l'Église, succomba peut-être aux tentations du pouvoir et de la fortune, qui tournent la tête des plus raisonnables; mais il était incapable de commettre une trahison qui ne pouvait offrir que des périls sans compensation, et il finit viclime de l'association trop intime des maîtres et des serviteurs, dont les petits payent: trop souvent les frais.
Laissant à Pise, d'où il s'embarqua, le cadavre de son serviteur et son fils chéri Enzio, pour continuer la guerre dans le nord, Frédérie I était à Naples le 25 mai et à Bénévent le 20 juin. Deux motifs l'y amenaient. D'abord, le car= dinal-diacre Rénier, légat du pape dans lés'États dé l'Église, avait reçu d'Innocent IV, avec de l'argent; l'ôrdre, de lever
1H, Br., Vie et correspondance de Pierre de la Vigne, p.85.