DÉPART DE CONRADIN POUR L'ITALIE
ses parents, les Lancia, de quelques fugitifs du champ dé bataille de Bénévènt et des envoyés de Pise, de Sienne, et des villes gibelines de la Toscanez changea les dispositions du jeune homme et mit sesonelesen demeuredese déclarer. Ces députés venaient, comme les Mages, apporter aux pieds du filsdes rois les flatteries et les présents, l'encens et la myrrhe; ils reveillèrent, dit Saba Malaspina, ce jeune aiglon dont les ailes ent pas encore poussé, en faisant briller ses yeux % mire du royaume de Sicile et peut-être de l'empire. Les ins italiens beaucoup plus prolixes sur ce jeune homme, dont les chroniques allemandes du temps ne parlent guère, le disent alorsgrand, beau, formosus, magnus, nobilis, puleherrimusde persona valde, très lettréet parlant bien le latin, litteratus juvenis et latinis verbis optime loquebaturt. L eût peut-être été bon alors d'augmenter le prestige de ce dernier rejetond’uneraceglorieuse en le faisant proclamer roi des Romains. Une défense du pape Clément IV de procéder à une nouvelle élection contre les deux compétiteurs, entre lesquels ilse gardait de se prononcer, les promesses de Richard de Cornouailles à l'archevèque de Mayence et à d'autres princes du Nord, les menaces du roi de Bohème, Ottokar, prêt, de l'Autriche, à attaquer les princes de Bavière, qui d'ailleurs ne s'en souciaient, conjurèrent toute tentative d'élection impériale 2, Nul ne parut en revanche vouloir, malgré les désirs du pape, empécher le fils de Conrad de quitter l'Allemagne pour aller revendiquer son héritage italien. Ses parents même et quelques autres mirent plus ou moins sincèrement quelque zèle à seconder les exilés guelfes italiens pour le faire partir,
1 Ann, plac. gib., 823; — Ann. Saint-Just, 191; — Salimbene, 247. # Schirrmacher, Die letten Hohenstaufen, p, 330-397.
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