‹ Histoire d'AllemagneChapitre 23 sur 150 · EXPÉDITION D'OTTON 1V EN ITALIE · texte numérisé non relu

EXPÉDITION D'OTTON 1V EN ITALIE

vales d'Este el de Romano, tandis que les bourgeois semblaient faire dominer davantage leurs podestats à Milan et à Plaisance.

Aristocratiques ou démocratiques, aucune de ces cités, heureuses de ne point voir d’empereur, n'était restée complètement indifférente à la lutte dont l'Allemagne avait été le théâtre. Élles avaient gardé à peu près l'attachement traditionnel qu’elles avaient toujours professé pour le pontificatromain ou pour l'empire allemand. Récemment encore, Milan et les anciennes villes de la ligue lombarde, Brescia, Plaisance, elc., avaient, le 45 juillet 1208, renouvelé leur ligue pour le maintien de la paix de Constance. Attachées surlout à leurs libertés, elles avaient cru trouver leur plus sûre protection dans la puissance pontificale et dans la famille des Welfen, descendante d'Henri le Lion. Elles avaient fait plutôt des vœux pour Otton. Les villes aristocratiques au contraire, Ferrare, Pavie, Crémone, Parme, Vérone, avaient plutôt désiré le triomphe de Philippe de Souabe. La mort de ce dernier, l'avènement d'Olton, son mariage avec la fille de Philippe, avaient paru cependant pour tous, en Italiecomme en Allemagne, l'avènement d'une &re de paix et de conciliation pour les principes et pour les personnes. Aussi, à la nouvelle que le futur empereur Otton allait passer les Alpes, bien que l'Italie tremblât, comme à Vordinaire, de voirarriverson lerrible hôte !, toutes lesvilles avalent-elles envoyé à Augsbourg auprès d'Otton des députES avec leurs bannières, avec les clefs d'or de leurs portes et des présents pour offrir leur soumission ?.

t'Aun, S. Just, l'atav., p. 150 : Adventu terribili tremuit Italia nimio pavore concussa.

# Ana. Plac, Guelf., p. 423: M, Xri legati Mediolani et Placentiæ

A la tête d'une armée, composée surtout d'évêques avec leurs bannières et leurs vassaux et de chevaliers tirés des domaines souabes et de la Bavière, sous le commandement du duc Louis, le roi Otton, avec beaucoup de fatigue, franchit les pentes septentrionales et les crêtes sévères, dénudées où neigeuses du Brenner, route ordinaire de ces expéditions. Quand il descendit la valiée de l'Adige, tout parut Jui sourire, comme le climat plus doux et la végétation plus avancée et plus luxuriante. Les députés de Milan vinrent à Trente au-devant de lui. Prodigue comme toujours de promesses, Olton s'engagea « à élever en honneur et en avantages la ville de Milan », qui lui offrit de prendre dans ses murs la couronne d'Italie « au-dessus de toutes les autres » et à « compter ses bourgeois parmi ses amis les plus intimes et les plus dévoués » !,

Dans la marche de Vérone, Azzo IV, marquis d'Este, et Ezzelino de Romano se faisaient une guerre acharnée et cruelle. Le premier, seigneur de Vérone, podestat de Mantoue et de Vicence, venait de se laisserarracher Ferrare par Ezzelino et avait de la peine à défendre Vicence contre celui-ci, Le roi Otton, pour faire épreuve de sa puissance, manda immédiatement Ezzelino et Azzo d'Este auprès de lui, à Ossanigo, au commencement d'août. Ezzelino, qui avait toujours tenu pour les Welfen, s'y rendit le premier; le marquis d'Este vint ensuite. Olton ordonna au marquis d'Este de mettre en liberté les prisonniers qu'il avait faits récemment. Il envoya un podestat de sa façon dans la ville

et aliorum amicorum aique Papientium et Cremonensium legati, ad Olonem perrexere. — Comp. Olt. S, Blas. : Legalis insignia ci vitatum eum clavibus aureis et mullis aliis donis offerentibus.

4 Acta imper., 233 : Super omnes civilates in honore el rebus vos semper volumus exallare el inter præcipuos familiares el devolos nostros vos computavimun.

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