GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE NAPLES
soldats ; les camériers prennent soin de la solde. Pour le commandement, le royaume était divisé en deux capitaineries, celles-ci en inspections pour les forteresses et le recrutement. Les troupes soldèes se composent surtout d'Allemands et de Sarrasins dont Frédéric est plus sûr. La marine du royaume de Sicile, qui avait été si florissante sous Roger Ler, est relevée. Elle sert à transporter la croisade en 1229, à réprimer la piraterie sur la Méditerranée et est capable, à la fin de la vie de Frédéric Il, de lutter avec celle de Gênes. Dix vaisseaux de baut bord doivent toujours être prêts à loute réquisition. Messine, Naples et Brindes sont les principales stations de la floite. 11 y avait des arsenaux à Palerme, Gaëte, Amalf, Salerne, etc. En 1239, l'amiral Nicola Spinola devait commander dix gros navires, soixante-quinze moyens et un grand nombre de petits.
Le souverain paraît, chose rare alors, persuadé que la prospérité de l’agriculture, de l'industrie et du commerce &tait la première condition de bonnes finances comme celles-ci sont le nerf de la puissances et des entreprises; il abolit le servage dans ses domaines, y établit des fermes modèles, y surveille l'agriculture du sol, les forêts, les troupeaux, mais assure à ses propres produits, exempts déjà de taxes, aux blés de ses domaines par exemple, l'avantage exorbitant de se trouver les premiers sur tous les marchés, en retardant le départ vu l'arrivée de tous les navires chargés d'autres marchandises que les siennes. Il essaye la culture des plantes étrangères, de l'indigo, des dattes, qu'il confie à des Juifs d'Afrique, du coton et de la canne à sucre dans les environs de Palerme ; il attire dans son royaume des colons du Nord et du Midi. L'abaissement des douanes à l'importation et à l'exportation, l'abolition de celles entre les provinces, les faveurs accordées au com-
merce de Gênes, de Venise, l'abolition du droit de bris, le traité de commerce avec Tunis et avec l'Égypte témoigneraient encore plus de son esprit éclairé, s’il n'avait conservé et exercé avec la plus grande rigueur les monopoles qu'il trouva établis, C'était un prince intelligent mais despote. « Conformément à la dignité de notre couronne, » disait-il, «nous ne voulons pas tant apporter de considération à nos intérêts qu'à ceux de nos sujets, parce qu'il nous importe d'avoir des sujets riches et d'élever notre État même, en favorisant, dans ces temps heureux, la prospérité de ceux qui nous sont fidèles! Maïs il ajoutait : « 11 est jnste que nous, qui prenons soin d'assurer la jouissance de leurs droïts à chacun de nos sujels, nous ne soyons pas privés des nôtres, nostris juribus non privemur. » Et Frédéric pousse aussi loin que personne, dans son royaume surtout, les droits de la souveraineté.
Ce n'est pas seulement la différence de l'état social entre l'Allemagne et l'Italie, lestraditions de l'antiquité conservées en Italie et longtemps repoussées en Germanie, comme autrefois les légions romaines, qui expliquent l'opposition des principes appliqués au nord des Alpes et en Sicile par Frédéric. Il ne faut pas oublier que, dans la personne de Frédéric, l'empereur plane plus haut, en Allemagne, au-dessus des détails, et y laisse davantage, comme tel, aux princes le règlement des intérêts qu'il ne croil pas pouvoir négliger, en Sicile, comme roi. Une royauté centrale, s'inspirant de la législation romaine fait au midi ce que des souverains
” locaux font au nord des Alpes, en vertu des vieilles coutumes, sans droit écrit. Ainsi, en Sicile, le régime féodal baisse au moment où il s'épanouit, en Allemagne, et lepou-
4 Wiak., Le., I, p. 378.
d é DIÈTE DE RAVENNE (1231) 267 FA
voir royal dompte l'aristocratie qui plie sous lui, dans le Midi, tandis que, dans le Nord, celle-ci s’affermit et s'étend sous l'empire qui plane au-dessus d'elle. Voilà à quelles contradictions se condamne un souverain qui veut régner
» dans des États divers et que les coutumes de nations différentes obligent à varier ses moyens.
Quelle que fût la façon de Frédéric 11 d'entendre et de pratiquer le gouvernement en Allemagne, à Naples et en Sicile, le pape n'avait rien à y voir, semble-t-il, tant que le prince ne s'en prenait pas aux privilèges de l'Église. Mais en pouvait-il être de même de l'usage de la puissance impériale dans le centre de l'Italie? Toujours en proie aux troubles, aux préoccupations qu'il avait eues avant la croisade et croyant d'ailleurs obéir à un devoir impérial, Frédéric se proposait avec raison peut-être de ramener la paix en Italie, où,comme toujours, les discordes civiles, héritage des vieilles factions “ gibelines et guelfes divisaient, sans les lasser, les d'Este et, . les Romano, dans la Marche de Trévise, ainsi que les villes de Lombardie ou de Toscane toujours en lutie. IL faut lui rendre celte justice qu'il tenta de le faire d'accord avec le pape. Ainsi en avril 1231, il réunit les députés des villes toscanes non sans peine et il rétablit la paix entre elles.
Mais il n'en est plus de même, dès qu'il fait une tentative sur le terrain brûlant de la Lombardie, même de concert avec le pape. Ainsi, il convoque à Ravenne pour la fin de l'année une diète impériale. Aussitôt les villes de la Lombardie, dela Marchede Trévise et de la Romagne, qui avaient * fait partie de l'ancienne ligue anti-impériale, obéissant aux vieilles défiances, renouvellent encore, à Mantoue (15 juillet), l'organisation et les serments d'autrefois et s'engagent, à Bologne, à mettre une armée sur pied au lieu d'envoyer leurs
déléguës. Lorsque Frédéric se trouve au rendez-vous avec ses troupes de Sicile, les princes et les prélats allémands, les évêques ou les délégués italiens des villes fidèles arrivent, sans être accompagnés de soldats; la ligue lomparde, en effet, défend de passer en armes sur son territoire et occupe les défilés des Alpes pour arrêler ceux qui enfreindraient cetle défense. Quelques-uns ne peuvent s'y rendre qu'incognito ou sous des déguisements, venerunt in lapinum. Le fils de Frédéric lui-même, Henri, arrive jusqu'en Souabe; mais il ne passe pas les Alpes.
Les résolutions de celte diète ne furent point de nature à plaire aux villes italiennes. Frédéric renouvelle d'abord la promulgation de ses lois contre les hérétiques etcontre ceux qui violaient les privilèges et libertés de l'Église et il y ajoute quelques prescriptions particulières, applicables à l'Allemagne, pour détruire les germes de l'hérésie, dans un pays « où avait toujours regné la vraie foi » 1. Ces mesures préalables élaient destinées à proclamer l'union des deux pouvoirs dans ces questions à la fois religieuses et politiques, Comme conséquence, Frédéric condamne, à Ravenne, comme il l'avait fait faire à Worms en Allemagne, les constitutions libres que les cités italiennes s'étaientdonnées, aux dépens des prélats et des princes ; il abolit (14 janvier 1232} les magistratures municipales qu'elles avaient élablies, les corporations qu'elles avaient formées; mais, en interdisant aux cités mêmes de son parti de choisir un podestat ou recteur dans les villes de Lombardie, qui lui étaient ennemies, ilexcite un mécontentement presque général. Quand il condamnait partout l'indépendance des villes, Frédéric
1 Periz, Mon. Germ., leges, Il, 288: Volentes ut de finibus Alemaniæ in quibus semper ezslitil fida fides, hereticæ labis genimina modis omnibus deleaniur.
” DIËTE D'AQUILÉE (1232)
obéissait à une passion de famille: il n'entrevoyait pas où était l'avenir. Mais n’allait-il pas se heurter partout contre le plus puissant des obstacles? Pendant qu'il poursuivait les libertés municipales en Italie, son fils Henri, en Allemagne, se mettait en opposition directe avec lui, reconnaissait justement, en dépit des résolutions prises à Worms, la ligue faite entre Francfort, Wetzlar et Gelnhaüsen et aulorisait les habitants de Worms à se donner un conseil de ville,
C'est sous le coup de cette double inquiétude que Frédérie, une seconde fois, donna rendez-vous aux princes allemands et à son fils, mais dans la ville d'Aquilée, où ils pouvaient plus aisément se voir, De Venise, où il accorda à la république des privilèges dans son royaume et déposa de riches présents en or et en argent sur l'autel de saint Marc, il arriva le premier (11 avril) au rendez-vous. En Allemagne, Henri avait dit que son père lui avait abandonné pleinement le gouvernement de l'Allemagne (Alamaniam | Plenius commisit). En présence de son père, au contraire, il jura d'oblémpérer à toutes ses instructions, à tous ses ordres et de traiter particulièrement les princes avec faveur, sous peine de l'excommunication !. Dix des princes présents, prélats ou grands seigneurs allemands, s’engagèrent même, en cas d'infraction de Henri à son serment, à prêter contre lui aide à l'empereur; et celui-ci leur confirma les privilèges concédés déjà à la diète précédente de Worms, dont la belle maison municipale (Rathhaus) dut être rasée. A la diète se trouvaient les deux maitres de la Marche de Trévise, Eccelin III de Romano et Albéric, son frère, qui s'étaient aussi emparé de Padoue et de Vérone. En leur
4 H.B., IV, 824, #25. — Mon. Germ. leges, 11, 290.
** sw L'EMPEREUR FRÉDÉRIC 1
promellant ses secours contre la maison d’Este, affermie à Ferrare, et contre les cités de la ligue lombarde, Frédéric obtint aussi d'eux, avec droit d'y mettre garnison, la ville de Vérone qui lui livrait la vallée de l'Adige, c'est-à-dire l'entrée de l'Italie qu'on lui avait deux fois fermée.
C'était autant de mesures menaçantes pour la Lombardie. Frédéric IL, plus puissant qu'il n'avait encore été, s'en relourna en Apulie par mer, pour y préparer par lesarmes, dans son royaume du Midi, une guerre destinée à réduire les éternels rebelles de l'empire, les Lombards. Mais sur ce point l’empereur et le pape ne pouvaieut s'accorder, Si le premier, dans la défaite de ceux-ci, visait l'afermissement de sa domination impériale en Italie, le pape y entrevoyait sou propre asservissement. Cela donna lieu à une première lutte diplomatique entre Frédéric 11 et Grégoire IX, représentés à Padoue, le premier, par Hermann de Salza et Gebhard d'Arnstein, le second par deux cardinaux. Les mandataires de Frédéric soutenaiert son droit à obtenir des villes italiennes de Lombardie des satisfactions pour leur refus d'envoyer des délégués à Ravennes et pour les empêchements qu'ils avaient mis à l'arrivée des autres; et ils prétendaient faire descendre des troupes allemandes en Italie. Le pape ne niait pas à l'empereurle droit d'agir, maïs il demandait des garanties contre l'arrivée de ces troupes. Grégoire, malheureusement pour lui, n'avait pas la main aussi libre que l'empereur. Chassé alors de Rome par ses sujets rebelles, et retiré encore à Anagni, il demandait à l'empereur de réduire ses sujets romains rebelles. Frédéric, qui avait mis une pelite garnison dans Viterbe, était disposé à agir contre les Romains. Mais il ne consentait à prêter un appui décisif dans Rome au pape, qui ne voulait point se meltre entièrement à la discrétion impériale, qu'à la
condition d'obtenir de lui une solution favorable" de ses différends avec les Lombards.
D'accord alors en Terre Sainte pour défendre le royaume deJérusalem contre les entreprises du roi de Chypre, le pape et l'empereur ne se ménageaient pas l'un à l'autre les assurances officielles d'amitié : « Qui pourrait prétendre sans témérité, » écrivait Grégoire à Frédéric « que dans une affaire de foi, de liberté écclésiastique, de restauration des droits de l'Église et de l'empire, la mère pôt manquer au fils et le fils à sa mère !. La raison ne souffre pas et la nature se refuse à diviser ce qui est inséparable, » De son côté, Frédéric envoyait au pape (3 décembre 1233), par le grand justiciaire Henri de Morra et le juge de la grande cour, Pierre de la Vigne, une lettre dans laquelle il insiste sur la nécessité de l'union de l'empire et de la papauté : « La communauté des fidèles qui est l'Église, dit-il, a deux sortes d'ennemis : ceux de la foi et ceux de l'État. Pour les abattre, ce ne sont pas deux glaives qu'il faut, mais un double glaive, un glaive à deux tranchants contenus inséparablement dans le même fourreau qui est l'Église ; c’ ’est ce que l'apôtre Pierre a voulu signifier en disant :« Là sont deux glaives : » prenons donc soin tous deux unanimement de la défense et du salut de l'Église; restaurons sa liberté opprimée, en rétablissant à la fois les droits. de l'empire el ceux de l'Église. Employons tous deux le glaive qui nous a été donné contre les ennemis de la foi et contre les rebelles à l'empire ?. » Remarquons en passant, pour y revenir plus tard, cette nouvelle interprétation impériale de la doctrine
4 H, B., IV, 402: sf unquam nova possel lemerilale presumere, ñ ic .. Ratio non palilur, natura renititur ul indi-
#H.B., IV, 409, — Hay; .; ad aan, 1223.
L'EMPEREUR FRÉDÉIMIC I
des deux glaives si souvent débattue, Pour Frédéric, il n'y a qu'un glaive à deux tranchants, et c'est lui qui le lient contre les ennemis de la foi et contre ceux de la loi. C'est la preuve de la mésintelligence théorique profonde qui existe entre les deux pouvoirs et le germe d’une opinion ultérieure de Frédéric sur ses rapports avec la papautë.
Pendant cet échange de lettres, une révolte éclate en Sicile et en Apulie contre l'application des constilutions de Melfi. La ville de Messine s’insurge et entraîne en Sicile Catane et Syracuse. Le justicier Richard de Montenegro, qui altaquait les libertés communales, est chassé de la province. Dans l'Apulie, Troya imite les villes siciliennes. Plus pressé de défendre son autorité que celle du pape, Frédéric contre les rebelles l'armée qu'il rassemblait en janvier 1233, pour entrer dans l'État de l'Église, La ville de Troya est prise el ses fortifications sont rasées. De là, Frédéric franchit le phare, emporte Messine mal défendue par les chefs du peuple, envoie ceux-ci au bûcher comme des hérétiques, et détruit de fond en comble le château de Centorbi. De reloursur Jecontinent, pour contenir l'Apulie, l'empereur bâtit à Lucera, où étäient établis les Sarrasins de Sicile, une citadelle dont . l'enceinte de murailles avec quinze tours en saillie contournait le plateau extrème du Gargano, sur lequel la ville est située, pendant l'espace d’un quart de lieue. Les forteresses de Bari, de Jirindes, de Naples sont en même lemps augmenlées.
Laissé à lui-même par l'empereur, si occupé dans son royaume, le pape prend le parti de se passer de Jui et de s'entendre avec les Romains. En prodiguant l'argent illes réconcilie avec Viterbe. En paix avec ses sujets et dans le patrimoine de l'Église, ne sera-t-il pas plus libre d'agir contre Frédéric? A Rome, reçu avec enthousiasme par le
EAN DE VICENCE (1233)
peuple, en avril, et se croyant plus indépendant, il cherche à retrouver son pouvoir dans un acle décisif et se pose 5 juin 1233) en arbitre entre l'empereur ét les Lombards, qui l'avaient plusieurs fois fait juge de leurs querelles. D'après sa sentence, l'empereur et son fils doivent retirer les condamnations portées contre les villes de Milan, Brescia, Côme, Mantoue, Plaisance, Ferrare, Bologne et le marquis de Montferrat, à cause des empêchements ape portés à la réunion de la diète de Ravenne. Ces villes, pour pénitence, entretiendront par an cinq cents soldats en Terre Sainte et promettront d'avoir paix avec les puissances de l'empire. Mais Frédéric prétexte l'absence d'Hermann de Salza pour ne pas accepter cette décision plus À l'avantage du pape qu'au sien (12 juillet). On avait stipulé le consentement des deux parties, La paix n’est point faite; tout est encore en suspens. La guerre va-t-elle reprendre entre l'empire et le sacerdoce, si Grégoire IX se déclare pour les Lombards. Déjà on croit voir les hordes allemandes descendre des Alpes par la vallée de l’Adige et l'armée sicilienne de Frédéric, ses Arabes peut-être, monter vers le Nord. Au moment où semblent prêts à se heurter de nous veau les deux grands pouvoirs sur lesquels reposait en Allemagne et en Italie la société du moyen âge, il n'est pas étonnant de voir surgir tout à coup, des deux côtés des Alpés et presque en même temps, un de ces élans hardis de mysticisme, fréquents à cette époque et engendrés justement par les désordres moraux et matériels les plus cui sants qu'ils prétendaient guérir.
Dans la Marche de Trévise, un frère mendiant, Jean de Vicence, va prêéchant sur ce texte, « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix ». Son éloquence faile, disait GrégoireIX, pour guérir la folie des hommes, réussit un instant
Tous V, 18
sur le terrain même le plus bouleversé, dans la Marche de Trévise. À sa voix les seigneurs de Romano el d'Este, les citoyens des villes de Vicence, Vérone, Padoue se réconcilient. La paix est cimentée par le mariage d'une Romano avec un d'Este. Illuminant ses sermons par d'horribles holocaustes, où il faisait un jour brûler soixante hérétiques, hommes ou femmes, frère Jean obtient d'abord la paix, moitié de l'enthousiasme moitié de la terreur, Mais le myslicisme ne se maintient pas longtemps et ses succès sont courts. « Homme peu lettré, dit Salimbene, et se mélant de faire des miracles, frère Jean de Vicence change bientôt à son gré, arbitrio suo, les statuts des villes; il y ajoute, enrelranche, addendo et detrahendo, au profit des guelfes, et, un jour, dans le marché de Vérone, montant sur le Caroccio de la ville, il s’en fait nommer duc et recteur, ducem et rectorem perpetuum ; les bourgeois des villes de Padoue, Trévise, Vicence, Brescia, Mantoue, Bologne, des prélats, des seigneurs viennent le reconnaître à Paquara, au nombre de plus de cent mille sous leurs bannières. On y déblatère contre Frédéric (én detractationem Fr. linquas exacuunt), au nom de la foi et de l'Église ; bientôt les partisans du frère s'emparent des biens, des châteaux des hérétiques et des partisans de l'empereur. La guerre reprend alors. Mais nul n'est prophète en son pays. Les Vicentins ne veulent pas reconnaître frère Jean. Il conduit les siens contre ses concitoyens; il est défait et pris. Mis en liberté sur l'ordre du pape, il finit obscurément dans l'ên pace d'un monastère !.
En Allemagne, depuis l'entrevue d’Aquilée, sous un prince
4 Salimbene : Frater Johannis parvæ lilieraturæ eral el intromitebat se de miraculis faciendis,