L. invasion ne se produisit pas cependant aussitôt
l'albacb bt uoviB Tav,
qu'oD, l'avait craint on désiré. Tnremie réussit à rôtemr assez «lon^eiiqys les 'eniieinis snr la rÎTS droite da Rhio, où il gagna la bataille de Sinzheim, en juin 1674. Mais ipiand il fat revenu en Alsace, Tan de sesKeutenaarts, Yaubrun, tenta de s'emparer par surprise des redoutes strasbourgeoises sur le Elbin, afin d'empêcher le passage éventuel de l'armée impériale. Cette violation répétée de la neutraliié de la ville libre provoqua de nouvelles émeutes populaires et les Conseils exaspérés décidèrent d'appeler à leur aide les alliés, expulsèrent le résident français l^riBchmann,et le 29 septembre le duc de ILorraine et le duc de Boumonville faisaient leœ* entrée dans Strasbourg. Les contingents des États de l'Empire les suivirent bientôt, et l'Akace. redevint ainsi le cbamp de bataille loù se henrteront, durant .plusieurs années, les armées de Louis XIV et celles de^es adversaires.
C'est sur ce théâtre que le vieux Turenne couronna par une dernière campagne et par un dernier succès sa glorieuse carrière. Une première bataille îfut livr^, le 4 octobre 1674, snr les bords de la 'Bruche, iprès du village d'Entzffaeim, à quelques kilomètres de Strasbourg, et si les Impériaux ne furent pas précisément vaincus, lie maréchal s'y maintint dans ses positions contre des forces supérieures. Mais peu apr^s arrivèrent les Brandebourgeois, commandés par l'Electeur Frédéric-Guillaume ^ét (devant «oc^te^augmentation considérable de l'armée ennemie, Turenne reporta ses lignes de défense derrière la Zorn, aux environs de Saverne et s'y retrancha si solidement que le généralissime Bournonville me put se décider à l'attaquer malgré les objurgations de l'Électeur et de quelques antres chB& (de corps. jU fit «décider, idans nn grand conseil de guerre, qu'on ixemanteraît dans la Maute-AlsaoB
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et que les différents contingents y prendraient leurs quartiers d'hiver le long des Vosges et dans la plaine. Une invasion si nombreuse de troupes peu disciplinées amena bientôt par tout le pays une pénurie de vivres et plus tara une véritable famine, puis encore des épidémies meurtrières qui enlevèrent des milliers dliommes et frappèrent également la population civile. Les habitants en eurent bientôt assez de leurs libérateurs. Dès le 26 novembre, le Magistrat de Golmar, bien exaspéré pourtant contre Louis XIV, écrivait au Magistrat de Strasbourg que l'occupation de la ville par les Brandebourgeois allait <c lui donner sans conteste le coup final »,et quelques jours plus tard, un colonel des alliés, cantonné dans la vallée de Munster, constatait que leurs hôtes, qui oc montraient au commencement quelque chaleur à les recevoir, devenaient plus froids que glace, se croyant à la veille de leur ruine entière ».
Au milieu de ces désordres, accrus par la mésintelligence des chefs, la nouvelle se répandit soudain Sue Turenne, dont on n'avait plus entendu parler epuis des semaines, qu'on croyait dans ses quartiers d'hiver en Lorraine, arrivait, par le revers des Vosges, sur les frontières méridionales de la Haute- Alsace (28 décembre 1674). Les alliés se concentrèrent à la hâl^ en arrière, vers Colmar, à l'entrée de la vallée de la Fecht, petit affluent de l'IU. Par une marche audacieuse ,1e maréchal tourna le flanc des Impériaux, passa la rivière et s'empara de la ville de Turckheim, sur laquelle s'appuyait l'une des ailes ennemies (5 janvier 1675). Après avoir essavé en vain de regagner le terrain perdu, Bournonville décampa si précipitamment qu'il oublia même de prévenir l'Electeur de Brandebourg; celui-ci n'apprit son départ qu'au milieu de la nuit. La retraite se
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poursuivit vers Schlestadt, puis vers Strasbourg et ne cessa que lorsque les alliés eurent repassé le pont du Rhin. Dès le 10 janvier, ils avaient tous disparu, laissant derrière eux, non seulement une grande misère matérielle, mais aussi la plupart des Alsaciens dans une disposition d'esprit bien différente de celle de Tannée précédente. « Ils n'ont fait que ruiner tout le pays, de fond en comble, écrivait un chroniqueur strasbourgeois du temps, à tel point qu'on n'a rien vu ni entendu de pareil dans toutes les guerres du passé. i> Strasbourg s'empressa de revenir à la neutralité et y resta fidèle aussi longtemps que Turenne vécut.
Quand il eut été tué par un boulet ennemi, à Sassbach, au pied de la Forôt-Noire (27 juillet i675), un revirement de fortune se produisit, les troupes françaises durent repasser sur la rive gauche du Rhin. Montecuculli, le nouveau généralissime de l'empereur, les y suivit et s'empara d'une partie de la Basse-Alsace, pendant que Condé, rappelé en hâte de Chantilly, couvrait la Haute- Alsace au camp de Chàtenois. Ces promenades dévastatrices à travers la province, se répétèrent en 1676 et en 1677. Désespérant de défendre certaines villes contre les alliés, les généraux français les brûlèrent, comme Haguenau et Wissembourg ou les démantelèrent, comme Bouxwiller et Saverne. En 1677, Colmar revit les Impériaux, qui poussèrent jusqu'à Huningue. Au cours de l'été de 1678, les troupes du maréchal de Créquy enlevaient les retranchements strasbourgeois au pont de Keh], et le commerce de la ville^ était paralysé par un blocus. La misère était grande
1)artout ; quand la nouvelle parvint en Alsace que es belligérants avaient signé la paix de Nimègue (5 février 1679), ce fut un sentiment de soulagement général, bien que les plus perspicaces eussent le
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preseenihîment que. cettû paix: ne aecait qu'une tréye et OL qu'il convenait de s en réjouir em tremblaist ]»;. Lesr ternies datraité.d&Nimèguene faisaieatque répéter ceux du. traité de Munster ;; en apparence Uiodécision juridique sur L'étendue des droits de la France en Alsace subsistait donc: comme par le passé, mais en; fait le sucjcès de' ki France était incontestable. Ëni cinq années d'efforts» le Saint Empire romain n'avait obteniu ni un pouce de son territoisée ni la modification d'un seuil article- de ces traités- si discutés.. Quant: aux anciens Étata immé^diata de l'Empire situé» en Alsace^ ils étaient désormais dans l'impossibilité absolue de contester pratr>- Îuement lesi interprétations données par la couronne e France à ces traité»,, quaimi bien même on. s'obs^ tinerait à Ratisbonne à les< interpréter d!une façon différente.
Le gûuvernemeut français u/'avaii atttendu. quie la signature de la paiix générale pour traduire en^ aeted' décisifs les théories qu'il avait formulées depxiia assez longtemps déj/à.. Une fciis leS' conventions de Nimègue paraphées et scellées, il^ pensa bien que Tempeneur Léopold et ses alliés^ fatiguéa d'une longue lutte, ne: la. reprendraient pas de sitôt. II. résolut donx$ de brises, pair des mesures radicales, toute, tentati^/^ d!opposition à rentière souyerainetô du> roi qjui pourrait encore se produiire en Alsacei.. Le gpuverneuir delaprovimc&etgrandvbtaiUi, le duô de Mazarin, fut temporaicement édoigné* db: sea chargea et remplacé paj* le baron de MonHclar, déjà commandant militaire de ku province ;. lav présence des^ troupes qu'il amena dans lesvillea dîa la. Déeapole^ quand il leur fit pnéter serment de fidélité à Sai Maj^sté, « leur gra<^ieux seigneur et so.u\;erain protecteur » étouffa toute velléité; de désobéissance v ^