‹ Histoire d'Alsace. Nouv. éd. rev., corr. et augmChapitre 37 sur 73 · LES TERRITOIRES ALSACIENS · texte numérisé non relu

LES TERRITOIRES ALSACIENS

un demi-siècle plus tard elle ne compte que 800 âmes. Colmar avait atteint, il est vrai, le chiffre de 10.000 âmes au tournant du siècle, mais elle progressa dès lors avec une grande lenteur, car c'est à peine si, au moment de la Révolution, elle en avait gagné un millier de plus. Toutes ces localités étaient régies par des statuts municipaux qui dataient en partie du moyen âge ; seulement, déformés par de longs abus, ils constituaient à peu près partout un gouvernement oligarchique. Les membres du Magistrat étaient nommés d'ordinaire à vie, mais placés sous la tutelle d'un préteur royal, chargé d assurer Tobéissance aux désirs ou aux injonctions de l'intendant et du pouvoir central.

11 reste à mentionner les terres d'Alsace appartenant à des États de l'Empire dont les chefs ne résidaient pas en Alsace. C'étaient, dans la Haute- Alsace, les terres des comtes de Ribeaupierre, qui passèrent en 1673 au gendre du dernier comte, Chrétien II de Birckenfeld, colonel au service de France, dont le Jls devint plus tard duc de Deux- Ponts. Elles comptaient une quarantaine de localités, dont deux petites villes : Ribeauvillé et Sainté-Marieaux-Mines. Tout près se trouvaient les possessions des ducs de Wurtemberg, le comté de Horbourg et la seigneurie de Rîquewihr avec une vingtaine de villages. Dans la Basse- Alsace nous rencontrons des bailliages (Cléebourg, Bischwiller, la Petite-Pierre, etc.), dépendant de la maison palatine en ses diverses branches, restes de possessions autrefois plus étendues et surtout les bailliages palatins et spirois entre la Lauter et la Queîch , qui demeurèrent oc bailliages contestés » jusqu'à la veille de la Révolution.

Page 1