UL CONSTITUTION CIVILB DU CLERGE EN ALSAGE
alsaciens, Lavie, demanda que les moines « qui in-, fectent les départements du Rhin, font les espions de Tétranger et colportent des brochures infâmea », fussent expédiés à l'intérieur du royaume.
L'épisode de la fuite de Varennes vint aumienter l'agitation . On s'était un peu naïvement complu à voir en Louis XVI le « père du peuple 2> et le monarque patriote ; on croyait à ses affirmations libérales, si bien qu'encore en avril 1791, Schwendt traitait c d'incurables » ceux qui mettaient en doute la , loyauté du roi. C'étaient ceux-là pourtant qui avaient raison. Par cette tentative , Louis XVI tuait la monarchie, et paralysait du même coup le parti constitutionnel qui perdait à la fois la confiance des masses et sa propre confiance en l'avenir. La nouvelle du départ clandestin des Tuileries était apportée à Strasbourg, le 23 juin , à 5 heures du matin, par un courrier venu de Metz ; mais il apportait en même temps la dépèche rassurante de la Société patriotique ae cette ville, annonçant l'arrestation de la famille royale à Varennes. Aussitôt les membres du département et du district se réunissaient avec la municipalité à l'hôtel de ville ; d'un accord unanime, ils prenaient les mesures nécessaires pour fermer les frontières et déclaraient infâmes tous ceux qui s'engageraient dans un complot contre la nation. Le 25 au soir, les mannequins des généraux Bouille, Heymann et Rlinglin, après avoir été promenés dans la charrette du bourreau, étaient brûlés aux applaudissements de la foule , et l'un des journalistes strasbourgeois , naguère encore si déférents pour la royauté, exprimait l'opinion publique par ces mots : «c Que ce soit faiolesse . ou scélératesse, le roi a été parjure à l'égard de la nation qu'il a l'honneur de servir. » Et quelques
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jours pjius tard il. osait. ajouter : « Si le roi. commet un crime- contrée FKtat^.iL faut .le raocourcir d'une tête, aussi bien qu'on.ferait.auplua humble porcher, d
Pour encourager lès bons citoyens et intimider les factieux^ l'Assembléeenvoyait: aussitôt jde iiou:i^eaux commissaires, choisis.cette.foisxlans.sonsein^ visiter les dëp^artementafrontiër^s* Custine, Chasset et Rëgnièr arrivèrent à. Strasbourg ,le-27 juin, et après y avoir reçu. un^ accueil des. plus chaleureux, ils firent, sous là conduite de Ruhl, membre., du. directoire du Bas->Hhin,. une tournée, rapide, dans les deux départements, ,au^ours de laquelle ûls constatèrent que, pour le. moment, la tranquillité publique n^était menacéeque paries^troubles fom^entés: pacJe clergé réfractaire. Revenus, à. Strasbourg, les commissaires, réunirent, le. 12. juillet; en u&e" séance commune, toutes les autorités civiles :^t militaires. Le procèsrverbal de la séance constate q.|ie si «c la
Elus grande partie des villes sont animées dhin rûlant patriotisme », et si « bon. nombre de.vil-r lages sontdansJâ même disposition: »).oa ne. <K ren^ contre.presqjie pas un partisan, de T-heurduse régénération de la France dans la majorité de la campagne j)^ cette disposition des esprits provient de .ce Tignorance extrême du plus gxancti nombre » et de c Tatta^herment aux. principes, ultramontaîns etaux prin^^es étrangers». Pour empêcher la correspondance- our^ verte ou cachée quelles ecclésiastiqfpes.séculiers^au réguliers entretiennent sqk«^avec. les. émigrés, soit avec les princes étraûgBrs,u!n'y a.qu.'un seiu.moyea c c'est € de xéunir.tousles ecclésiastiques dans un seul et mêmelîeu, où-Fonsoit àmême de s'assurer :de la conduite des malintentionnés; Sans doute cette 'me? surepeut sembler contraire aux lois et àla^liberté^ mais elle est commandée par le. salut pubUo jd. Cest