LA CONSTITUTION G1V«IIX DXJ! CLERGÉ EN ALSACE
la premièreifois que cb- miat'^^ d'une élaBticité si Vefr^ riblev est /afficiBllemant proacmcé ■ eui Alsace. RéserJvairfji llappiîobatioir de^ la repréaentatioii' iratioiiaie, la réunion^ arrêtait provisoiremanti l 'mternenmnt^ de tôu& iJast ecclésÎHBtiqtte^ non ai^eiin à Stras-
bourg, et robliga4i0B:i pour tau» oeux^iai nerouidraient^pas'résider danfiioettè vilie^ di3'seiaranBpDrter à quinro'lieue» dasîf«>ntiîËPCH->Le 17 juillet, la Constituante oonfirnraitcesmesupesv obligeant ménmles réfwttîtaipes- àse retirera trente lieues des frontières\ Les coifrsvconstitué» dui Hauf^-RhiU) réunis^par les cGnïniis€FatrBS'àiGalmap*léi 23 juillet, se montrèrent moins' oatégoriques* et< m bornèïimit à< décidl^r que les cixré» noni assermentés' quitlëraient? leura^ pa«roisses^ dànr la* huitaine^ aprèff^ l'installation dès desservants nouveaux (de sorte* qtfil: leur ôtait^ loi^ sible dereater, si l'on n'en* nommait pas), et que lëfs religieux qui^ auraient abandonné la^ vie' monanstîque quitteraient leur habiVet^lelieu où se ti^ouvait' leur maison {m qnv l&ar permettait' df aller' s'établip pur-*touU ailleui^; C'est- au miliemde cette agitation fiévreuse des- autt^rités constitotionnelles que^ se préparèreiïtf les^ éleetàons^ de la nouvelle^ Assemblée Ii(égislieitiv& qui devait :suocédeT à la^ Cbnstit:aante\ Lesi candidate choi^s^ parle^ parti constitutionnel dtans le Bas-Rhin' étaient pour l&pliipartdes 'hommes de tendiances^modéréès, debons^patrioteB, quelques^ uns- distingués parleur' savoir comme Roch, professeur de droit publie à* l'Université protestante de Strasilourg, et* Ârbogas*, professeur de mathématique»- à 1 Ecole d'artilteriej plusieurs déiù connus comme administrateurs^ lioeaux?, tels Rum^^ Brunck et Jaoques' Mathieu; d- autres étaient et sont restés parfaitement obscurs i Ladéputation du Raut-Rhin était assez semblable^ peut-être d-une nuance un peu plus* accentuée; ses membres* les plus connus^.
^48 HISTOIRE d'alSAGB.
\ Joseph Rîtter et Delaporte, Bruat et Rudler, étaient tous des hommes de loi, mais aucun n'était orateur. Aussi bien, les députés de l'Alsace ne devaient-ils exercer aucune influence au sein de la nouvelle assemblée, sauf peut-être Koch, en sa qualité de rapporteur du comité diplomaticnie.
La même tendance triompha dans les élections départementales. Victor de Broglie fut nommé président du conseil général du Bas-Rhin, et tout le Directoire fut composé de constitutionnels avérés, voire même de patriotes plus avancés, comme Louis, le futur conventionnel et membre du Comité de sûreté générale. Dans le Haut-Rhin, le Directoire, présidé par Ritter, renfermait deux protestants, Metzger et Johannot, députés futurs, et Reubell devenait procureur-général syndic. L'opinion publique, celle du moins des classes éclairées, était satisfaite ; on célébrait, le 25 septembre, la fête de la Constitution, dont la sanction valait au roi un dernier regain de popularité, a Que tout soit oublié et pardonné! » écrivait le gazetier strasbourgeois Simon, dans sa feuille du 25 septembre. Mais, de part et d'autre, la réconciliation n était pas sincère et ne pouvait être durable, d'autant plus que TAssem» blée Législative avait repris, en l'aggravant, la lutte contre les réfractaires. Le 29 novembre, elle rendait inutiles les arrangements conclus, dans les deux départements du Rhin, pour le culte non conformiste, d'accord avec les autorités départementales^ en interdisant tous les offices célébrés par les prêtres réfractaires dans les églises louées par eux. C'étaitenlever auxcatholiques fidèles toute possibilité d'un culte public et les pousser à la révolte ouverte. En même temps, au sein du clergé constitutionnel, certaines tendances de plus en plus radicales s'affichaient. Des vicaires de Brendel, Euloge Schneider,