‹ Histoire d'Alsace. Nouv. éd. rev., corr. et augmChapitre 47 sur 73 · LA CONSTITUTION CIVILE DU GLBRGB EN ALSACB · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION CIVILE DU GLBRGB EN ALSACB

Philibert Simond, discutaient au club la question du mariage des prêtres, au grand scandale d!e leur évoque ; ils prenaient ainsi une attitude de plus en plus hostile au ^artî constitutionnel qui les avait appelés et protégés jadis. Un ancien capucin défroqué, Cnarles Laveaux, mattre de langues à Berlin , puis à Stuttgart, venait de fonder à Strasbourg le premier journal français, en une double édition (Courrier de Strasbourg pour la France, Courrier de Paris pour l'Alsace), qui devint bientôt un instrument d'attaques violentes contre le maire Dietrich et ses amis politiques. Ils s y virent accusés de comploter le retour de l'Alsace sous la tyrannie des Habsbourgs, et d'entretenir des relations secrètes avec les émigrés. Ces accusations calomnieuses amenèrent une scission au sein de la Société des amis de la Constitution. Les plus modérés, appartenant presque tous à la bourgeoisie alsacienne, se retirèrent à l'Auditoire du Temple-Neuf, tandis que les violents, immigrés de l'intérieur et immigrés allemands, artisans et soldats, restèrent au local du Miroir avec Laveaux pour président, Euloge Schneider pour vice-président 9 et se parèrent du nom de Société des Jacobins, à l'instar de Paris.

- Les Jacobins strasbourgeois trouvant que les autorités n'étaient pas assez énergiques contre le clergé réfractaire, Laveaux proposa au club t la croisade contre les noirs » (18 avrd 1792). Dénoncé par Dietrich comme instigateur de guerre civile, le journaliste radical était arrêté par ordre du jufi^e de paix et traduit en justice, tandis que le Directoire du dé-

1>artement déclarait qu'on ne pouvait c attenter à la iberté de toute une classe de citoyens pour obéir aux déclamations de quelques ambitieux :» . Malheureusement, le 15 mai, le jury acquittait l'accusé,

^50 HUTDIRft. »^AUSA£B;

Cl son: intention ;déllc tueusei n' étant- pas suf&Bâmment prouvée v. Ce; veiHliût^ montrait* c^aer le» conBtîttitionnela^. «r lJBs^ pantiBan8:de Ûietriohi ]>'Oomiimon les appelait avea dôd£dn,.n!e3serQai^tplus'r autorité morale. dontil& avmmto jouiipeEndant* derux* auBj et cela- au moment aùilffî cnse^estérieure'ndnddit-ce^te autorité, plus néeeasaiire quei agnajy.

L0. 14' déoembra- iTS^l,. le; roi^ avait hiV savoir à lIAssemhlée que' si^ dans le^ délai d'un mois^, lès

E rinces •allenmndB niavaiBntpasidlBtiersé les^rassemlementB; dlémigcéa^. ils- seraient aéelarédi ennemis de la . France . La; 2â>déc]»nbre, la Légigiat&ve: ao^rdait vin^ millions pouiT' préparatifs militaires , et last Girondins finœol adopter^ le 25 janvier, une adresse aa. rai. exigeante aBvT Empereur entité et pleinasatislactionipour toutesM les^réeiamationsfi'ançaisesk av«mt la? if^^ mars ;: toute- réponse évasive «erait regardée: comme uneF' déclaration- de guerre. La réponse; du/ ministre imnériais Kaunitz, quoiaue assert peui violente^ai^fonaY. exaspéra- P Assemblée par le tableaui qu'il v^ tMçuit des agitations' jacoidnes:, et la* mort: aobite d& Léopold^ advenue" 1<3 môme jour , fit évumuisla vdemièrc ohanoed'un.arrangement pacifiqua; Les li5 -^^rril; un' courrier de' Vienne apportait un ultimatum réclamant la reconnaissance des droits^ des/ princes allemandls^ en Alsace et la restitution dlAvignon aujpape.. Feuillants et Giron^ dinst furent d'aocord. pour la^ rupture, et le 20' avril iLouisrXVI.eniparsonnee apportait à l'Assemblée là ^ déclaration de :gnmixfi contre' son neveui^ c le roi de Hongrie et de Bohême >, Frim'çois II. Le sort en édait jeté;. la çnercc s'allumait entre- la^ France nou^ veller et la vieille Europe, <o non pas- une guerre de nation à> nations s v disait Gensonné, « mais la-juBte défense d'un- peuple lihra contre Tagresmou' d'mi roi i>.

xxiy.

hst d&claratîoiiide guerre 'fut ^solennellement sos^ Honcée? àoStrasboturg e* Qolmar le sdr dttJ2& avril; le^:^ lendemsiiii tirates^ le&'* fOTt&reisdes fmr&ut- proda*^ mées en état de guerre?, et' le^'20 celle-ci* commen-^ çait, dlune façons bien iiïDffensîve * ent^ore^ par raocnpatH>a^à8S"défilës>d«^^Poj'eHtruy et ^ par rinvaiseiùsù àk territoire de l^évêchéede» Bftkpar lës-géanérauxE Custmer eti Eerrrères. Densx caxnpsi^fnxMEt fourmes^ .oeiui: derHeshigen^ damsie iHaat-^Rbin^ oeltd de Plûbsheîxn:; . dans£ le Bafi^Rhin^ maisi les^roupets sre. Dotentradesit' sonpçonuexrBes: <et Jndisciplinée&. Une insnrrectioiule la garniison deN^ecvÊ^risach (4r7 juin); lesitrouhlescoaxEsésjpar.le régiment stûsse de Vigier à; 1 Strasbourg (8 juin); là désertion en masse^ du. r&r liment 'd&:SsQDe-Ga:valeri&:arec son^corps d'of&cierB, [- autres faits grare& encore: montraîeist cosobienla situatiomiétait critique. Ce n'ètaitupas sur le vieux général iLaiMorltèire^âgécde quatre-vingts lans^ qui ' venait: de£reinplaJC6rjle:nxaréohal Jjaokner àla tête de Tarmée du Rnin,. que lîon potarrttitîcoBMrter pour ré^ tablirla.discipline, bienique sondief aétat-rmajor,

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